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samedi 6 avril 2013

Une majorité de jeunes Français souhaite s’exiler

Une majorité de jeunes Français souhaite s’exiler
Le Figaro, Charles Gautier, 06/04/2013 (en Français texte en français )
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Selon une étude Viavoice pour W&Cie, 51% des 25-34 ans aimeraient vivre dans un autre pays. L'exil des talents continue

C’est un vrai coup de semonce! Seulement 36% des jeunes Français auraient confiance dans l’avenir de leur pays, alors qu’ils sont 75 % à croire en celui de l’Allemagne et 67% en celui des États-Unis. Cette déprime générale transparaît dans deux autres chiffres inquiétants: 50% des 18-24 ans et 51% des 25-34 ans aimeraient, s’ils le pouvaient, partir vivre ailleurs!

jeudi 21 mars 2013

Le Maroc, eldorado pour jeunes Français

Le Maroc, eldorado pour jeunes Français
Europe 1, M.d Avec Walid Berrissoul, 10/01/2013 (en Français texte en français )
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Depuis deux ans, le nombre de jeunes Français qui tentent leur chance de l’autre côté de la Méditerranée ne cesse d’augmenter. "Leur nombre a doublé en six ans", chiffre Charlotte Lefort, directeur des opérations de ReKrute.com.

Elle reçoit entre 300 et 350 CV de France par mois. "Les personnes qui sont intéressées par le Maroc, en premier lieu, viennent de France", ajoute-t-elle, au micro d’Europe 1. Et selon les sites de recrutement marocains, un CV sur dix viendrait de France.

Si l'embauche est facile, les salaires, en revanche, ne sont pas bien élevés au Maroc. Vanina, par exemple, devrait commencer son nouveau job avec un salaire de 1.200 euros. Mais contrairement à la France, les progressions de carrière sont beaucoup plus rapides au Maroc. La jeune femme espère donc doubler son salaire d'ici à un an.

L’engouement, nouveau, des Français a surpris en tout cas les autorités marocaines qui essaient de réfréner un peu le phénomène. Aujourd'hui au Maroc, toute entreprise qui souhaite embaucher un étranger doit d’abord expliquer pourquoi elle n’embauche pas un Marocain.

vendredi 15 mars 2013

La France devient-elle un pays d'émigration ?

LA FRANCE DEVIENT- ELLE UN PAYS D'EMIGRATION ?
Ce soir ou jamais, 08/03/2013 (en Français texte en français )


Ça fait du bien d'entendre autre chose que des wesh wesh... Le Albert Ali, avec son discours à la Michéa, il me plait bien.

En tous cas, ça n'aborde que peu le problème évident de la bulle immobilière, du conflit de générations, et de la gabegie publique, raisons fondamentales de l'impasse des jeunes...

mardi 26 février 2013

Comment la Sécurité Sociale déstabilise l’Europe

Un beau cercle vicieux mis en évidence...

Comment la Sécurité Sociale déstabilise l’Europe
Le blog d'Acrithène, 26/02/2013 (en Français texte en français )
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La jeunesse des pays fragilisés migre vers les pays sains. Ce faisant elle aggrave durablement les déséquilibres générationnels de la pyramide des âges des pays endettés au profit des pays sains. L’équilibre budgétaire de la Sécurité Sociale des pays en crise s’en trouve d’autant plus dégradé à long terme.

Dans de nombreux billets sur ce blog je vous ai expliqué qu’une des clés de la compréhension de la crise de la dette publique européenne se trouvait dans la structure démographique de sa population et davantage dans l’avenir des dépenses publiques que dans la réduction des dettes déjà contractées. L’incapacité des gouvernements à réguler la dette publique existante n’est qu’un signe particulièrement inquiétant quant à leur capacité à réformer l’Etat de sorte qu’il puisse gérer le défi démographique des prochaines décennies.

Rappelons rapidement ces problèmes en prenant le cas français :

  • En sommant les déficits prévus d’ici 2050 par le Comité d’Orientation des Retraites (COR), et en prenant l’hypothèse d’une croissance économique de 2%, le déséquilibre de la retraite par répartition ajoutera entre 90 et 130 points de PIB à la dette publique. (article détaillé)
  • Du côté de l’assurance maladie, l’explosion de la population des plus de 65 ans et de leurs frais médicaux pourrait faire passer la cotisation annuelle moyenne par actif de moins de 5 000€ en moyenne à plus de 24 000 €, hors inflation. (article détaillé)

Corroborant ce scénario impossible, la Banque des Règlements Internationaux (BRI – la banque des banques centrales) s’amusait à calculer l’évolution de la dette publique dans la situation de statu quo politique. Le « baseline scenario » de la BRI, n’incluant pas de réforme de la Sécu, propulsait la dette publique française à 400% du PIB en 2040. Similairement, divers organismes dont la BCE estimaient les dettes implicites (droits à la retraite déjà « acquis » à payer dans le futur) de la France à 350% du PIB en France en 2007, 320% pour l’Allemagne et l’Italie, et globalement 330% pour la zone euro. Cette dette implicite existe déjà mais ne fait pas l’objet d’un enregistrement comptable car son remboursement est contingent. Comprendre : l’Etat ne s’est en rien contractuellement engagé à payer les pensions futures des cotisants actuels. Cette dette politique n’a aucune existence légale, et donc pas non plus d’existence comptable.

Evidemment, ces chiffres tiennent pour grande partie de la science-fiction, dans la mesure où personne ne prêtera ces sommes astronomiques à des pays peuplés de vieux. Mais cela pose en des termes brutaux le fait que la crise actuelle n’est qu’une anticipation par le marché des déséquilibres futurs et de la capacité des gouvernants de les anticiper.

Devant cette situation, tous les pays européens ne sont pas égaux. En fait, la France est très loin d’être dans la pire situation, et ce grâce à sa culture nataliste. La jeunesse semble une ressource fiscale bien maigre à court terme – surtout si elle est au chômage – mais elle est la ressource principale de la stabilité financière des États à long terme. C’est sur elle que pèse durablement la dette publique. Dans la vie des agents privés, les parents se portent caution de leurs enfants emprunteurs. Dans la vie politique, les parents mettent leurs enfants en hypothèque. D’où se pose la question de l’impact déstabilisant d’un système de sécurité sociale défaillant dans un monde où la jeunesse peut migrer.

En effet, les pays qui se trouvent en difficulté aujourd’hui car leur situation financière de long terme est compromise, notamment à cause des déséquilibres de la sécurité sociale, subissent une montée dramatique du chômage des jeunes et donc pâtissent d’un bouleversement des flux migratoires de travailleurs. Plus un pays a un avenir financier compromis, plus sa jeunesse le fuit, et plus sa situation financière est dégradée à long terme. Un effet déstabilisateur circulaire auquel ne sont pas soumis les systèmes capitalistes traditionnels. En effet une assurance maladie privée ne fait pas payer les jeunes pour les vieux, mais mutualise à l’intérieur de chaque tranche d’âge. Quant au système de retraite par capitalisation, lorsque le capital passe de l’Espagne à l’Allemagne, il ne change pas de propriétaire. Au contraire le jeune espagnol qui migre payera les retraités de son pays d’accueil, et non de son pays d’origine : sa cotisation change de « propriétaire ». Il devient l’hypothèque de la finance publique allemande.

Ce qui est très pervers dans ces migrations, c’est que lorsqu’un jeune espagnol quitte son pays pour l’Allemagne, il accroit la charge sociale moyenne des salariés restés en Espagne, et diminue celle des salariés allemands. Les déséquilibres compétitifs sont donc alors auto-aggravants.

