En rentrant du travail ce soir, je pose la pupuce, je vais faire couler le bain. Normal. Et je mets BFM.
Et je tombe sur un discours de Sarkozy...
Suivi immédiatement par un discours de Hollande.
Et le contraste m'a frappé.
Le discours de Sarkozy est dynamique, le public est survolté. Il nous bassine à coups de valeur travail que ça en confine au "Arbeit macht frei", mais globalement, même si on sent bien que la dette, la jeunesse va devoir la payer aux vieux jusqu'à la lie, et que les retraites ne seront pas baissées, il y a une voie crédible de sortie par le haut, en mode "on se sort les doigts".
Alors voila, c'est "travail travail travail". A base de stigmatisation des chômeurs s'il le faut, tous les moyens sont bons. Surtout que ce dont on a besoin, c'est pas tant de travail, mais que l'investissement et l'épargne aillent aux entreprises et non à un immobilier surévalué ou en dette publique.
Mais c'est grosso modo ce que tout ça sous entend, vu qu'il ne s'adresse pas à des économistes. Et globalement, la voie est toute tracée pour des réformes à l'allemande.
S'ensuit le discours de Hollande. Et là, en comparaison, c'est Bucarest...
C'est la fatigue. Ils sont partis trop tôt à gauche. Ils ont brulé toutes leurs cartouches. Ils sont crâmés. Le public est mou. La voix éraillée et forcée de Hollande confine à l'insupportable. C'est toujours le même ouin-ouinage sur les inégalités, la même procrastination stérile. C'est le club de la loose.
Il apparaît aussi de plus en plus clairement que pour Hollande, cette jeunesse dont il parle sans cesse, c'est grosso modo les gusses à capuches qui tiennent les murs des cités et à qui il promet tout plein de rentes pour acheter la paix sociale.
Et alors que la France a surtout besoin de croissance et qu'on libère les forces productives, et qu'elle est pourtant un des pays les plus égalitaires au monde (cf les graphiques sur la part des revenus allant aux 1% les plus riches ou le coefficient de Gini), tout ce qu'il trouve à proposer, c'est grosso modo de lutter contre des inégalités qui ne sautent pourtant pas aux yeux, et de distribuer de nouvelles rentes...
La gauche n'est absolument pas crédible sur sa stratégie de croissance. C'est du flan, une coquille vide. Et tout ce qu'elle avait à offrir jusqu'ici, c'était un discours de justice sociale. Mais surtout, en filigrane, non dit, la garantie de la protection de toutes les clientèles de rentiers de gauche.
Et en face, histoire de couper l'herbe sous le pied à la gauche, Sarkozy commence à avoir aussi un discours de justice sociale. Même si de ce côté ci, je ferais bien plus confiance à la gauche.
Mais la priorité de ce pays, l'enjeu primordial, ce ne sont pas les inégalités. C'est la croissance.
Pour paraphraser Lechypre, on n'a pas besoin de quelqu'un qui répartisse différemment les chaloupes sur le pont du Titanic, mais de quelqu'un qui fasse en sorte qu'on répare la coque.
Alors tout ça tient peut-être beaucoup aux moyens mis en œuvre dans chacun des meetings. Ou à l'organisation. Ou peut-être tout simplement au fait que dans un cas, le public est debout et dans l'autre assis.
Mais j'ai quand même clairement senti un retournement.
Je ne sais pas comment tout ça va diffuser dans la société. Mais franchement, je les sens en difficulté à gauche. Ils subissent. Et je ne serais pas étonné de voir les sondages commencer à s'inverser dans les jours à venir.
jeudi 23 février 2012
Sur le Japon et la fin de la route keynésienne
Je rebondis sur ce post Retraites et immigration, pour parler du cas japonais.
A 200% de dette publique sur PIB, je reviens ici notamment sur la certitude d'un défaut japonais tel que l'a décrite Delamarche.
J'ai longtemps expliqué que je pensais que ça finirait aussi comme ça, mais j'ai essayé de réfléchir plus profondément au cas japonais...
Voici la dette totale japonaise (avec ici la dette financière intégrée dans la dette privée, ce qui la gonfle) :

