| La ruée vers l’or |
Investissements PDJ, Paul Dontigny, 10/05/2012 (en Français )
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jeudi 10 mai 2012
Dontigny sur l'or
Le Dontigny, toujours aussi dubitatif sur l'or :
Le doublement des plafonds du livret A et du LDD ou la sortie de la société de propriétaires
J'ai été assez ironique sur la mesure de doublement des plafonds des livrets d'épargne règlementée quand ceux cis avaient été proposés par Hollande, comme quoi c'était des mesures gadget pas du tout à la hauteur des problèmes de ce pays.
Mais à entendre François Pérol ce matin être vent debout contre cette mesure comme quoi ça va assécher les passifs des banques et réduire leurs capacités de crédit, en transférant du passif des bilans des banques à la Caisse des Dépôts et Consignations, je me dis que c'est en fait très malin et qu'on a là peut-être une mesure authentiquement de gauche.
Authentiquement de gauche au sens où en asséchant le crédit à l'immobilier privé pour le transférer au logement social, ils vont crever la bulle immobilière, mettre fin à la pénurie organisée, et arrêter le transfert massif d'argent des jeunes pauvres vers les vieux riches.
Je m'explique...
J'avais déjà soutenu l'idée qu'il serait intéressant pour en finir avec le ponzi immobilier et la pénurie organisée de limiter la durée d'emprunt maximale (à 15 ans par exemple). En asséchant le ponzi, ça revient à réduire la demande et donc à faire baisser les prix. Mais cette mesure est déflationniste au sens où elle réduit le crédit dans sa totalité.
Cette mesure de doublement des plafonds va avoir le même effet de limitation de l'offre de crédit, tout en réallouant cette capacité de crédit, et non en la détruisant.
En transférant une partie des dépôts bancaires disponibles pour faire des crédits immobiliers aux particuliers, à la CDC qui va financer du logement social, on obtient plusieurs effets :
- on augmente massivement l'offre locative et on fait ainsi diminuer les loyers,
- on diminue la demande sur l'immobilier ancien et on fait diminuer les prix.
J'avais déjà regardé dans un post précédent les encours de crédit des banques française, selon la Banque de France. Et on y voit clairement que le crédit immobilier représente l'essentiel des crédits accordés par les banques et que ceux cis sont passés en 15 ans de 200 à 800 milliards d'euros.
répartition des crédits entre entreprises et aux particuliers :

au sein des particuliers, part des crédits allant à l'immobilier et à la consommation :

Et avec ce doublement des plafonds, au doigt mouillé, c'est surement quelque chose de l'ordre de grandeur de 100 milliards qui vont passer des bilans des banques affectés à l'immobilier privé, au logement social. Et ça va clairement bousculer le modèle de société de propriétaires et de traite des jeunes pauvres par les vieux riches qu'elle implique...
On pourrait penser que les banques vont privilégier la baisse des crédits aux entreprises. Mais avec le doublement du plafond du LDD, qui sert essentiellement à financer les PME, ça devrait compenser. Et puis avec une baisse annoncée des prix de l'immobilier ancien par assèchement du ponzi, le risque sur cet actif ci va augmenter et les banques seront surement enclines à plutôt tailler dans ce compartiment ci que dans le crédit aux entreprises.
En asséchant cette source et en la réaffectant à du logement social abondant, les gens passeront de propriétaires hors de prix à locataires bon marché de l'État.
Et pour les toutencash, qui épargnent comme moi depuis 10 ans tout en étant locataire, et qui ne veulent pas s'endetter sur 30 ans pour une épave thermique ou un cagibi, ceux là verront les prix à la location comme à l'achat baisser, et finiront par acheter quasiment sans aucun recours au crédit.
Donc voila, les implications et les effets de bord d'une telle mesure sont difficilement prévisibles. Mais c'est en gros comment je comprends la chose. Et pour ceux qui comme moi seraient locataires et qui épargnent comme des gnaffrons en vue d'acheter un jour, je ferais all in sur ce doublement du plafond des livrets.
Mais à entendre François Pérol ce matin être vent debout contre cette mesure comme quoi ça va assécher les passifs des banques et réduire leurs capacités de crédit, en transférant du passif des bilans des banques à la Caisse des Dépôts et Consignations, je me dis que c'est en fait très malin et qu'on a là peut-être une mesure authentiquement de gauche.
| François Pérol - Président du directoire du groupe BPCE |
BFM Business, 10/05/2012 (en Français )
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Authentiquement de gauche au sens où en asséchant le crédit à l'immobilier privé pour le transférer au logement social, ils vont crever la bulle immobilière, mettre fin à la pénurie organisée, et arrêter le transfert massif d'argent des jeunes pauvres vers les vieux riches.
