samedi 7 juillet 2012

Jacques Sapir et la démondialisation

Les protectionnistes apprécieront. Interview très intéressante.

Qu'est ce que la démondialisation ? Entretien avec Jacques Sapir
04/10/2011 (en Français texte en français )


Il a une approche très intéressante du protectionnisme, surtout sur la question de la productivité.

Mais je m'en tiens à ce que j'explique depuis longtemps... Le protectionnisme ne vise pas à transférer du pouvoir d'achat "volé" par les chinois aux français, mais des français passagers clandestins du libre échange (fonctionnaires, retraités et détenteurs du patrimoine) aux français travailleurs du privé qui en chient dans le blizzard du libre échange.

On pourrait faire ça très bien en s'attaquant au nominal des "rentiers" qui se font du pouvoir d'achat sur le dos de ceux soumis aux vents de la mondialisation.

Vous passez un retraité de 2000€ à 1800€ pour un paquet de spaghetti qui reste à 1€, ou vous laissez ce même retraité à 2000€ donc sans toucher au nominal mais avec et dans le même temps un paquet de spaghetti qui passe de 1€ à 1,11€, et vous obtenez la même chose...

Mais c'est là qu'intervient l'économie "politique"...

S'attaquer au nominal des gens est politiquement insupportable. Alors que cuire la grenouille, ça, c'est politiquement bien plus efficace...

L'autre grande nuance, c'est la gestion de la dette, donc du temps... Dans le premier cas, vous avez de la déflation et le poids du passé s'alourdit. Dans le second cas, le poids de la dette s'allège...

Bref, il ne s'agit pas de faire du wishful thinking.

Il est clair que tout pointe vers un retournement du grand balancier de l'histoire entre libre échange et protectionnisme, et que le monde va aller vers plus de protectionnisme.

Mais gardez bien en tête que le protectionnisme signifie que c'est l'État, et donc les politocards, qui décident des prix, et de qui gagne combien... C'est pas pour rien qu'ils ont mis ça aux orties dans les années 80...

Tout le monde accable Thatcher, mais il faut se souvenir de ce qu'était le Royaume Uni dans les années 80, sous perfusion du FMI, avec une bureaucratie et des branles musards syndicalistes qui phagocytaient le pays...

C'est pas pour rien que le balancier de l'histoire va d'un côté à l'autre. C'est que la question est insoluble.

Sur les choses qui font consensus, personne n'en parle. Personne ne discute du fait de devoir porter un slip pour se promener dehors par exemple...

En revanche, sur ces questions là, il n'y a pas de réponse parfaite. Et l'humanité fait le balancier, d'un extrême à l'autre... Entre carnassiers "libéraux" de droâte, et branle musards de gôche nourris aux mamelles de l'argent des autres...

Bossuet : Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes

Un siècle de FED

The History Of The Federal Reserve System
ZeroHedge, 07/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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1914-1936


1936-1968


1968-1999


1999-2010

Longue interview d'Olivier Berruyer sur Ici et maintenant (la radio de Jovanovic)

[Intervention Médias] Longue interview sur RIM
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 27/06/2012 (en Français texte en français )
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Très intéressant. Notamment tout un passage sur l'enfumage qui se fait autour de cette loi Pompidou-Giscard de 73... Comme quoi la Banque de France n'a jamais prêté directement à l'État... Il annonce des billets à venir sur le sujet. A suivre...

Le papy boom en prend pour son grade également...

Très intéressant aussi sur le financiarisme (bien distingué du libéralisme), les incitatifs, la responsabilité, l'insolvabilité du système, le mark to fantasy et les banques vues comme des pompes à faux profits pour les kleptocrates, l'illégitimité de la privatisation du système bancaire qui devrait être un bien public, le dépassement de la logique du salariat et le fait d'aller vers une sorte de généralisation des SCOP... etc...

Bon enfin, c'est une interview de 3h30... C'est vaste et très intéressant...

Bruno Bertez : Silence on croque !

L’Edito du Vendredi 6 Juillet 2012 : Silence on croque ! par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 06/07/2012 (en Français texte en français )
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Le socialisme réel s’est s’est effondré il y a une vingtaine d’années.

La prétention de l’homme à jouer les démiurges , à construire un ordre social nouveau n’a pas disparu pour autant. A notre avis elle est consubstantielle à la nature humaine, elle fait partie des illusions éternelles qui permettent à une poignée d’arrivistes de s’octroyer de temps à autre , le temps d’une nième expérience, le Pouvoir, la jouissance des richesses publiques , les honneurs ….et pour certains s’ils y avaient réussi, les femmes.