Le petit schéma qui suit vous synthétise comment la sécurité sociale, via le nombre d’actifs par retraité, joue un rôle auto-déstabilisateur dans un monde où les travailleurs migrent.

RetraiteMigration

Mais revenons désormais à cette crise européenne qui nous préoccupe et au rapport qu’elle entretient avec les déséquilibres profonds du système de retraite qui frapperont l’Europe dans une ou deux décennies. Le graphique qui suit présente le solde migratoire des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) ces dix dernières années. On y constate un important plongeon pour deux des pays qui avaient parmi les plus importants soldes migratoires d’Europe : l’Espagne et la Grèce.

PIGS-Migration

Depuis le début de la décennie, l’Espagne accueillait chaque année environ 1,5 immigrés (net des émigrants)  pour 100 habitants. Comme l’Espagne a une population de 47 millions d’habitants, cela correspondait à un accroissement de 700 000 personnes par an, essentiellement des personnes entre 0 et 40 ans. Cela fait désormais 4 ans que ce solde est devenu négatif, cela signifie que vis-à-vis du scénario d’avant crise, l’Espagne a subi un choc démographique d’environ 2,5 millions d’individus en moins, et qui seraient pour beaucoup venus s’ajouter à la population active de 2030. Leur contribution est désormais devenue très hypothétique.

Dans la projection démographique médiane de l’ONU, l’Espagne devait maintenir une population active (20-65 ans) de 29 millions de personnes entre 2011 et 2030. De son côté, le nombre de retraités devait passer de 8 millions à 11,5 millions. Le nombre de retraités par actifs, appelé ratio de dépendance, progressait donc de 0,27 à 0,40.  Le graphique qui suit résume l’évolution de la pyramide des âges sur les deux périodes : 2011 à gauche en bleu, 2030 en orange à droite. Le graphique d’à côté représente la variation par tranche d’âge entre les deux périodes. On y voit à quel point la structure par âge de l’Espagne se déséquilibrait malgré la forte immigration. Il faut dire que l’Espagne a un taux de fécondité bien inférieur à 2 depuis les années 1980, environ 1,4 enfant par femme.

Espagne-Pyramide

Désormais, si on soustrait nos 2.5 millions de personnes « perdues », dont la plupart seront actives en 2030, ce ratio de dépendance passe à 0.44. Cette hausse de 10% du ratio de dépendance implique une hausse de 10% des cotisations pesant sur les actifs en 2030 par rapport à ce qu’on pouvait espérer avant crise (ou une diminution égale des pensions). Une hausse de 10% qui s’ajoute à celle de 47% qui était de toutes manières prévisible avant crise. J’explique dans un précédent billet pourquoi pensions et cotisations sont proportionnellement liées au ratio de dépendance. Que représente une perte de 10% de la base des actifs pour l’avenir des finances publiques espagnoles ? Avec un PIB par habitant de 30 000€ et un taux de prélèvement moyen de 35%, on arrive à 26 milliards par an, donc des centaines de milliards d’euro de manque à gagner fiscal.

Les choses s’arrêtent-elles ici ? Bien sûr que non. Avec un taux de chômage des jeunes à 50%, il est assuré que le basculement de la situation migratoire de l’Espagne se prolonge encore quelques années. Cette prolongation réduit la chance des retours dans la mère patrie à l’issue de la crise, et fera monter le manque à gagner démographique à probablement au moins 5 millions de personnes, peut-être davantage. Je n’ai pas les chiffres définitifs pour 2012, mais sur les 6 premiers mois, le solde migratoire était dans le rouge de plus de 90 000 personnes. En base annuelle, cela signifie une perte de 180 000, soit un manque à gagner annuel d’environ 900 000 personnes par rapport à la situation d’avant crise. Donc rien qu’en ajoutant 2012, notre total s’élèverait déjà à environ 3,5 millions de personnes. Et au-delà des simples chiffres, il faudrait s’interroger sur le profil économique de ses migrants : il n’est pas certain que ce soit les moins bons qui partent. Généralement, les populations les plus mobiles sont les plus diplômées.

Qui profitent de ces changements migratoires ? Pour une grande partie, les populations, soit renoncent à immigrer vers l’Europe et restent extra-européennes, soit des populations européennes migrent vers le reste du monde (Amérique latine par exemple, pour les espagnols). Mais on observe aussi des mouvements migratoires au sein de l’Europe. Le dernier graphique présente le taux du solde migratoire pour l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas (et non, la France n’attire pas). Si les changements sont moins brutaux que dans le cas des PIGS, l’équilibre de la pyramide des âges, et donc des systèmes sociaux, profiteront à long terme de ses mouvements.

Top-Migration

lundi 25 février 2013

27% des jeunes diplômés envisagent d'émigrer, contre 13% en 2012

Pour trouver un emploi, 27% des jeunes diplômés envisagent l'étranger
La Tribune, 25/02/2013 (en Français texte en français )
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Ils sont de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, 27% des jeunes diplômés envisagent de se tourner vers l’étranger pour leur avenir professionnel. Lors du premier "baromètre de l'humeur des jeunes diplômés", en 2012, ils n'étaient que 13% à envisager une meilleure carrière à l'étranger.

mardi 19 février 2013

samedi 9 février 2013

Migrations de l'oligarchie mondiale

Les détenteurs du capital fictif (capital bidon que tout le système essaie de sauver par tous les moyens) se redéploient au niveau mondial :

Paris perd ses riches
Le Monde, Maud Noyon, 09/02/2013 (en Français texte en français )
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les agences immobilières spécialisées dans le logis de prestige se font du mauvais sang. Voilà plusieurs mois que les biens à céder grossissent leurs catalogues.

Dans ce tout petit marché, on a désormais l'embarras du choix pour un hôtel particulier, une vue dégagée sur le bois de Boulogne ou une maison ultra-chic avec jardin en plein Paris. Les vendeurs ne sont pas toujours faciles à joindre. Ils sont partis, direction Londres, Bruxelles, la Suisse ou les États-Unis.

Les transactions au-delà de 2 millions d'euros ont chuté en un an de 42 %, à Paris et en région parisienne. Dans cette catégorie, les prix dévissent avec une baisse de 10 à 15 %, selon une étude de l'agence Barnes.



Immigration Reform (For The Wealthy) As Green Card Purchases Surge Over 100%
ZeroHedge, 08/02/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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as Bloomberg notes, the government's program allowing foreign 'entrepreneurs' to purchase so-called EB-5 visas saw its numbers more than double in 2012 (up from 69 in 2002 to 3,677 in 2012). The program allows the foreigners 'Alien Residence' status providing they 'show' they will spur 10 jobs for every $500,000 spent.




Les pays émergents sont aussi les grandes victimes de cette fuite du capital (souvent mal acquis, et également fictif, car assis sur des bulles de crédit) :


En direct de Mediapart : l'évasion fiscale, sport... international
Mediapart, 15/12/2012 (en Français texte en français )


Après... Comme le disent à raison les libéraux, il y a des paradis fiscaux parce qu'il y a des enfers fiscaux...

Mais je garde aussi en tête la nature fictive de ce capital financier, et son illégitimité, car il est assis partout sur de la mauvaise dette qu'on essaie de sauver par tous les moyens, et en possession de ceux qui étaient bien placés dans l'organisation de cette bulle de mauvaise dette généralisée...

jeudi 24 janvier 2013

Xavier Faure: "Pourquoi je souhaite devenir russe!"