Je m'explique...
J'avais déjà soutenu l'idée qu'il serait intéressant pour en finir avec le ponzi immobilier et la pénurie organisée de limiter la durée d'emprunt maximale (à 15 ans par exemple). En asséchant le ponzi, ça revient à réduire la demande et donc à faire baisser les prix. Mais cette mesure est déflationniste au sens où elle réduit le crédit dans sa totalité.
Cette mesure de doublement des plafonds va avoir le même effet de limitation de l'offre de crédit, tout en réallouant cette capacité de crédit, et non en la détruisant.
En transférant une partie des dépôts bancaires disponibles pour faire des crédits immobiliers aux particuliers, à la CDC qui va financer du logement social, on obtient plusieurs effets :
- on augmente massivement l'offre locative et on fait ainsi diminuer les loyers,
- on diminue la demande sur l'immobilier ancien et on fait diminuer les prix.
J'avais déjà regardé dans un post précédent les encours de crédit des banques française, selon la Banque de France. Et on y voit clairement que le crédit immobilier représente l'essentiel des crédits accordés par les banques et que ceux cis sont passés en 15 ans de 200 à 800 milliards d'euros.
répartition des crédits entre entreprises et aux particuliers :

au sein des particuliers, part des crédits allant à l'immobilier et à la consommation :

Et avec ce doublement des plafonds, au doigt mouillé, c'est surement quelque chose de l'ordre de grandeur de 100 milliards qui vont passer des bilans des banques affectés à l'immobilier privé, au logement social. Et ça va clairement bousculer le modèle de société de propriétaires et de traite des jeunes pauvres par les vieux riches qu'elle implique...
On pourrait penser que les banques vont privilégier la baisse des crédits aux entreprises. Mais avec le doublement du plafond du LDD, qui sert essentiellement à financer les PME, ça devrait compenser. Et puis avec une baisse annoncée des prix de l'immobilier ancien par assèchement du ponzi, le risque sur cet actif ci va augmenter et les banques seront surement enclines à plutôt tailler dans ce compartiment ci que dans le crédit aux entreprises.
En asséchant cette source et en la réaffectant à du logement social abondant, les gens passeront de propriétaires hors de prix à locataires bon marché de l'État.
Et pour les toutencash, qui épargnent comme moi depuis 10 ans tout en étant locataire, et qui ne veulent pas s'endetter sur 30 ans pour une épave thermique ou un cagibi, ceux là verront les prix à la location comme à l'achat baisser, et finiront par acheter quasiment sans aucun recours au crédit.
Donc voila, les implications et les effets de bord d'une telle mesure sont difficilement prévisibles. Mais c'est en gros comment je comprends la chose. Et pour ceux qui comme moi seraient locataires et qui épargnent comme des gnaffrons en vue d'acheter un jour, je ferais all in sur ce doublement du plafond des livrets.
Immobilier : Tous propriétaires? Un calcul économique risqué
| Immobilier : Tous propriétaires? Un calcul économique risqué |
le temps via Le blog à Lupus, Frédéric Lelièvre, 05/05/2012 (en Français )
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Infographie. Plus de propriétaires, et plus de chômeurs
Un peuple de propriétaires rend-il un pays prospère?
Au-delà de l’aspiration personnelle, largement répandue, à posséder son logement, le calcul peut être économiquement risqué, comme l’a démontré Andrew Oswald. A la fin des années 1990, ce professeur d’économie de l’Université de Warwick fit trois constats. L’Espagne présentait le plus fort taux de chômage des pays industrialisés, et aussi le plus fort taux de propriétaires; la Suisse affichait, elle, le plus faible taux de chômage et le plus faible taux de propriétaires; dans les années 1950 et 1960, les États-Unis présentaient le plus fort taux de chômage… et le plus fort taux de propriétaires.
Le chercheur a alors affiné ce que l’on nomme aujourd’hui «l’hypothèse d’Oswald»: la propriété du logement restreint la mobilité des travailleurs, ce qui limite la capacité d’adaptation d’une économie, et élève son taux de chômage dit «naturel».
Andrew Oswald a validé son hypothèse en la confrontant aux données, et produit des graphiques éloquents, y compris pour la Suisse .L’universitaire britannique en conclut que des déductions fiscales pour stimuler l’accession à la propriété ne relèvent pas de la plus grande «sagesse».
