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vendredi 16 novembre 2012

Pendant ce temps, personne n'en parle, mais l'Argentine s'apprête à refaire faillite

Meanwhile In Argentina...
ZeroHedge, 16/11/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Dear Buenos Aires: we have three words of advice - "hide yo' catamarans" (before Paul Singer comes and collects them all once you default again in what the market now deems is inevitable to occur in the next few weeks). 5Y CDS on Argentina just reverse-Baumgartnered to over 3000bps (49/53% upfront) and short-dated CDS imply a 60% probability of default (assuming a 25% recovery).

mercredi 31 octobre 2012

Le point sur l'Europe

La coalition grecque s'effondre :
Greek Ruling Coalition Collapses Days Ahead Of Critical Vote
ZeroHedge, 30/10/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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the fragile Greek coalition, whose creation sent Europe to the edge back in June during the Greek re-elections that just barely avoided a Grexit, has just crumbled.

Reuters : A Greek coalition partner confirmed on Tuesday it would vote against labour reforms proposed by foreign lenders, ignoring the prime minister's appeal for a united front to push through more unpopular austerity.

The Democratic Left party's refusal to back the reforms leaves the government facing an unpredictable vote when they are presented in parliament next week, making it the fragile coalition's biggest test since taking power in June.



L'aube dorée poursuit sa poussée. Ils étaient soutenus par la police. Voila que les prêtres les rejoignent également :
The Extremist Golden Dawn Party Is Stoking A Religious Frenzy In Greece
Business Insider, Matthew Boesler, 29/10/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Golden Dawn has also drawn alarming support from parts of another institution supposed to provide refuge to such victims – the church.

Over the weekend, Golden Dawn celebrated the opening of a new branch office in Corinth, and priests were there for the occasion to ordain it:




Et tout le système fait bloc pour protéger les intérêts des kleptocrates :
Un journaliste grec victime de la "liste Lagarde"
Le Monde, Alain Salles, 29/10/2012 (en Français texte en français )
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En matière de fraude fiscale, la police grecque peut agir avec célérité. Une quinzaine de policiers ont arrêté, puis relâché, dimanche 28 octobre, le journaliste Kostas Vaxevanis, non parce qu'il a fait passer de l'argent à l'étranger, mais pour avoir publié une liste de Grecs ayant un compte en Suisse. Un mandat d'arrêt avait été lancé la veille, juste après la sortie du magazine Hot Doc, pour violation de la loi sur la publication de données privées.

La liste contient les noms de nombreux hommes d'affaires, de chirurgiens, de dentistes, et de quelques hommes politiques, parmi lesquels un ancien ministre du gouvernement conservateur de Costas Karamanlis (2004-2009). "Au lieu d'arrêter les voleurs et les ministres violant la loi, ils veulent arrêter la vérité", a commenté Kostas Vaxevanis sur son compte Twitter samedi soir.



Berlusconi menace de renverser le gouvernement Monti
Ria Novosti, 29/10/2012 (en Français texte en français )
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Silvio Berlusconi, ancien premier ministre italien et chef du Peuple de la Liberté, parti le plus représenté au parlement italien, n'a pas exclu que ses partisans pourraient priver le gouvernement de Mario Monti de leur confiance, annoncent lundi les médias occidentaux.

"Avec mes collaborateurs, nous déciderons dans les prochains jours s'il est préférable de retirer immédiatement notre confiance au gouvernement ou d'attendre les élections", a annoncé le Cavalière lors d'une conférence de presse convoquée au lendemain de sa condamnation à quatre ans de prison dont un an ferme pour fraude fiscale dans l'affaire Mediaset.

"Le gouvernement a adopté des mesures qui ont fait plonger notre économie dans la spirale de la récession", a déclaré Silvio Berlusconi. Et de dénoncer deux mesures fondamentales prises par l'exécutif : l'établissement d'une taxe de propriété et la chasse à l'évasion fiscale. "Les Italiens vivent dans un régime de police fiscale. Il faut changer les méthodes violentes du fisc", a martelé l'ex-premier ministre italien.

