mardi 6 mars 2012

Devant son déficit commercial, le Japon voudrait rouvrir ses centrales

11-2-15, l’équation japonaise post-Fukushima
Le Figaro, 23/02/2012 (en Français texte en français )
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près de 15 milliards d’euros (14,75 milliards) de déficit commercial en janvier. Un record. Et le quatrième mois consécutif de déficit commercial. Principale cause: la flambée du prix et des volumes des importations d’hydrocarbures. Car pour compenser la production des 52 réacteurs atomiques à l’arrêt, le Japon fait tourner à pleine capacité les centrales à fioul, à charbon et à gaz, qui existaient - c’est une chance - en nombre.

Pour les finances du pays comme pour les industriels qui craignent l’impact de la hausse des prix de l’électricité sur leur compétitivité, cette situation doit durer le moins possible. Les industriels et le gouvernement sont partisans de redémarrer les centrales nucléaires dès lors que l’autorité de sûreté donnera son feu vert, réacteur par réacteur. Mais sur cette question de l’atome sensible entre toutes, le gouvernement souhaite obtenir un consensus à la japonaise. Le gouvernement prépare pour l’été sa nouvelle stratégie énergétique à moyen et long terme, laquelle prévoira certainement une réduction - à quel rythme? dans quelle proportion? de l’énergie nucléaire. Mais avant le long terme s’approche l’échéance de l’été, saison du pic de consommation électrique, dopée par la climatisation. Si les centrales atomiques ne redémarrent pas, l’équation de l’été pourrait être coupures de courant + économies d’énergie drastiques + explosion de la facture. Une équation politiquement et moralement dure à résoudre.

Hubert Védrine sur la mondialisation / Charles Vilgrain d'AgroGeneration

Allez, une bonne dose de realpolitik, avec de vrais morceaux de déclin de l'occident et de vérité sur la mondialisation heureuse dedans...
Hubert Védrine - Ancien Ministre des Affaires Étrangères
BFM Business, 06/03/2012 (en Français texte en français )
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Et puisque je suis dans les émissions radio, je vous mets également cette interview d'un gars qui met en exploitation des terres en Europe de l'Est et en Argentine... Avec l'immense réservoir de terres non cultivées en Afrique, on dirait que la partie nourriture du Peak Everything va peut-être trouver une solution (au moins pour un temps)...

Quand un indien expliquait dans un documentaire d'Arte que j'avais posté, qu'avec un tout petit bout de l'Ethiopie qui était en friche, il pouvait produire 10% de la production mondiale de riz, tout était dit...

Charles Vilgrain - président du directoire d'AgroGeneration
BFM Business, 06/03/2012 (en Français texte en français )
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Je vous déterre d'ailleurs ce vieux post sur le point sur le Peak Evrything :
Petit résumé qui fait autant office de pense-bête perso que de post, histoire de marquer où on en est en terme de Peak Everything, du point de vue de l'offre :

   Électricité : ça, a priori, on n'en manquera pas. Ne serait-ce qu'avec la révolution des Shale Gaz...

   Nourriture : même s'il faudrait plus de données là dessus, on peut espérer que la mise en branle du potentiel inexploité, notamment de l'Afrique, compense (un peu) les tensions...

   Carburants : là, on commence à toucher au dur. En terme de carburants liquides (pétrole), on est dans la merde...

   Métaux et ressources tirées du sol : là aussi, à part les nodules polymétalliques au fond de l'eau, rien qui permette d'entrevoir une amélioration...

Maintenant... Comme je l'ai souvent dit, le peak everything va surement connaître une pause quand la Chine va devoir arrêter son investissement... Cf encore Felix Zulauf interviewé au Financial Times...

Enfin, notez que de tout ce que j'en entends, le débat écologique se concentre surtout sur l'électricité, le point pourtant le moins critique...

Du côté de la bulle chinoise...

La Chine baisse ses prévisions de croissance... Au pays des stats bidon, ou la croissance est plus un indicateur politique qu'économique, ça veut dire beaucoup...

