Le Kazakhstan remercie le film Borat avec Sacha Baron Cohen d’avoir augmenté le tourisme dans le pays.
« Après sa sortie, le nombre de visas délivrés aux touristes a été multiplié par 10 », d’après le Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan. « Je suis reconnaissant à Borat d’avoir contribué à amener des touristes au Kazakhstan. »
AWAX qui m'a envoyé ce mail me demandait ce que j'en pensais.
Et bien honnêtement, rien de bon.
C'est toujours ce même constat qui parle de la répartition de la valeur ajoutée en partant de la bulle des années 80 pour le travail.
Et naturellement absolument AUCUNE contestation de la rente de gôche.
Et il n'a rien d'autre à proposer que le partage de la pénurie et l'appauvrissement des productifs, dans une économie tournant en sous régime sous le poids insupportable d'une sphère publique obèse et inefficace.
Dans le même ordre d'idées, je vous mets le dernier h16 :
L’entreprise Demeard vient de développer une nouvelle machine assez géniale, le Décodothron, qui permet à partir d’un texte de toute nature d’en fournir une lecture entre les lignes grâce à sa technologie de Numérisation + Reconnaissance de Sous-Entendus. Je l’ai passé sur le texte, assez consternant, des éconofumistes, évidemment paru dans Le Monde, qui — bizarrement — soutiennent Hollande. Et j’obtiens le résultat suivant …
Bon alors voilà, nous sommes économistes et comme nous avons du temps libre, beaucoup, payé par vous, nous suivons avec attention les débats en cours et le festival de promesses rigolotes faites par les candidats à la présidence. Comme nous avons tous bien prévu la crise qui secoue le monde actuel (et nous avons même pu nous enrichir avec nos prédictions), nous nous permettons de juger leur ambition économique à la pertinence des options qu’ils proposent, en particulier pour ce qui concerne la reprise de la croissance et de l’emploi, le redressement de notre compétitivité, la régulation financière, la vision des politiques économiques européennes, le bonheur sur terre, la paix aux hommes de bonne volonté, tout ça et surtout leur capacité à nous offrir une place au chaud une fois élu. Sachons vivre.
Mais comme nous sommes assez culottés, nous jugeons aussi de la crédibilité de leur projet, notamment la cohérence d’ensemble des propositions, leur impact sur la cohésion sociale de notre pays, la constance et la fiabilité des engagements et leur compatibilité avec les contraintes budgétaires. Bon. Ce n’est pas vraiment de l’économie et c’est, bien évidemment, un boulevard à la subjectivité la plus totale, mais nous sommes économistes, hein.
Et comme par hasard, paf, un candidat se dégage à nos yeux, le plus apte à redresser la France et rassembler les Français. Surprise : ce candidat, c’est François Hollande. En toute objectivité.
En effet, comme les options sont nombreuses, les marges de manœuvres larges et les budgets colossaux, l’heure est aux choix. Et avoir le choix, c’est un vrai luxe quand les autres pays sont en crise. Alors que les autres, d’ailleurs, proposent une course absurde (et méchante) vers le moins-disant social, des vilaines politiques d’austérité qui brisent la croissance menu menu, nous, on s’est dit qu’il fallait mettre un terme à ces politiques qui dévastent les économies européennes. La crise de la dette ne pourra se régler qu’en relançant la croissance, avec certes un peu de dette, mais cette fois, ce sera de la *bonne* dette.
Et puis une réorientation de la construction européenne est urgente. Par exemple, renégocions un nouveau Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance avec nos partenaires européens : ça fait au moins 3 ou 4 sommets dans les tuyaux (facile), avec pas mal de petits-fours, de gyrophares, de champagne, d’hôtesses accortes et de traiteurs payés rubis sur l’ongle. La croissance, ça passe aussi par celle des factures !
Ceci posé, les grosses dettes publiques rendent indispensable l’assainissement des finances. L’objectif de revenir à l’équilibre budgétaire à la fin (ou un peu après la fin) du quinquennat constitue un cadre pratique et finement trouvé puisque repousse très habilement le moment douloureux à plus tard (chose qui n’a pas été tenté sur les 40 dernières années). Certes, pour camoufler la procrastination, il faudra lancer une grande réforme fiscale, mais le cap fixé est aussi bon que celui que fixa, jadis, le Capitaine Edward Smith. Le tout sera de saupoudrer la sodomie fiscale assistée d’une chignole de chantier par des petits mots adoucissants comme « justice sociale » et « efficacité économique » qui ne veulent rien dire mais font plaisir et aident à passer le cap très douloureux des douze premiers centimètres. Par exemple, on va te me mettre un terme à la sous-taxation du capital et des rentes quelque chose de maousse et ça va bien calmer les gens qui en ont. Pan.