Par ailleurs, le Cavalière a vivement critiqué ses collègues européens dont l'ex-président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel.

"Merkel et Sarkozy ont essayé, le sourire aux lèvres, de miner la confiance envers moi dans l'arène internationale", a déploré le Cavalière.



En Europe, le touche pipi monétaire finit de retirer tout sens aux marchés, alors qu'on a une décorrélation complète entre CDS souverains et taux obligataires :
Visualizing The Death Of The European Sovereign Credit Market
ZeroHedge, 29/10/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Since the rumors and news of the Sovereign CDS ban began in Europe (due to officially be in place next week), sovereign CDS spreads (and their gross and net exposure) have been crushed.



Equal- and GDP-weighted European Sovereign CDS spreads have collapsed as the market has died.

This would seem like a good thing for all the standard CDS-haters and speculator-blamers who believe that Europe's problems were 'caused' by these mean credit traders; but bonds haven't followed.



Clearly, the tight relationship between CDS and bonds has broken - as CDS risk has collapsed, bonds did not follow...

jeudi 11 octobre 2012

La France commence à questionner

ZeroHedge constate l'écart entre les CDS et la note souveraine de la France et de l'Italie...
S&P Will Downgrade France And Italy Next, CDS Implies
ZeroHedge, 11/10/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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A noter aussi que l'Autriche, l'Espagne, la Belgique, mais aussi, comme par hasard, Israël, le Qatar, le Bahrein et l'Arabie Saoudite, sont aussi très largement surévalués par les agences...


A Chaud!!!!!!!!!!! du Jeudi 11 Octobre 2012 : Renoncement à l’objectif de 3% de déficit / les marchés vont-ils condamner la France ou l’encenser ? par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 11/10/2012 (en Français texte en français )
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Dans ses dernières prévisions, le FMI a revu à la baisse des prévisions de croissance pour la majeure partie des États européens et estime que l’objectif de 3% de déficit en 2013 affiché par le gouvernement français ne sera pas atteint.



Notons en passant que depuis le début de la crise, les marchés n’existent plus. Ce que l’on appelle « les marchés » est en réalité un champ de bataille où s’affrontent, d’un côté, les institutions financières qui veulent sauver leurs créances, et de l’autre, les gouvernements qui sont leurs obligés. Barnier, par exemple, a bien suggéré ce rapport de forces, rapport de forces qui conduit ce que l’on appelle improprement « les marchés » à tordre le bras des gouvernements afin qu’ils imposent l’austérité nécessaire à la solvabilisation de leurs créances.

Tant que le gouvernement français reste sur la ligne actuelle, et qu’il ne fait pas mine d’en changer, les marchés joueront le jeu et accompagneront positivement. Cahuzac, ministre du Budget, a néanmoins eu une parole malheureuse lorsqu’il a déclaré qu’il était pour l’ouverture d’un débat sur le seuil de 3% des déficits qui était inscrit dans le Pacte de stabilité. Il a déclaré que l’ouverture de ce débat était « certainement désirable ». Il s’est retenu d’aller plus loin en disant que ce n’était pas la France qui prendrait l’initiative. Il est évident qu’il ne faudrait pas multiplier les déclarations de ce genre.

Enfin, le point important, ce n’est pas la révision en baisse des perspectives de croissance, mais bien plutôt sa conséquence, à savoir la montée du chômage. La limite aux politiques d’austérité est constituée par le gonflement du chômage. Les risques de déstabilisation sociale sont plus importants que les dixièmes de point de croissance. Tant que le corps social accepte la situation, tant que les partis politiques et les syndicats canalisent les mécontentements et les désamorcent, les politiques d’austérité peuvent être poursuivies. C’est quand il n’est plus possible de canaliser les mécontentements, c’est quand les institutions n’arrivent plus à jouer leur rôle, que les risques augmentent. C’est ce qui s’est passé en Grèce, c’est ce qui se passe en Espagne. En cas de craquements et de troubles sociaux, il est évident que le gouvernement français y regardera en deux fois avant de poursuivre ou d’accentuer sa politique de rééquilibrage budgétaire.