Xavier Faure: "Pourquoi je souhaite devenir russe!"
Ria Novosti, Alexandre Latsa, 23/01/2013 (en Français texte en français )
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Alors que l’affaire Depardieu n’en finit pas de faire des remous médiatiques, on peut cependant déjà tirer une conclusion de ce Buzz planétaire : la Russie pour des centaines de millions de gens apparaît comme un pays dans lequel on peut désormais envisager de s’installer.

On peut même imaginer que l’affaire Depardieu a fait plus pour l’image de la Russie que la plupart des grands cabinets de PR qui travaillent pour l’État ! Depardieu n’est cependant pas le seul à vouloir devenir russe. Les lecteurs de RIA Novosti ont pu lire une nouvelle surprenante vendredi dernier affirmant qu’un pilote de Montgolfière français, du nom de Xavier Faure, souhaitait lui aussi devenir Russe !

J’ai donc voulu en savoir plus sur ses motivations à « souhaiter devenir russe ».

Les raisons sont diverses et nombreuses. D’abord je crois que fondamentalement j'ai toujours voulu habiter en Russie, donc c'est un rêve d'enfant que je devais réaliser avant d'être trop âgé. Ensuite la situation en France est devenue intenable sur beaucoup de plan. La vie est excessivement chère, cela se dégrade chaque jour et ne va pas s'arranger de si tôt, je pense même que cela va fortement se dégrader cette année. La situation économique et sociale est exécrable. Je n'y ai plus de perspective d'emploi. Les projets et idées que j'ai eues n'ont rencontré aucun écho. Je trouve que beaucoup de gens sont fermés d'esprit, ne s'intéressent qu'a eux et sont vieux dans leur tête. Les politiques n'en ont que faire du peuple et ne vivent que pour eux et leurs petites magouilles personnelles. Il n'est pas possible ne montrer qu'on aime son pays, comme en Russie. Je ne me sentais plus de rester en France. C'est mon pays que j'aime, j’aime son histoire qui me rend fier, j’aime sa culture et sa cuisine, il a été grand, mais je n'arrive plus à m'y projeter dans le futur.

Aujourd'hui, la France est un pays en faillite qui ne peut plus payer ses militaires en opération depuis 8 mois et qui fait enlever les culasse des armes quand le président visite une caserne !

J'ai vécu une expérience intéressante l'hiver dernier qui m'a décidé à partir. En revenant d'Afrique, j'ai remarqué qu'en nous posant à Orly les même gens qui était joyeux dans l'avion devenaient soudain apathiques comme si un couvercle leur était tombé dessus. C'est là que j'ai réalisé qu'il y avait une atmosphère particulière qui planait sur la France. J'ai eu la confirmation de ce phénomène par beaucoup de personnes qui ont voyagé ainsi que sur le blog de Pierre Jovanovic : nombreux sont ceux qui ont ressentis la même chose. Personnellement, je suis de nature joyeuse mais c'était un effort de tous les instants de ne pas être contaminé par cet apathie générale et c'était très énergivore et fatiguant.

En Russie il y a beaucoup de problèmes à régler mais ma vie s'est transformée d'un mauvais film de série B en aventure de tous les instant. Il m'arrive ici des choses qui n’auraient pas été possible en France!

L’image de la Russie est mauvaise, tout le monde le sait. Vous habitez dans ce pays depuis quelques mois et dans des conditions normales (pas en tant qu’expatrié), quelle est votre opinion sur l’image de la Russie par rapport à ce qu’est la Russie en réalité? Ou du moins telle que vous la vivez ?

La vision médiatique est complètement fausse et n'a pas grand chose à voir avec la réalité. Il règne ici une forme d’insouciance, un joyeux bazar organisé, (les russes disent всё нормално!) à tout bout de champs pour les choses un peu curieuses et il y a une envie de vivre que j'ai aussi rencontré en Afrique noire et qui à a mon avis disparu depuis longtemps de chez nous dans nos pays Européens.

Sinon c'est une démocratie représentative comme les autres, ni plus ni moins avec ses particularités propres, qui sont une administration parfois lente et lourde et des différences sociales très marqués, résultat sans doute de l'hyper-libéralisation de l'économie des années 90. Les Russes sont comme les autres humains, ils y en a des bons, des très bons, des mauvais et des très mauvais, mais heureusement ceux que je connais ont un cœur "grand comme ça".

Surtout, je m'y sens plus libre que ces dernières années en France. Il y plein de choses, aussi simple que de se baigner librement en rivière par exemple, qui ne sont plus possible en France. Gérard Depardieu à dit que: "La Russie est une grande démocratie". La Russie est une démocratie comme la France (qui d’ailleurs à été un modèle dans la rédaction de la constitution russe) et c'est un pays à l'échelle d'un continent donc oui, techniquement "c'est une grande démocratie".

Comparativement à la France et dans le cadre du quotidien vécu: quel est le plus grand atout de la Russie et aussi ce qu'il faut améliorer en priorité?

Le plus grand atout, c'est la solidarité. Les Russes sont tous différents mais se sentent tous Russes dans l'âme et sont prêt à vivre ensemble et à construire une grande Russie. L'immense espace territorial est aussi un grand atout car il recèle de nombreuses ressources naturelles qui assurent à la Russie son indépendance. Il y a ici de la place pour tous et pour tout faire.

J'entends très souvent autour de moi des plaintes envers l'état des routes et la précarité des rémunérations et du système des retraites. Une autre inquiétude est la dépendance économique basé principalement sur la ventes des ressources énergétiques, qui si celles-ci devaient se tarir, laisseraient la Russie exsangue. Je pense que la Russie devrait massivement investir dans les économies d'énergies et les ressources locales de productions énergétiques et alimentaires. Parallèlement développer un système de sécurité sociale fort sur le modèle Français, modèle envié dans le monde entier et qui a été un gage de prospérité économique pendant 40 ans, jusqu'aux attaques gouvernementales de ses dernières années.

Vous sentez-vous proche de la mentalité russe, et si oui comment la définiriez vous ? En quoi diffère-t-elle de la mentalité française?

Oui, je me sens assez proche de la mentalité russe, qui est une forme de résignation joyeuse, "вот как мы живем" disent souvent mes amis. Voilà comment nous vivons, traduction. "C'est dur mais on est chez nous avec nos amis et cela nous plaît, que peut-on faire d'autre?". C'est un mélange de survie au jour le jour et de vie intense de chaque bon moment de la vie sans trop se poser de question sur l'avenir. En tout cas en province c'est comme cela que je le ressens.

En France tous est contrôlé, aseptisé, propre, rangé, légiféré, organisé, fini! Il est difficile de trouver de l'aventure comme c'était possible jusque dans les années 1950. Il n'y a plus de grandes causes dans lesquelles s'identifier sinon celles proposées par le monde anglo-saxon. C'est d'ailleurs pourquoi beaucoup partent en vacances loin, dans des destinations exotiques et aventureuses. Moi qui est vécu une grande partie de ma vie à Reims puis suis parti pour mon travail aux 4 coins de la France: Angers, Saumur, Toulouse, Lille, j'ai ressenti partout le même malaise d'être jeune avec peu de débouché et de faire face a cette situation nouvelle en France: l'ennui dans des grandes villes désertées à partir de 20h00, les tensions avec les banlieues, l'incompréhension réciproque, etc.