En fixant une norme d’évolution des dépenses publiques strictement inférieure à celle du PIB, François Hollande montre qu’il a le courage de ne surtout pas appliquer sa méthode personnelle de gestion départementale dit Du Gros Trou Qui Devient Énorme. Pour compenser cet accès de lucidité modéré, il propose fort judicieusement d’abandonner le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux, parce que l’emploi public payé avec l’argent gratuit qui tombe des rotatives de la BCE ne peut pas lui nuire, et en plus, ça étend encore pas mal les prérogatives de l’État, ses responsabilités pour dorloter le citoyen du téton au sapin.
En matière d’emploi et de pouvoir d’achat, là, c’est clair, une nouvelle orientation est nécessaire. Par exemple, la France dispose d’un atout exceptionnel, celui d’une jeunesse nombreuse et dynamique, citoyenne, festive, qui sait allier l’utile de la production d’énergie calorique avec l’agréable d’une soirée barbecue, par exemple. Et malgré ce côté volontaire et dynamique, pouf, ça chômise à longueur de journée. L’accent doit donc être mis, pour changer vraiment du tout au tout, sur des mesures en faveur de l’insertion professionnelle de la génération qui monte, de Kevin à Jean-Edouard, à travers la sécurisation des parcours professionnels, le développement de contrats criblés de taxes et le renforcement de l’Édulcoration nationale, qui a déjà démontré son extraordinaire capacité de nuisanceréussite.
La France manque de syndicats forts, présents dans toutes les strates de la société civile, prêts à tout pour obtenir l’indispensable ? Redonnons leur place aux syndicats, par exemple en organisant un Grenelle De Paul Employ. Ceci est évidemment crucial pour que les salariés découvrent des modes alternatifs de transport en commun, des modes alternatifs d’énergie électrique, des modes alternatifs d’éducation, des modes alternatifs d’administration publique lorsqu’il y a des mouvements citoyens menés par ces syndicats. Comment, sinon, faire évoluer la mixité sociale, l’égalité hommes-femmes, le vivrensemble à bisou latéral, les mobilités interentreprises et les turbo-pantouflages dans les administrations ?
La mondialisation a été porteuse de croissance et de diffusion des connaissances mais a fait découvrir la triste réalité du monde aux Français qui étaient persuadés que leur modèle social était envié de partout alors qu’en fait, ben non. La méchante finance internationale, qu’on décrie à Paris et qu’on chérit à Londres, a malencontreusement suivi les obligations imposées par les états de favoriser la rente, la dette et les monnaies fiat bidons. Des mesures indispensables pour remédier à ces défaillances sont certes nécessaires mais ce n’est pas une raison pour en proposer. Optons plutôt pour la séparation des activités bancaires entre spéculation et économie réelle, ça ne restreindra aucun risque (après tout, Lehman n’était pas une banque de dépôt, ni Bear Stearn, ni Goldman Sachs, ni JP Morgan, …) mais ça fera joli dans le palmarès du candidat. Et ça ne mange pas de pain.
Et puis bon on va interdire les paradis fiscaux. Les socialistes auraient pu le faire quand ils étaient au pouvoir. Mais on ils ne l’ont pas fait. Mais là on ils vont le faire. Juré promis craché. Et puis enfin, une petite taxe sur les transactions financières, pour s’ajouter aux autres taxounettes discrètes, ne rapportera rien mais sera extrêmement populaire la première année.
Le débat sur la politique économique à suivre ne doit pas occulter les questions économiques fondamentales qui se posent maintenant : comme on va augmenter le rythme d’impression des billets, doit-on conserver la couleur, ou peut-on passer à des billets en noir et blanc ? Des euros sans couleur, c’est aussi une économie d’énergie et l’assurance de rotatives qui produisent plus pour moins cher ! Car c’est aussi ça, l’économie vue par nous, les économistes qui adoubons François Hollande : chaque détail a été longuement pensé pour éviter les mauvaises surprises. On veut, en effet, plus de santé, plus d’éducation, plus de qualité de vie, et ça, on sait comment faire avec plus de billets. Et même si l’Europe offre des densités de population parmi les plus élevées, on va mettre fin à l’étalement urbain – catastrophe économique, écologique et sociale -, paf, comme ça, parce qu’on a une super soluce qu’on vous dévoilera en saison 2.
Pour toutes ces raisons, nous appelons à voter pour François Hollande. Alors que le souvenir de 2007 nous oblige à la plus grande réserve sur les multiples promesses de campagne du candidat sortant, celles de François Hollande, elles, ont un fumet bien plus prometteur de postes et de petites prébendes sympathiques.
Vive François Hollande, vive la France, vive l’Argent Public !
La vraie question, ce n'est pas la question de la rigueur horizontale, en tapis de bombe.
