| A Chaud!!!!Du Mercredi 23 Mai 2012 : La Bourse est un piège. Nième avertissement par Bruno Bertez |
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 23/05/2012 (en Français )
|
| → lien |
Nous nous souvenons, en 2009 alors que les mesures monètaires non conventionnelles et les dépenses keynésiennes se dessinaient, nous nous souvenons avoir écrit : “Sur le long terme la seule position possible est l’achat d’actions. Nous ne croyons pas à une hausse réelle des assets à risque, mais nous croyons dur comme fer à une hausse de misère.”
Nous définissons la hausse de misère comme provoquée par la surabondance de monnaie et sa détérioration. La hausse de misère ne protège pas contre la dépréciation de la monnaie, mais elle est permet une relative protection. L’activité vivante des entreprises permet une meilleure défense que le contrat mort que constituent les titres de dettes.
Attention la hausse ne sera pas linéaire, au contraire, elle sera faite d’alternances sanglantes dans lesquelles vous risquez au passage d’être ruinés. Le système joue contre vous, il veut votre argent, il veut que vous vous en déssaisisiez au profit des Banques et des Gouvernements ; que vous en sépariez volontairement, comme dans les émissions en capital des Banques ou malgré vous, en spéculant alors que tout est conçu pour que vous perdiez.
Seuls les prédateurs peuvent intervenir sur les marchés, si vous n’en faites pas partie abstenez vous. Plus que jamais il ne faut pas être propriétaire d’un portefeuille, il faut en être locataire. Les vrais intervenant utilisateurs finaux gagnent toujours sur la spéculation, la spéculation bonifie la fortune des vrais opérateurs.
Comprenez une fois pour toute : Personne ne veut votre bien, ce que l’on veut c’est votre argent, vos économies, votre capital retraite, ils en ont besoin. Qui ils ? Les Banques, le Gouvernement et leurs comparses. La prédation boursière organisée est le complément des autres armes de la panoplie de la répression financière.
Mème Greenspan l’avoue ! Greenspan, l’ex messie de l’argent facile, est un indicateur contrarian, il a trouvé il y a quelques jours quelqu’un pour l’interviewer et il a trouvé le moyen de déclarer que les actions n’étaient pas chères, que les primes de risque étaient au plus bas et donc qu’il fallait acheter. Donc si Greenspan dit qu’il faut acheter c’est qu’il faut vendre, il s’est trompé sur tout !
Les actions sont surévaluées, n’écoutez pas ceux qui vous disent le contraire ; Elles sont surévaluées parce que les marges bénéficiaires actuelles des entreprises sont intenables, elles sont 50 à 70 % supérieures aux moyennes historiques, parce que le partage de la valeur ajoutée entre le capital et les salaires est à un record historique en faveur du capital, enfin parce que les taux d’intérêts qui sont utilisés pour actualiser les cash flow des entreprises sont au plancher historique. Et nous ajoutons, parce que les chiffres d’affaires sont gonflés par les dépenses et les revenus keynésiens et que ceci ne saurait se poursuivre.
Sitôt que les taux d’intérêt vont remonter, la valeur des actions va s’effondrer, c’est mathématique ; et c’est voulu, cyniquement voulu. On fait des bulles, on gonfle, ensuite on claque, ensuite on nettoie, c’est la régulation par l’accordéon des bulles.
La seule hypothèse qui permet de justifier la valorisation des assets à risque est l’hypothèse de la dévalorisation de ce avec quoi on achète une action, la monnaie. C’est la perte de valeur de la monnaie dont on se sert pour acheter les actions qui justifie, par anticipation les niveaux actuels. La disproportion entre la masse de monnaie disponible et à venir et le volume des actions disponibles crée une sorte de réserve de valorisation pour les actions. La même chose pour l’or métal, mais en accentué car l’or métal est plus rare.
Le problème est que avant que l’inflation potentielle contenue dans le prix des actions se révèle, vous pouvez avoir été ruiné 10 fois.
Le système a besoin de reprendre tous les excès et au delà et il est évident que c’est aux plus faibles qu’il entend le reprendre au profit des plus forts.
Comme le dit un commentateur américain, “trust and truth” ont disparu du système, inutile même de chercher à prévoir, les autorités elles mêmes sont incapables de se représenter ce qui a pu se passer correctement le mois dernier. Ce commentateur est un ancien économiste de la FED de Chicago !
Il nous revient une citation du bon vieux Keynes, mais la référence nous échappe : “Les plus fous ne sont pas ceux qui jouent, mais ceux qui croient avoir gagné”
)




Comme la plupart des Anglais, j’ai été élevé dans le respect du libre-échange, considéré non seulement comme une doctrine économique qu’aucune personne rationnelle et instruite ne saurait mettre en doute, mais presque comme une composante de la morale. Je considérais les entorses à ce principe comme stupides et scandaleuses. Je pensais que les inébranlables convictions de l’Angleterre en matière de libre-échange, maintenues depuis près d’un siècle, expliquaient sa suprématie économique devant les hommes et sa justification devant Dieu. En 1923, j’écrivais encore que le libre-échange s’appuyait sur des “vérités” fondamentales qui, énoncées avec les réserves d’usage, ne pouvaient être contestées par quiconque comprend le sens des mots.
D’année en année, il devient plus évident que le monde s’engage dans diverses expériences politico-économiques correspondant à des tempéraments nationaux et à des environnements historiques différents. L’internationalisme économique des libre-échangistes du XIXe siècle supposait que le monde entier était ou serait organisé sur la base d’un capitalisme concurrentiel et de la liberté du contrat privé protégé de façon inviolable par la loi. Ce modèle pouvait en être à divers stades de développement et de complexité, mais il était toujours conforme à un type uniforme qu’il convenait de chercher à perfectionner, et certainement pas à détruire. Le protectionnisme du XIXe siècle était une vilaine tache sur l’efficacité et le bon sens de cet ordre des choses, et il ne modifiait en rien l’idée générale que l’on se faisait des caractéristiques fondamentales de l’économie.
Je vois dans le nationalisme économique et dans les mouvements en faveur de l’autosuffisance nationale trois dangers majeurs qui compromettent leurs chances de succès.