Le postulat de base du socialisme, c’est la Volonté. Avec la Volonté, on peut construire un ordre social nouveau, diriger, commander la nature, les citoyens, l’âme humaine. Le socialisme, c’est le règne du “Moi je”, c’est le règne non pas du chef, mais du Maitre. Le Maitre règne non par ses actions, ses résultats mais par sa Parole. Il est évident pour prendre un exemple paradoxal amusant que Sarkozy était socialiste, il prétendait conduire, il y croyait tellement que même dans les échecs il ne supportait pas que quelqu’un les endosse à sa place, lui fasse de l’ombre. Terrible névrose que celle du Pouvoir.

Donc vous comprenez que nous prenons “socialisme” au sens large, plutôt comme équivalent de dirigisme, étatisme, constructivisme.



Par exemple, la politique, les principes d’action des banques centrales sont sous cette acception éminemment socialistes. Les irresponsables non élus qui sont à la tète de ces institutions, ces fausses élites ont conduit le monde à la ruine non pas celle que nous connaissons, mais celle qui se prépare, par leur prétention à diriger, à manipuler les mystères qu’ils ne comprennent pas.



Personne ne s’étonne de la prétention de ceux qui professent que l’Histoire s’est arrêtée avec leur naissance ou leur doctorat , de la prétention aveugle de ceux qui se posent en spécialiste de ceci comme la Grande crise de 1929 et administrent en conséquences des faux remèdes qui aggravent le mal. Pourquoi l’histoire se serait elle arrêtée à la naissance de Bernanke, Draghi , voire Hollande ou Merkel ? Quel aveuglement pousse ces gens, peut être de bonne volonté à croire qu’ils détiennent la Vérité et à partir de là , le droit de fixer le sort de leurs citoyens ? Quelle naïveté pousse ces gens à ignorer qu’ils sont eux aussi produits d’une époque et à ce titre partie intégrante de la crise qu’ils prétendent combattre? Quelle méconnaissance de l’ Histoire, la Vraie les pousse à ne pas reconnaitre que même quand ils s’y opposent, ils ne font qu’incarner des forces qui les dépassent?

Sont-ils au moins mandatés pour cela ? Non, car s’ils l’étaient ils n’auraient pas besoin de mentir sans arrêt, de tromper, de faire de la propagande, d’escamoter les liens qui unissent les causes et les effets, bref ils pourraient être honnêtes et accepter la responsabilité de leurs actes et décisions.



On nous dit quelquefois que celui qui ment accepte ses responsabilités : celles de la realpolitik. Cela est faux, il accepte ses responsabilités politiciennes de menteur, pas celle de véritable chef chargé d’un mandat dont il doit rendre compte dans la transparence. Le Français Hollande aurait il été élu si il avait annoncé la révision en forte baisse des perspectives de croissance pour le lendemain de son intronisation, aurait il été élu sur l’austérité des fonctionnaires , sur la reconnaissance du caractère mythique de l’eurobond ? L’illégitimité des élections dans nos systèmes est un problème tellement aveuglant qu’on ne le voit pas. On l’oublie, mais il revient en boomerang par le biais de l’absence de consensus et de soutien aux politiques mises en œuvre. Ce que tous ces irresponsables ne veulent pas voir, c’est que l’on a touché les limites d’un système fondé sur le mensonge, au delà des perceptions, ce qui fait retour, ce qui s’impose et que l’on avait oublié c’est le réel. Nous sommes dans une phase longue de ce que l’on peut appeler une réconciliation. Au delà de la manipulation, pour réussir il faut l’adhésion, adhésion aux sacrifices, aux efforts, aux reformes.

Mais non , c’est toujours “ce n’est pas moi, c’est l’autre”, “c’est la faute à pas de chance “, ”c’est la faute à l’héritage” la faute au monde réel qui résiste etc etc. Comme si quand on se permet l’audace de prendre en charge le réel on ne devait pas, avant, faire l’inventaire de la situation, du possible marquer ainsi les limites de son action ou de sa réussite.