La dette totale est en légère hausse mais dans le total, la dette publique, elle, a explosé de 50 à 200% du PIB. Le tout pour éviter une déflation par la dette dans un contexte de balance sheet recession, tel que décrit pas Koo.
Mais les déficits publics japonais sont encore importants à 4 ou 5% du PIB, et le taux d'épargne japonais en chute libre va bientôt venir toucher les 0 :

Mais l'essentiel, le cœur de tout, c'est que la balance courante du Japon est très largement positive (malgré son retournement récent, non visible ici, dû aux fortes importations d'hydrocarbures pour compenser la fermeture des centrales, ce qui me fait penser que ces fermetures ne vont surement pas durer longtemps) :
Ça veut dire que le pays récupère des devises.
Ainsi, le problème de dette japonais est un problème interne au Japon.
Voici la pyramide des âges du Japon :

Et l'évolution attendue de leur population :

Face aux mêmes questions qu'en France, le Japon, lui, a refusé tout net le recours massif à l'immigration et a accepté ainsi une baisse violente de sa population.
Tout d'abord, j'aimerais faire un aparté sur cette nécessaire augmentation de la dette publique pour éviter une spirale déflationniste par la dette, suite à l'explosion de la bulle de crédit de la fin des années 80. Pour ceux qui voudraient comprendre plus et ne connaîtraient pas encore les concepts de balance sheet recession de Richard Koo, remontez donc les tags "Richard Koo" et "Balance Sheet Recession"...
Mais une économie pourrait très bien fonctionner en déflation, pour peu que les salaires, rentes, allocations puissent baisser. Avec le fonctionnement exactement inverse qu'en mode inflationniste. Dans une économie où les prix baissent de 3%, si mon salaire ne baisse que de 1% cette année, en réel, j'ai en fait une augmentation. Mais c'est sûr que ça ferait bizarre... Et surtout, ça obligerait à revoir des tas de lois à cliquet qui empêchent les baisses.
Et surtout, alors que l'inflation rogne dans la durée toute rente qui dérange pour peu qu'on ne l'augmente pas, la déflation oblige à baisser le nominal de toute rente qu'on souhaite baisser, plus fortement que le taux de déflation. C'est forcément politiquement plus voyant. Dans un cas, il n'y a qu'à rien faire. Dans l'autre, il faut forcément agir.
Mais en soi rien d'impossible.
La seule impossibilité majeure que je vois réside dans l'existence de l'argent liquide. L'argent liquide est un placement sans risque rémunéré à 0%. Dans un monde en déflation, 0%, c'est un rendement net réel positif. Or le sans risque ne peut pas avoir de rendement réel net positif. Du coup, un monde durablement déflationniste nécessiterait qu'on supprime l'argent liquide et que les dépôts puissent avoir des rémunérations négatives.
Ça, c'était pour l’aparté.
Au vu de la complexité de la mise en place de ce que je décris au dessus, les japonais ont plutôt décidé de stabiliser la quantité de monnaie en faisant monter la dette publique. L'État, à la sauce Richard Koo, s'étant alors chargé d'être emprunteur en dernier ressort. Pour investir, mais surtout pour consommer.
D'un point de vue du conflit de générations, on voit sur ce site japonais, qu'on ne retrouve pas une structure des revenus comme chez nous, et que les revenus plafonnent entre 40 et 49 ans, et pas à 65 ans comme chez nous :

En revanche, les retraites sont en partie payées par cette hausse de la dette publique :

Sur cette autre page du même site, on voit l'accumulation de cette dette publique dans les patrimoines des japonais, par âge :

J'en arrive ainsi à mes explications.
Le Japon ne pouvait qu'endetter l'État pour maintenir la quantité de monnaie et éviter la déflation. Comme je l'ai expliqué moultes fois, faire du quantitative easing n'est pas de la planche à billets, ce qui est rajouté à l'actif de la banque centrale se retrouvant immobilisé au passif. Il faut un acteur capable d'être émetteur net de monnaie, c'est à dire de dette. Et c'est l'État qui s'en est chargé.
Ainsi l'augmentation du bilan de la BoJ est neutre dans ce que je décris :