Ceci est présenté comme un abandon du mercantilisme et de la répression contre le pouvoir d'achat de ses propres habitants... Mais perso, j'ai plutôt l'impression que c'est subi...

La Chine se contentera d'une croissance à 7,5% en 2012
Le Figaro, Julie Desné, 05/03/2012 (en Français texte en français )
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L'objectif fixé par le gouvernement chinois est le plus modeste depuis 2004. Il vise à limiter l'inflation à 4%. Et à réduire la part des exportations.

La Chine ne court plus après la croissance. Le premier ministre Wen Jiabao a annoncé un objectif de 7,5% de progression du produit intérieur brut en 2012. Cet objectif assigné par le gouvernement central n'a jamais été aussi bas depuis 2004. Il traduit le fléchissement de la croissance chinoise qui, depuis l'an dernier, marque le pas. Elle avait été de 10,3% en 2010, puis de 9,2% en 2011.

Mais dès l'an dernier, Wen Jiabao avait évoqué le chiffre de 7% de moyenne visés sur la période 2011-2015, pour faire atterrir en douceur le dragon chinois.

Les objectifs du gouvernement ont été systématiquement dépassés ces dernières années mais le message est clair. Pour rééquilibrer la croissance vers plus de demande intérieure, en la rendant moins dépendante des exportations, autant ralentir son rythme.


Un graphique sur la part de l'investissement dans le PIB... Clairement, l'économie chinoise est complètement déséquilibrée... Et avec la bulle immobilière qu'ils ont, il faut voir ce qu'il y a comme mal investment dans ces 47% d'investissement...
De-Investifying China
ZeroHedge, 05/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Et un article sur ZeroHedge qui reprend Crédit Suisse, qui prévoit une chute des matières premières suite au retournement de la bulle de crédit et immobilière chinoise...
On China And The End Of The Commodity Super-Cycle
ZeroHedge, 06/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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China had a massive surge in its demand for commodities over the past decade, fueled by its housing boom and infrastructure investment boom. From 2000 to 2010, China’s imports (in value terms) of iron ore surged by 42.5 times, thermal coal 248 times and copper 16.2 times. During the same period, its production (in quantity terms) for aluminum jumped by 441.8%, cement 219.5% and steel 396.0%. It is the biggest consumer in virtually all commodity categories in the world. In Credit Suisse's view, China was the key factor behind the global commodity supercycle. After a period of economic slowdown, all eyes are on China, hoping that the middle kingdom can return to its might in commodity demand. CS cuts through all the cyclical factors and asks whether China's mighty demand for commodities will return in the medium term - their answer is 'No'. As the economy shifts its growth engines away from infrastructure, construction and exports toward consumption, especially service consumption, the propensity of demand for commodities is bound to decline.









Les USA iront jusqu'à l'action militaire contre l'Iran

Bon ben voila, au moins c'est clair...

Panetta Says Us Will Take Military Action In Iran If All Else Fails
ZeroHedge, 06/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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DEFENSE SECRETARY PANETTA SAYS THE US WILL TAKE MILITARY ACTION TO PREVENT IRAN FROM ACQUIRING NUCLEAR WEAPON IF ALL ELSE FAILS - RTRS

Olivier Delamarche sur BFM Business

Olivier Delamarche sur BFM Business
BFM Business - Intégrale Bourse, Olivier Delamarche, 06/03/2012 (en Français texte en français )

Bruno Bertez : Richesse, hauts revenus, la question de la confiscation

Sur la richesse, la rente et l'enrichissement sans cause.

Sur la kleptocratie financière qui se nourrit de la fausse monnaie injectée depuis 30 ans... Fausse monnaie dont Hollande veut remettre une couche d'ailleurs... Et ensuite, il va venir pleurer sur la hausse des inégalités qu'il aura lui même fabriquées...

Les Clefs pour comprendre : Richesse, hauts revenus, la question de la confiscation Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, 06/03/2012 (en Français texte en français )
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La légitimé perdue des riches

Nous avons abordé cette question à plusieurs reprises. D’abord sous l’angle systémique, en essayant de montrer que la perversion de la financiarisation produisait structurellement des inégalités critiquables; ensuite sous l’angle de la fiscalité, en indiquant que la justice fiscale n’était pas forcément aussi simple qu’on le disait.