Il faut au contraire de la rigueur ciblée, aller reprendre toutes les rentes, pour retrouver des marges de manœuvre d'investissement et relancer la croissance sur fonds propres...
Le PS et l'UMP y sont clairement identifiés comme deux partis de rentiers réactionnaires, avec comme clientèle pour l'un les fonctionnaires et pour l'autre les retraités.
Les fonctionnaires retraités étant les gagnants ultimes du système...
"Ils ont comme objectif de gagner l'élection au détriment de la prochaine génération."
Devant un FN qui n'aura pas fini de monter tant que les forces vives ne seront que des vaches à lait à traire pour les rentiers de l'UMPS, aujourd'hui, les deux partis de rentiers ne savent plus quoi inventer pour récupérer le vote FN et arnaquer une fois encore les "sans rente".
Les sans rente...
Ceux exposés à la concurrence et à la mondialisation, à la précarité, ceux qui subissent l'immigration...
Rappelons au passage que les fonctionnaires ont leur salaire qui n'est pas fixé par l'offre et la demande, et que leurs emplois sont inaccessibles à l'immigration que leur parti de rentiers prône... Pas folle la guêpe...
Tout le jeu politique a consisté jusqu'ici à utiliser le libre échange et la mondialisation pour transférer du pouvoir d'achat des sans rente aux rentiers, de gôche comme de droâte.
Et fonctionnaires et retraités, trouvaient tous ça génial la mondialisation, tant que leurs rentes étaient garanties et que le prix de leur mobilier Ikea comme de leur voiture baissait de moitié... Sans parler de leur épave thermique dont le prix doublait sur le dos des jeunes...
Maintenant qu'ils comprennent qu'ils sont payés en dette publique 3 mois de l'année minimum, que l'État est ruiné, et qu'ils vont se prendre le mur de la mondialisation et de notre médiocrité dans la tronche, ces escrocs deviennent tous protectionnistes avec Jean-Luc Mélenchon et son parti de l'extrême rente
La vraie question désormais, c'est celle que posent Daniel et Manière à la fin des experts. Quand est-ce qu'on aura une offre politique qui ne soit pas une offre de rentiers ?
Sur le logement, je vous mets également ce débat intéressant ce matin entre Apparu et Hidalgo...
Apparu parle très clairement d'un problème d'offre et de demande. La gôche, en face, en est toujours à ses vieilles lunes de répartition de la pénurie.
Apparu : "il faut inverser la fiscalité" sur le logement
Europe 1, 24/04/2012 (en Français )
Toujours ces mêmes fausses politiques de gauche (comme le salaire minimum à seuil ou la garantie des dépôts).
C'est qu'il s'agit d'alimenter en fausse monnaie et en croissance de papier, ses vraies clientèles de rentiers pour leur assurer leur pouvoir d'achat, même si pour ça on doit dévaluer toujours plus les productifs. Et les jeunes sont priés de bien vouloir s'endetter sur quarante-douze ans pour alimenter le ponzi en devises fraiches...
Plus que jamais, au second tour, j'ai envie de m'abstenir (ou de voter blanc, si ça ne ressort pas comme un vote pour un des ces deux escrocs).
Le choix que l'on a est un faux choix.
Je n'ai aucune envie de choisir mes maîtres entre d'un côté les branle musards syndiqués du (semi) public et les politocards locaux sert-à-rien, et de l'autre, les groucho capitalistes et les vieux rentiers qui ont volé politiquement leur patrimoine fictif et leurs retraites grotesques...
Je note d'ailleurs avec ce premier tour, que le Front de Gôche et l'aristocratie syndicale du (semi) public, qui se fait concrètement du pouvoir d'achat sur les pauvres, n'ont pas réussi à empapaouter ces derniers avec leurs drapeaux rouges, à leur faire croire qu'ils les représentent...
La pression des marchés, couplée à une colère grandissante chez les sans rente qui voient leur pouvoir d'achat s'effondrer depuis 10 ans et ne peuvent plus être dévalués sans tomber dans la pauvreté, vont de toute façons obliger le parti de rentiers qui gagnera l'élection à ratterrir et à s'en prendre à toutes les clientèles de rentiers, y compris les siennes.
Politique friction du Lundi 23 Avril 2012 : “Nous sommes dans une vraie crise, générationelle, systémique qui traduit l’effondrement d’une tentative occidentale prométhéenne de forcer les feux de la croissance par le crédit ” par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 23/04/2012 (en Français )
Les peuples par leur votes, par leurs manifestations violentes ou non, les soi disant chefs tout cela fait partie du jeu du système pour parvenir à ses fins à savoir se reproduire et sortir rénové plus efficace.