MOINS DE PROPRIOS EN SUIVANT :
Son raisonnement s’appuie sur cinq mécanismes. Premièrement, vendre une maison n’est pas si simple. En cas de crise économique, la chute des prix immobiliers incite les propriétaires à retarder le moment de la cession pour éviter une perte. Cela les rend moins mobiles, et peut les faire renoncer à un emploi situé trop loin de leur domicile.
Deuxièmement, ces mêmes propriétaires vont se contenter de postes de travail qui ne leur conviennent pas parfaitement. L’économie fonctionnera alors de façon inefficace.
Troisièmement, un fort taux de propriétaires contraint la mobilité des jeunes actifs. Ces derniers n’ont pas forcément les moyens d’acheter un logement proche de leur travail. Si les logements en location manquent, ces actifs ne peuvent pas se déplacer dans les régions qui ont demandé leurs bras.
Quatrièmement, un fort taux de propriété restreint l’utilisation de l’espace. Par exemple, une entreprise va difficilement réaliser ses projets d’extension si, face à elle, un grand nombre de propriétaires peut s’y opposer.
Cinquièmement, la pendularité accrue qui découle de l’immobilisme des propriétaires pèse sur les infrastructures. Leur congestion inflige un coût à l’ensemble de l’économie.
Plus de dix ans après la publication de l’article d’Andrew Oswald, le sujet reste d’actualité. En fin d’année dernière, une étude du Brookings Institution a expliqué la persistance du chômage aux États-Unis par, notamment, la hausse récente du taux de propriétés du logement (vive les «subprime»!). Une progression qui a limité la légendaire mobilité des Américains.
Voilà beaucoup de raisons de s’inquiéter de la hausse, en Suisse, du taux de logements en propriété. Dans un rapport qui fait référence publié le mois dernier, Wüest & Partner observe que ce taux a reculé entre 1950 et 1970, à 28,5%. Depuis il n’a cessé de progresser et connu une hausse plus marquée ces toutes dernières années. «La barre des 40% à portée de main», écrit le cabinet de conseil immobilier.
L’hypothèse d’Oswald est contestée. Dans Locataire ou propriétaire?, un livre qu’il a coécrit en 2002, Philippe Thalmann, professeur à l’EPFL, cite une étude néerlandaise qui contredit certaines conjectures de son homologue de Warwick. «Les propriétaires-occupants ne sont pas plus touchés par le chômage que les locataires», constate-t-elle.
Dans un article à paraître cet été dans Economie et Prévision, une revue française, Carole Brunet et al. démentent aussi la relation positive taux de propriété/chômage, sur des données américaines et françaises. Si leur résultat n’est pas extrêmement «significatif», comme disent les statisticiens, ces chercheurs de Paris et Lyon avancent que les propriétaires sont prêts à travailler pour un salaire plus bas que les locataires, ce qui leur permet de retrouver du travail plus vite.
Concernant la Suisse, en l’absence d’étude récente, on pourra supposer que la petite taille du pays et la qualité de ses infrastructures de transport limite probablement la portée de l’hypothèse d’Oswald. Son travail incite cependant, du strict point de vue de l’emploi, à considérer avec prudence tout nouveau soutien public à l’accession à la propriété. Sans compter que la surchauffe du marché immobilier se confirme chaque jour ou presque.
Bruno Bertez : De-lire le débat ou le débat des délires
| Les Clés pour comprendre : De-lire le débat ou le débat des délires Par Bruno Bertez |
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 03/05/2012 (en Français )
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Si vous n’aimez pas nos délires, passez tout de suite à autre chose de plus conventionnel. Le présent texte constitue une quintessence de tout ce qui peut nous être reproché.
Nous soutenons très souvent que la finance est une névrose, un discours faux, pas totalement bien sûr, plaqué sur une réalité qui se dérobe.
Comment en est-on arrivé là? En remplaçant le réel de l’économie par des signes, des constructions théoriques, des discours plus ou moins vrais, plus ou moins faux, plus ou moins efficaces. Efficaces, non parce qu’ils sont vrais, mais parce qu’ils sont crus: les choses humaines sont ainsi faites que, par leur prise dans le langage, elles peuvent être vraies ou fausses et, en même temps, inefficaces ou efficaces. Vrai, faux, efficaces, inefficaces ne se recouvrent pas. Entre deux, il y a tout l’épaisseur des perceptions, des interprétations, des déformations.
Notons en passant dès maintenant que des choses fausses peuvent être efficaces au niveau social, au niveau des relations entre les hommes mais, en même temps, avoir des conséquences réelles négatives, voire dramatiques.