Dans le cas présent, nous resituerons cette question dans l’actualité du débat électoral français.

Le débat électoral français ne vole malheureusement pas très haut. L’honnêteté oblige à reconnaître qu’à l’étranger ce n’est guère mieux. La perte d’audience de l’écrit qui facilite la réflexion et son remplacement par les mass medias audiovisuels qui excitent les émotions et les passions superficielles ne vont pas dans le sens du sérieux qui sied aux débats de fond.

On aurait tort cependant d’être totalement négatif, car étant honnête, attentif, on peut, derrière les petites phrases, derrière les affirmations péremptoires, trouver de la matière sérieuse et fondamentale.

Il suffit de se souvenir du fait que les choses importantes apparaissent souvent, en politique comme ailleurs, sous une forme vulgaire, terre à terre pour ne pas dire mesquines. Et que c’est en tirant sur le fil, patiemment, avec bonne foi, que l’on découvre ce qui se cache derrière l’apparent, le superficiel, le circonstanciel. L’idiotie d’une formule dissimule quelquefois une interrogation qui mérite plus que les rires et les quolibets.

François Fillon, homme raisonnable s’il en est, vient de qualifier la proposition de Hollande de taxer les revenus de plus de 1 million d’euros à 75% d’idiote. Tout simplement idiote. Réponse du berger à la bergère, Hollande s’est situé sur le terrain de l’imbécillité, Fillon lui a répondu en se plaçant sur le même terrain. A idiot, idiot et demi.

Hollande s’est enfoncé en balbutiant que l’idée n’était pas de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, mais de moraliser. Comme tous les socialistes constructivistes, Hollande détient les clefs de la vérité, de la morale, les clefs du paradis. Il sait ce qui est moral et ce qui ne l’est pas.

Pourquoi pas, laissons cela, car là ne se situe pas notre propos. Conscient d’avoir dit une bêtise supplémentaire, Hollande s’est à nouveau corrigé, la taxation à 75% n’est pas censée avoir un effet réel, en fait elle est censée faire réfléchir, dissuader. Réfléchir sur l’état du pays, la situation sociale, se poser la question de savoir s’il est bien opportun de verser pareils revenus ou salaires en ces temps difficiles. C’est déjà moins mal. Encore insuffisant, mais moins mal.

Pour être cohérent et sortir du ridicule, il faudrait aller jusqu’au bout et oser dire en ces temps difficiles: "je pense qu’il faut mettre en place une politique des prix, des salaires et des revenus". Hollande a pointé le bout de son nez de ce côté en proposant le gel de prix sensibles comme les carburants, l’énergie, les loyers. Le tout en vrac, selon les moments et les audiences. Non seulement Hollande connaît ce qui est moral, mais il connaît comme chez But, le juste prix. On peut lui faire remarquer que si on refuse la discipline des prix, alors pour répartir la rareté, il faut réinstaurer le rationnement. A quand la queue aux stations-service ?

Ce n’est pas parce que Hollande dit n’importe quoi que Fillon a symétriquement raison. Il aurait pu se grandir, s’élever en prenant la balle au bond et en dépassant ce qui était une parole de préau de cour d’école laïque pour faire sortir le vrai débat qui se dissimulait et qu’il fallait avoir le courage d’aborder, qu’il faut avoir le courage d’aborder.

Le débat, c’est celui de la légitimité de la fortune, de la richesse, des hauts revenus et le rôle de la fiscalité dans ce débat. Par le petit bout de la lorgnette, Hollande a lancé un débat fondamental, central, dans la situation de crise ou de transition économique, comme l’on veut, qui est celle de l’Europe. Il fallait, compte tenu des qualités personnelles de Fillon, oser relever le débat, le formuler, le clarifier. Oser clarifier et sortir de la confusion honteuse dans laquelle la droite se réfugie.

