mercredi 15 février 2012

Charles Gave : Présidentielles : La question ne sera pas posée.

Présidentielles : La question ne sera pas posée.
Le blog de Charles Gave, 15/02/2012 (en Français texte en français )
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Certains lecteurs se souviennent peut être pendant le procès de l’affaire Dreyfus des interventions du Président Delegorgue particulièrement attaché à ce qu’aucune question embarrassante ne soit posée aux responsables militaires. Chaque fois que l’un des témoins ou des enquêteurs se rapprochait un peu de la vérité, le Président intervenait pour indiquer que « la question ne sera pas posée» .

Nous en sommes la, à nouveau. La seule question qui devrait être posée est celle du poids et des missions de l’Etat dans la France d’aujourd’hui. Ce devrait être le seul et unique sujet du débat entre politiques et citoyens. Et pourtant, la classe politique dans son ensemble a décidé d’essayer d’arriver à l’élection Présidentielle en parlant de tout, mais surtout pas de la SEULE chose importante, le poids du secteur non concurrentiel dans notre économie.

Bien au contraire, d’après beaucoup de bons esprits, le problème de l’économie Française serait en fait qu’elle aurait souffert depuis bien longtemps d’un excès de Libéralisme, qu’il est urgent de corriger toutes affaires cessantes. Dans ce diagnostic, on retrouve l’extrême gauche, l’extrême droite et une grande majorité de ce qu’il est convenu d’appeler la gauche de gouvernement. La droite classique quant a elle se garde bien de s’engager dans le débat miné du rôle et du poids de l’Etat dans notre économie et se borne à essayer de convaincre les électeurs qu’elle sera plus compétente que la gauche a gérer le Léviathan, tandis que quelques rares candidats se concentrent non pas sur la cause première de tous nos déboires, la taille de l’Etat et du secteur Etatique « hors marché » dans notre économie, mais leurs conséquences, le déficit budgétaire et la taille de la dette, sujets qui fâchent beaucoup moins. Apres tout, qui peut être contre le retour a l’équilibre budgétaire ?

Et pourtant… Que le lecteur veuille bien considérer le graphique suivant tiré de mon livre « l’Etat est mort, vive l’Etat”



Depuis que nous sommes passés de l’ombre à la lumière en 1981, les secteurs de la santé, éducation et sécurité sociale a vu sa « valeur ajoutée” telle que définie par l’INSEE passer d’une base 100 a prés de 500 aujourd’hui, pendant que le poste « administration » quant à lui quadruplait.

En bas de l’échelle, on trouve l’industrie et les biens de consommation qui ont à peine doublé…et qui stagnent misérablement depuis plus de 10 ans…

Pour en revenir à un thème qui m’est cher : Depuis 1981 le secteur public a connu un taux de croissance de 2 % par an supérieur a celui du secteur privé, ce qui au bout de 30 ans finit par faire de notre pays la nouvelle Union Soviétique. Et comme le PNB incorpore la croissance des dépenses étatiques a leur cout et que ce cout est financé par la dette, les Français ont l’impression qu’ils s’enrichissent, ce qui était exactement l’impression qu’avait les Grecs il y a trois ans. Mais, comme les Grecs, ils confondent capacité à emprunter et création de richesse. Le réveil sera dur..

Dans ces conditions, parler d’une crise créée par les excès d’un libéralisme débridée, c’est vraiment se foutre du monde, quant on sait que les dépenses sous le contrôle direct de l’Etat Français représentent aujourd’hui plus de 55 % du PNB de notre pays…

   La France crève du poids de son État, telle est la réalité.

   Comment reformer un État quand plus de 50% de la population en touche des prébendes, telle est la vraie question.

Mais que le lecteur se rassure, la seule, la vraie question question : Comment traiter cette hypertrophie en s’appuyant par exemple sur les exemples Suédois ou Canadiens, « ne sera pas posée ».

La classe politique y veille.

Quand la Grèce basculera...

Quand la Grèce basculera...
France 5 - C dans l'air, 15/02/2012 (en Français texte en français )
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Saint-Etienne est intéressant notamment quand il explique qu'il ne peut s'empêcher de voir dans les grecs des français, au vu de nos déficits publics et commerciaux...

Cette histoire d'euro va finir en drame...