Le phénomène majeur, au centre de la crise, si on veut la désigner ainsi, mais vous savez que ce n’est pas notre conception, le phénomène majeur, c’est la Volonté incroyable de contrôler les prix, les prix centraux que sont les taux d’intérêt, la valeur de la monnaie, la valeur du change, le prix des assets, la valeur des dettes. Cette Volonté de contrôler les prix, on ne le dit pas assez est Volonté de contrôler, maitriser les comportements. Car qu’est ce qu’un prix, si ce n’est la manifestation concrète des préférences, des choix des souhaits des gens ?



Les prix sont un Système, un système de confrontation et choix sous contrainte de rareté, un prix n’a de sens que par rapport a un autre et c’est ce système qui gouverne, motive, anime les comportements individuels. Le système des prix gouverne les choix, ce ne sont pas les hommes, les gouvernements ou les banquiers centraux qui gouvernent, c’est le système. Il exprime les préférences des gens non seulement dans le présent, mais aussi dans le temps, dans le moyen et long terme. Et ce système est hautement, hautement, hautement complexe. C’est pour y avoir interféré par le biais de la gestion monétaire que les irresponsables que sont les banquiers centraux et les gouvernements ont provoqué la crise. Ils ont joué aux apprentis sorciers en voulant pousser les feux de la croissance pour financer le beurre, les canons, les drones et surtout leur maintien en place.

Plus la crise se développe et moins la prétention de ces gens ne connait de limites. De proche en proche ils sont obligés, le système faisant eau de toutes part , de contrôler de plus en plus. Qu’est ce que les soi disant accords du sommet européen des derniers jours si ce n’est un accord pour tenter de contrôler les prix des titres bancaires, actions, obligations, CDS, les prix des obligations souveraines, les spreads.. Tenter de s’opposer à leur dévalorisation, tenter de maintenir la fiction qu’ils valent encore quelque chose. Tenter de s’opposer à leur retour aux normes historiques. Car on ne dit pas assez, les taux italiens par exemple, avant l’euro, sur une moyenne de 20 ans étaient à quelques dixièmes de pourcent prés…. au niveau d’aujourd’hui !

Et ce contrôle, il entraine d’autres contrôles, le contrôle de la valeur de l’épargne des citoyens que l’on s’efforce de canaliser à son profit, le contrôle comme en France des loyers, le contrôle des rémunérations, des patrimoines, bientôt celui des mouvements de capitaux et des personnes. Le contrôle de l’épargne c’est à dire la répression financière est un gigantesque transfert des citoyens vers les emprunteurs, vers l’état, vers les banques. Les masses en jeu sont des multiples des hausses d’impôts bidons que l’on met en évidence par démagogie. On fait semblant par le jeu sur l’impôt de prendre aux riches, mais par le jeu du contrôle des prix, des taux d’intérêt, on les engraisse et les rend de plus en plus, relativement et dans l’absolu, de plus en plus riches. Sait on que maintenir les taux d’intérêt 4% en dessous du taux normal sur 10 ans équivaut à faire un cadeau aux emprunteurs de 25% du montant de leur dette. Et qui est emprunteur ? L’état, ses banques par le biais de vos dépôts etc. Sur la voie choisie, il n’y a pas de limites car de proche en proche tout devient menaçant pour les dirigistes, étatistes, socialistes, constructivistes, il y a toujours une faille par ou les choix individuels s’expriment. La prédation fiscale et les contrôles qui en découlent sont des produits du contrôle des prix, ils sont un moyen violent de faire faire aux gens ce qui est contraire à leur intérêt. Plus un système s’enfonce dans le contrôle des prix, plus il devient répressif.



De proche en proche le contrôle des comportements individuels se généralise, celui des entreprises aussi car il faut pallier au chômage que soi même l’on crée, en détruisant la confiance, l’investissement, en tuant les incitations.

La révolution technologique a accompli des miracles, qu’en reste t il ? Que reste t il de ces deux décennies de progrès sans précédent ? On reprend par l’austérité, l’impôt , le peu qui avait été gagné. On tue les retraites futures, on détruit les légitimes protections sociales, je parle de celles qui sont légitimes, car les autres on n’ose pas y toucher, démagogie et clientélisme obligent. La honte de la situation présente, c’est le gâchis. Car la comparaison doit être faite non avec le présent, avec ce médiocre présent que l’on connait, mais avec les promesses que le progrès devait permettre de tenir. Qui ne voit que les soupes populaires, les tickets d’alimentation, les chiffres du chômage, l’insécurité, sont encore plus honteux à notre époque qu’ils ne l’étaient dans le passé puisque grâce à l’innovation, grâce au dynamisme des entreprises, nous avons eu, tous les atouts de la prospérité.