Les gauches qui étaient au pouvoir en Europe ont été balayées par la crise via les votes des peuples.
Les droites au pouvoir le sont et le seront également.
Il faut que les processus aillent à leur terme quels que soient les gestionnaires.
Le vote Hollande s’analyse comme une tentative désespérée d’y croire encore, de croire que l’on peut repousser les limites, le fameux bourreau encore un instant. Hollande croit et fait croire qu’il peut repousser les limites de l’endettement en demandant à la BCE de baisser ses taux et à l’Allemagne de changer de politique et de principes. Tout le dispositif programmatique de Hollande repose sur cette possibilité de repousser les limites, le carcan monétaire, financier imposés par les traités européens c’est à dire par nos voisins germaniques en contrepartie de l’abandon du Deutsche Mark.
Que l’Allemagne accepte ou pas n’a pas vraiment d’importance, la différence ne porte que sur le facteur temps.
Si l’Allemagne accepte le processus durera plus longtemps, les dégâts seront plus profonds, les blessures plus douloureuses, mais l’issue est connue c’est le dernier ancrage, l’Allemagne qui croulera contaminée. La masse de capitaux fictifs dans le système dépasse les possibilités de l’Allemagne. Et elle le sait car elle connait sa vraie situation et en particulier son talon d'Achille sa démographie qui impose une épargne colossale.
Si l’Allemagne refuse ce sera plus rude, plus rapide mais avec moins de dégâts en profondeur, le fond d'épargne, les appareils de production, les consensus sociaux seront moins détériorés.
Nous sommes très optimistes , notre problème, notre crainte c’est que les hommes répètent leurs erreurs et cherchent les fausses solutions, les échappatoires dans le bon vieux système du bouc émissaire de sinistre mémoire.
Mais déjà à Gauche la convergence s’est faite entre Melenchon et Martine Aubry sur la désignation de l’ennemi à savoir le couple Merkel Sarkozy. Nous en avons déjà parlé, mais Martine Aubry est allé très loin, plus loin que Hollande , auquel elle sert de caution de gauche, elle a déclaré, je cite: « jusqu’à présent les banques commandaient et les gouvernements obéissaient, maintenant ce sera l’inverse les gouvernements vont commander et les banques obéir »
C’est à notre avis une déclaration à souligner au feutre rouge .
Et nous aurons très souvent l’occasion d’y revenir. Disons simplement aujourd’hui que cette déclaration témoigne d’une méconnaissance.
1 De la situation globale
2 Des fondements de la logique bancaire.
Voyons le premièrement :
La situation globale est celle dans laquelle les banques sont immergées dans le marché mondial dont elles dépendent totalement pour leur refinancement. Ce sont les marchés mondiaux qui refinancent les établissements français et si les banques françaises s’écartent, prennent trop de risque, se politisent, alors le robinet du refinancement va se couper. Les banques n’ont aucune marge de manœuvre, aucun choix, elles doivent inspirer confiance à leurs collègues. Martine Aubry en reste à l’analyse traditionnelle du Mur de l’Argent alors que le Mur c’est fini, il est remplacé par l’océan, la mer globale de liquidité qu’il faut tenter de capter, de séduire et de retenir. L’argent ce n’est pas celui de la logique du profit et du capital, c’est le mercure du refinancement de gros qui fait tenir le bilan des banques.
Voyons le second point :
Ce ne sont pas les banques qui constituent le carcan trop étroit dans laquelle la France est enfermée, mais le Réel. Les Banques ne font que transmettre la loi de la rareté, les lois de l’économie, les lois de la comptabilité, les lois de l’arithmétique. Les banques après les avoir longtemps ignorées véhiculent maintenant les contraintes de solvabilité, de profitabilité etc . Ce sont des messagers, des intermédiaires transmetteurs.
Et nous revoilà en 1981, avec la question : Comment échapper aux contraintes du système mondial d’abord, puis européen ensuite dans lesquels nous sommes enfermés ?
Les banques quand elles font leur métier, ce qu’elles n’ont pas fait depuis 20 ans, mais qu’elles refont maintenant en deleverageant, sont la statue du commandeur qui rappelle que deux et deux font quatre et que les free lunchs n’existent pas.
Et puisqu'on parle de mur de la réalité, en bonus, côyé US :
US Welfare State To Run Out Of Cash Sooner Than Hoped For
MEDICARE COSTS RISE 5 PERCENT TO $549 BILLION IN 2011 :UNH US LONG-TERM PROJECTIONS FOR MEDICARE WORSEN, TRUSTEES SAY :UNH US HOSPITALS TO FACE MEDICARE PAYMENT CUTS IN 2024, U.S. SAYS TRUSTEES SAY FUND TO RUN OUT THREE YEARS EARLIER THAN PREDICTED