Le secrétaire général de l’UMP, Copé, est excellent, il a certainement un grand avenir politique devant lui s’il est capable de sortir de sa ville de Meaux et de prendre l’air et la dimension du large. S’il amène un peu de réflexion, un peu de vision dans son excellente communication. Il a abordé la question de fond, à savoir comment se justifient les inégalités de richesse et de revenus, pourquoi il faut être prudent et non confiscatoire. En deux mots, il ne faut pas décourager ceux qui étudient, font des efforts, investissent, prennent des risques; si on le fait, ceux-là vont faire la grève, cesser de se fatiguer, in fine ils vont aller ailleurs, là où la règle du jeu est moins confiscatoire.

De fait, c’est une observation pratique, historique, géographique, les gens cessent de se dépenser si on les prive de la récompense, du produit qu’ils en attendent. Et à l’échelle d’un pays, cela se traduit par une baisse de l’esprit d’entreprise, une chute de l’investissement, moins de croissance, c’est le fondement de la théorie de l’offre.

Notre sentiment est que ce type d’argument et de raisonnement n’est pas recevable politiquement. De façon simplifiée et cynique, il revient à dire : tolérez tout cela, c’est un mal nécessaire sinon vous vous trouverez au chômage. Cet argument appelle peu à la masse de Français qui sont fonctionnaires, qui sont smicards ou encore au chômage. Son cynisme à peine voilé a quelque chose de révoltant qui le déqualifie. Il passe encore moins auprès de tous ceux qui n’ont rien à perdre et il y en a beaucoup, ne serait-ce que du côté des jeunes.

Par ailleurs, il est historiquement dépassé depuis l’avènement incontestable du nouveau système économique et social qu’est la financiarisation avec ses sponsors ploutocrates et kleptocrates.

Le malaise est universel, il suffit de d’observer et de prêter attention au mouvement mondial épinglé sous le nom de révolte des 99% contre les 1%. Occupy-quelque chose est un phénomène mondial.

Même le parti communiste, pourtant toujours en retard dans ses analyses, l’a compris, lui qui dans la bouche de Mélenchon a abandonné la lutte des classes pour se rallier à la lutte contre la ploutocratie. Voir les différentes interviews du candidat du front de gauche sur ce sujet. Il se présente encore comme candidat anticapitaliste, mais son analyse et sa stratégie politique visent à constituer un front anti ploutocratie.

La mutation du système capitaliste, libéral, en système kleptocratique, dominé, non pas par les financiers, mais par la logique de la financiarisation, cette mutation a produit ce qui est, ce qui est ressenti comme un scandale, une injustice intolérable.

   D’abord, il y a eu la constitution de fortunes rapides, bâties sur les dettes et le jeu sur les marchés, le tout solvabilisé par les largesses hétérodoxes des banques centrales. Fortunes dont les détenteurs ont eu l’intelligence de partager les miettes avec les managers pour qu’ils les maximalisent. Problème conjoint des enrichissements des riches et de leurs gestionnaires.
   Ensuite, il y a eu le scandale de la crise de 2008. Spectacle insupportable que cette révélation que le capital financier spéculait sur tout et n’importe quoi. Ce « capital, comme disait Leo Ferré, qui joue aux dés notre royaume »! Spectacle déprimant que cette faiblesse des états souverains soumis au chantage et qui acceptent tout, sous la menace du déluge et du chaos. Révélation de la réalité et de la profondeur de la capture, de la collusion du pouvoir politique dépensier avec les banques qui le financent.
   Enfin, il y a le cynisme de l’austérité qui consiste, pour solvabiliser les souverains et leur permettre de rembourser leurs dettes aux banques, à ponctionner les citoyens, augmenter leurs impôts, réduire leurs prestations, fermer leurs entreprises, les mettre au chômage et, en plus, rogner sur les indemnités. Le fameux et très juste slogan des Occupy: privatisation des gains, socialisation des pertes, résume tout cela.