Ce que nous voulons pointer, c’est le fait que l’efficacité du discours névrotique au niveau social, au niveau des interrelations ne garantit pas l’adaptation au monde réel, au contraire. Plus une société est prise dans sa névrose, ou ses névroses, et plus elle est inadaptée. La névrose de la solidarité, celle de l’égalité, ne garantit pas l’adaptation du groupe aux conditions extérieures, son progrès ; elle garantit en revanche des relations confortables, harmonieuses, au sein de ce groupe.
La fonction de la névrose est de permettre une fuite hors de la réalité. Elle est un moyen d’éviter de s’adapter à une nécessité réelle, pénible, désagréable, angoissante.
La névrose est une tentative de replacer la réalité insoutenable, indésirable, par une réalité fantasmatique plus conforme au désir. La névrose met de l’infini sur du fini, de l’éternel sur le mortel, elle rompt le lien entre le signe et ce qu’il est censé exprimer. Elle rend tout falsifiable au nom du principe de plaisir ou au nom de l’évitement du déplaisir. A la différence de la psychose, disons que la névrose conserve un lien avec la réalité. Ne soyons pas pessimistes.
La névrose fonctionne par négation, déplacement, remplacement, répétition. Voire bouc émissaire.
Le remplacement du réel par le discours névrotique, fantasmatique, est une opération banale qui constitue pour ainsi dire la trame de la vie quotidienne. La société excelle à produire des névroses, à les entretenir, nous ne sommes pas loin de penser que c’est son mode de fonctionnement privilégié. La névrose touche tout, la vie quotidienne, la mémoire, qui est, comme dit Kandel, reconstruction de reconstruction qui change en permanence.
Dans le présent qui nous intéresse, la finance, la politique, nous pointons la névrose comme le moyen privilégié de nier les limites, la finitude, la rareté. Le moyen de prolonger un mode infantile, de débouter la réalité, de ne rien se laisser interdire.
Vous voyez bien sûr le lien avec la création monétaire infinie, le crédit, l’accumulation des dettes, les free lunchs, les « demain on rase gratis » de toutes sortes. Et autres, tout est possible, tout est permis.
L’enfant, comme le participant des marchés, comme l’électeur, veut à tout prix prolonger son état infantile, il veut continuer à refuser d’obéir, il s’organise psychiquement pour faire face, pour supporter ce qui le brime, ce qui l’angoisse, ce qui le prive.
Les marchés, la finance, la politique, fonctionnent ainsi et nous dirons que ce qui est plébiscité par les peuples, c’est ce qui va dans le sens de sa névrose. Ne franchissez pas le pas et ne nous faites pas dire ce que nous ne disons pas: celui qui réussit le mieux en politique, c’est le plus névrosé.
D’où le comportement des bourses malgré la crise d’appauvrissement en cours.
D’où le vote plébiscitaire des électeurs pour ceux qui partagent, entretiennent la même névrose qu’eux.
La névrose se moque des catégories que sont la fausseté, le mensonge, le travestissement ; elle ne s’alimente que du refus des limites, refus de la privation ; elle s’alimente de la volonté de continuer à jouir, à éviter l’angoisse.
Le problème de la névrose, c’est la réconciliation avec la réalité. La névrose ne garantit pas la meilleure adaptation, ni même la survie…
La situation en Europe
Le résumé de la situation avec Nicolas Doze :
La zone euro commence à rechigner à verser l'aide la Grèce :
Le 10 ans espagnol au dessus des 6%. Les grecs qui veulent rester dans l'euro mais ne veulent plus d'aucune rigueur :
Les allemands qui pointent de plus en plus ouvertement vers une sortie de la Grèce de la zone euro :
Le compte TARGET2 de l'Allemagne :
L'Espagne bailoute la 3ème banque du pays :
Et Nigel Farage :
| Jamais la question du maintien de la Grèce dans la zone euro n'a été autant d'actualité. |
BFM, 09/05/2012 (en Français )
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La zone euro commence à rechigner à verser l'aide la Grèce :
| Eurozone Refuses To Blink: Will Hold Back €1 Billion From Greek Payment To Monday |
ZeroHedge, 09/05/2012 (traduire en Français )
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EUROZONE HOLDS BACK €1 BILLION FOR GREECE TO MONDAY ACCORDING TO A EUROPEAN SOURCE -Dow Jones
EFSF SAYS 4.2 BLN EURO TO BE DISBURSED MAY 10 - BBG
EFSF SAYS REMAINING FUNDS 1 BLN EURO NOT NEEDED BEFORE JUNE - BBG
EFSF SAYS REMAINING 1 BLN EURO DISBURSED DEPENDING GREECE NEEDS - BBG
Le 10 ans espagnol au dessus des 6%. Les grecs qui veulent rester dans l'euro mais ne veulent plus d'aucune rigueur :
| Tsipras Plans to Nationalize Banks, put Moratorium on Debt Payments, Cancel Bailout, Halt Additional 11 Billion in Troikas Mandated Austerity Measures; Spanish Bond Yields Back Above 6% |
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 10/05/2012 (traduire en Français )
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Spanish Bond Yields Back Above 6%
Yield on the 10-year Spanish bond is up 22 basis points to 6.06%, having hit a high of 6.08%.
