dimanche 20 janvier 2013

Schistes : bon ben ça se confirme, c'est un feu de paille

Et encore un gros mensonge venant des USA...

A mon avis, au rythme où ils les enchaînent, ça sera plus simple de mettre en avant ce qui est vrai dans toute leur propagande que l'inverse...

Oil Guru Destroys All Of The Hype About America's Energy Boom
Business Insider, Rob Wile, 20/01/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien


Le gigantesque gisement de Bakken.

En vert, le nombre de barils de pétrole extraits par jour (sans compter le pétrole utilisé d'ailleurs pour l'extraction et l'EREOI), et en bleu pointillé, le nombre de puits.

Tout est dit...

Après le chômage qui baisse, la reprise économique, la croâssance, la reprise de l'immobilier, encore un gros bobard de plus...

La donne du peak oil semble donc inchangée... Tout au plus, ils ont gagné 5 ans.

15 commentaires:

  1. Gagné 5 ans... Bravo.

    Et ça nous permet de :

    -retomber sur nos pieds

    -et de comprendre pourquoi les USA tournent TOUJOURS au MO, autour des cadavres de la Syrie, de l'Iran etc., malgré toutes les sottises qu'un nombre stupéfiant de crétins racontent à longueur de média.

    Rien n'a changé. L'objectif final n'a pas changé.

    RépondreSupprimer
  2. Question : pourquoi le nombre de puits fait-il du surplace depuis Juin 2010 (même si ça ne change pas la donne) ? Ils ont arrêté de forer?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est un graphique pour illustrer le taux de déclin. Si on augmente pas constamment le nombre de puits, la production s'effondre.
      Mais pour l'instant le nombre de puits progresse toujours :
      http://www.businessinsider.com/arthur-berman-shale-is-magical-thinking-2013-1#he-says-bakken-oil-production-has-increased-to-573000-barrels-per-day-from-4874-producing-wells-the-average-well-is-118-barrels-of-oil-per-day-and-each-well-costs-115-million-7

      Supprimer
  3. ben oui c'était une niche fiscale.
    mais suffisant pour passer les élections, et enfumer tout un tas de personnes, comme Charles Gave qui y croit encore, ou même Attali que je pensais mieux informé !

    et puis les gens sont demandeur de cornucopisme.

    RépondreSupprimer
  4. En complément sur le sujet, lire les 2 articles de Dedefensa

    http://www.dedefensa.org/article-gaz_de_schiste_la_bulle_nul_n_chappera_11_01_2013.html

    http://www.dedefensa.org/article-gaz_de_schiste_la_bulle_nul_n_chappera_ii_16_01_2013.html

    RépondreSupprimer
  5. http://www.dedefensa.org/article-gaz_de_schiste_la_bulle_nul_n_chappera_11_01_2013.html

    RépondreSupprimer
  6. Ils ont arrêté de forer parce qu'en aillant creusé des milliers de puits en 2-3 ans, ils ont fait descendre le prix du gaz de 30%, rendant la plupart des puits, de fait, non rentables.

    Donc ils ont très rapidement mis une pause aux forages. Et je crois qu'ils ont bien fait.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Là c'est du pétrole de schiste, pas du gaz.

      Supprimer
  7. Mais non. Ils ont tellement tiré sur la vache que les prix
    se sont effondrés, l'offre étant devenue trop importante.
    Du point de vue des producteurs il faut que l'offre se purge
    pour que les prix remontent et que leurs projets redeviennent
    rentables.

    RépondreSupprimer
  8. Article du blog "petrole.blog.lemonde.fr" :

    La production d'huile de schiste se développe aujourd'hui essentiellement dans l'Etat du Dakota du Nord, sur la formation géologique dite de Bakken.

