vendredi 23 mars 2012

Le nouveau subprime US : les prêts étudiant

De l'art d'utiliser les jeunes pour cracher de la dette, à savoir des devises...
La dette des étudiants américains dépasse...mille milliards de dollars
La Tribune, Jérôme Marin, 22/03/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Au bout de leur cursus universitaire, les étudiants américains sont endettés à hauteur de 25.000 dollars en moyenne. L'encours de leurs prêts dépasse celui de l'ensemble des crédits à la consommation.

Mille milliards de dollars. C'est le montant invraisemblable atteint l'an passé par l'encours des prêts étudiants aux États-Unis, selon une estimation du tout nouveau Bureau de protection des consommateurs financiers (CFPB). Début mars, la Réserve fédérale de New York avait chiffré cet encours à 870 millions de dollars. Il a quasiment doublé au cours des cinq dernières années, dépassant le montant de l'ensemble des prêts à la consommation ou celui des prêts automobile.

Le 4ème producteur d'armes aux USA est débordé et refuse les commandes

Fourth Largest Gun Maker In US Is Out Of Guns
ZeroHedge, 23/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
In a somewhat sad and shocking slap of reality to the face of pour 'recovery' and 'freedom-based-debt-holdings', today's press-release-of-the-day (since we still haven't heard from BATS) goes to Sturm, Ruger (the 4th largest gun-maker in the US) who after receiving orders for over one million units in Q1 has temporarily suspended the acceptance of new orders.

1 millions de commandes depuis le début de l'année    Et on parle là du 4ème producteur...

Mais sinon, tout va bien... C'est la reprise... Les keynésiens ont encore vaincu !

Les américains consomment... des armes en prévision du chaos à venir...


Et un G n’allant jamais sans ses 2 comparses, côté ventes d'or de la Mint US, ça roule fort également...


On les sent en super confiance les américains...

Au passage, je serais curieux de savoir pourquoi les américains ont acheté de l'or comme des furieux entre 98 et 2000? La peur du bug de l'an 2000 ?

Parce que si c'est le cas, c'était n'importe quoi comme raison, mais ils ont quand même fait par hasard l'affaire du siècle...

Le début du terrorisme de "proximité"

French attacks could inspire next generation of terrorists: Expert
CNN, 22/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
"Lone wolves" who plot to carry out small-scale attacks on soft targets, like those in which seven people have been killed in France, could be the future of terrorism, a security expert has warned.

"We are witnessing the next stage of terrorism in Europe," said Sajjan Gohel, director of International Security at the Asia Pacific Foundation, a London-based counterterrorism think tank.

Gohel told CNN that killings like those in Toulouse and Montauban would likely inspire other radical Islamists to action.

"This has sent out the message that followers of al Qaeda can carry out successful attacks, can precipitate terror, on their own.

"This is exactly what happened in France: People were scared to go out, schools were under guard, there was a real sense of insecurity -- that is true terrorism."

He said the actions of Anders Breivik, whose twin bomb and gun attacks in Oslo and on the island of Utoya in Norway in July last year left 77 people dead, had also encouraged would-be terrorists.


Les surprenants hommages à Merah
Europe 1, 23/03/2012 (en Français texte en français )
→ lien


Xavier Raufer expliquait ça très bien également dans cette émission de C dans l'air, comment le terrorisme de proximité, théorisé par un Syrien, était l'avenir d'une mouvance islamiste en déliquescence...

La dérive djihadiste des frères Merah
France 5 - C dans l'air, 21/03/2012 (en Français texte en français )
→ lien

Il y explique aussi que Merah a raté sa sortie, mais là dessus, je n'en suis pas si sûr...

Au contraire... Cette fin mi scarface/mi counter strike doit parler à pas mal de racailles et de skins...

Et l'argumentaire de Raufer tient plus de la méthode Coué qu'autre chose là dessus...

Un petit bonjour aux lecteurs étrangers...

C'est beau Google Analytics quand même...

Je me balladais ce soir sur la carte du monde...

J'en profite donc pour saluer les lecteurs du blog de l'étranger...

Voici les visites depuis le début du mois...

Je ne vous mets que les 10 premiers pays... Peut-être que certains se reconnaîtront   

   De Belgique...


   De Suisse :


   D'Angleterre :


   Du Canada :


   Du Luxembourg :


   Des USA :


   D'Allemagne :


   De Suède :


   Du Japon :


   De Thaïlande :


En espérant que tout ce petit monde ne soit pas que des robots sniffers   

Et le meilleur pour la fin :

Rappel : l'Afrique n'est pas surpeuplée

Je fais ce post de rappel suite à un commentaire...

Pour rappeler qu'avec un milliard d'habitants, l'Afrique est un continent vide...