It's Not Contagion
Expect to hear talk of "contagion" blaming problems in Greece as a spillover into Spain. However, the fact of the matter is Spain is in deep trouble no matter what happens to Greece.
Tsipras Plans to Nationalize Banks, Halt Additional Austerity Measures
Bloomberg reports Greek Leaders Given Bailout Ultimatum
Alexis Tsipras of Greece’s Syriza party squared off with political leaders before talks on forming a coalition, handing them an ultimatum to renounce support for the European Union-led rescue if they want to enter government.
Tsipras said he expected Antonis Samaras of New Democracy and Evangelos Venizelos, the former finance minister who leads the Pasok party, to send a letter to the EU revoking their written pledges to implement austerity measures by the time he meets them today to discuss a government alliance. Samaras and Venizelos rejected the request. Samaras said he was being asked “to put my signature to the destruction of Greece.”
No More Cuts
“The bailout parties no longer have a majority in parliament to vote for measures that plunder the country,” Tsipras told reporters. “There will be no 11 billion euros ($14 billion) of additional austerity measures; 150,000 jobs will not be cut.”
Tsipras said he aimed to link up with parties in a government that would nationalize banks, place a moratorium on debt payments and cancel the bailout and measures such as labor reforms and pension cuts.
Samaras said that his party is prepared to support a minority government as long as it ensured Greece’s membership in the euro and its national interests.
Venizelos said Pasok’s proposal for a national unity government with the participation of all parties with a pro- European orientation was the only solution. Greece must remain “safely” within the euro while pursuing changes to the bailout accord to boost growth, he said.
Venizelos won’t accept the mandate if it is handed to him and will ask the president to call a meeting of political party leaders immediately, Proto Thema reported today, without saying how it got the information. That meeting will either decide to call new elections or form a national unity government, it said.
The group of EU, ECB and IMF officials known as the troika canceled a visit to Greece planned for the middle of May amid concerns the political turmoil could derail the rescue effort, the German newspaper Sueddeutsche Zeitung reported today, citing unidentified EU officials in Brussels.
“The mission has not been ‘canceled,’ as there has never been a fixed date for the mission,” commission spokesman Amadeu Altafaj said in an e-mail. “As soon as there is a government, there will be a mission.” The ECB declined to comment.
What is Tsipras' Plan?
Alexis Tsipras simply has to know that none of what he demands is remotely compatible with Greece staying in the Eurozone, yet he does not call for Greece to leave the euro.
The reason is he would lose some support the moment he explicitly makes such a statement. Rather, he is saying all of the right things to win the next round of elections if he cannot work out a minority government now.
In contrast New Democracy leader Samaras is a wishy-washy clown who is determined to stay in the Euro at any and all costs while pledging to work on changes to Troika bailout conditions.
Given that no changes are acceptable to the Troika, Greece's days in the Eurozone are numbered. It will be a good thing for Greece (albeit initially very painful), once they finally get the nerve to tell the Troika to go to hell.
Les allemands qui pointent de plus en plus ouvertement vers une sortie de la Grèce de la zone euro :
| German Lawmakers Prep For Greek Eurozone Exit - Handelsblatt |
Handelsblatt via ZeroHedge, 09/05/2012 (traduire en Français )
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"Politicians of the CDU-FDP coalition will no longer look on the
goings on passively. Given the uncertain political situation in Greece are advocating for a withdrawal of the crisis-Mediterranean Heads of State from the euro zone. "We should offer Greece, leaving the euro zone controlled, without withdrawing from the European Union."
Le compte TARGET2 de l'Allemagne :
| Europe's Most Parabolic Chart Goes Parabolic-er |
ZeroHedge, 09/05/2012 (traduire en Français )
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L'Espagne bailoute la 3ème banque du pays :
| Bank Of Spain Formally Nationalizes Bankia, Says Insolvent Bank Is "Solvent", Adds There Is No Cause For Concern |
ZeroHedge, 09/05/2012 (traduire en Français )
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The only thing funnier than a nationalization statement spun as positive, or favorable for taxpayers, is one that has been Google translated, in this case from Spanish, courtesy of Bank of Spain, which has just formally bailed out Bankia, leaving the best for last: "In any case, BFA-Bankia is a solvent entity that continues to function quite normally and customers and depositors should have no concern."
