C’est mardi, on a cinq minutes parce que c’est 16:00 et c’est l’heure du thé et on tombe sur un article du Financial Times dans lequel s’exprime un certain Hugh Hendry, gérant du hedge-fund Eclectica, favorablement connu dans le passé pour avoir claqué le museau du keynésien Stiglitz qui déblatérait des énormités assez stupéfiantes sur la Grèce il y a quelques mois. Le sujet ? La France.
Et en quelques phrases bien troussées, il dresse un tableau exact et effrayant de la situation :
“France is just a year away from nationalising its banks and politicians had still not faced up to the scale of the global debt bubble that is now imploding. We have reached a profound point in economic history where the truth is unpalatable to the political class – and that truth is that the scale and magnitude of the problem is larger than their ability to respond – and it terrifies them. Bad things are going to happen and I still think the closest analogy is the 1930s.”
… Ce qui pourrait se traduire par :
« La France est tout juste à un an de nationaliser ses banques, et ses politiciens n’ont toujours pas compris la taille de la bulle globale de dettes qui est en train d’exploser. Nous avons atteint un point critique dans l’histoire économique où la vérité est nauséabonde pour la classe politique - et la vérité, c’est que l’échelle et l’ampleur du problème sont bien plus grandes que leur capacité de réponse, et cela les terrifie. De bien mauvaises choses vont arriver et je pense que l’analogie la plus proche, ce sont les années 30. »
Hugh est un gros pessimiste. Mais jusqu’à présent, son fonds a réalisé des performances notables (12.1% en 2011). Difficile d’imaginer qu’il ne raconte que des bêtises.
Hendry va plutôt dans mon sens, quand j'explique que Hollande va être le président qui va assister à la chute libre du pays...
Et c'est très clair que l'équipe en place depuis mai donne un sentiment d'amateurisme total. On pensait ne pas pouvoir faire pire que Sarkozy, et bien on dirait qu'on en prend tout droit la direction...
Ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils appuient sur toutes les manettes en même temps avec dans la main le manuel du parfait débilos keynésien tenu à l'envers... Et tout ce qu'ils savent faire c'est augmenter les impôts, détruire encore plus la compétitivité et les incitatifs, pour éviter par tous les moyens que leurs clientèles qui biberonnent à la dépense publique retouchent le sol.
Leur seul logiciel, c'est de distribuer des susucres à crédit. Ils ne savent faire que ça... Comment pourraient-ils redresser un pays ?
Et vu ce qui nous vient sur la tronche, je ne serais pas étonné que le père Hollande ne finisse pas son mandat.
Je commence par la chronique de François Lenglet d'hier, sur une polémique qui monte en Allemagne, alors qu'avec l'union bancaire, ils essaient de sauver la fausse épargne des riches papy boomers du sud avec les impôts des travailleurs du nord :
La Chronique de François Lenglet
BFM Business, François Lenglet, 16/07/2012 (en Français )
Despite assurances that "we always get the majority we need" by Frau Merkel, the FT reports that the Bundestag's vote this Thursday (expected to come down in favor of the bailout) will not gain the so-called 'Chancellor's majority'. While she retains an overall majority of 19 (from the ranks of her own Christian Democratic Union, its Bavarian sister party, the Christian Social Union, and the liberal Free Democratic party in her coalition), the recent ESM vote saw 26 of her supporters rebel (voting 'Nein' or abstaining) - though ended up being passed thanks to support from SPD and The Greens. While a 'Chancellor's majority' is not required to approve the EUR100 billion Spanish bailout, "Anything other than a chancellor’s majority is a defeat, and a sign of the erosion of the power of the chancellor," which leads us down the path we have noted previously of the inevitability of a referendum-like vote next year (which may just be the leave-the-Euro-coz-that's-what-the-people-want 'out' Germany has been looking for). Certainly, the vote is no panacea (politically or economically) as Jens Weidmann notes that the bailout would be more effective 'conditions' were applied across Spain, adding that "It would have a positive effect on the bond market if investors saw that the conditions... went beyond the banking sector".
Les emprunts des banques espagnoles auprès de la BCE atteignent les 337 milliards d'euros. Et 280 pour l'Italie :
Spanish Bank Borrowings From ECB Soar By €50 Billion In June, Hit Record €337 Billion
In a landmark shift in its bank "impairment" stance, the WSJ reports that "in a sharp turnaround" the ECB has advocated the imposition of losses on senior bondholders at the most "damaged" Spanish savings banks, "though finance ministers have for now rejected the approach, according to people familiar with discussions." The WSJ continues: "The ECB's new position was made clear by its president, Mario Draghi, to a meeting of euro-zone finance ministers discussing a euro-zone rescue for Spain's struggling local lenders in Brussels the evening of July 9. It marks a contrast from the position the central bank adopted during the 2010 bailout of Irish banks--which, like Spain's, were victims of a property meltdown--when it prevailed in its insistence that senior bondholders in bailed-out banks shouldn't suffer losses."
Le FMI prévient que l'Espagne et le Japon sont cuits et ne pourront jamais faire baisser leur dette publique totale sans faire défaut :
IMF Says Japan And Spain Are Done, "Debt Ratio Will Never Stabilize"
The IMF believes that advanced economy deficits will decline by about 0.75 percentage points of GDP this year which 'strikes a compromise between restoring fiscal sustainability and supporting growth". However, continued focus on nominal deficit targets runs the risk of compelling excessive fiscal tightening if growth weakens. In addition, there is a risk in the United States of political gridlock that puts fiscal policy on autopilot and results in a sharp and sudden decline in deficits—the “fiscal cliff.” What is more troubling is the significant upward revision to all of the peripheral European nations (with Greece now at 171% Debt/GDP in 2013 versus 160.9% forecast only 3 months ago). While the average debt-to-GDP ratio among advanced economies is projected to continue to rise over the next two years, surpassing 110 percent of GDP on average in 2013, debt ratios will by then have peaked in several advanced economies - though rather explosively they do not see debt ratios for Spain and Japan stabilizing.
Debt/GDP ratios seen rising across Europe and most specifically Greece is losing it again and Spain bleeding fast...
Et on finit tout naturellement avec Nigel Farage :
Quand Nigel Farage compare les eurocrates aux scientologues
Le député britannique Nigel Farage (Parti de l’UKIP – parti pour l’indépendance du Royaume Uni), eurosceptique “énergique” dont la verve n’a pas d’équivalent au sein du parlement européen. Invité récemment sur le plateau d’une émission de télévision, il a comparé récemment les eurocrates à des scientologues :
“Ce qui me surprend, c’est qu’alors que 5 pays ont déjà dû bénéficier d’un plan d’urgence dans la zone euro, et qu’un sixième est en train de se présenter, que l’opinion publique de la plupart des pays européens est en train de changer rapidement et de s’élever contre ce modèle centralisé, c’est qu’il y ait encore si peu de personnes au sein de ces institutions qui seraient prêtes à ne serait-ce qu’envisager que quelque chose cloche avec le projet européen.
Maintenant, quand je pénètre dans cet immeuble à Bruxelles, j’ai l’impression d’être entouré par des adeptes de la scientologie, des adeptes d’un culte étrange, qui continuent de croire en leur projet alors même que le désastre est général.”