| The Ascent of Money: A Financial History of The World by Niall Ferguson |
07/11/2011 (en Anglais )
|
dimanche 8 avril 2012
Niall Ferguson : une histoire de la monnaie
Documentaire de 4h, en anglais non sous titré, mais de très bonne facture...
Putain... Va falloir se taper 5 ans de triomphe sans partage de ces cons ?
Enfin non, pardon, 3 mois. C'est le temps qu'il faudra avant la faillite...
| Joffrin vote Mélenchon |
Blako Blog, Stéphane Blakowski, 05/04/2012 (en Français )
|
| → lien |
C'est en tout cas l'impression qui se dégage de son dernier éditorial. Quand le directeur du Nouvel Observateur règle ses comptes avec le magazine The Economist, il emploie le même ton que le candidat du Front de Gauche dans ses meetings.
Le magazine The Economist est présenté comme « la Pravda du Capital » et ses journalistes sont qualifiés de « talibans du libéralisme ». C'est l'avantage quand on est éditorialiste : plus besoin de s'appuyer sur des faits comme un vulgaire journaliste. Mais quand même, on se demande ce qui pousse Laurent Joffrin à insulter des collègues de cette manière...
Journaliste contre éditorialiste
Pour se renseigner, le plus simple est encore de lire Le Nouvel Observateur. Avant que Laurent Joffrin ne publie son éditorial cette semaine, son journal avait déjà parlé de la polémique créée par The Economist.
C'était la semaine dernière et le ton était plus mesuré. Au lieu d'assimiler la concurrence à la Pravda, l'article présentait The Economist comme « l'influent hebdomadaire britannique du monde des affaires ». Sous le titre « Pas un candidat pour rattraper l'autre », le Nouvel Obs explique que ce qui inquiète The Economist, c'est que ni Hollande, ni Sarkozy n'osent dire aux Français qu'ils vont devoir se serrer la ceinture.
Alors que de nombreux pays européens (Grande-Bretagne, Portugal, Irlande, Espagne, Italie, Grèce) sont déjà engagés dans une politique de rigueur, en France, on croit pouvoir y échapper. Pour The Economist, la France vit dans le déni de la réalité économique.
Et le New York Times, c'est la Pravda ?
Il suffit de lire de temps à autre Courrier International pour constater que c'est un jugement assez répandu dans la presse étrangère.
Dans un article publié au début de l'année, le New-York Times fait le même constat. Paralysés par la peur de déplaire, les principaux candidats à la présidentielle française sont muets sur les véritables grands chantiers à mener et ne font aucune proposition pour sortir du marasme.
À la mi-mars, le magazine roumain Q (premier sur le marché) signale « qu'aucun des grands candidats ne répond aux vraies questions des Français (Qui est responsable de la dette publique de la France ? Comment sera-t-elle acquittée ? Comment la récession va-t-elle nous affecter ? Etc.) et il ajoute : « Tout cela fait que de plus en plus de Français commencent à envisager sérieusement de ne pas voter. »
Ultralibéral
Ce qui à l'air d'énerver Joffrin, c'est que la critique émane du magazine The Economist. Dès les premiers mots de son édito, il estime que c'est un magazine ultralibéral. Comme nous l'apprend Wikipédia, l'ultralibéralisme n'existe pas : aucune école de pensée ni aucun groupe qui se désigne lui-même par ce terme. « Ce que ses détracteurs nomment « ultralibéralisme » est généralement appelé par ses partisans « libéralisme moderne » ou plus simplement « économie de marché ».
The Economist est effectivement un magazine libéral, mais au sens anglo-saxon. Il souhaite plus de liberté dans l'économie, mais aussi plus de liberté dans les mœurs. Rien à voir avec notre Figaro Magazine, puisqu'il défend « la légalisation de la consommation de drogues et milite pour le mariage homosexuel. »
Alors, la rédaction de The Economist est-elle un groupe de Talibans ? Dans la presse française, tout le monde ne partage pas l'avis de Laurent Joffrin. En juin dernier, le magazine britannique a fait sa Une sur Berlusconi, en titrant : « L'homme qui a baisé tout un pays ». Comme quoi, ils ne se moquent pas que des Français. Eh bien pour présenter le magazine à ses lecteurs, voilà ce qu'écrivait Le Monde : « En 168 ans d'existence, "The Economist" a acquis une respectabilité dont peu de journaux dans le monde peuvent se targuer. Une institution du monde de la presse, une référence de l'analyse économique. »
La France, dernier pays communiste ?
Vouloir discréditer The Economist en le comparant à la Pravda, c'est prendre le risque de se discréditer soi-même. Cela dit, la réaction de Laurent Joffrin ne fait que conforter l'analyse proposée la semaine dernière par The Economist. En effet, le magazine publie un sondage qui souligne une particularité française intéressante.
Le sondage a été réalisé dans 25 des plus grands pays de la planète (en prenant soin que tous les continents soient représentés). 13 000 personnes ont été interrogées et on leur a posé une question simple : « Pensez vous que le libre échange et l'économie de marché soient le meilleur système économique pour l'avenir ? »
Ce qui est frappant, c'est de constater le fossé qui existe entre l'opinion française et le reste du monde sur la question. Seuls 30% d'entre nous considèrent l'économie de marché comme le meilleur système économique. Aux États-Unis et en Inde, c'est 60%. En Chine, en Allemagne et au Brésil, ça grimpe à 70%. Pour The Economist, il y a là un paradoxe. Avec 35 entreprises classées dans le top 500 mondial, la France est le pays d'Europe qui compte le plus de multinationales. Mais au lieu d'en être fiers, les Français détestent le capitalisme.