La vraie taille de l'Afrique
Le meilleur blog de la Terre de le Monde, Un Nain Compétent, 06/09/2011 (en Français texte en français )
→ lien


Et je vous rappelle la projection de Peters... Projection qui si elle déforme, a le mérite en revanche de conserver les superficies...



L'Afrique est immense. On a tendance à le perdre de vue dans notre projection habituelle...



Maintenant, il reste qu'une grande part de l'Afrique est désertique avec le Sahara, ou semi désertique avec le Sahel...



Mais même en enlevant cette immense partie là, il y a de quoi faire tenir l'Inde et la Chine réunies... Or l'Afrique a aujourd'hui grosso modo 1 milliard d'habitants. Contre 2,3 pour l'Inde et la Chine.

Si l'Afrique a des problèmes de pauvreté, ce n'est pas (encore) à cause d'une question de surpopulation...

Fin de 6 mois de décollecte sur l'assurance vie

Y'a plus qu'à attendre la prochaine crise souveraine...

Après six mois de tempête, l'assurance-vie reprend son souffle
AFP via boursorama, 23/03/2012 (en Français texte en français )
→ lien
L'assurance-vie a retrouvé des couleurs le mois dernier, principalement grâce à la forte baisse des retraits, après une mauvaise passe inédite de six mois qui semblait marquer la fin de l'âge d'or de ce placement.

En février, les versements ont été supérieurs de 300 millions d'euros aux retraits (aussi appelés rachats ou prestations), ce qui ne s'était plus produit depuis juillet 2011.


Et histoire de préparer le terrain, 3 graphique via ZeroHedge, pourquoi la crise européenne est juste en mode standby...

3 Charts On Why Eurosis Never Really Went Away
ZeroHedge, 23/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien

   Taille du bilan de chaque grande banque en pourcentage du PIB de son pays :


   Intérêts de la dette publique en pourcentage du PIB :



Et les marchés pricent déjà le prochain défaut grec...
Eurosis Is Back As "New" Greek Bonds Break 20%, Slide 14% In 2 Days
ZeroHedge, 23/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Well that didn't take long. New Greek bonds (GGB2) have dropped dramatically in the last 2 days. The 2023 bond has fallen from over EUR29.5 on Wednesday to under EUR25.5 this morning, prices have dropped an incredible 14% and down a painful 17.5% from its opening break highs of just 2 weeks ago. Yields have broken back above 20% for the first time for this new 10Y as it appears reality is sinking in that Greek Bailout III will come sooner rather than later. Eurosis is back.

Price has tumbled significantly...



and implicitly yield has exploded - now over 20%...

Ce High Frequency Trading qui fait tourner les marchés en boucle fermée

Tout ça finira sur un superbe Minsky moment avec son cortège de fire sales...

Plus quelques réflexions sur cette épragne en papier gras qui ne rapporte plus rien en terme réel... On sent que les premières graines de l'hyper inflation sont en train d'être plantées, avec un début de questionnement et de perte de confiance dans la monnaie...

Quand l’argent ne vaudra plus rien…
Le blog à Lupus, Baudouin Dubuisson, 23/03/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Depuis une vingtaine d’années, mais encore plus depuis 2007, la masse monétaire a pris des proportions démesurées, par rapport aux besoins de la production du commerce et de la consommation, en un mot, de l’économie réelle.



Cette tendance ne semble pas près de s’inverser: aux États-Unis, la Fed vient de franchir une étape supplémentaire en finançant directement le déficit public pour pallier la défection de la Chine qui limite ses achats de bons du Trésor américain; en Europe, la BCE vient de prêter quelques centaines de milliards d’euros aux banques, pour soulager un marché interbancaire toujours pas plus liquide qu’auparavant. Les banques préfèrent déposer quotidiennement des centaines de milliards d’euros auprès de la BCE, avec un rendement ridicule de 0,25%, plutôt que de prendre le risque de se faire mutuellement confiance.

Jamais l’argent n’a rapporté aussi peu. Jamais non plus la préférence pour la sécurité, liquidité ou or, n’a été aussi forte.

L’innovation financière, la soupape de sécurité

En temps normal, avec une telle masse d’argent nous aurions dû connaître une inflation sans précédent, mais, grâce soit rendue à l’innovation financière, il n’en est rien. L’innovation financière a agi comme une soupape de sécurité jusqu’au moment, en 2008, où le château de cartes s’est écroulé une première fois. Depuis lors, les épargnants se méfient de tous les placements financiers, y compris les dettes souveraines, autrefois considérées comme les plus sûres. Les ventes d’actions se font hors Bourse à plus de 50%, sans aucune visibilité ni contrôle.