Et Nigel Farage :
| Nigel Farage: "The EU Titanic Has Now Hit The Iceberg" |
ZeroHedge, 09/05/2012 (traduire en Français )
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La création monétaire : un “juste” équilibre ?
La notion de vitesse de circulation n'apparaît pas, ni le fait que la bulle de crédit fait gonfler le prix des actifs plus que celui du prix du paquet de spaghetis, mais c'est plutôt bien résumé...
Notez tout de même, à la fin, la cible d'inflation entre 2 et 4%, et non en dessous de 2%...
Notez tout de même, à la fin, la cible d'inflation entre 2 et 4%, et non en dessous de 2%...
| La création monétaire : un “juste” équilibre ? |
Sydo via Le blog à Lupus, 09/05/2012 (en Français )
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Voilà pourquoi l’ultra néo-keynésien Paul Krugman a tort d’affirmer que les politiques d’austérité sont responsables de la récession en Europe
| Voilà pourquoi l’ultra néo-keynésien Paul Krugman a tort d’affirmer que les politiques d’austérité sont responsables de la récession en Europe |
Le blog à Lupus, 10/05/2012 (en Français )
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L’économiste néo-keynésien Prix Nobel d’Economie Paul Krugman écrit régulièrement des articles dans le New York Times, dans lesquels il vilipende les politiques d’austérité adoptées par les pays européens, qu’il rend responsables des problèmes actuels de l’Europe, des récessions et de l’augmentation du chômage. Il préconise au contraire une politique basée sur le développement de l’intervention étatique, avec des augmentations d’impôt et des dépenses d’incitation pour relancer l’économie.(1) Paul Krugman, se félicite de l’élection de François Hollande, qui permettra, pense-t-il, de remettre en cause la politique d’austérité, responsable de l’aggravation de la crise
Mais il y a un problème dans l’analyse de Krugman, affirme Nile Gardiner dans le Telegraph : c’est que les politiques d’austérité dont il parle n’ont pas vraiment débuté en Europe. La plupart des gouvernements en sont encore à décider quels sont les postes sur lesquels les réductions de dépenses vont porter, et les réductions en elles-mêmes n’ont pas encore eu lieu. L’institut britannique des Etudes fiscales, basé à Londres, a montré que la coalition au pouvoir n’avait réalisé que 6% des coupes budgétaires envisagées, et que 88% des réductions dans les revenus de transfert ainsi que 94% des réductions de services publics n’avaient pas encore été implémentées. Et cette constatation vaut pour toute l’Europe, affirme Gardiner.
Selon lui, les théories keynésiennes basées sur le principe des incitations fiscales ont de moins en moins d’adeptes en Europe, parce que l’histoire montre qu’elles ne marchent pas. Il cite le ministre des Finances portugais Vitor Gaspar, expliquant dans les colonnes du New York Times que le Portugal a essayé une politique d’expansion de type keynésienne en 2008, et qu’elle s’est soldée par un échec. Il insinue même que cette politique pourrait avoir empiré la situation du pays.
Pour Gardiner, le marasme des pays européens s’explique avant tout par le développement de gouvernements omnipotents, les “big governements” favorisé par les politiques économiques prônées par Krugman, qui se caractérisent par une conjonction de facteurs : le manque de liberté économique, le développement d’un secteur public et d’un état providence excessifs, les impôts déraisonnables qui y sont associés, et les réglementations trop lourdes pour les entreprises (notamment celles qui proviennent de Bruxelles). Le pays qui s’en sort le mieux en Europe, c’est la Suisse, observe-t-il et que c’est aussi le pays qui jouit de la plus grande liberté économique. De même, l’Allemagne, qui a rejeté les solutions keynésiennes, est dans une situation bien meilleure que les pays tels que la France, l’Espagne, l’Italie et la Grèce, dont les gouvernements plus interventionnistes ont été à l’origine de dépenses publiques bien plus importantes.
Il n’y a pas d’autre solution pour l’Europe que de réduire ces dépenses, conclut-il, mais les politiques de rigueur doivent être couplées avec des baisses d’impôts, une réforme du marché du travail, et un allègement de la bureaucratie. Il prophétise que les recettes de Krugman condamneraient le continent à des décennies de déclin économique.
Vous connaissez la définition de la folie? C’est de toujours faire la même chose et de s’attendre à un résultat différent . Telle est la politique économique de la gauche : continuer à emprunter de l’argent et à investir, et toujours s’attendre à stimuler la croissance .