Longtemps j'ai pensé que l'euro serait l'outil qui nous obligerait à nous réformer et à castrer notre rente. Mais au contraire, depuis 10 ans, il l'a renforcée, alors que le sud s'est surendetté pour goinfrer toujours plus ses clientèles de voleurs.

Désormais, les ajustements et réformes à faire nécessiteraient d'être si violentes et si rapides que ça sera intenable, politiquement irréalisable...

Au sujet de l'euro, vous devriez écouter Dupont-Aignan dans cette nouvelle émission "face aux entrepreneurs" de BFM Business... C'est plein de bon sens...

Les iraniens coupent le robinet à pétrole aux Pays Bas, à l'Espagne, à l'Italie, à la France, à la Grèce et au Portugal

Et dire que c'est l'Europe qui menaçait de boycotetr le pétrole iranien...

L'arroseur arrosé... C'est ça de faire le roquet sans avoir les moyens de ses menaces...

Iran Cuts Crude Exports To Six European Countries
ZeroHedge, 15/02/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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PressTV has just issued a breaking news alert :

   In response to the latest sanctions imposed by the EU against Iran's energy and banking sectors, the Islamic Republic has cut oil exports to six European countries
   Iran on Wednesday cut oil exports to six European countries including Netherlands, Spain Italy, France, Greece and Portugal.

Bon ben ils ont fini par l'avoir finalement leur raison pour faire la guerre...

Tout va très bien Madame la Marquise !

De l'art de décréter la richesse...

Tout va très bien Madame la Marquise !
Le blog à Lupus, William André Nadeau, 14/02/2012 (en Français texte en français )
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Dur retour à la réalité : amorcée il y a 30 ans, l’illusion de la richesse rattrape les économies avancées.

Voilà la très dure réalité que vivent les Grecs de plein fouet. Avec l’adhésion de la Grèce à la zone euro, une illusion de richesse s’est installée dans ce pays. Des dépenses de l’État en forte augmentation, des impôts non collectés et une productivité très faible ont amené les responsables à camoufler la réalité et à cacher la vérité sur leurs finances publiques. Aujourd’hui, les Grecs le paient très cher, à la manière de Madame la Marquise.

La réalité rattrape plusieurs autres pays européens et, dans une moindre mesure, les États-Unis et le Canada.

Cela fait 30 ans que les pays avancés vivent au-dessus de leurs moyens. La croissance économique américaine et canadienne a été “dopée” par un excès de crédit financé par les pays émergents.

Selon des économistes, la croissance économique a été gonflée de 1% par an, en raison de cet excès d’endettement.

Dans cette entrevue accordée au Figaro, Kenneth Rogoff, professeur d’économie à l’Université américaine de Harvard, “estime que les risques de faillites d’Etat sont constamment sous-estimées”.

Le vent a tourné! De grands changements structurels viennent modifier nos économies, notre quotidien et notre future.

Les pays concernés doivent rapidement s’adapter à ces changements, et à prendre conscience de l’ampleur des égarements qui ont engendré ce revirement de situation, pour la ramener sur terre.

Les États-Unis sont plus rapides que les autres économies, dans ce sens. Guidés par leur esprit d’action et la force de leurs entrepreneurs, l’économie se transforme graduellement. Cela explique en partie que leur reprise économique soit molle mais en progrès.

La confiance revient progressivement. Le marché boursier américain a offert un faible rendement durant la dernière décennie. Toutefois, depuis 2009, la bourse américaine a offert 15% de plus de rendement que la bourse canadienne.

Ce dur retour à la réalité aura des conséquences considérables : baisse du niveau de vie des citoyens des pays avancés, hausse soutenue du niveau de vie de la classe moyenne des pays émergents.

Ce chambardement agira sur les habitudes et style de vie de plusieurs, et les amènera possiblement à repenser et à redéfinir certaines priorités, compromis et objectifs financiers, en priorisant une attitude et un comportement réalistes et sains face à la consommation, à l’endettement et à l’épargne.