Et pendant ce temps les profiteurs, les agents d’influence du Socialisme paradent dans les salons, dans les médias, donneurs de leçons, arrogants, dégoulinants de suffisance et de caviar.

Et pendant ce temps les fausse droites bavassent, s’affrontent par micros interposées pour savoir qui aura le droit de s’auto proclamer chef de l’opposition, sans un regret pour les fautes qu’ils ont commises, sans un regard pour les dégâts qu’ils ont provoqués, sans un souci pour les intérêts de ceux qu’ils prétendent représenter.

Et pendant ce temps les corps intermédiaires, repus de la satisfaction du devoir accompli en portant au pouvoir les socialistes s’enfoncent dans la veulerie de leur récompenses imméritées. Ils entretiennent l’ignorance des peuples, les idées fausses, véhiculent les propagandes simplistes de l’égalitarisme … qui bien sur ne s’appliquent pas à eux.

Personne ne cherche à comprendre, personne ne cherche à expliquer, silence on croque.

L'affaire du LIeBOR s'étend

Suite de l'affaire sur LIeBOR...

Bob diamond, le PDG de Barclays qui a sauté, avait expliqué qu'il avait agi ainsi qur conseil de la banque d'Angleterre. Mais ô surprise, il se rétracte... Je serais curieux de savoir comment ils ont réussi à lui arracher ce reniement.

Quoi qu'il en soit le mal est fait. Il est évident pour tous depuis longtemps que l'occident n'est plus qu'un hedge fund qui cherche à se faire paraître plus riche qu'il ne l'est. Et politiques, autorités monétaires et banquiers sont engagés totalement dans cette propagande financière...
Former head of Barclays pulls back from implicating Bank of England
Irish Times, 05/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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On Tuesday, the bank published a note made by Mr Diamond during the height of the financial crisis in 2008, which claimed that senior figures in Whitehall had put pressure on the Bank of England to get Barclays to lower its daily quote for the Libor inter-bank market.

Mr Diamond pulled away from pursuing the confrontation yesterday before the House of Commons treasury committee, saying he had not believed he had been instructed by the Bank of England deputy governor, Paul Tucker, to cut Libor rates.



Et l'affaire s'étend alors que les investigations concernent désormais Citigroup et JP Morgan...

Aux Etats-Unis, Citi et JPMorgan touchées par le scandale du Libor
Le parisien, 06/07/2012 (en Français texte en français )
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Le scandale des manipulations de taux du Libor par la banque britannique Barclays touche les banques américaines Citigroup et JPMorgan Chase, qui font l'objet de demandes d'informations de la part de régulateurs et enquêteurs, voire de poursuites de clients s'estimant lésés.



Et en Allemagne, la BAFIN (leur AMF locale) ouvre aussi une investigation sur Deutsche Bank. Le cours de Deutsche Bank dévisse :
Deutsche Bank Shares Slide As Bafin Discloses Liebor Probe Of Biggest German Bank
ZeroHedge, 06/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Germany’s Bafin Holding Libor Inquiry on Deutsche Bank: Reuters

USA : class action contre General Motors pour "channel stuffing"

Suite du feuilleton channel stuffing chez General Motors...

Class Action Lawsuit Filed Against GM For Channel Stuffing
ZeroHedge, 06/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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In a classic example of "speak of the devil", we were barely done with hitting save on pour earlier article (in a series going back to 2011) describing the relentless (and innovative) machinations conducted by GM to perpetuate the myth of swift sales absorption when in reality it is nothing the age-old gimmick of channel stuffing, that we got notice that General Motors was being sued by a group of IPO investors (nursing losses of about 40%), for precisely this: "In connection with the IPO, and in order to assuage concerns that GM was predicting revenue based on production rather than actual sales, GM falsely assured investors that it was actively managing its production by monitoring its dealer inventory levels. Additionally, GM assured investors that in 2011 it would improve inventory management, which would improve average transaction price. These statements were false when made. In July 2011, reports began to surface that GM had engaged in an extraordinary inventory build-up. In particular, an article published by Bloomberg on July 5, 2011 revealed that GM may have been unloading excessive inventory on dealers, a practice known as "channel stuffing," in order to create the false impression that GM was recovering and sales and revenues were rising."