La chute de popularité du gouvernement dans les sondages, la perte de soutien, puis la perte de légitimité sont beaucoup plus importantes pour le statut de la dette française que la performance en matière de croissance. Si cette pente de la perte de légitimité venait à être descendue, c’est alors qu’il conviendrait de s’inquiéter.



La dette française, en tant que telle, est considérée comme solide et de bonne qualité. Au plan international, il ne faut jamais oublier que l’appréciation que l’on porte sur la qualité des dettes souveraines est un concours de beauté. On ne choisit pas la plus belle ou la plus attirante, on choisit la moins laide et la moins repoussante. Sous cet aspect, la France n’est pas mal placée. Les marges pour prélever sur les citoyens sont encore importantes. Les marges pour baisser le train de vie de l’Etat sont considérables. Les marges pour réformer l’Etat Providence sont très élevées.

Plus que par les craintes sur la dette française proprement dite, il convient d’être vigilant au sentiment sur la solidité de l’euro. Si les anticipations d’éclatement de l’euro venaient à nouveau à se développer, il est évident que, par contrecoup, une nouvelle hiérarchie dans les dettes européennes se mettrait en place. Et là, compte tenu du fait que la France n’est pas un véritable pays du bloc du Nord, du bloc AAA, sa dette pourrait se trouver décotée au lieu que, maintenant, elle fait encore prime.



Et puisqu'on parle de canalisation des colères, effectivement, en Grèce, ça marche plus trop...
Arsonists hit five disparate targets in Athens
ekathimerini, 11/10/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Police in Athens are investigating whether five arson attacks in the early hours of Thursday are linked.

The first two attacks targeted ATM machines in central Exarchia and Petralona, followed by the firebombing of the Hellenic Postbank branch in Vyronas.

Also, a fire was started on the ground floor of the Kesariani offices of the Democratic Left party (photo), while a cluster of camping gas canisters went off in the entrance of a supermarket in Zografou.

samedi 30 juin 2012

On parle de 9 milliards de pertes pour JP Morgan

JPMorgan Trading Loss May Reach $9 Billion
New York Times, Jessica Silver Greenberg and Susanne Craig, 28/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Losses on JPMorgan Chase’s bungled trade could total as much as $9 billion, far exceeding earlier public estimates, according to people who have been briefed on the situation.

jeudi 28 juin 2012

JP Morgan n'a que très peu débouclé la position de la baleine de Londres

So Much For the 'Epic' JPM 'Whale-Trade' Unwind
ZeroHedge, 27/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Last night's release of DTCC CDS data came and went with little furor. Despite the protestations of various mainstream media reporters last week that they had been 'told' that JPM had unwound 65-75% of their IG9 disaster last week, their is nothing in the actual reported data from the CDS repository to suggest any 'epic' unwind or change in actual risk transfer occurred.

if Bernanke or Draghi fire the tail-risk-smashing bazooka anytime soon, then a hideously under-hedged compression in correlation will mean dramatic losses for this position.

So which is it?

  • JPM has not unwound 'much' of their hedge position (which actually made sense given the global macro environment we face - but was managed very poorly); or
  • JPM has unwound some of the index hedge 'delta' used to manage the position but remains in the tail-risk hedge and therefore far more exposed to a central bank liquidity injection

On n'a pas fini d'en entendre parler visiblement... Ils n'arrivent pas à déboucler leur papier. Les pertes vont surement s'accentuer...

vendredi 1 juin 2012

Une bonne grosse journée de déflationnite

Grosse boucherie pour les actions. Le CAC à 2950 nettement sous les 3000 cette fois. Pétrole qui prend -4%... Des taux records à la baisse sur les obligations d'État refuge (  ... le mot refuge associé à obligation d'État, ça produit toujours son petit effet comique).

A ceci près que cette fois, l'or au lieu de corriger est en forte hausse...