Les transactions boursières sont maintenant, à plus de 70% aux États-Unis et plus de 30% en Europe, le fait de traders à haute fréquence (HFT). Ceux-ci ne se préoccupent que subsidiairement de la valeur intrinsèque des produits; ils cherchent simplement à repérer les mouvements erratiques et leur objectif prioritaire est de tromper le marché.

Un fossé qui se creuse entre deux économies

En conséquence, la corrélation entre le jeu de l’offre et la demande d’une part, et le prix, de l’autre, se réduit avec tous les risques que cela représente pour les petits porteurs. Ces traders ne se limitent pas aux titres de sociétés cotées: ils représenteraient près de 70% des ordres passés sur le marché à terme des produits pétroliers et les produits agricoles n’échappent pas au phénomène.


Aujourd’hui, les utilisateurs physiques de matières premières sont tout simplement devenus minoritaires sur leurs propres marchés. Cette intrusion n’est pas sans conséquence sur l’économie réelle: à mesure que la proportion d’ordres passés par des “utilisateurs physiques” s’amenuise, le fossé entre l’économie réelle et la finance se creuse.

Moins les prix des matières reflètent les valeurs intrinsèques, plus l’économie réelle souffre. Il ne faudra plus s’étonner de voir des évolutions comme celle du cours du pétrole qui, en 2008, est tombé de 140 dollars le baril à 40 dollars en quelques mois.

De moins en moins d’acteurs

Mais il y a plus grave: sur les marchés financiers le nombre d’acteurs semble se réduire comme peau de chagrin. En France l’autorité des marchés financiers a constaté que plus de la moitié des ordres de Bourse sur le CAC40 était le fait de trois traders. Sur le marché des produits dérivés, aux États-Unis cette fois, quatre ou cinq banques d’affaires se partagent de l’ordre de 80% du marché.

On est en droit de se demander si le risque de krach n’augmente pas de façon inversement proportionnelle au nombre d’acteurs. En effet, tous travaillent sur des modèles fondés sur la courbe de Gauss, une courbe qui élimine les hypothèses extrêmes, hélas bien réelles… Moins il y a d’acteurs, moins les hypothèses de travail ont de chances de se neutraliser, plus les effets procycliques peuvent se conjuguer. Le système touche-t-il à sa fin?

Il faut se faire une raison: avec les désordres commerciaux et financiers actuels, la masse monétaire ne cessera pas de sitôt d’enfler et avec elle la volatilité, l’insécurité et la méfiance. Pour y faire face, la seule recette appliquée jusqu’ici a été d’accroître encore la masse monétaire.
Le cercle vicieux est parfait! Dans certains cas, il faut maintenant payer pour placer son argent en sécurité! Face à l’afflux de liquidités, la Suisse a dû se résoudre à mettre en place un intérêt négatif pour limiter la hausse de sa monnaie!

La banque centrale suédoise avait fait de même, en 2009, pour encourager les banques à prêter l’argent aux entreprises plutôt que de le déposer chez elle. Ces situations sont peut-être exceptionnelles, mais les tendances lourdes commencent, toutes et toujours, en étant marginales.

En économie, ce qui ne rapporte rien ne vaut rien. Si l’on suit cet adage, il y a de quoi se poser des questions sur l’avenir de la monnaie, car si le risque est le propre de l’économie de marché, il se calcule, l’incertitude pas.


HFT Has Disconnected Commodities From Fundamentals
ZeroHedge, 22/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
High-frequency traders have caused U.S. commodity futures prices to disconnect from market fundamentals of supply and demand since the 2008 financial crisis. An extensive and detailed analysis by the United Nations Conference on Trade and Development just confirms what we have shown again and again (most recently here in Silver) that HFT's impact on the world is not all unicorn-tears and liquidity-providing. Markets are more exposed to 'sudden and sharp' corrections, and as Reuters notes "The strategy of those involved in high-frequency trading tends to reinforce the correlation between equities and commodities". In a somewhat stunning conclusion from an academic treatise, the authors find "We are not saying that it's all about speculators and (that) fundamentals don't matter. But we are saying that they tend to matter less, except in extreme cases,". Unlike other studies on the linkages, the UNCTAD study uses tick-data and finds correlations rising and trade size dropping as frequency increased dramatically since the crisis in 2008. Critically, one final consequence is that investors seeking to diversify or hedge against other investments in their portfolio are often disappointed as the increased HFT creates a destabilizing effect on commodities (increasing volatility) and can often create bubbles.

The number of Ticks (trades) has risen exponentially faster than the volume - as the black (ratio) line indicates - for WTI in this case.



And on a rolling 5-minute correlation basis - it is abundantly clear that there has been a regime shift in the relationship between US equities and WTI (in this example)...