samedi 24 mars 2012

Qui propose dans cette campagne de converger vers le modèle d'Europe du Nord ?

Je rebondis sur ce commentaire ci que j'ai pu faire dans ce post quant à la dialectique gauche/droite...

DiscoTonio : Vous me fatiguez avec vos histoires gauche/droite.

Je m'en fous de ces distinctions surannées.

Moi ce que je veux, c'est qu'on converge vers le modèle d'Europe du Nord fait de lutte contre la rente, de méritocratie et de libéralisme pragmatique et de bon sens.

Si c'est la gauche qui propose ça, je voterai à gauche. Si c'est la droite, je voterai à droite.

Or ce que je constate de plus en plus aujourd'hui, c'est que la grosse masse des rentiers de ce pays, ce sont les clientèles de la gauche, et que c'est la droite qui propose désormais de converger vers l'Europe du Nord.

La gauche dans ce pays, derrière ses grands discours creux, est devenue force d'immobilisme et de régression... Ça devrait questionner quand même...

Je n'ai pas envie que la France se vautre dans le clientélisme d'Europe du Sud qui l'emmène tout droit au déclassement...

Au passage, je note que c'est cette gauche qui va faire exploser l'Europe. Alors que l'Italie se réforme, que l'Europe du Nord s'est déjà réformée, que l'Angleterre fait tout l'inverse, la France est toute seule à rester dans sa bouse idéologique surannée, à tenter de faire diversion par tous les moyens de la complexité inutile qu'elle défend et de ses clientèles de rentiers qui pillent le pays...

Et si la gauche est le parti de la rente. L'extrême gauche est le parti de l'extrême rente.

Donc voila...

   Qui propose de reprendre les 30 milliards de la formation professionnelle pour instaurer une flexsécurité à la française ? Et au passage de maîtriser l'immigration alors que les emplois difficiles iront aux chômeurs et non à des immigrés.

   Qui aujourd'hui propose de donner l'autonomie aux établissements scolaires comme en Suède ?

   Qui propose de libérer le foncier pour en finir avec la pénurie immobilière organisée ? Et d'arrêter de taxer la mobilité ? Comme en Allemagne.

   Qui propose de faire le ménage dans la complexité inutile en conditionnant l'instauration de toute nouvelle norme à la suppression de deux anciennes ?

   Qui propose de réduire la bureaucratie de la démocratie, en réduisant à 400 le nombre de députés ? Qui propose de mieux contrôler les dépenses des collectivités locales ? Qui propose de réduire le nombre de fonctionnaires et de mieux les payer ?

   Qui propose de restaurer notre compétitivité prix via la TVA sociale comme au Danemark ?

Le seul point noir au tableau, c'est sur le conflit de générations. Hélas la droite française ne peut décemment pas s'en prendre au cœur de son électorat : les retraités.

Mais la droite a clairement abandonné les reaganomics et veut converger désormais vers le modèle d'Europe du Nord.

Face à eux, la gauche n'a rien à proposer à part la préservation des intérêts de ses clientèles de rentiers, de la distribution de nouvelles rentes pour acheter la paix sociale, le retour à ses vieilles mesures soviétoïdes de contrôle des prix et de partage de la pénurie, et d'organiser des transferts des pays ayant réussi à se réformer vers ceux qui refusent la réforme, et l'immobilisme total...

Cette gauche de l'anti réforme porte d'ailleurs en elle au passage l'explosion de l'Europe, alors qu'une France qui s'abandonne pour de bon au clientélisme d'Europe du Sud, ne fera faire diverger que plus vite l'Europe et poussera l'Europe du Nord à nous abandonner à notre sort. La France est le verrou de l'Europe, tant géographiquement que par son poids économique. Son orientation politique va déterminer celle de tous ses voisins du Sud. Et l'Europe du Nord ne va pas supporter indéfiniment de se faire tirer en arrière, par une Europe du Sud à rebours du sens de l'histoire.