Et en prime, je vous invite à parcourir cette présentation de Jeff Gundlach dont le titre "The decline and fall of the Roman Empire" dit tout :
Complete Jeff Gundlach "Fall Of The [BLANK] Empire" Slideshow
ZeroHedge, 14/02/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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2-14-12 JEG Webcast Roman Empire - FINAL

Revue de presse européenne

Allez on commence en beauté, avec le 2 ans grec, qui passe les 200%   
Greek 2Y Yield Breaks 200% For First Time
ZeroHedge, 15/02/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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La Chine, elle, annonce qu'elle va diversifier ses excédents commerciaux stérilisés en réserves, et investir dans l'Ultimate Madoff, le MES... Histoire de solvabiliser artificiellement des clients dont elle a un besoin terrible pour éviter l'explosion sociale chez elle.

La chronique de Fiorentino de ce matin sur le sujet était intéressante d'ailleurs :
L'édito de Marc Fiorentino
BFM Business, Marc Fiorentino, 15/02/2012 (en Français texte en français )
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On notera aussi l'Italie qui retire sa candidature au jeux olympiques de 2020.

L'UE veut sanctionner l'Espagne pour ne pas tenir ses cibles de déficit.

Et ZH de noter que les emprunts des banques espagnoles auprès de la BCE en dit long sur le décor de théatre à base d'immobilier mal construit qu'est l'Espagne :
"Spain Is Fine"
ZeroHedge, 14/02/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Enfin en France, on notera que sans surprise, nos clowns n'ont retenu du libéralisme que ce qui les arrangeait, à savoir la hausse des revenus de la branle couillie, et le concept du renard libre dans le poulailler libre :
Publication des rapports de Proxinvest et ECGS sur la rémunération des dirigeants
Proxinvest, 15/02/2012 (en Français texte en français )
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Les quarante dirigeants du CAC 40 ont bénéficié pour 2010, d’une hausse moyenne de 34% de leur rémunération pour un montant moyen de 4,11 millions d’euros.

Par contraste les valeurs moyennes composant l’ancien indice SBF 250, ont connu pour 2010 une baisse de 17% de la rémunération totale moyenne de leur premier dirigeant qui se situe désormais à 511 000€, soit à huit fois moins que la rémunération de l’indice phare.

Oui à l'austérité qui cible la rente, non à l'austérité horizontale en tapis de bombe

Voici le genre de merveilles qui nous arrive de Grèce désormais, alors que les faillis ne savent plus vers qui faire diversion pour trouver des bouc-émissaires à leur propre faillite politique :


En soi, le cas grec est extrêmement intéressant, car c'est une véritable caricature de nos systèmes politiques clientélistes faillis d'Europe du Sud.

La Grèce c'est le pays de l'extrême rente. Et en ce sens, elle a abouti très vite à une extrême faillite...

Aujourd'hui, les faillis grecs essaient de nous faire croire que la situation grecque est la faute de l'Allemagne...

Voici pour ma part ce que je lis dans la presse, par Alexia Kefalas, cette correspondante grecque à Athènes d'à peu près toute la presse française :
Le gouvernement grec veut reculer la retraite à 63 ans
Le Figaro, Alexia Kefalas, 09/02/2012 (en Français texte en français )
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La Grèce dispose de l'âge de départ à la retraite le plus bas d'Europe, avec une moyenne de 57 ans. Cela signifie que beaucoup prennent leur retraite à moins de 40 ans !Si, aujourd'hui, le coût des retraites représente 12 % du PIB, dans quarante ans, si rien ne change, il dépassera les 24 %.

Vous avez bien lu : "beaucoup prennent leur retraite à moins de 40 ans"...

Et je vous passe aussi le cas des députés grecs qui sont les mieux payés d'Europe...

La réalité, c'est qu'une frange de la population grecque d'extrême rentiers a littéralement dépouillé le reste de la population. Tout ceci ne s'est pas vu immédiatement car le pouvoir d'achat qu'ils s'octroyaient indûment a été mis un temps, tant que ça tenait, sur la carte de crédit nationale, et donc sur tout le monde...

Aujourd'hui, les mesures de rigueur imposées, comme la baisse du SMIC, sont des mesures horizontales qui s'en prennent à tout le monde.

Or, il s'agirait d'être courageux politiquement, et de cibler ces mêmes rentiers qui ont littéralement dépouillé le pays. Or, ces rentiers, de gôche et de droâte et qui organisent partout en Europe du Sud l'équivalent du faux débat UMPS en France, sont justement ceux qui détiennent le pouvoir politique.