J'aimerais que la Russie m'apporte, ce que la France ne permet que difficilement d’obtenir, un travail, de la reconnaissance et un terrain pour construire une maison et une famille.

dimanche 20 janvier 2013

Trois entreprises du CAC 40 déplaceraient à Londres une partie de leur état-major

Trois entreprises du CAC 40 déplaceraient à Londres une partie de leur état-major
Les Echos, 18/01/2013 (en Français texte en français )
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Trois entreprises du CAC 40 seraient actuellement en train de transférer à Londres une partie de leur état-major, indique un des plus éminents notaires parisiens. Plus d'une centaine de personnes seraient concernées, au total. Ces mouvements seront étalés sur deux ou trois ans, pour plus de discrétion, mais répondent tous au même objectif : profiter d'une fiscalité plus avantageuse pour les cadres dirigeants, sans bouleverser l'organisation au sommet de l'entreprise. Pour s'en assurer, l'une d'elles a mené une étude avant d'arbitrer : celle-ci a conclu que ses cadres passaient près de la moitié de leur temps en déplacement à l'étranger. Les localiser à Paris n'est donc pas impératif.

lundi 10 décembre 2012

Le Portugal au bord du désespoir

Le Portugal au bord du désespoir
RTS via Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie, 02/11/2012 (en Français texte en français )
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Débâcle salariale, explosion des impôts, du chômage et de la pauvreté… Trahis par leur classe politique, soumise à la troïka, les Portugais sont eux aussi gagnés par le désespoir. Certains partent pour le Brésil ou l’Angola, les anciennes colonies… « En fait, cette crise a tout simplement effacé la classe moyenne dans ce pays ». Quant aux jeunes, ils n’y croient plus : « L’émigration est la meilleure solution ».

vendredi 23 novembre 2012

h16 : France : la fuite du capital et du travail continue

France : la fuite du capital et du travail continue
hashtable, H16, 23/11/2012 (en Français texte en français )
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Ça y est : la fine stratégie de Hollande commence à montrer des signes clairs de réussite ! Il était temps : la France était à deux doigts de retrouver vigueur et croissance.

L’actuel locataire de l’Élysée avait annoncé la couleur il y a quelques années, dans cette décontraction qui caractérise les andouilles inconséquentes lorsqu’elles sortent une énorme bêtise : il n’aime pas les riches. Et lors de sa campagne présidentielle, il avait nettement insisté sur la nécessité de faire cracher ces (salauds de) riches aux milliers de bassinets de l’État (qui sont, maintenant, la principale production d’une administration en manque de plus en plus cruel de fonds). Dès son accession au pouvoir et la mise en place d’un gouvernement de ninja de l’économie comme Montebourg ou Moscovici, les dés étaient jetés : la France allait vivre une révolution fiscale, en commençant avec une tempête de taxes aussi ridicules que nombreuses (sodas, bière, Nutella et j’en passe, notamment une taxe archéologique et un projet trop fûté de taxe sur les jeux de hasard).

En termes fiscaux, la loi de finance pour 2013 aura réussi à consterner bien au-delà des frontière du Royaume du Bisounoursland, et les comparaisons avec les autres pays du système fiscal français donne une assez bonne idée de la folie monstrueuse qui s’est emparée de Bercy.

Comme de juste, la réaction de la population ne s’est pas faite attendre.

D’un côté, on aura goûté aux applaudissements irréfléchis de l’éternel marigot de gauchistes bien-pensants, d’aigris et de jaloux qui forment la frange la plus bruyante de la société française, tous très heureux de voir qu’enfin, les politiciens appuyaient sur le champignon de la pression fiscale, faisant de la France l’antichambre de l’enfer fiscal dont ils rêvent pour les autres (il va de soi que cet enfer, lorsqu’il commencera à rôtir ces bruyants imbéciles, sera enfin dénoncé, mais nous n’y sommes pas encore, et il sera alors trop tard).

De l’autre côté, à l’exception notable de quelques pigeons par-ci, par-là, la population s’est tenue tranquille. Il y a bien quelques sporadiques mouvements de protestation des amateurs de bière, ou de Nutella, mais alors que le projet de mariage homosexuel n’a eu aucun mal à fédérer contre lui plusieurs centaines de milliers de Français dans la rue, la véritable mise en coupe réglée du pays par un ogre fiscal devenu incontrôlable n’a déclenché que quelques réactions épidermiques.

Enfin, les marchés ont finalement salué la performance de la France en la dégradant une première fois en Janvier (merci S&P), puis en Novembre (merci Moody’s). Moscovici a évidemment beau jeu de mettre, comme il est de coutume, ce magnifique résultat au débit de Sarkozy, mais l’assortiment de la note de Moody’s avec une perspective négative permet d’écarter ce mauvais raisonnement en montrant de façon limpide que les décisions empilées jusqu’à présent par la brochette d’incompétents actuels ne valent pas mieux que celles de la précédente équipe de bras cassés en charge du Titanic franchouillard.

Pendant ce temps, tout doucement, sans faire trop de vagues, les riches, qu’on conspue et qu’on pourchasse, s’en vont. Et rapidement, les cerveaux, qui attendent d’être payés pour leurs capacités intellectuelles, les suivent. Ils sont bientôt suivis des populations pas encore riches qui ont vite compris qu’en restant, la tonte était assurée et la probabilité de devenir riche, justement, s’en trouvait fortement amoindrie. Au fur et à mesure que les riches s’en vont, que les cerveaux partent, que fuient ceux qui veulent travailler et n’ont pas peur de prendre le risque d’aller voir à l’étranger s’ils sont mieux reçus, les groupes virulents d’aigris et de jaloux se retrouve dans la délicate position de devoir compter sur eux-mêmes. Et seulement sur eux-mêmes.

Pour le moment, il n’est pas encore question de moiteur des mains et de petites sueurs froides dans le dos, non. On sent juste pointer un petit agacement de ceux qui voudraient bien ponctionner ceux qui partent et ne reviendront pas. On camoufle les faits évidents par des diminutifs (comme marginal, à l’instar de cette pignouferie de presse parue dans Libération presque touchante dans son déni enfantin de réalité). On fait appel au patriotisme, dans des lettres ébouriffantes d’inventivité de la part de Consulats en mal de pépètes. On fomente, en toute discrétion, des exit-taxes bien douloureuses et des questionnaires plus ou moins intrusifs dans le but de dénicher ces salauds de déserteurs. L’idée est toujours la même : tous savent que ceux qui partent, ce ne sont pas les boulets que la République a fait croître et chéri pendant tant d’années qui eux, restent (zut et zut).

Et lorsqu’on regarde quelques statistiques, on comprend que si ce n’est pas encore la panique du côté des ponctionnaires, ça commence à y ressembler du côté des ponctionnés. Et à ce sujet, je vous encourage à prendre connaissance de l’intéressant article de Ghislain Moncomble qui s’est livré à un petit calcul tout simple, en prenant des hypothèses très raisonnables. Le résultat, en termes financiers, est particulièrement préoccupant puisqu’il aboutit à la conclusion que l’expatriation, en temps normal, revient à placer hors des griffes fiscales plusieurs centaines de millions d’euros qui iront irriguer d’autres économies plus clémentes. Mais l’évolution récente montre bien une accélération de la fuite, avec plus d’un milliard et demi d’euros qui échappent ainsi au gouffre étatique.

Ce constat est étayé par différents éléments concrets bien palpables. Ainsi, les Français qui décident de partir au Canada s’y bousculent. Le Programme Vacances Travail offre tous les ans des visas aux Français, dont le nombre est soumis à quota. Chaque année, le nombre de jour pour atteindre ce quota diminue. En 2012, les quotas pour l’année 2013 ont ainsi été éclusés en … 2 jours.