Cette gauche se prétend progressiste, pour la jeunesse, européenne... Mais quand on creuse, concrètement, ce qu'on peut comprendre de leur programme, c'est le contraire... C'est un procédé publicitaire bien connu, où pour se vendre, une marque prétend être l'exact inverse de ce qu'elle est réellement...

La droite gagnerait à clarifier cette dialectique là.

Est-ce que les français veulent s'orienter vers le modèle d'Europe du Nord qui a fait ses preuves et garder leur rang ? Ou bien être définitivement déclassés et balayés par l'histoire ?

Au dernières nouvelles, le sondage journalier de l'IFOP montre un écart de second tour qui se resserre... J'espère que ça va continuer sur cette lancée...

Cette France en déclin et cet Extrême Orient en passe de déclasser l'Europe

Graphique intéressant du PIB par habitant d'après les données du FMI :



Une chose crève les yeux, c'est l'extraordinaire succès du modèle suédois... Combien de temps la fausse gôche française va t'elle réussir à empêcher toute réforme ? Au fur et à mesure que les niveaux de vie divergeront, il sera de plus en plus difficile pour elle de protéger les revenus et les statuts de ses clientèles de rentiers...

Mais regardez bien surtout l'ascension de la Corée ou encore de Taïwan... Et celle de la Chine... Et même celle du Japon...

Entre 1980 et 2016, voici ce que l'on peut retenir...

La première chose qui crève les yeux, c'est le déclassement général de la France... Voici en gros la comparaison du PIB par habitant de la France par rapport aux autres pays, en 1980, et en 2016... On s'est appauvri relativement par rapport à tous les autres pays...



Le déclin crève les yeux ! La rente et 30 ans de politique n'importe quoi nous font sombrer... On coule à pic.

Mais surtout, ce qui frappe, c'est l'ascension fulgurante de la Corée, de Taïwan, de la Chine...


En 1980, les japonais étaient 30% moins riches que les français. En 2016, ils seront 6% plus riches.
Les coréens sont passés de moitié moins riches que les portugais à 40% plus riches. Taïwan de -28% à +27%...
Et même les chinois nous courent derrière avec des écarts qui se sont fortement réduits...

On voit déjà très clairement le déclassement des pays d'Europe du Sud.

La France est également en passe de l'être. Au rythme où ça va, les coréens vont bientôt nous passer devant.

Et sans surprises, seule l'Europe du Nord, qui a réussi à se réformer et à défoncer sa rente, arrive grosso modo à maintenir son rang...

L'impossible assimilation

Comment on apprend à certains enfants à détester la France
atlantico, Malika Sorel, 23/03/2012 (en Français texte en français )
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Les familles plaident l’impuissance, elles expliquent n’avoir aucune emprise sur leurs enfants. C’est une idéologie véhiculée par un certain nombre d’acteurs de la vie publique associative.

Or c’est entièrement faux. Lorsque ces parents se disent impuissants, il faut voir dans quel temps on se place. Peut-être qu’au moment de l’adolescence, il est difficile à ces familles de contrôler leurs jeunes. Mais c’est le cas pour toutes les familles : c’est une période délicate où l’enfant a besoin de se placer face aux adultes pour se construire. Par contre, lorsqu’ils sont petits, il est évident que c’est la transmission des repères des parents qui empêchent leurs enfants de s’intégrer pour la simple raison que ces repères sont en opposition avec la société française.

Prenons l’exemple de Tableau Noir, livre écrit par Iannis Roder, enseignant. Il explique : "Les parents ou grands-parents sont venus en France porteurs d’un modèle familial qu’ils ont légitimement perpétué. Une grande partie des jeunes de ces familles sont incapables de s’en détacher".

Même constat chez les sociologues Claudine Attias-Donfut et François-Charles Wolff qui observent après de nombreux entretiens qu’au sein des familles issues de l’immigration, la piété filiale est une valeur primordiale. A la question “Entre ces deux opinions, laquelle se rapproche le plus de la vôtre ? 1. On devrait toujours se comporter en accord avec ce que souhaitent les parents. 2. On devrait faire ce que l’on veut, même si c’est contraire aux souhaits des parents” ; les jeunes choisissent la première solution pour 75% de ceux ayant des origines marocaines, 72% pour ceux ayant des origines algériennes, 66% pour ceux ayant des origines d’Afrique subsahariennes et 27% de ceux ayant des origines nord-européennes.

