J'imagine que vous avez suivi ça comme moi au jour le jour...
On va se faire un petit récapitulatif...
Merkel soutient Sarkozy dans une interview commune.
En France, les contours de la taxe sur les transactions financières sont arrêtés. A noter de manière notable une taxe de 0,01% sur les annulations d'ordre afin de s'en prendre au High Frequency Trading. Une excellente mesure, afin de supprimer les quotes sur le marché, et tous ces faux ordres visant à le manipuler, comme ZeroHedge, qui reprend Nanex, l'explique depuis longtemps. Reste à voir ce qui va être concerné par ça, alors que quasi rien ne se trade en France...
Toujours en France, on en est à -26% de "production de crédit" immobilière entre janvier 2011 et janvier 2012...
UBS repris par ZH pointe que l'élection de Hollande, avec son programme de non rigueur, risque de faire des remous sur les marchés, surtout sur la dette française.
L’effet de contamination : Les difficultés de la zone euro gagnent les États voisins. L’Europe de l’Est condamnée à une crise profonde.
Agence de notation indépendante I-CV : Super bearish sur l’Espagne/Confiance concernant l’Italie
On craint de plus en plus un défaut grec, à l'ancienne, avec déclenchement des CDS... La tentative de créer un dilemne du prisonnier entre créanciers ne prend pas alors que les créanciers privés prennent la perte seuls et refusent le deal.
Merkel affirme qu'elle ne sera pas de celle qui poussera la Grèce hors de l'euro. Schaüble fait tout pour donner l'argent au compte gouttes.
La Grèce ist nicht sehr contente avec Frau Merkel :

Et une vidéo assez étonnante, où Schaüble explique le programme au ministre des finances portugais dans une réunion européenne :
| Schaeuble Blesses Gaspar: German FinMin Promises To Rescue Portugal |
ZeroHedge, 09/02/2012 (traduire en Français )
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In an incredibly candid 'informal' discussion caught on video by Portugal's TVi24 television crew, German finance minister Wolfgang Schaeuble gives Portuguese finance minister Vitor Gaspar 'the nod' that after the Greek deal is done, Germany will relax the conditions of the financial assistance program for Portugal.
It would appear that once they have flexed their muscles against the Greeks (think Lehman?) then (and only then) can (and will) they 'help' the Portuguese.
Wolfgang Schäuble: If at the end we need to make an adjustment to the program [Portuguese], having taken large deciosões about Greece ... This is essential. But then, if necessary an adjustment of the Portuguese program, will be prepared. Vítor Gaspar: Thank you very much. Wolfgang Schäuble: No problem. Since ... It is that members of the German parliament and public opinion in Germany does not believe that pour decisions are serious, why not believe in pour decisions about Greece. Vítor Gaspar: We made ??very substantial progress in the European context. Wolfgang Schäuble: Yes, you did progress. Vítor Gaspar: Yes, we did. And now we have to work ...

La Grèce est donc là pour servir d'exemple. La rigueur n'ira pas jusqu'au bout.
Lauvergeon affiche son soutien à Hollande... Après Uramine, ça augure du meilleur pour la banque publique d'investissement qu'elle va nous sauver...
Baisse constante de l’exposition des fonds mutuels US aux Banques Européennes