Ces créances en dette publique sont allées se répartir dans la population.
Comme en France, les gens ont pensé épargner, alors qu'en fait, ils prêtaient l'argent de leurs impôts à l'État. Mais contrairement à chez nous, chez eux, ceci avait une justification. Il fallait que la dette publique augmente pour que la quantité de monnaie ne tombe pas et éviter la déflation.
Et cette épargne en dette publique est à rendement quasi nul, et c'est comme si en fait, le Japon avait distribué des billets aux épargnants en échange de leur épargne.
La vraie question, c'est pour maintenant. Le taux d'épargne japonais se rapproche de zéro. Il n'y a donc plus moyen pour le Japon de continuer de maintenir la quantité de monnaie par ce procédé de recyclage de l'épargne des japonais en dette publique.
Et les japonais vont commencer à retirer leurs billes. L'État japonais ne va pas pouvoir payer pour cette épargne sans augmenter les impôts. Elle a été consommée.
Et l'idée d'aller sur les marchés pour se financer et commencer à rouler sa dette serait un suicide.
Il va donc bien falloir augmenter les impôts pour rembourser ces créances. Et augmenter les impôts reviendrait à dire qu'ils vont accepter la diminution de la quantité de monnaie. Sauf que la population japonaise va commencer réellement à diminuer. Et donc du coup, le besoin en monnaie avec. Jusqu'ici ça colle.
Mais si le Japon essaie de taxer les productifs actuels pour rembourser les créances d'hier, il va rentrer dans le même type de conflit de générations que chez nous. Là encore, pour rembourser ces créances en dette publique, il conviendrait en fait de taxer l'épargne restante (à l'héritage notamment) pour rembourser les flux sortants de cette épargne.
Mais le défaut violent du Japon, contrairement à ce que j'ai décrit de nombreuses fois, n'est pas une nécessité. Il y aura surement défaut soft, tel que je le préconise, où on reprend par l'impôt l'essentiel des créances, pour rembourser ces mêmes créances. Surtout que l'essentiel est sauf, alors que la balance courante japonaise est positive. En revanche, il s'annonce des débats internes au Japon intéressants...
Voila, je vais tâcher de réfléchir encore au cas intéressant du Japon. Et je ne garantis pas que je n'écrive pas d'énormes âneries. Je suis preneur de votre avis. Et le petit poypoy que je suis se réserve donc encore le droit de changer d'avis sur la question.
Reste le financement à l'avenir du retournement de la pyramide des âges.
Ils ont déjà bien avancé chez eux alors que les retraités ont un revenu moindre que celui des actifs. Dans le même temps, ils ont un taux de chômage très bas et quasiment chaque actif participe. La rareté des enfants les a obligé à les considérer comme des ressources précieuses et à optimiser chacun d'entre eux. Dans le même temps, ils ont massivement investi dans la vraie innovation (pas l'économie-du-savoâr-et-de-la-cônnaissance de gôche à base de ponzi éducatif inutile).
Et dans un monde en butte sur les ressources et à la population qui explose, dans lequel le travail peu qualifié ne vaudra plus grand chose, à mon avis, ils sont bien mieux barrés que nous avec notre démographie-qu'elle-est-une-chance et notre effondrement au classement Pisa...
A 200% de dette publique sur PIB, je reviens ici notamment sur la certitude d'un défaut japonais tel que l'a décrite Delamarche.
J'ai longtemps expliqué que je pensais que ça finirait aussi comme ça, mais j'ai essayé de réfléchir plus profondément au cas japonais...
Voici la dette totale japonaise (avec ici la dette financière intégrée dans la dette privée, ce qui la gonfle) :

La dette totale est en légère hausse mais dans le total, la dette publique, elle, a explosé de 50 à 200% du PIB. Le tout pour éviter une déflation par la dette dans un contexte de balance sheet recession, tel que décrit pas Koo.
Mais les déficits publics japonais sont encore importants à 4 ou 5% du PIB, et le taux d'épargne japonais en chute libre va bientôt venir toucher les 0 :

Mais l'essentiel, le cœur de tout, c'est que la balance courante du Japon est très largement positive (malgré son retournement récent, non visible ici, dû aux fortes importations d'hydrocarbures pour compenser la fermeture des centrales, ce qui me fait penser que ces fermetures ne vont surement pas durer longtemps) :
Ça veut dire que le pays récupère des devises.
Ainsi, le problème de dette japonais est un problème interne au Japon.
Voici la pyramide des âges du Japon :

Et l'évolution attendue de leur population :