La plus grande partie des parents originaires du Maghreb, du Moyen-Orient ou d’Afrique estiment eux aussi qu’il est crucial que leurs enfants pensent comme eux. Ils ont parfaitement su les éduquer dans cette optique. Ils ont parfaitement réussi à transmettre cette culture.

C’est ce qui fait que, plus tard, les enfants vont avoir du mal non seulement à s’insérer dans la société mais aussi à éprouver de l’amour pour la France.

Si les parents ont une telle influence sur leurs enfants, pourquoi tenir un tel discours d’impuissance ?

Si vous donnez à quelqu’un une excuse en dehors de lui, il la saisira. On répète à ces familles depuis des années qu’elles ne sont responsables de rien. J’ai toujours défendu des idées qui contraindraient les aides sociales à des résultats pédagogiques de la part des parents. Il faut vérifier l’utilisation qui est faite de ces aides : qu’elles soient utilisées à l’éducation, à l’enrichissement des enfants. Les parents doivent être mis face à la responsabilité qu’ils ont de faire grandir leurs enfants au sein de la société française.

Au sein de ces familles, il n’y a pas de communication, de discussion. Le parent commande et l’enfant doit se soumettre. L’enfant n’est pas un acteur au sein du foyer. Ces systèmes d’éducation sont dépourvus de pédagogie : on n’explique pas aux enfants le pourquoi d’une situation. Cette omniprésence de la règle, dure, donne des personnalités atrophiées : ces enfants, plus tard, ne sont pas épanouis. La personnalité des enfants se joue très tôt.

Quels sont les rôles respectifs des différents membres de ces familles ? Comment sont-ils partagés entre la mère, le père, les frères et sœurs ?

Les mères jouent un grand rôle dans cette réalité. Pour garder leur place au sein de ce groupe, elles doivent être dures. Elles font preuve d’un amour étouffant avec les garçons car ces fils leur permettent d’avoir une place. Elles sont particulièrement dures vis-à-vis des filles. Elles les tiennent à distance de la société française, considérant que tout ce qui vient de l’extérieur est forcément décadent.

Le père, lui, est le grand chef. Même sans parler, il fait preuve d’une grande autorité. Parfois même alors qu’il est absent du foyer. La présence morale du père représente l’héritage et le patrimoine culturel. Le père dicte la loi au sein de la famille quand la mère s’applique à la faire exécuter. Comment, dans ce cadre, admettre que les parents n’ont pas d’autorité ?

Les enfants exécutent. Une application concrète est visible dans la manière dont les frères exercent un contrôle sur les sœurs. Le fils est le contact avec l’extérieur. La fille doit être maintenue à l’intérieur. Les enfants reproduisent ainsi l’exemple parental sur des repères qui leur sont transmis.

Les enfants se construisent au sein même de toutes ces pressions, liées aux moindres détails : vêtements, activités sociales … Le tout avec comme toile de fond un rejet de la société française qui est décrite comme étant en opposition avec la culture traditionnelle des parents.

Même à l’âge adulte, leurs enfants continueront à se soumettre à la règle de l’obéissance, qui dicte sa loi, y compris sur chaque détail de leur vie : chaque membre du groupe est constamment épié par le reste du groupe. Un phénomène de surenchère permanente éloigne la sérénité et installe, bien au contraire, en l’individu un sentiment obsessionnel de persécution.

Dans la recherche des causes de l’échec de l’intégration, et même de l’insertion, délaisser le champ familial pour se concentrer sur celui de l’école et de la société française revient à forer un puits en un lieu où il n’y a pas de pétrole, ou seulement à l’état de traces.

Quelles peuvent-être les conséquences ?