Pas besoin d’être expert en statistiques pour toucher du doigt le sens profond de ce qui se passe, de ce qui se joue: dans la mondialisation et son avatar, la financiarisation, les profits, ont fait un bond historique; grâce aux largesses monétaires laxistes des banques centrales, ces profits ont été capitalisés sur les marchés, les riches et leurs gestionnaires sont plus riches et les citoyens, la masse des citoyens, n’ont eu que quelques miettes. Et encore bien souvent à crédit. Et ces miettes, on veut, en plus, les leur reprendre.

C’est tout cela qui se cache derrière les 75% de Hollande. La volonté de confiscation fiscale est le mode d’apparaître simplet, démago, populiste, du vrai problème décortiqué ci-dessus. Un mode d’apparaître dangereux, idiot même, comme le dit Fillon, qui consiste à jeter le bébé avec l’eau du bain, qui consiste à ratisser des voix malhonnêtement. La preuve? Hollande est allé à Canossa à Londres, faire amende honorable auprès de la sociale démocratie fabienne, garante de l’exploitation financière qu’est la City. Hollande sait qu’il n’apporte pas de réponse au vrai et terrible problème qui, maintenant, se pose aux classes politiques.

Dans une optique révolutionnaire, le problème, cela peut être la richesse en elle-même, la propriété des moyens de production, le pouvoir du capital etc. Mais, nulle part, la situation n’est révolutionnaire, personne n’a envie ou les moyens de faire la révolution. Le problème, c’est la dérive de nos sociétés depuis deux ou trois décennies. C’est cette dérive qui est inacceptable.

La richesse, les hauts revenus, la plus grande partie de nos sociétés l’accepte ou la tolère, mais encore faut-il qu’elle soit légitime. Légitime. Voilà le grand mot: la richesse actuelle, celle que nous avons devant les yeux, est considérée comme illégitime.

Elle est illégitime parce qu’elle n’a pas su assurer la progression des niveaux de vie, parce qu’elle n’a pas su assurer l’emploi, parce qu’elle n’a pas procuré la sécurité. Au lieu des promotions, elle a produit les déqualifications en masse. Au lieu de multiplier les ascenseurs sociaux, elle a mis les jeunes, même qualifiés et éduqués, au chômage.

Dans nos sociétés, qu’on le veuille ou non, être riche, gagner beaucoup d’argent, c’est être porteur d’une responsabilité sociale, celle de conduire la société vers un mieux-être, pas vers la régression et l’austérité. Qu’on le veuille ou non, être riche, c’est faire partie de l’élite, du fer de lance de la société, ce n’est pas être envié, mais respecté et admiré.

Si François Fillon, qui n’est pas un mauvais, avait saisi l’occasion des 75% pour montrer qu’il avait compris ce qu’il y avait derrière, que l’enjeu était celui de reconstruire un nouveau pacte social, raccommoder le tissu social déchiré, alors il aurait eu une chance de rattraper les classes moyennes qui sont en train, une fois de plus, de se fourvoyer.

Comme toujours avec Bertez, l'analyse colle parfaitement aux USA et à l'Angleterre, mais beaucoup moins avec la situation de la France...

La kleptocratie financière en France n'existe pas vraiment. S'il y en a une pour nous, elle prélève son tribut depuis Londres.

Et un bon moyen de se donner du poids contre cette ponction aurait consisté tout d'abord à arrêter de chier de cette dette qui alimente cette pompe à enrichissement sans cause, mais surtout à constituer un fond de capitalisation national.

Mais bon... Ça aurait nécessité d'épargner, de vivre selon nos moyens, d'investir réellement, et que l'État cherche des gains de productivité... Et la retraite à 60 ans à crédit, c'était tellement plus de gôche...

La France crève de quelque chose de beaucoup moins simpliste et manichéen. De beaucoup moins simple politiquement à combattre. Elle crève d'une rente diffuse mais phagocitaire (les petits ruisseaux font les grandes rivières), largement alimentée par une dépense publique à 56% du PIB...



Pour rappel, le patrimoine des français... C'est la kleptocratie londonienne qui a bénéficié de tout cet enrichissement sans cause ?