Nombre de jours avant clôture du PVT canada pour les postulants français

Évidemment, on pourra mettre ça sur le compte d’un attrait de la Belle Province et tout le tralala. Mais le prix de l’immobilier (bien plus abordable qu’en France), les perspectives d’emplois (un chouilla meilleures, dirons-nous), la stabilité économique et fiscale du pays, la proximité américaine, etc… tous ces éléments doivent jouer un tantinet en faveur de l’expatriation lorsqu’on comprend que l’avenir en France, pour la plupart des jeunes, se résume dans bien des cas à une relation suivie avec l’ami Paul Employ, et pas seulement sur facebook.

Et si l’on regarde la tendance générale dans différents pays, on constate que les départs se font de plus en plus nombreux. On parle souvent de Londres comme de la 6ème ville de France par le nombre de Français qui y sont installés. Force est de constater que le rayonnement français s’étend bien au-delà de Londres :

expatriations françaises, base 100 en 2006

Comme par hasard, les pays où les Français s’installent sont, fort souvent, bien plus propices au travail et à l’enrichissement que leur propre pays, la Suisse tenant d’ailleurs le haut du pavé – Coïncidence ? Je ne pense pas, et ce n’est pas Pierre Chappaz qui me contredira.

À lire ces statistiques et si l’on veut bien tirer les conclusions où mènent ces exfiltration françaises, on comprend que l’avenir de la France, pour sa population, se trouve … hors de France. Les calculs sont assez simples et laissent peu de place au doute : sur l’ensemble du quinquennat de Hollande, la fuite des Français provoquée par les mesures idiotes des socialistes coûtera au pays, au rythme actuel, plus de 40 milliards d’euros, assortie d’une destruction ou d’une non-création de plus de 250.000 emplois. Le capital et le travail (qui y est attaché) s’en vont d’un pays qui a tout fait pour. Et finalement, lorsqu’on lit, dans la bouche de nos ministres, que tout ne va pas si mal, et, pour certains, que « tout va bien », c’est sous-entendu « oui, tout va bien, bien droit, dans le mur ».

mercredi 17 octobre 2012

La Troïka claque la porte en Grèce / l'Espagne se vide de ses forces vives

L'Europe du Sud continue d'être sacrifiée sur l'autel des rentes de ses clientèles de rentiers...
Greek Troika Talks End Abruptly Following "Complete Disagreement"
ZeroHedge, 16/10/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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A second meeting between the heads of the EU-IMF troika mission in Athens and Greek Labour Minister Yiannis Vroutsis on Tuesday afternoon ended abruptly a few minutes ago, after the two sides hit deadlock for the second time in the same day.

Sources in the labour ministry cited "complete disagreement" between the two sides on the issue of three-year wage maturation periods. They said that the labour ministry had been prepared to continue the talks but the representatives of Greece's creditors had departed.



De plus en plus d'Espagnols quittent leur pays
La Tribune, 17/10/2012 (en Français texte en français )
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Sur les neuf premiers mois de l'année, le nombre d'Espagnols qui on émigré a augmenté de presque 22% comparé à la même période de l'année dernière. Pour la deuxième année consécutive, il y a plus d'émigrants que d'immigrés.

Depuis l'année dernière, 117.000 Espagnols ont quitté le pays pour s'installer à l'étranger.

En outre, les ressortissants d'Amérique latine et des pays de l'Europe de l'Est qui étaient venus en masse durant le boom immobilier et la croissance économique sont repartis. Ainsi, l'INE indique que 365.238 ressortissant étrangers ont quitté la patrie de Don Quichotte depuis le début de l'année. Si l'on tient compte de ceux qui sont arrivés pendant ce temps, le solde est négatif de quelque 50.000 personnes, soit le triple de l'année précédente.

Mais qui va donc bien pouvoir payer toutes les belles promesses de retraites que se sont faits les goinfres du papy boom local ? Ils iront jusqu'au bout du bout dans l'éxécution de leur poule aux oeufs d'or...

Y a plus qu'à attendre que les sus-dits goinfres nous expliquent qu'il faut importer des millions de pauvres d'Afrique...

mardi 2 octobre 2012

La France va plonger

Ce pays est en train de se suicider, pour des raisons idéologiques et électorales grotesques de survie politicarde d'un parti moribond.

Et les forces productives commencent à s'enfuir à gros bouillons...

Explosion des déménagements de jeunes entreprises vers Londres
France 2 via Vincent Bénard, 02/10/2012 (en Français texte en français )
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Extrait du reportage ci dessus : "Big Booster nous explique qu'elle traitait 3 dossiers mensuels de déménagement d'entreprise de France vers Londres, auparavant. Elle en traite 100 par mois aujourd'hui !" - Je maintiens ce que j'ai dit dans le billet précédent: La politique fiscale de Hollande sera comparable pour l'économie Française à la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV (18 octobre 1685).

Pendant ce temps, alors que la gôche a décidé de confisquer leur travail aux entrepreneurs, le conseil économique et social continue de coûter 50 millions d'euros par an, et nombre de bureaucrates bien planqués continuent d'émarger à 100 000€ par an, sans être inquiétés, en récompense pour avoir méthodiquement coulé le pays...

D'ailleurs, les entrepreneurs commencent à se révolter (à leur manière), avec l'apparition spontanée d'un collectif qu'ils ont appelé "pigeons". Mais tout ceci a un côté grotesque. La vraie révolte, elle se fera comme dans le reportage ci dessus, avec les pieds, à la Atlas Shrugged...

Car il faut bien comprendre que l'entrepreneur et l'employé de PME sont des espèces à abattre pour la gôche. Ces gens, de par leur praxis, ne peuvent que leur être éloignés. La gôche préfère de loin un pays de salariés de golgoths subventionnés et en oligopole, à la tête desquels ils peuvent placer des énarques, et orchestrer ainsi un conflit de classes national, indispensable à leur survie, pour que la grande comédie droâte/gôche puisse continuer.

Et la question du niveau de vie global de la population, ou de ses conditions de vie au travail, ne sont que des questions secondaires. La survie politique passe avant...


Sur la blogosphère US aussi, ça fait jaser... Un exemple ici :
Worse Than The Infamous Lehman September: France’s Private Sector Gets Kicked Off A Cliff
ZeroHedge, 01/10/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Les taxes sur les entreprises tuent l’entreprenariat et la croissance
Le Blog d'Acrithène, 02/10/2012 (en Français texte en français )
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L’imposition des entreprises décourage nettement le niveau des investissements…


… et faire fuir encore plus franchement les investissements étrangers


Ces taxes découragent la création de nouvelles entreprises…


… Ce qui se retrouve clairement dans la proportion d’entrepreneurs au sein de la population active


Cela conduit aussi à des structures financières beaucoup plus risquées !



La république soviétique française
La lime, 01/10/2012 (en Français texte en français )
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Vous connaissez sans doute la citation : la France est une URSS qui n'a ni vraiment réussi ni vraiment échoué.

En fait, la France est train d'échouer comme l'URSS, pour les mêmes raisons, juste sur un mode plus moelleux, mais l'échec est toujours l'échec :

> la dépense publique représente 58 % du PIB. En URSS, c'était approximativement 67 %, nous n'en sommes pas si loin. A part Cuba et la Corée du Nord, il n'y a pas de pays au monde plus communiste.