En fait tout dépend ce que l'on met dans "austérité"...
S'il s'agit juste de réduire le service public rendu et/ou de le privatiser, c'est bien de l'appauvrissement.
En revanche, s'il s'agit de rendre le même service avec moins de gens, en réorganisant, en remettant au travail ceux qui font un faux travail (complexité inutile, informatisation...) ou font semblant de travailler, et que les employés économisés vont produire autre chose d'utile, là, on fait de la croissance...
Surtout si la baisse de la pression fiscale engendrée par cette baisse du coût de l'État redonne de la compétitivité et de l'air aux entreprises pour qu'elles puissent embaucher ces surplus de main d'oeuvre dégagés.
Berruyer explique les déséquilibres de la balance courante, la fuite des devises, et Target 2
Berruyer s'est fendu d'un long post pour expliquer le principe des balances courantes et de Target 2... Petit cours de rattrapage pour ceux pour qui ces sujets seraient obscurs...
| 0342 La Monnaie Banque Centrale : paiements internationaux et EuroSystème |
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 10/05/2012 (en Français )
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Nous allons continuer notre exposé sur la monnaie banque centrale.
Je vous recommande vivement de commencer par relire la première partie de cette explication ici.
Rappel
Tout le problème tourne autour d’un paiement (par chèque, virement, carte bleue) de M. X à M. Y - chose relativement fréquente de nos jours.
En synthèse :
- quand ils sont clients de la même banque commerciale, l’opération est triviale : la banque débite un compte et crédite un autre ;
- mais comme il n’y a pas qu’une seule banque de dépôt, cela complique considérablement (et bien inutilement…) les choses… Nous avons donc vu précédemment que le paiement de M. X à M. Y implique un paiement de la banque commerciale A à la banque commerciale B. C’est la Banque Centrale qui permet ce paiement, en gérant un compte des banques commerciales, alimenté par une monnaie particulière, la monnaie centrale, qui reste principalement piégée” dans ce système “Banque centrale / banques commerciales” (que nous appellerons dorénavant “secteur bancaire”) :
NB. En général, le paiement a en fait lieu sans passer par la Banque Centrale, via un prêt réalisé par A sur le marché interbancaire ou un transfert d’actif. Mais actuellement, le marché interbancaire marche très mal, et la compensation des soldes a lieu en monnaie banque centrale, par passage par les comptes en Banque Centrale.
En synthèse : M. X s’appauvrit et M. Y s’enrichit (ce qui est bien normal), mais du coup, la banque de M. X “s’appauvrit” et celle de M. Y “s’enrichit”, le marché interbancaire ou la Banque centrale facilitant ce transfert. Et ceci est fondamental à comprendre - nous y reviendrons.
Nous en étions restés là. Mais que se passe-t-il quand les 2 banques sont dans 2 pays différents, avec 2 monnaies et 2 Banques Centrales Nationales (BCN) différentes ?
Le paiement international
En fait, tout serait plus simple s’il existait une Banque Centrale Mondiale, qui émettrait une Monnaie Commune Mondiale (BCM) - qui serait une simple unité de compte qui ne sortirait jamais de ce système BCM/BCN. On aurait alors le même schéma que le précédent - les BCN jouant alors le rôle des banques commerciales.
C’était un peu l’idée (pleine de bon sens) avancée par Keynes à Bretton Woods en 1944 - mais il n’a eu gain de cause, ce qui est bien dommage… Je vous renvoie à ce sujet sur mon billet 40 ans d’incurie monétaire.
En pratique, et schématiquement, les choses se passent ainsi lors du paiement de 100 $ par M. X, anglais, à M. Y, américain (on paye généralement le destinataire dans sa monnaie, par exemple dans une opération d’importation). M. X va pour cela devoir changer dans l’opération 62 livres sterling en 100 $ (via sa banque).
En synthèse : comme précédemment, on a bien au final un transfert de liquidités entre les 2 banques commerciales - ce qui est la définition de la circulation de la monnaie… Et de nouveau, M. X et sa banque s’appauvrissent et M.Y et la sienne s’enrichissent. MAIS, grosse différence, on s’aperçoit que les choses ont radicalement changé. Alors que, dans le même pays avec la même monnaie, la Banque centrale se contente de faire circuler de la monnaie entre les banques commerciales, ici, le déséquilibre de l’échange l’appauvrit : elle perd des devises.
Bien évidemment, dans les transactions internationales, des opérations contraire sont lieu, et des exportateurs européens enrichissent la Banque centrale en devises.