Et parce qu'enseigner, c'est l'art de répéter, sur les inégalités françaises, la part des revenus revenant aux plus riches :


On voit bien qu'il n'y a pas eu chez nous l'explosion des inégalités que l'on a eue aux USA :


Heureusement, Hollande arrive chez nous pour y remédier avec sa politique de fausse monnaie Draghi compatible...

Ces clowns à roulette qui brassent de l'air pour justifier leur existence

140 changements de fiscalité en 5 ans... Un tous les 10 jours...

La complexité inutile se porte mieux que jamais.

La Chronique de François Lenglet
BFM Business, François Lenglet, 06/03/2012 (en Français texte en français )
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Ces changements permanents sont un des premiers freins à l'investissement...

Cette instabilité est d'ailleurs aussi une prime aux gros alors que les petits n'ont pas du tout les moyens de suivre les conneries de nos clowns à roulettes surpayés de l'assemblée...

Jacky Lintignat - Directeur Général de KPMG
BFM Business, 06/03/2012 (en Français texte en français )
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Et je termine avec les Experts du jour, avec le trio de choc Jean-Pierre Petit, Alain Madelin et Jean-Marc Daniel...
Les experts
BFM Business, 06/03/2012 (en Français texte en français )
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Jean-Pierre Petit a une très bonne expression avec l' "inflation démocratique"... Comme quoi tous ces clowns à roulettes incompétents et sur payés doivent bien justifier leur existence...

Et Madelin d'expliquer également que maintenant que ces clowns ne peuvent plus faire des cadeaux en faisant de la dette, ils se mettent à faire n'importe quoi dans tous les sens, à reprendre à l'un pour redonner à l'autre, selon lequel a gueulé le plus fort en dernier...

Le social clientélisme d'Europe du Sud se meurt...

Sur fond de crise et d'appauvrissement permanent, je ne sais pas si les gens vont supporter encore 10 ans de ces pignoufs...

Imaginez vous en 1914...

Première guerre mondiale, hyper inflation de Weimar, déflation Brüning, clown à roulettisme généralisé... Les gars en Allemagne ont supporté 20 ans de n'importe quoi, de 1914 à 1933 avant de craquer.

Combien de temps le peuple va t'il supporter ces guignols cette fois ci ?

France : les loyers à la relocation baissent

Immobilier : les loyers se tassent dans les grandes villes
Capital, 06/03/2012 (en Français texte en français )
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Le marché locatif est à son tour rattrapé par la crise. Après une hausse de 1,6% des loyers de marché - c'est-à-dire ceux des nouveaux baux – en 2011, la progression s’essouffle. Depuis le début de l’année, les prix des biens nouvellement mis sur le marché reculent même de 0,1%, selon l’Observatoire Clameur.

Plus de la moitié des agglomérations étudiées sont concernées. C’est notamment le cas à Rouen (-4,5%), Cannes (-3%), Caen (-3%), Toulouse (-2,7%), Bordeaux (-2,6%), Saint-Etienne (-1,4%). Fait notable : la baisse des prix est aussi enclenchée dans la Capitale (-0,6% depuis le début de l’année).

Benaouda Abdeddaïm sur la hausse du pétrole

Chronique très intéressante de Benaouda Abdeddaïm sur la hausse du pétrole.

Comme quoi l'embargo sur le pétrole iranien de nos brillants clowns à roulettes a surtout profité à ... l'Iran   

Et que pour chaque 10$ de hausse du cours du baril, c'est -0,3% de croissance, sur une croissance à peine prévue à 0,3% pour l'occident...

Benaouda Abdeddaïm
BFM Business, 05/03/2012 (en Français texte en français )
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La comédie de la rigueur

Alors que Rajoy est supposé faire partie de la coalition anti Hollande, qui fait peur à la droite européenne pour le pacte et la survie de l'euro, de son côté, l'Espagne, à 24% de chômage désormais, a complètement mis de côté la réduction de son déficit...
Espagne: le dérapage budgétaire est "grave", Madrid risque des sanctions
AFP, 05/03/2012 (en Français texte en français )
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Le dérapage budgétaire en Espagne est "grave" et la décision de Madrid de s'affranchir des règles européennes pour réduire son déficit public risque de lui coûter cher, ont averti lundi plusieurs responsables européens.