Face aux mêmes questions qu'en France, le Japon, lui, a refusé tout net le recours massif à l'immigration et a accepté ainsi une baisse violente de sa population.
Tout d'abord, j'aimerais faire un aparté sur cette nécessaire augmentation de la dette publique pour éviter une spirale déflationniste par la dette, suite à l'explosion de la bulle de crédit de la fin des années 80. Pour ceux qui voudraient comprendre plus et ne connaîtraient pas encore les concepts de balance sheet recession de Richard Koo, remontez donc les tags "Richard Koo" et "Balance Sheet Recession"...
Mais une économie pourrait très bien fonctionner en déflation, pour peu que les salaires, rentes, allocations puissent baisser. Avec le fonctionnement exactement inverse qu'en mode inflationniste. Dans une économie où les prix baissent de 3%, si mon salaire ne baisse que de 1% cette année, en réel, j'ai en fait une augmentation. Mais c'est sûr que ça ferait bizarre... Et surtout, ça obligerait à revoir des tas de lois à cliquet qui empêchent les baisses.
Et surtout, alors que l'inflation rogne dans la durée toute rente qui dérange pour peu qu'on ne l'augmente pas, la déflation oblige à baisser le nominal de toute rente qu'on souhaite baisser, plus fortement que le taux de déflation. C'est forcément politiquement plus voyant. Dans un cas, il n'y a qu'à rien faire. Dans l'autre, il faut forcément agir.
Mais en soi rien d'impossible.
La seule impossibilité majeure que je vois réside dans l'existence de l'argent liquide. L'argent liquide est un placement sans risque rémunéré à 0%. Dans un monde en déflation, 0%, c'est un rendement net réel positif. Or le sans risque ne peut pas avoir de rendement réel net positif. Du coup, un monde durablement déflationniste nécessiterait qu'on supprime l'argent liquide et que les dépôts puissent avoir des rémunérations négatives.
Ça, c'était pour l’aparté.
Au vu de la complexité de la mise en place de ce que je décris au dessus, les japonais ont plutôt décidé de stabiliser la quantité de monnaie en faisant monter la dette publique. L'État, à la sauce Richard Koo, s'étant alors chargé d'être emprunteur en dernier ressort. Pour investir, mais surtout pour consommer.
D'un point de vue du conflit de générations, on voit sur ce site japonais, qu'on ne retrouve pas une structure des revenus comme chez nous, et que les revenus plafonnent entre 40 et 49 ans, et pas à 65 ans comme chez nous :

En revanche, les retraites sont en partie payées par cette hausse de la dette publique :

Sur cette autre page du même site, on voit l'accumulation de cette dette publique dans les patrimoines des japonais, par âge :

J'en arrive ainsi à mes explications.
Le Japon ne pouvait qu'endetter l'État pour maintenir la quantité de monnaie et éviter la déflation. Comme je l'ai expliqué moultes fois, faire du quantitative easing n'est pas de la planche à billets, ce qui est rajouté à l'actif de la banque centrale se retrouvant immobilisé au passif. Il faut un acteur capable d'être émetteur net de monnaie, c'est à dire de dette. Et c'est l'État qui s'en est chargé.
Ainsi l'augmentation du bilan de la BoJ est neutre dans ce que je décris :