Or, dollar, actions et taux sur la dette US :
Gold's Surge, Stocks Purge, And Treasury Yield Records Emerge
ZeroHedge, 01/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Gold vs USD vs Stocks vs Treasury Yields



La volatilité sur l'Europe qui remonte fortement :
Euro VIX Jumps As ECB Pumps
ZeroHedge, 01/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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L'évolution du 2 ans suisse, à -0.3% désormais...
Teleportation To Swiss Safety Pushes Record Negative 2 Year Yield
ZeroHedge, 01/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Le CDS espagnol :
Spain Default Swaps at Record as Bond Risk Increases in Europe
Bloomberg, 01/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Albert Edwards et son âge de glace reviennent en force :
Albert Edwards Has Some Words Of Discouragement: Welcome To S&P 500 Hell
ZeroHedge, 01/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Albert Edwards : We still see US 10y yields – even now making new all-time lows – falling below 1% as hard landings occur in China and the US.

Albert Edwards : Expect the S&P500 to decline decisively below its March 2009, 666 intraday low. All hope will be crushed.

ZH : What can one say, but a true, modern day Dante.




Bill Gross aussi y va de son éloge funèbre :
Bill Gross: The Global Monetary System Is Reaching Its Breaking Point
ZeroHedge, 31/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Delevering Threatens Global Monetary System

Yet while the whales have no immediate worries about extinction, their environment is changing – and changing for the worse. The global monetary system which has evolved and morphed over the past century but always in the direction of easier, cheaper and more abundant credit, may have reached a point at which it can no longer operate efficiently and equitably to promote economic growth and the fair distribution of its benefits. Future changes, which lie on a visible horizon, may not be so beneficial for pour ocean’s oversized creatures.

Too Much Risk, Too Little Return

Functioning yes, but perhaps not so moderately or smoothly – especially since 2008. Policy responses by fiscal and monetary authorities have managed to prevent substantial haircutting of the $200 trillion or so of financial assets that comprise pour global monetary system, yet in the process have increased the risk and lowered the return of sovereign securities which represent its core. Soaring debt/GDP ratios in previously sacrosanct AAA countries have made low cost funding increasingly a function of central banks as opposed to private market investors. QEs and LTROs totaling trillions have been publically spawned in recent years. In the process, however, yields and future returns have plunged, presenting not a warm Pacific Ocean of positive real interest rates, but a frigid, Arctic ice-ladened sea when compared to 2–3% inflation now commonplace in developed economies.



Et Bertez pour finir :
A chaud!!!!!! du Vendredi 1er juin : Grande journée pour le risk-off par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 01/06/2012 (en Français texte en français )
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Nous espérons que vous ne vous êtes pas faits piégés dans les marchés ces derniers jours. De fait, leur allure ne disait rien qui vaille et nous avions tenté de vous mettre en garde. Le fait est que la situation générale sur le risk-on était devenue très fragile. Une possibilité de trou se dessinait.

Aux soucis européens, sont venus s’ajouter ce vendredi les mauvais chiffres de l’emploi US. Ces chiffres ont été très nettement inférieurs aux anticipations et cela a constitué le prétexte non seulement à des dégagements appuyés, mais aussi à des attaques du découvert. Nous faisons remarquer en passant que les mauvais chiffres de l’emploi ne constituent pas une véritable surprise car déjà le chiffre précurseur ADP était médiocre. Dès ce matin, on a vu sortir des notes qui corrigeaient à la baisse les anticipations sur les chiffres de l’emploi publiés cet après-midi.

Ce qui est sûr et qui apparaît maintenant clairement à tous, c’est que l’embellie économique américaine de l’hiver s’étiole. Les effets de la météo se régularisent. Par ailleurs, la mauvaise tenue de l’environnement global commence à se faire sentir dans l’économie domestique, comme le montre l’ISM.



Il y a des investisseurs de qualité qui continuent de considérer que les États-Unis marchent tout doucement vers la récession. L’organisme ECRI, pour sa part, tient bon et continue lui aussi d’annoncer une prochaine récession américaine.