Qui détient la patate chaude grecque et n’a de cesse que de vouloir la refiler ?
Un syndicat de policiers grec excédé d'être associé aux politiques de rigueur menace d'arrêter les membres du FMI en Grèce.
S&P dégrade 34 des 37 banques italiennes.
Violentes manifestations en Grèce. La foule a la rage du désespoir. Plusieurs petits incendies. Démission de ministres et de députés qui refusent de voter la rigueur.
De manière plus générale, du côté des taux européens, après l'intervention de Draghi mâtinée de Sarko trade, c'est la détente générale et les spreads se resserrent avec l'Allemagne.
Et un article expliquant à quoi ressemblerait en pratique une sortie de l'euro de la Grèce :
| A quoi ressemblerait le premier jour après la sortie de l’euro pour le Premier ministre grec? par Wolfgang Munchau |
express.be via Le blog à Lupus, Wolfgang Munchau, 09/02/2012 (en Français )
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| → lien |
Dans le pire des scénarii, le gouvernement grec décide d’en finir avec les contraintes européennes, et de prendre secrètement un train de mesures pour organiser la sortie de l’euro.
Il devrait probablement attendre un vendredi pour faire passer un décret sans passer par le vote au parlement pour ordonner le départ de l’euro, et la réintroduction d’une monnaie grecque. Il lui faudra probablement agir de manière dictatoriale, et commettre un certains nombres de délits pour faire passer plusieurs lois en force. Il devrait ordonner la fermeture des frontières, fermer les banques pendant plusieurs jours, stopper leurs transactions, et les couper des communications internationales. Peut-être même l’armée et la police seraient envoyées à la rescousse pour contrôler que cette suspension des transactions est bien effective.
Ensuite, il expliquerait à la télévision sa décision. Entretemps, il y aura déjà eu des conséquences définitives à ce départ, et notamment l’effondrement du système bancaire, ce qui coupera l’herbe sous le pied de l’opposition. Ainsi, la sortie de l’euro obligerait probablement à suspendre la démocratie.
Immédiatement, tous les comptes seront convertis dans la nouvelle monnaie nationale, probablement au cours de 1 euro pour une unité de monnaie nationale. En effet, dans l’urgence, il n’aura pas été possible de faire préparer de nouveaux billets et pièces. Il faudrait donc que les banques tamponnent les billets en euro pour les marquer et leur donner leur nouvelle dénomination. Bien évidemment, à l’annonce de la nouvelle, de nombreuses personnes chercheront à transférer leurs fortunes en euros liquides hors de Grèce pour sauver leurs économies, et il faudra maintenir les contrôles aux frontières pour les empêcher de quitter le pays.
Le ministre des Finances grec annoncerait un défaut sur toutes les dettes étrangères de la Grèce, et à partir de ce moment, la Grèce ne recevrait plus aucun financement de l’extérieur. Pour se financer, elle devra prélever des impôts plus importants. Mais comme le pays est en déficit primaire (il est encore en déficit, même si l’on ne prend pas en compte les intérêts qu’il a à payer sur sa dette dans le calcul de celui-ci), il devra également réduire drastiquement les dépenses de l’Etat, à un niveau encore jamais vu jusqu’alors. Cette réduction induira probablement une contraction sur le PIB plus importante que l’effet positif de la dévaluation de la monnaie qui suivra inévitablement. Les banques s’effondreraient probablement, et la banque centrale devrait se porter à leur secours. Le gouvernement devrait probablement surveiller l’évolution des salaires et des prix pour empêcher une flambée de l’inflation. Même si le tourisme devait être stimulé par la dévaluation de la monnaie, ses recettes ne pourraient compenser la chute de la production.
Dans un scenario moins dramatique, la Grèce pourrait négocier les conditions de sa sortie. La zone euro accepterait probablement de continuer à financer le système bancaire grec qui pourrait à son tour maintenir le financement du pays, et permettre une réduction en douceur du déficit primaire. Une sortie consensuelle serait bien préférable à une sortie violente, mais elle sera difficile à obtenir si la Grèce décide d’imposer un défaut. En même temps, sortir de l’euro, sans pouvoir faire défaut, cela n’a pas vraiment de sens.
« Une sortie d’un ou plusieurs pays pourrait être inévitable », conclut Munchau. « Mais elle serait incroyablement désorganisée et au mieux, limite sur le plan légal. Elle créerait une instabilité financière dans le pays et ailleurs. Et elle pourrait déclencher d’autres sorties. Faites-donc bien attention à ce que vous souhaitez ».

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