Si ces parents ont importé leur culture d’origine plutôt que de laisser leurs enfants s’approprier celle de la République, c’est aussi à cause des actions et discours d’un certain nombre d’associations. Il suffit de regarder le discours qu’ont tenu un certain nombre de ces acteurs au début du drame de Toulouse. Pour eux, il était évident que le meurtrier était un Français de souche. Ils sont remontés à la Seconde guerre mondiale, évoquant un antisémitisme dont ils ont accablé les Français d’origine européenne. Dans quelle catégorie l’auteur de ces attaques va-t-il être mis ? Il s’agit bien là d’une forme de racisme antijuif sous sa forme la plus pure. Plusieurs études, enquêtes et ouvrages ont mis le doigt sur cette obsession raciste visant les juifs au sein de certains quartiers.

Ce discours de haine qui est tenu par les associations contre le supposé racisme des Français braque les enfants issus de l’immigration. Dans certains quartiers, ils sont maintenant convaincus que les autres Français les détestent. Ils développent en réaction cette autre culture qui leur est transmise pour se protéger d’un rejet supposé.

Les bonus confortables des élus de la République

Petit voyage au pays de l'oligarchie des incapables...

Si encore pour ce prix là, ils faisaient le job... Mais non, tout ce qu'ils savent faire depuis 30 ans, c'est développer la rente et détruire ce pays pour contenter leurs clientèles...

Les bonus confortables des élus de la République
atlantico, Gilles Gaetner, 24/03/2012 (en Français texte en français )
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Prenons le cas des députés. Officiellement leur indemnité mensuelle imposable est de 7 100 euros bruts par mois, sans compter les frais de représentation (autour de 5 000 euros) ou les frais pour recruter un ou deux assistants. Mais si le député exerce une autre fonction, il bénéficie d’un bonus qui peut rendre jaloux ses collègues.

C’est ainsi que le président de l’Assemblée nationale – actuellement Bernard Accoyer, jusqu’aux législatives de juin 2012 – a droit à un complément de 10 224 euros par mois, soit 122 688 euros par an. Accoyer est le mieux loti de tous les élus de la République. Suivent ensuite, loin derrière le président, trois autres privilégiés, les questeurs, qui peuvent compter chaque mois sur une rallonge de 4 927 euros (contre 5 170 au Sénat). Ils ont nom Richard Maillé (UMP), Philippe Briand (UMP) et Marylise Le Branchu, ancienne garde des Sceaux (PS). Gâtés également les six vice-présidents de l’Assemblée nationale, parmi lesquels Élisabeth Guigou (PS), Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre), Louis Giscard d’Estaing (UMP) ou Catherine Vautrin (UMP). Ils peuvent chaque mois compter sur un bonus de 1 022 euros. Normal : il faut les récompenser de leur excédent de travail lorsqu’ils président les séances dans l’hémicycle. (Au Palais du Luxembourg, un vice-président perçoit deux fois plus.) (…) En tout, chaque année, 35 députés se partagent 600 000 euros.

Au Palais du Luxembourg, les dignitaires sont bien traités, mieux que leurs collègues du Palais-Bourbon. C’est ainsi que les trois questeurs, outre la rallonge mensuelle de 5 170 euros nets, ont droit à une deuxième rallonge d’un montant annuel de 11 600 euros. Mais ils ne la perçoivent pas directement : il s’agit en réalité d’une réserve à leur disposition. Il leur suffit de présenter les factures pour être remboursé. Quant aux huit vice-présidents de la Haute Assemblée, ils reçoivent une rallonge de plus du double de celle des députés : 2 080 euros par mois. Les 17 présidents de commission, de groupe, ou les rapporteurs généraux voient leur indemnité gonflée de 2 080 euros chaque mois. Quant aux 14 secrétaires, ils ont droit à un bonus de 710 euros. Christian Poncelet, le pittoresque et toujours vert sénateur UMP des Vosges, est verni : en tant qu’ancien président du Sénat, il lui est alloué une indemnité complémentaire de 4 230 euros nets par mois. En revanche, il a dû renoncer à l’appartement de 200 mètres carrés situé rue Bonaparte que la questure lui avait attribué en 2002 jusqu’à la fin de son mandat en 2012…