Le dérapage est "sérieux, grave", a souligné au cours d'un point de presse Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

Prenant ses partenaires européens de court, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé vendredi, à l'issue d'un sommet européen, que le déficit public espagnol serait de 5,8% cette année, et non de 4,4% comme prévu dans son programme pour parvenir au maximum autorisé de 3% par l'UE en 2013.

M. Rajoy n'avait informé personne de son intention et avait signé comme si de rien n'était avec 24 de ses homologues un Pacte renforçant la discipline budgétaire dans la zone euro.

"Je n'ai pas informé les présidents et les chefs de gouvernement parce que je n'ai pas à le faire. Il s'agit d'une décision souveraine que nous Espagnols, nous prenons", a-t-il soutenu au cours de sa conférence de presse.

Ces déclarations n'ont "pas été bien prises" à Bruxelles, a souligné lundi une source proche du dossier. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et Olli Rehn "sont pour l'instant dans l'état d'esprit où on ne négocie rien et où on ouvre une procédure" de sanctions pour déficit excessif, selon une source européenne proche du dossier.


Et je vous mets cet édito de Bertez qui ne manquera pas de faire sourire TLVSAV :
Les Clefs pour Comprendre : Angela Marquise des Banques ou l’hommage du vice à la vertu par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 05/03/2012 (en Français texte en français )
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La Grèce pourrait avoir besoin d’un troisième plan d’aide international de 50 milliards d’euros en 2015, affirme l’hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche.La Troïka, représentant les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), aurait écrit dans une version préliminaire de son dernier rapport qu’il n’est pas du tout certain que la Grèce puisse revenir sur les marchés de crédits en 2015. Ses besoins en financements externes sur la période 2015-2020 pourraient alors atteindre jusqu’à 50 milliards d’euros.

[...]

L’information ci dessus confirme notre thèse centrale,à savoir que les positions Allemandes sont à prendre comme des hommages du vice a la vertu.

L’Allemagne tolère et couvre toutes les dérives des plans de sauvetage, tous les débordements de la BCE, simplement elle joue le rôle qui lui est assigné, celui de soi disant empêcheur d’inflater en rond, empêcheur de tondre le contribuable européen à ras.

Ceci est également conforme à la thèse qui veut que le système bancaire allemand soit en beaucoup plus mauvaise position que prétendu , ce qui conduit Merkel à tout accepter pour le protéger.

Les pseudo débats qui sous entendent que l’Allemagne voudrait forcer la Grèce a sortir de l’Eurozone sont contredits par cette information, on dissimule la réalité de la situation Grecque pour continuer the kick the can.

La position de Merkel est en fait celle de Helmut Kohl à savoir qu’il faut sauver son Europe a tout prix. Merkel fait sembler de freiner les derives avec l’aide de Weidman et consorts pour des raisons d’opinion publique ; le fond de la position allemande est simplement :

   1 Préserver la construction européenne
   2 Se servir de la crise pour obtenir l’alignement des ses partenaires sur les positions allemandes

Maintenant que les partenaires l’ont compris, elle va avoir du mal à résister aux demandes d’adoucissement de l’austérité telles qu’elles se multiplient en Espagne, Italie etc

Notre analyse est que Merkel est une mauvaise joueuse de Poker.

De toutes façons , il est et était évident que Draghi n’aurait pas pu faire son tour de passe passe du financement indirect des govies par le biais du Sarkotrade si Merkel s’y était opposé. Voir notre article sur le Canada dry de la politique de la BCE.

Nous sommes en pleine mystification de type soviétique, laquelle reposait sur la création et publicisation de fausses oppositions au sein du Soviet suprême pour faire croire aux occidentaux qu’il y avait des colombes avec lesquelles ils pouvaient s’entendre ; même schéma au sein de la FED avec les inénarrables distinctions entre faucons et colombes; nous sommes toujours dans notre schéma des faux durs et des vrais mous.