Ces créances en dette publique sont allées se répartir dans la population.
Comme en France, les gens ont pensé épargner, alors qu'en fait, ils prêtaient l'argent de leurs impôts à l'État. Mais contrairement à chez nous, chez eux, ceci avait une justification. Il fallait que la dette publique augmente pour que la quantité de monnaie ne tombe pas et éviter la déflation.
Et cette épargne en dette publique est à rendement quasi nul, et c'est comme si en fait, le Japon avait distribué des billets aux épargnants en échange de leur épargne.
La vraie question, c'est pour maintenant. Le taux d'épargne japonais se rapproche de zéro. Il n'y a donc plus moyen pour le Japon de continuer de maintenir la quantité de monnaie par ce procédé de recyclage de l'épargne des japonais en dette publique.
Et les japonais vont commencer à retirer leurs billes. L'État japonais ne va pas pouvoir payer pour cette épargne sans augmenter les impôts. Elle a été consommée.
Et l'idée d'aller sur les marchés pour se financer et commencer à rouler sa dette serait un suicide.
Il va donc bien falloir augmenter les impôts pour rembourser ces créances. Et augmenter les impôts reviendrait à dire qu'ils vont accepter la diminution de la quantité de monnaie. Sauf que la population japonaise va commencer réellement à diminuer. Et donc du coup, le besoin en monnaie avec. Jusqu'ici ça colle.
Mais si le Japon essaie de taxer les productifs actuels pour rembourser les créances d'hier, il va rentrer dans le même type de conflit de générations que chez nous. Là encore, pour rembourser ces créances en dette publique, il conviendrait en fait de taxer l'épargne restante (à l'héritage notamment) pour rembourser les flux sortants de cette épargne.
Mais le défaut violent du Japon, contrairement à ce que j'ai décrit de nombreuses fois, n'est pas une nécessité. Il y aura surement défaut soft, tel que je le préconise, où on reprend par l'impôt l'essentiel des créances, pour rembourser ces mêmes créances. Surtout que l'essentiel est sauf, alors que la balance courante japonaise est positive. En revanche, il s'annonce des débats internes au Japon intéressants...
Voila, je vais tâcher de réfléchir encore au cas intéressant du Japon. Et je ne garantis pas que je n'écrive pas d'énormes âneries. Je suis preneur de votre avis. Et le petit poypoy que je suis se réserve donc encore le droit de changer d'avis sur la question.
Reste le financement à l'avenir du retournement de la pyramide des âges.
Ils ont déjà bien avancé chez eux alors que les retraités ont un revenu moindre que celui des actifs. Dans le même temps, ils ont un taux de chômage très bas et quasiment chaque actif participe. La rareté des enfants les a obligé à les considérer comme des ressources précieuses et à optimiser chacun d'entre eux. Dans le même temps, ils ont massivement investi dans la vraie innovation (pas l'économie-du-savoâr-et-de-la-cônnaissance de gôche à base de ponzi éducatif inutile).
Et dans un monde en butte sur les ressources et à la population qui explose, dans lequel le travail peu qualifié ne vaudra plus grand chose, à mon avis, ils sont bien mieux barrés que nous avec notre démographie-qu'elle-est-une-chance et notre effondrement au classement Pisa...
Les dernières propositions de Sarkozy
C'était hier au JT de France 2 :
On sent une volonté farouche de recoller avec le président du pouvoir d'achat et de s'enlever cette image de président des riches. Mais bon, globalement, même si tout ça ne me révulse pas, on est quand même toujours plutôt dans la redistribution des places dans les chaloupes du Titanic que dans le colmatage de la coque, comme le décrivait Lechypre dans Les Experts l'autre jour.
A noter aussi la chronique de Lenglet qui pointe vers l'effet trappe à bas salaire des exonérations de charge, et que face à la concurrence des pays émergents, c'est pas ça qui va aider à s'en sortir par le haut :
Et je vous mets aussi celle de Fiorentino, qui regarde les propositions d'Obama et ce qui est fait en Italie, et qui en tire une analyse colle assez bien avec ce que disait Lechypre également, et qu'il serait peut-être temps de s'attaquer à retaper la coque du navire :
| Emploi : les propositions du candidat Sarkozy |
Le JDD, 22/02/2012 (en Français )
|
| → lien |
Réformer la prime pour l'emploi
Parce qu' il juge qu'elle ne correspond plus à sa fonction première, la prime pour l'emploi (PPE) sera "complètement réformée" si Nicolas Sarkozy est réélu. Elle sera remplacée par un allègement des charges sur les bas salaires, à savoir ceux qui se situent entre 1.200 et 1.450 euros nets par mois. Le président-candidat a déclaré que cette mesure devrait permettre "à sept millions" de salariés de "gagner 1.000 euros par an en plus".
D'un coût estimé à quatre milliards d'euros, cette mesure sera intégralement financée par un redéploiement de la prime pour l'emploi (2,5 milliards d'euros), "qui ne marche pas", et une hausse de la fiscalité sur les dividendes des entreprises qui sera portée au même niveau que celle sur le travail (1,5 milliard attendu).Donc en gros, mis à part un redéploiement de l'argent des pauvres vers les pauvres, 1,5 milliards pris sur les dividendes et versés aux petits salaires. Notez que l'assurance vie en dette publique bien rance, ou l'immobilier, eux, il n'est toujours pas question de les taxer...
RSA et travaux d'intérêt général
"Quelqu'un qui est au RSA, qui n'a pas d'emploi et qui n'est pas en formation, devra faire sept heures de travail d'intérêt général par semaine, rémunérées au niveau du Smic"
Encadrer les hauts salaires et interdire les "retraites-chapeau"
les rémunérations "des plus hauts dirigeants" d'entreprise seront désormais votées par l'assemblée générale des actionnaires et non plus par les conseils d'administration
Le comité de rémunération des entreprises devra aussi "systématiquement" accueillir un représentant des salariés.
en cas de réélection, il proposerait l'interdiction des "retraites-chapeau" que s'octroient les dirigeants de grandes entreprises. Idem pour les "parachutes dorés"
On sent une volonté farouche de recoller avec le président du pouvoir d'achat et de s'enlever cette image de président des riches. Mais bon, globalement, même si tout ça ne me révulse pas, on est quand même toujours plutôt dans la redistribution des places dans les chaloupes du Titanic que dans le colmatage de la coque, comme le décrivait Lechypre dans Les Experts l'autre jour.
A noter aussi la chronique de Lenglet qui pointe vers l'effet trappe à bas salaire des exonérations de charge, et que face à la concurrence des pays émergents, c'est pas ça qui va aider à s'en sortir par le haut :
| La Chronique de François Lenglet |
BFM Business, François Lenglet, 23/02/2012 (en Français )
|
| → lien |
Et je vous mets aussi celle de Fiorentino, qui regarde les propositions d'Obama et ce qui est fait en Italie, et qui en tire une analyse colle assez bien avec ce que disait Lechypre également, et qu'il serait peut-être temps de s'attaquer à retaper la coque du navire :
| L'édito de Marc Fiorentino |
BFM Business, Marc Fiorentino, 23/02/2012 (en Français )
|
| → lien |
Silence, la Grèce se meurt…
Quelques graphiques effrayants sur la Grèce sur le blog d'Olivier Berruyer :