Les problèmes, comme toujours, vont apparaître en cas de déséquilibre durable. Si la balance commerciale est en déficit constant (resp. excédent constant) tous les ans, la Banque centrale va voir son stock de devise s’appauvrir (resp. s’enrichir). Or, La Palisse dirait qu’il y a toujours une limite à l’appauvrissement ! C’est pour cette raison que les États devaient dévaluer durant les 30 Glorieuses, en diminuant la valeur de leur monnaie : quand le stock de devises de la Banque centrale approchait de 0, l’État devait impérativement réagir pour rééquilibrer sa balance commerciale, sous peine de ne plus pouvoir importer.
Ce mécanisme monétaire est donc violent, mais il permet d’engager une lutte contre le déficit commercial, afin de ne pas appauvrir trop longuement le pays.
Après avoir étudié le cas de “1 pays, 1 monnaie” puis “2 pays, 2 monnaies”, on peut enfin se demander comment cela se passe dans la zone euro, cas étrange de “2 pays, 1 monnaie”. La réponse sera simple : cela se passe mal…
L’EuroSystème
Vous avez tous entendu parler de la Banque Centrale Européenne, la BCE. Elle est chargée d’émettre l’euro comme monnaie commune et unique, de définir les grandes orientations de politique monétaire de la zone euro et de prendre les décisions nécessaires à sa mise en œuvre : c’est-à-dire de maintenir le pouvoir d’achat de l’euro et donc la stabilité des prix dans la zone euro.
Toutefois, on parle abusivement de ses actions sous le vocable “la BCE a prêté x milliards aux banques…”. En fait, c’est faux.
En effet, la création de la BCE en 1998 ne s’est pas accompagnée de la disparition des Banques Centrales Nationales (BCN), qui n’ont pas “fusionné” pour constituer la BCE. Elle s’est rajoutée aux BCN, (ce qui illustre le manque de confiance dans la pérennité de l’euro à mon avis - on a évité de “brûler les caravelles” façon Cortès…) et 2 autres institutions ont été créées :
- Le Système Européen de Banques Centrales (SEBC), qui est composé de la Banque Centrale Européenne (BCE) et des 27 banques centrales nationales (BCN) des pays membres de l’Union européenne ;
- L’EuroSystème, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les 17 Banques Centrales Nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro : Portugal, Espagne, France, Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Irlande, Grèce, Finlande, Slovaquie, Slovénie, Estonie, Chypre et Malte.
En fait, c’est l’EuroSystème qui gère véritablement l’euro. C’est lui qui applique les décisions de la BCE. Par exemple, ce sont bien les 17 BCN qui ont in fine prêté l’argent aux banques commerciales lors des 2 opérations de prêts à 3 ans, pas la BCE.
Le paiement intra-EuroSystème
Nous en arrivons donc au cas qui va nous intéresser : comment sont réalisés les paiements interbancaires dans la zone euro ?
S’il n’y avait plus les 17 BCN, on serait évidemment dans la situation vue dans le rappel (“1 presque-pays, 1 monnaie”). En fait, on se retrouve dans une situation avec 2 Banques centrales, comme dans l’exemple du paiement international, mais avec la même monnaie.
En fait, il va y avoir génération d’une dette entre les banques centrales, matérialisée par un poste “créances intra-EuroSystème” :
En synthèse : cette fois, on est dans le cas où [M. X, sa banque et sa Banque centrale] s’appauvrissent, et [M. Y, sa banque et sa Banque centrale] s’enrichissent. Sauf que pour les BCN, l’opération est purement comptable : il y a émission de “promesses de payer à la BCE” et de “créances à recevoir de la BCE”.
Ce poste “créances intra-EuroSystème” est assez important pour la suite. J’ai un peu simplifié, car en fait, la dette n’est pas une dette entre les 2 Banques Centrales (sinon on aurait eu un poste “créances autres BCN’), mais la BCE s’intercale : dans l’exemple, la dette de la BC espagnole est envers la BCE et la créance de la BC allemande est sur la BCE. Cela évite d’avoir trop de créances réciproques. En théorie, la somme de tous les soldes des postes “créances intra-EuroSystème” est nulle.
Comme l’outil qui sert aux transactions inter-bancaires et inter-banques-centrales s’appelle TARGET2, on appelle parfois ces soldes “soldes TARGET2″, qui font du buzz sur Internet. Nous y reviendrons très prochainement, pour voir que ces soldes montrent qu’il existe un problème sérieux, mais en réalité non pas pour les banques centrales comme on le présente, mais pour les banques commerciales… À suivre, donc…
En attendant, nous allons faire dans le prochain billet un point sur les dépôts dans les banques commerciales de la zone euro…
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