Infléchissement de l’emploi, effritement de l’embellie économique, détérioration des marchés extérieurs, tout cela finit par entraîner une modification du sentiment. La forte chute de la bourse en mai et le mauvais début de juin viennent crédibiliser le renversement d’opinion.

On reparle d’autant plus de la déflation que le baril de pétrole a subi une baisse spectaculaire, que le taux du 10 ans a inscrit de nouveaux records à la baisse, que le Dollar Index continue son escalade.





L’une des surprises du jour est la forte hausse de l’or qui repasse au-dessus des 1.600. L’or étant un marché totalement anormal et les positions étant encore importantes, il est difficile d’expliquer rationnellement ce mouvement. Dans les circonstances présentes, on pourrait imaginer que certains opérateurs au vu des dernières indications conjoncturelles, au vu de la baisse du pétrole, au vu des taux pratiqués sur le 10 ans, on peut imaginer que certains opérateurs aient acquis la conviction que la Fed va procéder à des mesures non conventionnelles très rapidement. Si ces opérateurs étaient vendeurs sur le métal, il est évident qu’ils se précipitent pour se racheter.

Le paradoxe en Europe, c’est la forte baisse de l’Allemagne, le Dax chute de 3,7%, la forte baisse du CAC40 (-2,7%) et la relative résistance des déclarés pestiférés. L’IBEX ne perd que 0,36%, le MIB italien n’abandonne qu’1,8%.

A Paris, on remarque que la chute du CAC est presque amortie, pourrait-on dire, par la résistance du secteur bancaire, le Crédit Agricole ne perd que 0,3% à l’heure où nous écrivons, la Société Générale 0,5% et BNP Paribas gagne 0,8%.

Le paradoxe là n’est qu’apparent et nous avançons l’explication suivante : l’OAT française est recherchée, les taux sont au plus bas, elle bénéficie, cela a été vérifié, d’un courant d’achats asiatiques. Le contrat sur l’OAT sur Eurex est autour des 134, on vient de moins de 125. Les banques qui sont chargées à mort d’emprunts français engrangent une plus-value très importante. Cela fait du bien dans leurs comptes et cela se voit donc sur la résistance des cours de bourse.

jeudi 17 mai 2012

Dontigny : JP Morgan démontre que la crise continue

JP Morgan démontre que la crise continue
Investissement PDJ, Paul Dontigny, 17/05/2012 (en Français texte en français )
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samedi 12 mai 2012

JP Morgan perd 2 milliards d'euros en trading pour compte propre... Et ce n'est que le début...

Comme d'habitude, on essaie de nous expliquer que c'est tout la faute d'un lampiste hors de contrôle, et qui aurait agi sans que la banque ne soit au courant...   

La "baleine de Londres"...   

J'ai vraiment l'impression qu'on a laissé les clés de la centrale nucléaire monétaire à une bande de pieds nickelés...

Nicolas Doze/BFM – La JP Morgan perd 2 milliards $ sur des opérations de “trading à risque”
Le blog à Lupus, 11/05/2012 (en Français texte en français )
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La banque américaine JP Morgan Chase a annoncé jeudi qu’elle avait enregistré sur les six dernières semaines une perte de 2 milliards de dollars dans le courtage, qui pourrait grossir à cause de positions risquées de dérivés de crédit, produits à l’origine de la crise de 2008.

Cette perte est survenue parce que le groupe a voulu couvrir son exposition aux crédits, qui représente “le plus gros” risque pour le groupe financier. Pour cela il a acheté massivement des dérivés de crédit, des “credit default swap” (CDS), ( contrats d’assurance destinés à se protéger d’un éventuel défaut de paiement d’une institution)

Ainsi cette contre-performance serait liée au genre de produits dérivés complexes qui avaient été à l’origine de la crise financière de 2008, et visés par la “règle de Volcker”, l’une des mesures phares de la réforme financière de 2010, et qui prévoyait de limiter les investissements dans les dérivés des banques.

Le problème avait été en fait découvert à la suite d’un article du Wall Street Journal début avril décrivant l’étonnement de la place financière de Londres face aux positions très risquées et massives d’un courtier français de JPMorgan, Bruno Michel Iksil, dans les CDS.