> la presse française n'est pas muselée, elle est transie d'amour. Dans la Pravda, il n'y avait pas la vérité, dans les Izvestia, il n'y avait pas les nouvelles. Dans Libération, il n'y a pas de liberté.

> comme en URSS, nous avons notre nomenklatura et nos apparatchiks qui vivent isolés dans leurs datchas de l'île de Ré.

> comme en URSS, nous avons nos dissidents : Renaud Camus, Richard Millet ... Bien sûr, à leur égard, on emploie, au choix, un vocabulaire psychiatrisant, animalier (on ne devrait pas tarder à entendre "hyène dactylographe") ou odorifère.

> comme en URSS, le système éducatif est d'abord une machine d'endoctrinement au service de l'orthodoxie.

> comme en URSS, le système judiciaire réprime en priorité les mauvaises pensées et se montre indulgent avec les socialement proches.

> comme en URSS, l'essentiel est la sauvegarde des membres du Parti, dans notre cas, les fonctionnaires.

Les différences ne sont pas légion : nous nous laissons coloniser alors que les soviétiques étaient plutôt colonisateurs. Nous désarmons alors que les soviétiques s'armaient.

Le mur de Berlin est tombé. Le soviétisme à la française finira par tomber aussi, mais avec combien de souffrances qui pourraient être évitées ?

mercredi 4 juillet 2012

Expatriés : pourquoi ont-ils choisi de quitter la France ?

Expatriés : pourquoi ont-ils choisi de quitter la France ?
Contrepoints, 04/07/2012 (en Français texte en français )
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Les motifs qui poussent ces français à fuir leur propre pays sont nombreuses. Pour les uns comme Pierrick, 25 ans, c'est le " rejet total des choix économiques et politiques pris par nos dirigeants", tous communiant dans l'État comme unique solution aux problèmes français.

Pour Matt, bientôt 30 ans, qui a accumulé une dizaine de petits boulots en France ("dans le désordre, équipier macdonald, monteur-maquettiste, projectionniste de cinéma, assistant de communication, éducateur technique, enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière"), c'est le manque d'opportunité en France qui est le facteur déclencheur :

De nouveau au chômage, j'ai eu plusieurs opportunités: monter ma propre structure d'enseignement, continuer d'être salarié-jetable, changer complètement de voie pour tenter de vivre ma passion pour l'automobile ancienne… À chaque fois, j'ai eu en travers de ma route au moins [une des scléroses de la société française], quand ce n'était pas plusieurs à la fois.

Les motivations de Julien, 29 ans, ne sont pas différentes : "Après avoir fini mes études d'Histoire je n'ai trouvé aucun poste dans aucune administration (postes politisés à outrance), j'ai échoué 2 fois à l'agrégation. Pourtant après avoir envoyé des CV dans toutes les boites et administrations de la région je n'ai essuyé que des refus. Je maîtrise 2 langues parfaitement, j'ai étudié à l'étranger, j'ai Bac+5 avec mention Bien. même la CAF n'a pas voulu de moi... Je me suis rendu compte des profondeurs qu'a touché mon pays quand j'ai voulu passer un concours de catégorie B, 15 postes sur toute la France pour presque 3000 inscrits. Du coup j'ai décidé de faire une formation professionnalisante qui me permettra d'obtenir un diplôme, je vais bientôt obtenir un CAP de pâtissier (une de mes passions) et je partirai en Suisse, [où je gagnerai nettement mieux ma vie]".

Dans le cas de Jean, 43 ans, dirigeant d'une PME qui emploie douze personnes, les motifs sont nombreux pour quitter la France, en particulier "le manque de perspective en Europe, un vieillissement structurel (et qui n'est jamais abordé, voir en bas), la réglementation délirante en France (social, fiscal) et le peu de sens commun de mes compatriotes qui me désespère." Mais c'est aussi la liberté religieuse qu'il estime menacée en France : "Sans parler de l'aspect moral et religieux (catho dit "pratiquant"), bien moins oppressant ailleurs, et plus simple : réel respect des croyances, sujet non tabou, y compris au sommet de l'État."

Pour Annalea, la vingtaine, il s'agit de poursuivre ses études aux États-Unis, où son talent était reconnu : "Pour une fois, la bourse que l'on m'offrait était basée sur des critères scolaires et sur mon projet de thèse et non sur des critères ethniques, sociaux et j'en passe". Mais les opportunités futures jouent aussi : "Une de mes amies vient de trouver aux États-Unis un premier poste dans l'enseignement supérieur : salaire à 40 000 $ par an. CQFD"

Enfin pour Henri, "la France est un pays ou il fait bon vivre quand on appartient à certaines catégories" (riches profitant de la complexité fiscale, fonctionnaires ou assistés). "Pour les autres catégories de Français, il est dur de vivre en France. instabilité juridique, criminalité, transports en Île de France relativement désastreux, prix de l'immobilier complètement hors de portée, impôts. Les classes "moyennes" et un peu au-dessus portent tout le poids des autres en France. "


Français installés à l'étranger (inscrits au registre) : +80% de 1995 à 2011

Entre 2002 et 2011, 600 000 français, surement des plus productifs, ont fui le pays. 1% de la population. Et m'est avis que la courbe va exploser...

On comprend mieux pourquoi la gôche n'a plus que l'appel au patriotisme pour tenter de faire rester les vaches à lait afin de pouvoir continuer la traite pour les clientèles de son modèle "social".

D'ailleurs, dans la propagande, personne n'a naturellement relevé cet appel au patriotisme par la gauche, terme pourtant profondément ancré dans la tradition de droite.

Comme si ce pays avait quoi que ce soit de restant qui puisse justifier le terme de patrie.

Il n'y a plus de cohérence, de communauté de destin dans ce pays. La gôche s'est justement attachée à la détruire méthodiquement depuis 30 ans.

Et elle arrive devant l'impasse annoncée depuis longtemps ici : sans cohérence, sans communauté de destin, pas de solidarité possible. Comme aux USA...

La France n'est plus une patrie, ce n'est plus qu'un bilan comptable ultra déficitaire.

Et je ne vois pas pourquoi les jeunes devraient se sentir solidaires d'un bilan comptable.

Ils ont bien raison d'envoyer se faire foutre ce "pays" et son modèle "social"...


Sans surprise, les pays les plus socialistes sont loin de séduire, alors que les pays relativement plus libéraux que la France attirent, en particulier les pays anglophones : Henri a choisi le Canada : "C'est le pays le plus facile d'accès au monde en dehors des autres pays européens. Facile par les lois sur l'immigration, facile par la proximité linguistique (mais pas culturelle), facile par les 6h d'avion qui nous séparent de Paris (à contrario de Wellington, NZ ou Sidney, AUS...)."

Pierrick a lui choisi l'Australie : "j'ai décidé de partir pour 1 an minimum à Melbourne via un visa working holiday". Le tout pour un départ dès début septembre.

Matt lui étudie plusieurs options : "Après, Canada, USA, Japon ou même Mongolie, de toute façon je suis certain que d'ici peu de temps on m'accordera un statut de réfugié politique…"

Jean envisage pour sa part "les États-Unis qui ont notre préférence, pour le ratio espace/liberté/sécurité et distance de la France (famille...). S'installer en Afrique, OK, mais, malgré une stabilisation politique, y investir n'est pas toujours si évident. L'Afrique du Sud présente de très bonne opportunités financières (les entreprises sont peu chères). L'Australie encore plus, mais la distance reste un sacré frein pour les vacances scolaires des enfants."

vendredi 1 juin 2012

Quand le guardian sort un test pour savoir où émigrer...