Cocorico !
En cela, Laurent Joffrin est très français et il le revendique dans la conclusion de son édito : « Et comme tout en France finit par des chansons, en voici une : "Et merde au journal d'Angleterre, qui nous a déclaré la guerre...". » Laurent Joffrin évoque ici une vieille chanson de France qui commémore le combat du 31 août 1800, au cours duquel le corsaire Surcouf qui commandait la "Confiance" (18 canons et 190 hommes) captura le navire anglais "Kent" (40 canons et 437 hommes). Ça lui permet de conclure sur une note de bonne humeur qui relativise les comparaisons outrancières de l'article.
Cela dit, cette façon de dire « Merde ! » aux Anglais ne rappelle pas que des bons souvenirs. En effet, le Français resté célèbre pour avoir dit « Merde ! » aux Anglais s'appelle Cambronne. C'était à Waterloo, en 1815, et tandis que les Anglais lui demandaient de se rendre pour épargner des vies, il les a envoyés chier. Grièvement blessé, il sera fait prisonnier après le massacre des derniers carrés de la garde.
Dans « Les Misérables », Victor Hugo a écrit quelques lignes sur le sujet : « Qui a vaincu à Waterloo ?... C'est un mot ! Un mot qui fracture la poitrine, une insulte à la foudre ! Le plus beau mot qu'un Français ait répété ! Dire ce mot et mourir ensuite, quoi de plus grand ? C'est foudroyer le tonnerre ! » Dire "merde" à l'économie de marché et mourir ensuite, quoi de plus Français ?
| Malaise à Libération |
Le Figaro, 03/04/2012 (en Français )
|
| → lien |
"Un an après l'arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n'a pas pris", estime la société du personnel de Libération dans un communiqué. Les salariés du quotidien y expriment leur "grand malaise" dû à un sentiment de "dépossession" de leur journal.
Le communiqué dénonce "des unes racoleuses qui tantôt défigurent Libération, tantôt vont à l'encontre des valeurs qui ont toujours été les siennes", des "pseudos évènements basés sur des interviews et non sur des enquêtes", ou la "mise à l'écart" de thèmes comme le "social, l'environnement, l'immigration". Le personnel du journal dénonce également "un traitement éditorial partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS".
Quand la vraie gauche parle
Son dernier spectacle qu'il n'a pas pu jouer, enregistré dans une répétition devant des amis...
Je m'en souviens bien, j'avais la cassette quand j'étais petit. Je me l'écoutais en boucle en jouant aux légos, même si je comprenais pas grand chose...
De le réentendre, ça me fait tout chose.
Et on dirait que le père Coluche a aussi fini par comprendre la réalité de ce pays, avant de se tuer dans un accident.
"Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme, c'est le contraire."
Et quand je dis qu'il a fini par comprendre, c'est à rapporter à un skecth d'un spectacle précédent beaucoup plus conciliant sur un délégué syndical FO qu'il fait passer pour un pauvre :
Je m'en souviens bien, j'avais la cassette quand j'étais petit. Je me l'écoutais en boucle en jouant aux légos, même si je comprenais pas grand chose...
De le réentendre, ça me fait tout chose.
Et on dirait que le père Coluche a aussi fini par comprendre la réalité de ce pays, avant de se tuer dans un accident.
"Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme, c'est le contraire."
Et quand je dis qu'il a fini par comprendre, c'est à rapporter à un skecth d'un spectacle précédent beaucoup plus conciliant sur un délégué syndical FO qu'il fait passer pour un pauvre :
Quand Zemmour taclait Richard Descoings
| Quand Zemmour taclait Richard Descoings |
Olivier Demeulenaere, 06/04/2012 (en Français )
|
| → lien |
Le décès brutal et inexpliqué, à New York, du directeur de Sciences Po a suscité de très nombreux commentaires sur celui qui avait su moderniser l’institution de la rue Saint-Guillaume, l’internationaliser et l’ouvrir à la “diversité”… Mais dans ce concert d’éloges funèbres, il n’est pas inutile de revoir cette chronique que Zemmour consacra à Richard Descoings il y a deux ans et qu’il concluait ainsi : “En fait, Richard Descoings est à la confluence historique et idéologique d’une extrême gauche post-soixante-huitarde qui avait pour projet de liquider la culture bourgeoise et d’une droite libérale qui veut livrer au marché des générations de consommateurs malléables parce qu’incultes. Il est à la fois le fossoyeur de l’élitisme républicain et l’idiot utile du capitalisme. Décidément, cet homme a tout pour plaire !”
L'article du goldmanite repenti dans le New York Times a fait s'effondrer la réputation de Goldman Sachs
| CHARTS: After Greg Smith, Goldman Sachs' Workplace Reputation Is Worse Than During The Financial Crisis |
Business Insider, 23/03/2012 (traduire en Français )
|
| → lien |
In the wake of the Greg Smith resignation letter fiasco, Goldman Sachs' workplace reputation has plummeted to levels worse than during the financial crisis, according to YouGov BrandIndex, a daily brand consumer perception index.
YouGov polls 5,000 consumers daily and poses the question "Would you be proud or embarrassed to work for this brand?" in order to determine workplace reputation for banks, according to a YouGov press release. The index scores banks from 100 to -100, with 0 being a neutral score. Goldman's current score is at -36.

Inscription à :
Messages (Atom)
)
)