USA : l'extraordinaire bilan d'Obama sur le chômage

Souvenez vous de ce graphique de 2008, comme quoi avec Obama et sa bande de clowns, le redressement productif, c'est maintenant !   

You've Seen It Before, And Here It Is Again: "The Chart That Tears Apart The Stimulus Package"
ZeroHedge, 06/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Une semaine d'hopium et la dislocation reprend

Bon ben voila... L'euphorie aura tenu une semaine cette fois ci. C'est mieux que les 3h de la fois d'avant, mais ça reste minable... L'Europe perd toute crédibilité...

Personne ne veut faire leur saut fédéral. Et heureusement.

Il resterait peut-être encore une once d'amour de leur pays à nos dirigeants. Ils ne sont pas prêts à renoncer à des millénaires d'histoire juste pour sauver la fausse épargne de la génération d'escrocs du papy boom.

Mais personne ne veut non plus appuyer sur le gros bouton rouge de la fin de ce frankenstein qu'est l'euro... Personne ne veut en prendre la responsabilité et tout le monde attend que ce soit l'autre qui craque...

En tous cas, ils sont plutôt silencieux en ce moment nos clowns. J'espère qu'ils sont en train de nous préparer en cachette un plan pratique pour sortir de l'euro de manière effective et qui ressemble à quelque chose...




Le taux à 10 ans espagnol est revenu à 7% :
Spain Yield Back Above 7%
ZeroHedge, 06/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Summit full life: One week. Literally.




Côté actions idem... L'hopium fait pschiiit...

Ici l'eurostoxx 50 :


Et l'euro dérouille aussi...
The Only Thing We Have To Hope Is Hope Itself
ZeroHedge, 06/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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EURUSD has retraced 150% of the post-EU Summit rally (thanks to ECB cuts as well as hope fading)...

Et on est à 1,2282 maintenant...

L'euro a vraiment dérouillé... Ça fait comme une mini dévaluation... Avec ses aspects positifs et négatifs. Moins de chômage d'un côté. Mais de l'autre, avec le pétrole qui remonte en même temps, vous allez le sentir à la pompe ça. Idem sur les cours des céréales...


Côté politique, on a quand même eu cette bombe de la Finlande... On commence à se diriger ouvertement vers une sortie de l'euro :
La Finlande prête à sortir de l'euro si elle doit payer les dettes des autres
L'expansion, 06/07/2012 (en Français texte en français )
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La ministre des Finances Jutta Urpilainen, le démontre une nouvelle fois dans le quotidien financier Kauppalehti. "La Finlande est engagée à être un membre de la zone euro et nous estimons que l'euro est bénéfique pour la Finlande. Toutefois, la Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique européenne", déclare-t-elle. "La responsabilité collective pour les dettes (...) et les risques d'autres pays n'est pas ce à quoi nous devons nous préparer", ajoute-t-elle.



Angela Merkel, et sa stratégie du pourrissement, au plus haut de sa popularité en Allemagne :
Popularité: Angela Merkel au plus haut
Reuters via Le Figaro, 05/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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La cote de popularité de la chancelière allemande Angela Merkel est à son niveau le plus élevé depuis trois ans, avec 66% d'opinions positives, selon un sondage publié aujourd'hui.

C'est autre chose que les 30% de popularité systématiques de nos pignoufs locaux au service de la rente...

Et Hollande qui espérait que le SPD prenne les renes...   

Surtout que le SPD s'oppose en ce moment à Merkel en dénonçant les engagements de vendredi dernier...


Et en Allemagne, tous les corps constitués résistent à ce saut fédéral. Avec même cette fois, la Bundesbank elle même :
German Central Bank Head Warns Merkel on Repeated Weakening of Positions; Third Front Against Merkel
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 07/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Chancellor Angela Merkel is now under pressure from a third front, this time, from Jens Weidmann, president of the Bundesbank (Germany's Central Bank).

The Financial Times reports Weidmann warns Merkel over weakening
Germany’s top central banker has criticised the decisions of last week’s summit to help debt-laden eurozone members, warning that the bloc was “constantly mutualising risks and weakening the agreed rules”.

“Fiscal aid should be the last resort of crisis management,” said Jens Weidmann, president of the Bundesbank. “This position has by now been recognisably weakened.”



Et pour finir, le compte Target 2 de l'Allemagne...
German TARGET2 Claims Soar To €729 Billion
ZeroHedge, 06/07/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Faillites bancaires US au T2 2012



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