Perso il m'a sorti l'Australie à la fin...

Where should you emigrate? – quiz
The Guardian, 01/06/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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1. Which of these natural environments appeal most?

  1. A forest of fir trees in Jasper National Park, Canada
  2. Simpson Desert, Queensland, Australia
  3. mozambique
  4. Aerial shot of the Amazon forest
  5. Argentina's Mataderos


...

mercredi 22 février 2012

Où s'exfiltrer ?

Ca fait plein de fois qu'on me demande en commentaires où se barrer pour ceux qui veulent fuir le village Potemkine France.

Il n'y a pas de réponse simple, mais si vous partez, c'est j'imagine pour trouver un pays stable, prospère, qui a un avenir, et où refaire sa vie.

Du coup, deux indicateurs me semblent pertinents...

Le PIB par habitant pour des raisons évidentes :


La balance courante qui indique les fuites/rentrées de devises du pays (retour sur investissements et excédents commerciaux) :


Il y aurait surement des tas d'autres critères, en tête duquel se trouve la langue bien entendu.

Mais sur ces deux critères, plusieurs pays semblent intéressants et font à la fois partie des pays riches et à l'économie robuste :
   En Europe : Suisse, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Belgique, Suède, Finlande, Norvège
   En Amérique du Nord : Canada
   En Amérique du Sud : Argentine, Chili
   En Asie : Corée, Japon, Taïwan, Singapour, Malaisie
   Au Moyen Orient, pour les aventuriers qui n'en veulent : Israël, Arabie Saoudite, Qatar, Kowaït, Oman, UAE (même si pour les pays arabes, tout ça tient surtout à une manne pétrolière amenée à disparaître à terme)

Et on pourrait même selon ces critères inclure la Russie.

Voila, ces critères sont tout sauf parfaits (avec notamment la Russie ou des pays pas franchement riches comme en Amérique du Sud), et ne disent notamment rien sur les inégalités, mais permettent déjà de faire un premier tri entre les branle musards de la mondialisation et ceux où il fait (et fera) surement bon vivre demain.

Enfin, pour les convaincus du Peak Everything, malgré une balance courante bien rouge, vous pouvez surement rajouter l'Australie... Leur bulle de crédit est en train de péter là bas. Une fois l'ajustement fait, leur situation économique sera surement moins en apesanteur. Pour peu qu'ils aient encore besoin d'immigration après ça...

mercredi 8 février 2012

Plus grave que les polémiques sur l'immigration, la question de l'émigration des Français

Sujet dont j'ai déjà pas mal parlé, celui de l'émigration des français qui se sortent les doigts... cf ici, ici ou encore ici.

La vraie élite de la France qui s'enfuit... "Qu'ils s'en aillent tous" qu'il disait le candidat de l'extrême rente... Il croyait pas si bien dire... Je sais pas qui ils vont pouvoir massacrer d'impôts à terme pour payer les grasses rentes à leurs clientèles politiques...

Plus grave que les polémiques sur l'immigration, la question de l'émigration des Français
atlantico, Gaspard Koenig, 07/02/2012 (en Français texte en français )
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Une révolution silencieuse est en cours. A l’heure où l’on s’intéresse tant aux électeurs, j’aimerais vous parler de ceux qui ont déjà voté – avec leurs pieds. A l’heure où l’on parle beaucoup des dangers de l’immigration, j’aimerais vous parler d’un symptôme bien plus grave : l’émigration.

Le nombre de Français partis vivre à l’étranger est en hausse vertigineuse. En dix ans, il a augmenté de 50 % ; en 2011 seulement, de 6 % - un record. Officiellement, 1,6 million de Français résident hors de France, chiffre qu’il faut au moins multiplier par deux pour prendre en compte tous les Français non-inscrits sur les registres des consulats.

Moi-même, je suis arrivé à Londres il y a près de trois ans. La plupart des compatriotes que je croise pensaient vivre une expérience de quelques mois, et sont finalement restés cinq, dix, vingt ans.

Cessons d’abord de croire que les émigrés sont mus par la seule obsession d’échapper à l’impôt. Contrairement à la rengaine encore lue dans Le Monde daté de ce mardi, « l’exil fiscal » ne touche qu’une poignée d’ultrariches dotés de coûteux avocats fiscalites, qui ne valent guère la peine qu’on s’intéresse à eux. Au Royaume-Uni, pour les 99% de Français qui travaillent, l’imposition est, bon an, mal an, la même qu’en France - voire encore plus sévère, car la tranche supérieure d’imposition y est aujourd’hui plus élevée.

Tous ces débats sur l’exil fiscal ne servent qu’à masquer une réalité bien plus embarrassante pour notre pays. Car ce que les Français, de tous les milieux et de tous les secteurs viennent chercher à Londres, c’est la liberté. La liberté d’entreprendre, la liberté de tenter sa chance. L’Angleterre, malgré tous ses défauts, est un pays où les entrepreneurs ne croulent pas sous la paperasse, où les business angels sont encouragés, où la concurrence est libre (les minicabs rigolent bien du monopole des taxis parisiens !). Un pays où le marché du travail, flexible, permet à chacun de se lancer quel que soit son diplôme ou son accent, où les serveurs peuvent rapidement devenir managers et les agrégés d’histoire travailler dans la finance. Un pays ouvert sur le monde, où les étudiants étrangers ne sont pas renvoyés dans leur pays, où la « démondialisation » ferait sourire.

Nicolas Sarkozy avait compris, en 2007, cet état d’esprit conquérant, cette envie de prendre des risques, de créer des opportunités nouvelles. En venant prononcer un mémorable discours de campagne à Londres, il avait su trouver les mots pour décrire la « société bloquée » à laquelle nous, Français de Londres, cherchons à échapper. « Revenez ! » nous avait-il lancé.

Nous ne sommes pas revenus. Et il n’osera sans doute pas revenir non plus, car il nous a trahi. Après quelques tentatives de libéralisation vite avortées (comme la Commission Attali), il a rendu la France à sa tradition de dépense publique, de gabegie administrative, de repli sur soi. Il a rendu la politique aux politiciens.

A quand la croulantocratie à 2000€ de rente par mois va-t'elle réussir à fermer les frontières pour s'assurer que la traite des jeunes tombe bien chaque mois dans la besace ? En tous cas, il est urgent d'agir. La rente est en danger ! Il n'y aura bientôt plus personne à traire.

dimanche 2 octobre 2011

Ces 10 dernières années, un français sur 50 s'est enfui de France

En ce moment même, sur la 6, Enquête Exclusive sur la vie à Berlin. Un pouvoir d'achat incomparable. Un immobilier plus qu'abordable... Pour le prix d'un studio à Paris, un T3 à Berlin... Dès que j'ai le lien, je vous le mets...

Un avant goût... Même si M6 forcément... fait du M6...


Sinon, je cherche des statistiques sur l'émigration française, des chiffres sur ces français qui s'enfuient du village Potemkine France. Et là, c'est le black out... Google me propose même systématiquement de remplacer "émigration" par "immigration"... A croire que c'est totalement tabou...

En cherchant bien j'ai quand même trouvé quelques chiffres à gauche à droite...

Si vous avez des stats précises sur la France qui s'enfuit, je serais vraiment preneur...

Mais le peu que j'ai trouvé est déjà particulièrement explicite... On comprend mieux qu'il faille faire le black out complet dessus...