Surpris par le volume de ses paris, des courtiers auraient surnommé l’opérateur de marchés “la baleine de Londres”. Selon le quotidien financier, il avait investi de gros montants au nom de la banque dans des produits d’assurance, les “credit default swap” (CDS), en cas de faillite de l’organisation concernée, celui qui a vendu le CDS doit verser une certaine somme à l’acheteur, comme dans le cas d’une assurance. Or Iksil s’est récemment mis à vendre ces CDS. Le trader de JPMorgan fait donc un pari optimiste, puisqu’il estime qu’il n’aura pas à verser de “prime” aux acheteurs de ces CDS.

Les volumes concernés étaient tellement importants que “récemment, en partie à cause de mouvements de marchés ayant pu résulter des opérations de Iksil, d’autres fonds spéculatifs et autres investisseurs ont fait des paris opposés” et misent donc sur une faillite des institutions concernées, avait expliqué le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.

Selon les sources du quotidien financier, M. Iksil a gagné 100 millions de dollars par an ces dernières années en travaillant pour le principal bureau d’investissement (Chief investment office, CIO) de JPMorgan.

A la suite de cet article, un porte-parole de la banque avait décliné de confirmer ces investissements. “Beaucoup de détails dans l’article sont faux”, avait-il ajouté, expliquant que “(le) CIO fait des investissements de long terme dans le cadre d’une couverture macroéconomique pour notre bilan global”.



Et en lien, un post des gars de ZH qui avaient levé le loup dès avril et que je vous avais poussé... Chapeau les gars... Et le Jimie Dimon qui vient pleurer en disant qu'il a appris ça par le Wall Street Journal alors que même ZH était au courant...   
Toujours JP Morgan : manipulation du marché des CDS
ZeroHedge via Les infos du nain, 06/04/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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mardi 17 avril 2012

Arabie Saoudite, Argentine : ce pétrole qui se fait rare

Tout d'abord, l'Arabie Saoudite, et leur population, ainsi que leur conso subventionnée de pétrole qui explose (6ème consommateur mondial de pétrole), à tel point qu'en prolongeant les tendances, l'Arabie Saoudite finira par être importatrice de pétrole d'ici 15 ans...



Les coulisses de l'entreprise
BFM Business, 16/04/2012 (en Français texte en français )
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Et l'Argentine qui nationalise (par rachat) l'espagnol Repsol de sa filiale argentine YPF, pour ne pas avoir assez investi :
L'Argentine exproprie 51 % de la compagnie pétrolière YPF
Le Monde, 16/04/2012 (en Français texte en français )
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C'est désormais officiel, la présidente argentine, Cristina Kirchner, a décidé, lundi 16 avril, d'un projet de loi d'expropriation de la compagnie pétrolière YPF, filiale de l'espagnol Repsol. L'État argentin et les provinces détiendront la majorité des parts, soit 51 % du capital de la compagnie. Sur cette part, "51 % appartiendront à l'État national" et "les 49 % restants seront distribués entre les provinces productrices"

L'Espagne a dénoncé, lundi soir, un geste "hostile" de l'État argentin, et a ajouté qu'elle prendrait des mesures "appropriées," claires et fortes.

Accusée de ne pas assez investir, YPF s'est vu retirer ces dernières semaines seize concessions pétrolières par une demi-douzaine de provinces. Le gouvernement de Cristina Kirchner fait pression sur les compagnies pétrolières pour qu'elles augmentent leur production nationale, la facture pétrolière du pays ayant bondi l'an dernier de 110 %, pour atteindre 9,4 milliards de dollars.

Repsol YPF est le leader sur le marché des combustibles en Argentine. Sa filiale argentine, privatisée dans les années 1990, contrôle 52 % des capacités de raffinage du pays et dispose d'un réseau de 1 600 stations-service.


L'Etat argentin va contrôler YPF, filiale de Repsol
Reuters via Investir, 16/04/2012 (en Français texte en français )
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La question énergétique figure au premier plan des préoccupations du gouvernement argentin en un moment où la situation des finances publiques de la troisième économie latino-américaine s'aggrave.

