vendredi 17 février 2012

François Fillon : Hollande est le candidat du conservatisme

Avec la proposition de réforme de la formation professionnelle, la droite a véritablement sauté à pieds joints dans le trésor des rentiers de gôche...

Je sais pas si vous vous rendez bien compte. On parle de 30 milliards d'euros. Gérés dans une gabegie phénoménale par les syndicats patronaux groucho capitalistes et les syndicats d'extrême rente, oups pardon, d'extrême gôche, et qui ne représentent personne sinon les vieux rentiers protégés à statuts qui ont fermé la porte derrière eux, en pseudo lutte contre les salauds de riches, et qui ne font concrètement que se faire du pouvoir d'achat sur les jeunes précarisés du privé...

30 milliards d'euros ! Rapporté aux 4 millions de chômeurs, c'est 7500€ par an. Or seuls 10% des chômeurs ont une formation. Où passe cet argent ? Rapporté aux 40 millions d'actifs, c'est 750€ par an. 1,5 point de PIB. 4% des revenus.

Je vous mets cette interview de Fillon de ce matin sur RTL chez Apathie...

Il voit très juste quand il décrit Hollande comme le candidat du conservatisme. Le programme de Hollande, c'est grosso modo, le déni, le choix du déclin, et au final, de la dévaluation massive de tous les productifs pour sauver le statut et les rentes des clientèles de la gôche.

Le Premier ministre François Fillon sur RTL : "Le mensonge ne peut servir de base à une campagne électorale"
L'invité de RTL, Jean Michel Aphatie, 17/02/2012 (en Français texte en français )
→ lien
8mn50 : On est en face d'une sorte de blocage. On a d'un côté un candidat François Hollande qui ne propose finalement que de conserver les choses en l'état. C'est un vrai conservateur. C'est le défenseur des acquis au fond.

Il faut faire des changements profonds ; et on voit bien que la société française telle qu'elle est organisée aujourd'hui avec ses corps intermédiaires, avec ses habitudes, avec ses pesanteurs n'est pas en mesure de faire ces changements, donc... Alors que le peuple français, lui, est beaucoup plus lucide sur la réalité et sur la gravité de la situation.


Or les acquis, ce sont les vieux... Difficile d'être le candidat de la jeunesse quand on propose l'immobilisme dans un pays bouffé par la rente de la croulantocratie...

Et je vous mets aussi pour l'occasion le discours de Sarkozy d'hier :

Publication du rapport Perruchot sur les syndicats

Argent des syndicats : l'intégralité du rapport Perruchot
Le Point, Patrick Bonazza et Mélanie Delattre, 16/02/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d'enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro. Le Point.fr vous le propose aujourd'hui dans son intégralité.

Le Point.fr, en le mettant en ligne, décide de rendre chacun juge de son contenu. Le rapport n'est pas d'une lecture facile. Il ressort tout de même que :

- Les syndicats patronaux, en dépit de leur opulence, "tapent" dans les fonds des organismes paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation...).

- Les syndicats ouvriers vivent aux crochets de l'État et des organismes paritaires.

- Le syndicat agricole dominant, la FNSEA, a un art éprouvé pour confondre fonds publics et militantisme.

Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l'État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit "grands" syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d'actionner d'autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d'entreprise des sociétés publiques).

Le rapport est disponible ici...