Expatriés … ou émigrés : 100.000 français quittent le pays tous les ans !
Le think tank francais-etranger.org, 24/10/2010 (en Français texte en français )
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En dix ans, la population française établie hors des frontières se serait accrue de 40%. Ce sont les chiffres publiés au 31 décembre dernier par l'Assemblée des Français de l'Etranger (AFE). Soit une augmentation de 3 à 4% par an et un total de plus de 2 millions de Français installés à l'étranger. Estimation seulement car l'inscription au registre mondial n'est pas obligatoire.

Le think tank francais-etranger.org pense que ce chiffre serait beaucoup plus proche de 3 milions.

Une enquête réalisée par la Direction des Français de l’Etranger et des Etrangers en France (DFAE) « Enquête sur l’expatriation des Français en 2008 » témoigne que « pour de nombreux sondés, le niveau élevé de chômage, ainsi que la difficulté à trouver un emploi en France malgré la détention d’un diplôme ont été des facteurs déterminants de l’expatriation ». Il est à noter ensuite qu' « une partie des expatriés se déclare ainsi inquiète devant la « dégradation du climat social », quand l’autre déplore l’incapacité de la France à « s’adapter au changement » et les blocages engendrés par les corporatismes ».

Cette enquête donne des indications précieuses que vous pouvez consulter à cette adresse

La stigmatisation des français de l'étranger par certains hommes politiques comme le député socialiste Jérôme CAHUZAC (voir notre article du 10 octobre) en les faisant passer pour des nantis, des exilés fiscaux ou même parfois des traitres à la nation est irresponsable, démagogique et démontre à quel point de nombreux hommes politiques français ont une méconnaissance totale du monde actuel et des challenges qui attendent notre pays.

Vous lisez bien. 3 millions de français qui se sont enfuis. Dont 40% sur les 10 dernières années. Ça veut dire plus d'un million en 10 ans ! Une personne sur 60 ! Ça va peut-être commencer un peu à se voir non ? Ou alors peut-être faut-il absolument éviter d'en parler de peur de créer des vocations... Et ça, c'était avant la crise et le début de l'effondrement du modèle-français-que-le-monde-entier-nous-envie... On va bientôt pouvoir parler de diaspora française...

LES FRANÇAIS À L’ÉTRANGER : ÉMIGRÉS ou IMMIGRÉS ?
détentions et rétentions carcérales, 04/12/2008 (en Français texte en français )
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Hervé Le Bras, démographe, mars 2008. : Habitués à envisager la France comme un pays d’immigration, nous sommes mal armés vis-à-vis du phénomène de l’émigration. L’appareil statistique ne nous renseigne en rien sur cette émigration qu’il ignore sous l’emprise d’un sens commun selon lequel les Français ne quittent jamais définitivement leur pays mais s’expatrient .

Nous entendons parler quotidiennement d’immigration et beaucoup moins d’émigration. Pourtant, ce qui caractérise les migrations, c’est bien le mouvement… Et si des étrangers souhaitent vivre en France, des français partent aussi vivre à l’étranger.


Carte de la répartition des français vivant à l’étranger en 2006
(source : La Documentation Française).

Il y a environ 2 millions de français établis hors de France.

Il est difficile de connaître le nombre exact de Français partis s’installer à l’étranger car « l’inscription sur le Registre mondial des Français établis hors de France est une démarche administrative facultative ». Sur les 2 millions de Français supposés, seul 1,3 million sont effectivement inscrits au registre.

Il semble en tout cas que les français quittent de plus en plus la France :

En août 2003, Bernard Gentil écrit pour l’insee : « Après une période de quasi-stabilité de 1984 à 1990, la population française immatriculée à l’étranger augmente fortement de 1991 à 2002″.

Et, en ce moment, nous pouvons lire sur le site du ministère que « Au vu de la tendance observée les années précédentes par nos ambassades et consulats, la population française établie hors de France a augmenté ces dix dernières années en moyenne de 3 à 4% par an ».

Mais alors, où vont donc nos chers compatriotes ?

51% d’entre eux sont établis en Europe, 20% dans les Amériques, 15% en Afrique, 8% au Proche et Moyen-Orient et 6% en Asie.

Plus précisément, voici les 10 premières destinations étrangères des français en 2007 selon le Ministère des Affaires étrangères et européennes.

1) Suisse : 132 784
2) États-Unis : 111 875
3) Royaume-Uni : 107 914
4) Allemagne : 99 288
5) Belgique : 81 608
6) Espagne : 69 290
7) Canada : 63 732
8) Israël : 49 137
9) Italie : 44 561
10) Maroc : 34 097


LE SOLDE MIGRATOIRE FRANÇAIS :

Qu’en est-il alors du solde migratoire français ?

Le solde migratoire peut se définir comme la différence chiffrée entre immigration et émigration. Bien sûr, il n’y a pas que des français qui quittent la France ; des personnes de nationalités différentes peuvent partir, elles seront également considérées comme des émigrés. Le solde migratoire est donc l’excédent annuel des entrées sur les sorties.

Selon le démographe Hervé Le Bras, le solde migratoire est quasi nul. Cependant, il est « politiquement difficile d’assumer une position affirmant que le solde migratoire avait été quasiment nul entre 1990 et 1999 (environ 6600 personnes par an en moyenne) alors que l’opinion se sentait envahie par l’étranger. Mais cette présentation fallacieuse a un coût. Elle aura empêché l’émergence d’une réflexion sur l’émigration des Français ».


Sauf qu'on les voit venir avec leurs gros sabots nos clowns à roulettes, jamais à court d'idées pathétiques pour trouver de l'argent gratuit...

La dernière "riche" idée ?

Taxer ceux qui se sont enfuis de ce pays authentiquement de merde    Je les avais déjà entendus sur BFM évoquer ouvertement cette idée (Arthuis si j'ai bonne mémoire). Alors on commence naturellement par donner un susucre avec des postes de députés... Pour contrer le légitime "no taxation without representation".

Comme si l'assemblée "représentait" le peuple au passage    Ça se saurait (je ne vous refais pas le topo sur les 0,2% de sièges du Modem à l'assemblée pour 7% des voix...)

Et en prime, un secrétariat d’État de rentiers sert-à-rien, dédié aux français de l'étranger, pour faire beau...

Véridique    Décidément, ils ne changeront jamais nos clowns à roulettes... Un problème ? Vite ! Des fonctionnaires !   



Document pas inintéressant au passage...
La part des moins de 18 ans s’établit à 27,1 %, quand ces derniers représentent 22,2 % de la population métropolitaine. Celle des 18-59 ans s’élève à 59,4 % (55,6 % sur le territoire français). Seuls 13,5 % de nos compatriotes expatriés inscrits au registre sont âgés de 60 ans ou plus, contre 22,2 % pour l’ensemble de la population française.

Par ailleurs, il ressort de l’analyse des commentaires libres émis par une fraction de l’échantillon qu’un nombre significatif de nos compatriotes a cherché dans l’expatriation une alternative face à la persistance d’un niveau de chômage élevé en France et au risque de déclassement social.

Le tout pour pouvoir ensuite arriver avec une belle et jolie taxe sur la France productive ou riche qui s'est enfuie... Arthuis, toujours si j'ai bonne mémoire, parlait de 10% des revenus...

On voudrait recenser les déviants qu'on ne s'y prendrait pas autrement...


Et tout le pdf est du même acabit... On a même le nombre d'actes de naissance émis... "Regardez comme la France bosse bien pour vous"... Payez des impôts sioupléééé !

Ils sont désespérés les cons