"Si cette politique continue - épuisement des gisements, pas de prospection et pratiquement pas d'investissement - le pays finira pas n'avoir plus aucun avenir viable, non pas en raison d'un manque de ressources mais à cause de la politique menée par une entreprise", a dit Fernandez.

Repsol détient 57% d'YPF et l'on ne connait pas pour l'instant les répercussions exactes de la décision argentine sur ses avoirs.

Des experts estiment que l'approche brutale du gouvernement ne résoudra pas les problèmes énergétiques du pays malgré la découverte d'énormes réserves de pétrole et de gaz de schiste en Patagonie, mais qui requerront des investissements massifs et à long terme.

Les importations de carburants tels que le gaz naturel liquéfié (GNL) et le gazole ont doublé l'an passé, à 9,4 milliards de dollars environ, contribuant à grignoter l'excédent commercial argentin. (Hilary Burke et Helen Popper, Danielle Rouquié et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Julien Ponthus)

En tous cas, ça questionne sur le libre échange et la concurrence libre et non faussée... Même si cette expropriation est un rachat (et encore on ne connaît pas à quel prix), l'Europe est quand même clairement l' "idiot du village global"...

Et ce manque d'investissement (déclaré en tous cas, car je ne connais pas le détail derrière les discours politiques) qui aboutit à une nationalisation, ça donne à réfléchir sur le devoir de propriété... Pas de droits sans devoirs qu'il dit Sarkozy...

Et au passage, la production de pétrole argentine en chute libre, et qui en 2010, était en passe de passer sous la consommation :



Et derrière tout ça, il y a visiblement une tentative de diversion d'un État de nouveau ruiné... et en passe de faire défaut, comme il l'a déjà fait en 1990...

cf le CDS souverain de l'Argentine :
Argentina Default Risk Surges On YPF Nationalization, CDS Approach 1000 bps
ZeroHedge, 16/04/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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It would appear that the recent renewed excitement down in the Falklands was indeed the writing on the wall for a nation that is now desperate enough to nationalize foreign entities. Argentina, still unable to access capital markets years after its restructuring appears to be hitting an irrational wall again as its CDS has exploded wider recently, and even more so today with the YPF news, to near 1000bps - its widest in 4 months. Simply put this is not rational in any game-theoretic strategy and is frighteningly indicative of a supreme (irrecoverable) defection from friends-with-benefits status of the world - indicative only of massive internal problems in the South American nation. But do not worry, as Lagarde and her friends will just bring a bigger bag around to the next G-20 meeting as we are sure the IMF's members will have enough money to deal with Argentina AND Europe.




Et en bonus...
Face à la flambée des prix de l'essence, les Français consomment moins
Capital, 16/04/2012 (en Français texte en français )
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Les prix à la pompe incitent les Français à moins prendre le volant. En mars, les livraisons de carburants ont reculé de 3,5% dans l'Hexagone sur un an. C'est leur deuxième mois de repli consécutif (-1,6% en février), selon les données de l'Union française des industries pétrolières (Ufip).

vendredi 6 avril 2012

Toujours JP Morgan : manipulation du marché des CDS

Heureusement que comme le note ZH, ils ne font pas de trading pour compte propre, comme l'expliquait Blythe à CNBC...   