La réalité est que tout le monde est d’accord pour inflater, dériver et ceci permet de maintenir une fausse incertitude.

En terme de marchés cela signifie qu’il ne faut pas se laisser influencer et continuer de se positionner sur le thème central de la destruction des monnaies et de l’accroissement des prédations fiscales. Le Smart Money qui joue ce scénario ne s’y est pas trompé.

A noter que la position de Hollande n’est pas fondamentalement différente malgré les apparences, simplement il pêche par inexpérience et manque de duplicité.

Dans tous les cas, on donne la priorité au renforcement de l’Europe, au sauvetage des banques, à la dépréciation de la monnaie et à la prédation fiscale, la nuance avec Hollande étant un petit penchant maladroit pour le terrorisme fiscal ; lequel terrorisme est un petit pêché de jeunesse. Façon Mitterrand 81.



On notera aussi qu'en cas de nouveau défaut, la Grèce devra, en théorie, donner son or et tous ses avoirs internationaux aux prêteurs :
Grèce : l’or comme ultime garantie…et ulitime valeur de dernier ressort
Le blog à Lupus, 05/03/2012 (en Français texte en français )
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La contrepartie au sauvetage de la Grèce est lourde de conséquences pour celle ci.

Dans cette nouvelle entente, le deuxième plan de soutien financier promis sous conditions à Athènes est composé d’une aide publique de 130 milliards d’euros et de l’effacement partiel de dette de la part de ses banques créancières à hauteur de 107 milliards d’euros. Cependant, les prêteurs de la Grèce auront le droit de saisir les réserves d’or de la Banque de Grèce. Or le pays dispose de 111,6 tonnes d’or, selon le World Gold Council et se place à la 31e position au niveau mondial. En comparaison, le Canada par exemple se place à la 80e place avec 3,4 tonnes d’or en réserve.

Mais cet or est désormais la couverture ultime de la Grèce. S’il y a de nouveau un défaut, le gouvernement n’aura nulle part où aller. Ses actifs internationaux seront saisis et il ne sera plus en mesure de négocier au niveau international.« Ce vote renforce la demande du marché pour un plus grand choix de biens qui peuvent être utilisés comme garantie pour faire face aux engagements de marge, relève Natalie Dempster, directrice des affaires gouvernementales au World Gold Council.


Les pays d'Europe du Sud ont été incapables de s'en prendre de manière ciblée à une rente politiquement trop puissante. Obliger les passagers clandestins du système qui plombent la compétitivité, soit à déflater, soit à aller produire de vraies richesses, pour récupérer des marges budgétaires qui auraient permis d'investir massivement sur fonds propres, sans endettement supplémentaire. Mais tout ce qu'ils ont fait, ce sont des mesures d'austérité transversales, en tapis de bombe, qui aggravent la crise...

Le constat d'échec est total.

On est prêt pour l'étape suivante : la dévaluation des productifs pour sauver le statu quo politique de notre formidable modèle "social" d'Europe du Sud, où les jeunes pauvres du privé se font dépouiller par les insiders et les vieux riches.

Dans cette optique là, mis à part qu'il n'est pas de leur bord, je ne vois pas bien ce qu'ils peuvent reprocher à Hollande nos conservateurs européens... Peut-être son amateurisme comme le note Bertez, alors qu'il s'agit de dévaluer les productifs politiquement représentés par personne, mais sans que ça ne se voie de trop...

C'est moche une bureaucratie qui crève...

Dans ces conditions, pas étonnant que Citigroup ou Morgan Stanley annoncent qu'ils sont très bullish sur l'or...

Citigroup Predict Gold At $2,400/oz In 2012 And $3,400/oz "In Coming Years"
ZeroHedge, 05/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Citigroup Predict Gold At $2,400/oz In 2012 And $3,400/oz "In Coming Years"


Morgan Stanley's Latest 'Commodity Thermometer'
ZeroHedge, 05/03/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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