    La ruée vers le Dakota du Nord, un Etat froid et isolé à la frontière canadienne, a attiré de nombreux journalistes. Bizarrement, bien peu de confrères se sont penchés sur le cas de l'Etat américain voisin du Dakota du Nord, sur lequel s'étend également la formation de Bakken, et où l'exploitation des huiles de schiste est plus ancienne : le Montana.

    La production d'huile de schiste de l'Etat du Montana décline depuis 2006, après avoir franchi un pic légèrement supérieur à 100 000 barils par jour.

    Le déclin des huiles de schiste du Montana a été rapide. Pourtant depuis 2006, le nombre de puits n'a pas cessé d'y croître, souligne Bob Brackett, un analyste du cabinet Bernstein Research auteur d'une étude sur le potentiel de développement de la formation de Bakken.

    Bob Brackett fournit une explication au déclin du Montana familière pour les lecteurs de 'oil man', dans une interview publiée en juillet :

    "Les sites où se trouvent les ressources offrent des emplacements de forage limités/finis. Les meilleurs emplacements sont forés en premier, les moins rentables plus tard. (...) L'industrie a foré les fruits à portée de main, et n'a désormais plus accès à des opportunités de même qualité."

    Le profil typique des puits de pétrole de schiste se caractérise par un déclin quasi immédiat et extrêmement rapide des extractions :

    http://petrole.blog.lemonde.fr/files/2012/11/Bakkendeclinecurve_Bernstein.png

    La fracturation de la roche ne permet de libérer les hydrocarbures que dans un périmètre restreint. Maintenir une production élevée implique donc de creuser constamment de nouveaux puits (comme nous l'avons déjà expliqué ici). La production d'huile de schiste nécessite de forer de dix à cent fois plus de puits que pour le pétrole conventionnel, indique la direction du groupe français Total.

    Il faut environ six ans, comme on le voit dans le graphe ci-dessus, pour qu'un puits de la formation de Bakken se retrouve quasiment épuisé, devenant ce que dans l'argot de l'industrie on appelle un "stripper", c'est-à-dire un puits très peu productif. Pour l'instant, la formation de Bakken ne compte que 200 strippers parmi ses puits récents. Dans six ans, selon Brackett, il devrait y en avoir 4000, constituant la majorité des puits forés depuis le début du boom en 2006.

    Les ressources accessibles dans le Dakota du Nord apparaissent nettement plus importantes que celles qui paraissent s'épuiser dans le Montana voisin.

    Bob Brackett décrit néanmoins la nature du piège qui pourrait se refermer sur l'espoir de la renaissance de la production américaine d'or noir :

    "Toutes les bonnes choses ont une fin. Dans le cas du Dakota du Nord, cette fin n'aura pas lieu avant des années, mais il y aura là-bas le même destin" que dans le Montana.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'aveuglement des soit disant services de renseignement (ici les allemands) est stupéfiant !

      http://tinyurl.com/aro4bfo

      Du grand n'importe quoi...

      Supprimer
  9. Question: la production d'huile de schiste a surtout fortement progressé au cours de l'année 2012. Or le graphique s'arrête fin 2011. Quelqu'un a les chiffres en 2012?
    Si le potentiel des shale oil me semble effectivement limité, il ne faudrait pas jouer trop tot le mouv de hausse des prix si la prod peut repartir encore quelques mois...

    RépondreSupprimer
  10. Votre graphique est bien curieux, la production du Bakken en Dakota du Nord est donnée à 680.000 barils/jour en Octobre 2012. Et Warren Buffet annonce début 2013 qu'il va investir 200 millions de dollars dans les chemins de fer du ND pour améliorer le transport de la production de pétrole.
    Mais il est sur que pour avoir du pétrole et du gaz de schiste il faut beaucoup forer.

    RépondreSupprimer
  11. Peut on investir sans crainte dans des studios pour les ouvriers au dakota nord ? On nous fait miroiter des rendements locatifs de l'ordre de 38 % . Et même si c'est sérieux, combien de temps peut durer ce boom petrolier ?

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.