Et électoralement, ça sent franchement pas bon...

Y'a même 4% pour l'aube dorée, sorte de groupuscule franchement nazi...
81% de l'argent du bailout sert à payer les intérêts de la dette :

Et histoire de rire (jaune), le 1 an grec touche 763%.
Et pour conclure, Nicolas Doze sur le MES, sorte de FMI européen, qui va être mis en place cet été :
| Silence, la Grèce se meurt… |
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 23/02/2012 (en Français )
|
| → lien |


Et électoralement, ça sent franchement pas bon...

Y'a même 4% pour l'aube dorée, sorte de groupuscule franchement nazi...
81% de l'argent du bailout sert à payer les intérêts de la dette :
| Greek FinMin Dispenses Words Of Advice On Fixing Greece |
ZeroHedge, 21/02/2012 (traduire en Français )
|
| → lien |

Et histoire de rire (jaune), le 1 an grec touche 763%.
| It's Official - Greece Unveils The Negative Salary, And A Whole New Meaning For "Pay To Play" |
ZeroHedge, 22/02/2012 (traduire en Français )
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| → lien |
Because beginning this month some Greeks will have to pay for the privilege of having a job. From the Press Project:
Salary cutbacks (called "unified payroll") for contract workers at the public sector set to be finalized today. Cuts to be valid retroactively since november 2011. Expected result: Up to 64.000 people will work without salary this month, or even be asked to return money. Amongst them 21.000 teachers, 13.000 municipal employees and 30.000 civil servants.
| Negative Salaries, Negative Bailout And Now Negative Gold - Greece Just Became The Bankster's Paradise |
ZeroHedge, 22/02/2012 (traduire en Français )
|
| → lien |
But the piece de resistance, and the reason why Greece is the in situ version of bankster heaven is the news from the NYT that Greece is also about to have negative gold.
Ms. Katseli, an economist who was labor minister in the government of George Papandreou until she left in a cabinet reshuffle last June, was also upset that Greece’s lenders will have the right to seize the gold reserves in the Bank of Greece under the terms of the new deal.
Et pour conclure, Nicolas Doze sur le MES, sorte de FMI européen, qui va être mis en place cet été :
| Nicolas Doze /BFM- Le MES est un coup d’état |
BFM Business via Le blog à Lupus, 22/02/2012 (en Français )
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| → lien |
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