Qui plus est, histoire de ne pas faciliter la chose, sans inflation, cela signifie qu'il va falloir s'en prendre au nominal des rentes des voleurs. Au nominal des intérêts payés sur la dette à des riches papy boomers en récompense pour avoir fui leur impôt en leur temps. Au nominal des retraites débiles. Expliquer aux fonctionnaires avec un faux travail ou un travail inutile qu'ils vont devoir aller réellement bosser.

Aujourd'hui, toute l'Europe abandonne ses créances sur la Grèce, et déverse en plus d'argent dans le tonneau des danaïdes. C'est à dire du travail de ses propres citoyens. Et les grecs trouvent le moyen en plus d'insulter ceux qui leur font la charité.

La réalité, c'est que la Grèce n'a plus les moyens de faire vivre comme des princes ses clientèles de rentiers, devenues trop nombreuses, trop gourmandes. La part de productifs en Grèce est devenue trop restreinte, et il n'y a plus moyen d'en tirer le moindre jus de dette.

Ce que la Grèce essaie de faire, faute d'esclaves suffisants dans son propre pays pour satisfaire la rente, c'est de mettre en esclavage les pays d'Europe du Nord.

Et je pèse mes mots. Quand vous forcez des gens à travailler pour vous gratuitement, c'est de l'esclavage. Une forme moderne, monétaire. Mais de l'esclavage.

Je vous invite ainsi à écouter l'émission des experts d'aujourd'hui, avec un économiste allemand invité. Son discours est très clair. L'Allemagne ne paiera pas pour les rentiers et les branle musards grecs !

Faut l'entendre d'ailleurs répondre à Dessertine qui explique qu'il faut que les allemands payent sans rechigner. Avec toujours cette même utilisation du mot de solidarité, là où je ne vois qu'un racket des productifs par les branle musards. De la bien belle sôlidarité de gôche, avec égalisation par le bas, clientélisme, toussa toussa...

Et idem face à un Dessertine qui a vite fait de nous classer dans les pays du sud et de faire en bon soviétoïde le choix de la facilité, du non effort, de l'appauvrissement, de l'abandon face à la rente, l'allemand, lui, nous dit que non ! qu'on peut s'en sortir par le haut, qu'il ne faut pas capituler devant les rentiers.

Le choix de la France, qui va nous engager pour les décennies à venir, ça va être clairement ça : est-ce qu'on devient un pays pauvre d'Europe du Sud, ou bien est-ce qu'on se sort les doigts, est-ce que les productifs reprennent le pouvoir pour la foutre au cul aux rentiers, et redresser ce pays ?

Les experts
BFM Business, 15/02/2012 (en Français texte en français )
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Dans le même ordre d'idées, je vous mets également cet article de Bruno Bertez, qui explique aussi très bien la chose, mais du point de vue de la fausse épargne en dette publique d'abord :
Les Clefs pour Comprendre : L’austérité /La meilleure et la pire des choses par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, 14/02/2012 (en Français texte en français )
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George Papandreou, devant le Parlement grec le Dimanche 12 Février 2012 : Notre système politique est responsable collectivement de tous les fonctionnaires que nous avons embauchés par favoritisme, des privilèges que nous avons accordés par la loi, des demandes scandaleuses que nous avons satisfaites, des syndicalistes et des hommes d’affaires que nous avons favorisés et des voleurs que nous n’avons pas mis en prison.

Les Pouvoirs jouent sur l’ambiguïté et font exprès de généraliser, mettre tout dans le même sac pour paralyser la critique et la réflexion.

L’une des mystifications les plus évidentes est de faire semblant d’assimiler l’austérité au niveau d’un pays à austérité au niveau d’un ménage. C’est ce que font les Allemands qui disent aux autres : “Vous avez vécu au-dessus de vos moyens !!!”

Hélas ou heureusement l’austérité c’est plus complexe que cela car un ménage c’est une unité, une unité de responsabilité dans la dépense. Le ménage existe et ses dépenses sont son choix, elles l’engagent. Il surconsomme, se surendette, il doit être tenu pour responsable et donc l’austérité paraît justifiée.

Une nation, un pays, à fortiori un ensemble de pays cela ne fonctionne absolument pas comme cela. Ce n’est que par un artifice malhonnête que l’on unifie et dit, les Grecs, les Espagnols, les Portugais.