JPMorgan Trader Accused Of "Breaking" CDS Index Market With Massive Prop Position
Bloomberg via ZeroHedge, 05/04/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Earlier today we listened with bemused fascination as Blythe Masters explained to CNBC how JPMorgan's trading business is "about assisting clients in executing, managing, their risks and ensuring access to capital so they can make the kind of large long-term investments that are needed in the long run to expand the supply of commodities." You know - provide liquidity. Like the High Freaks. We were even ready to believe it, especially when Blythe conveniently added that JPM has a "matched book" meaning no net prop exposure, since the opposite would indicate breach of the Volcker Rule. ...And then we read this: "A JPMorgan Chase & Co. trader of derivatives linked to the financial health of corporations has amassed positions so large that he’s driving price moves in the multi-trillion dollar market, according to traders outside the firm." Say what? A JPMorgan trader has a prop (not flow, not client, not non-discretionary) position so big it is moving the entire market? And we are talking hundreds of billions of CDS notional. But... that would mean everything Blythe said is one big lie... It would also mean that JPMorgan is blatantly and without any regard for legislation, ignoring the Volcker rule, which arrived in the aftermath of Merrill Lynch doing precisely this with various CDO and credit indexes, and "moving the market" only to blow itself up and cost taxpayers billions when the bets all LTCMed. But wait, it gets better: "In some cases, [the trader] is believed to have “broken” the index -- Wall Street lingo for the market dysfunction that occurs when a price gap opens up between the index and its underlying constituents." So JPMorgan is now privately accused of "breaking" the CDS Index market, courtesy of its second to none economy of scale and fear no reprisal for any and all actions, and in the process causing untold losses to, you guessed it, its clients, but when it comes to allegations of massive manipulation in the precious metals market, why Blythe will tell you it is all about "assisting clients in executing, managing, their risks." Which client would that be - Lehman, or MFGlobal? Perhaps it is time for a follow up interview, Ms Masters to clarify some of these outstanding points?

Le point sur les produits dérivés

Le dernier rapport sur les dérivés du très officiel Office of the Comptroller of the Currency est tombé...

Et sans surprises, on retrouve en tête du palmarès nos 4 ouineurs habituels que sont JP Morgan, Citigroup, Bank of America et Goldman Sachs...

TBTF Get TBTFer: Top 5 Banks Hold 95.7%, Or $221 Trillion, Of Outstanding Derivatives
ZeroHedge, 26/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Every quarter the Office of the Currency Comptroller releases its report on Bank Derivative Activities, and every quarter we find that the Too Big To Fail get Too Bigger To Fail. To wit: in Q4 2011, of the total $230.8 trillion in US outstanding derivatives, the Top 5 banks (JPM, BofA, Morgan Stanley, Goldman and HSBC) accounted for 95.7% of all Derivatives.
230 000 milliards de notionel (c'est à dire le montant des produits sous-jacents assurés, qui est forcément bien plus élevé que la valeur de marché des assurances elles mêmes).

in Q2, the Top 5 banks held 95.9% of the $250 trillion in derivatives.
On est passé de 250 à 230 en deux trimestres... On a donc bien le shadow banking system qui déflate...







And the delusion that everyone is somehow hedged. To the tune of $230 trillion!
Je ne suis pas sûr de bien comprendre le dernier graphique... J'hésite entre le pourcentage de l'actif de crédit des 4 banques en questions qui serait couvert via des dérivés ou bien l'actif des clients... Mais j'ai pas l'impression que ce soit ça... Si quelqu'un a des explications, je suis preneur...



Et pour ceux qui aimeraient plus d'explications sur ces bestioles là, entre les swaps de taux, les futures, et les credit default swaps, Olivier Berruyer s'est fendu d'un bon post explicatif.

Moi ce que j'en comprends, c'est que les alchimistes de la monnaie se sont trouvés un nouveau champ d'action pour créer de la monnaie.

Au départ, il y avait l'or. Et ils y ont rajouté le crédit, c'est à dire la promesse de rembourser plus tard de quelqu'un. Et aujourd'hui, ils rajoutent encore une couche supplémentaire, en transformant en monnaie les contrats d'assurance...


Les produits dérivés
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 05/04/2012 (en Français texte en français )
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Avec notamment des graphiques beaucoup plus intéressants, non pas avec le notionnel du sous-jacent assuré, mais avec la valeur de marché de cette nouvelle monnaie... Qui pointerait à 20 000 milliards de $...





Et sur le premier graphique, la fonte de ce Shadow Banking System, depuis l'effondrement de Lehman, est encore plus visible...

Blythe Masters (l'inventeur des CDS), John Law, même combat !

(oui, c'est la semaine John Law   )