Il y a au niveau d’un pays ou d’un ensemble de pays à la fois des gens qui sont responsables de la gabegie, du surendettement, de la faillite et qui en ont profité soit par enrichissement accru soit par pouvoir accru; et il y a des gens qui n’ont eu aucun rôle actif dans tout cela. Même si ils ont reçu quelques miettes des largesses électorales par exemple. Ce n’étaient pas eux qui étaient décisionnaires.

On peut aller plus loin et distinguer divers types austérité, nous le ferons peut être , mais à ce stade cela suffit pour notre objet.

L’austérité dont on parle en ce moment pour la Grèce, l’Irlande, l’Espagne , le Portugal s’analyse a plusieurs niveaux :

   Au niveau du pays : le pays a profité du mythe de la convergence européenne pour s’endetter et vivre au dessus de ses moyens
   Au niveau du système politique, il a acheté la paix sociale et les réélections par des largesses du wellfare state non financées
   Au niveau de la kleptocratie qui a profité de la situation non pour faire des investissements productifs porteurs d’avenir mais pour accumuler du capital financier
   Au niveau des individus , inconséquents, qui ont acheté et suracheté voitures, homes cinémas, ipod etc sans se préoccuper de proportionner leurs dépenses à leur recettes

L’une des taches de base des govies en place, des médias, des syndicats devrait être de réclamer une étude sur le thème qui a profité, qui a profité le plus ?

A partir de cette étude on pourrait ouvrir un débat, faire des choix légitimes ou en tous cas éclairés.

On se refuse à le faire bien que techniquement cela soit possible.

Alors que fait-on?

On fait la chose la plus scandaleuse la plus inique que l’on puisse imaginer en terme de justice sociale et en terme d’intérêt général :

L’austérité actuelle est un moyen détourné de faire payer aux citoyens l’accumulation des erreurs, des malhonnêtetés, des veuleries des banques, de leurs prêteurs obligataires, des gouvernements qui ont profité de la dérive financière, des banques centrales qui l’ont permise, c’est cela l’austérité actuelle . Et c’est pour cela qu’il faut la refuser.

D’autres solutions sont possibles comme la restructuration des dettes, la transformation en capital des dettes obligataires des banques, la conversion des dettes courtes en longues et bien sûr la taxation de l’enrichissement abusif et malsain accumulé pendant la dérive financière. C’est alors, seulement alors quand on aura fait cela que l’on pourra prendre les autres mesures qui s’imposent à l’évidence, comme la remise à un niveau supportable du welfare state, le rabotage du gaspillage et de la gabegie de l’état et de son administration, la mise à plat équitable des systèmes de retraites.

On pourra le faire car on sera légitime moralement et il faudra, dans un tel cadre tenir bon avoir du courage.

De même au lieu de profiter de la situation pour imposer de façon autoritaire une évolution non démocratique de l’Europe, il faudra formuler les choix possibles, les éclairer…


Intéressante également cette interview de Bachelot ce matin, chez Bourdin, qui revient sur les idées de referendums de Sarkozy. Notamment sur la formation professionnelle. 31 milliards d'euros par an. 31 milliards ! Argent géré comme chacun le sait dans une gabegie extraordinaire par l'extrême rente, je veux bien entendu parler des syndicats non représentatifs d'extrême gôche (pléonasme d'ailleurs que d'accoler en France syndicat et extrême gôche)...
Roselyne Bachelot
RMC/BFM TV, 15/02/2012 (en Français texte en français )
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Comme si Sarkozy avait encore la moindre légitimité et qu'on pouvait croire qu'il allait s'attaquer à la rente   Surtout que tout ça sera bien entendu très sélectif. On ne s'en prend qu'à la rente de l'autre bord. Et on ne touchera surtout pas aux grasses retraites. On ne touchera surtout pas aux grasses assurances vie...

Vue l'absence totale d'offre politique allant en ce sens, alors que par définition, l'UMPS sont les deux partis de rentiers et de voleurs par excellence, je me demande de plus en plus si il ne faudrait pas créer un parti de la méritocratie et du redressement... Pour la jeunesse qui se sort les doigts, pour le mérite. Et contre la rente et les privilèges. Et si une telle chose ne pourrait pas émerger et être gérée du et depuis le seul Internet...