lundi 30 janvier 2012

La population japonaise va baisser de 30% d'ici 2060

Japanese Population To Shrink By One Third, Size Of Workforce To Plunge In Under 50 Years
ZeroHedge, 30/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Japan’s population of 128 million will shrink by one-third and seniors will account for 40 percent of people by 2060, placing a greater burden on a smaller working-age population to support the social security and tax systems.

Ce qui ne peut pas être payé, ne le sera pas... Combien de temps la croulantocratie va t'elle réussir à vivre en apesanteur avant d'acter le retournement de la pyramide des âges ?

Voici le genre d'estimations que l'on trouve sur le web...


Notez que la baisse de la population est naturelle. Il ne sert à rien de lutter contre via une immigration désespérée et réduire encore plus ses chances dans la compétition mondiale.

Typiquement, la France est la spécialiste de l'acharnement dans la propagande et la méthode Coué vantant sa démographie dynamique. Et nos experts autorisés n'ont pas de mots assez forts pour fustiger la démographie allemande, dans le même temps qu'on s'effondre au classement Pisa, qu'on a 20% de chômage des jeunes, que le logement est toujours plus rare, qu'on est notoirement sous compétitifs, et que notre déficit commercial confine au grotesque...

Ce qui fera la richesse de demain, ce n'est pas le nombre. C'est la qualité. Surtout quand on lit tous ces articles sur la robolution...

Nos "élites" sont encore en retard de deux guerres et en sont encore à vouloir des tas de petits français pour tenir la ligne Maginot   

Et puis si notre croulantocratie veut que les jeunes fassent des enfants, ils n'ont qu'à les dépouiller un peu moins... Faut pas s'étonner que à 30 ans, précaire, habitant dans 30m², avec la moitié de son salaire qui part en loyer payé à un vieux, salaire qui a déjà été amputé de 70% par les impôts et la "solidarité", les jeunes ne fassent pas d'enfants...





La véritable solution à ce retournement, celle qui n'est jamais évoquée, mais est pourtant criante de logique, est, qu'enfin, les vieux retouchent le sol et acceptent qu'ils ne soient pas les plus riches à un moment donné. Sauf à avoir épargné en conséquence (collectivement ou non, ce n'est pas le sujet)... Mais réellement épargné. J'entends par là, "investir", pas juste rationner l'immobilier ou prêter l'argent de ses impôts à l'État...

En France, c'en est devenu ridicule, et les retraités ont désormais en moyenne un niveau de vie supérieur aux actifs qui les entretiennent. Je vous renvoie à ce post ci qui recense toutes les statistiques recueillies au fur et à mesure du blog sur le sujet.





Toute cette crise n'est qu'un gigantesque conflit de générations, alors que les papy boomers qui n'ont jamais réellement épargné, ont ruiné leurs parents par l'inflation dans les années 70, et leurs enfants par la dette ensuite, essaient de s'assurer qu'ils garderont ce niveau de vie supérieur à celui des actifs, et auquel ils n'ont pas droit car ils n'ont jamais réellement épargné...

Combien de temps la génération des jouisseurs égoïstes du papy boom va-t'elle réussir à tenir la ligne avant que cette évidence ne s'impose ?

On sent bien d'ailleurs derrière le discours jeuniste de Hollande, derrière ses belles envolées lyriques sur la jeunesse, qu'il y a en fait une tentative désespérée de faire tenir le ponzi démographique et cette politique d'immigration en faillite, et qui, quoi qu'ils en disent, n'a en fait qu'une seule raison d'être : trouver à payer les retraites et les fausses promesses faites à leur électorat de vieux et de rentiers.

Au vu de la clique de clowns qui va mettre la main sur le grisbi, il n'est pas difficile de prévoir dores et déjà que tout ceci finira bien évidemment dans une faillite retentissante. D'autant plus retentissante que l'heure de l'addition aura été repoussée encore d'un cran, après un dernier plan d' "investissement" dans les ultimes tocades politiques et clientélistes du moment, et qu'on y aura encore rajouté quelques années de plus de n'importe quoi total.

Faire et défaire c’est toujours gouverner par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre : Faire et défaire c’est toujours gouverner par Bruno Bertez
Bruno Bertez, 30/01/2012 (en Français texte en français )
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Nous ne commenterons pas l’intervention de Sarkozy car il a affirmé d’emblée que la crise était quasi résolue et les animateurs ont baissé la tête et accepté cette affirmation sans oser protester. Nous avons donc été privé de l’essentiel.

Il semble donc y avoir une sorte de consensus entre les candidats pour évacuer la crise et faire comme si elle n’existait pas ou plutôt comme si elle était derrière nous. Une petite exception pour Mélenchon, mais il fait la pirouette en invoquant la magie lui aussi de la reprise de contrôle de la Banque Centrale. C’est exactement la même chose dans la campagne en cours aux USA ou seul RON PAUL en fait le point central de son analyse et de ses propositions.

A mon sens les français ont du souci a se faire car si il n’y a pas de programme ou d’orientation de principe pour faire face a la crise, donc pas de débat, cela veut dire que quand elle reviendra en force, les nouveaux élus auront les mains libres pour faire ce qu’ils veulent : il leur suffira de dire c’est exceptionnel et que cela justifie des mesures exceptionnelles. Cet escamotage est bien sûr anti démocratique.

Le discours de Sarkozy se résume a un seul principe aller vers l’ALLEMAGNE, c’est la référence, c’est elle qu’il faut imiter. Vues sous cet aspect les mesures qu’il a annoncé vont bien dans ce sens, à petits pas il est vrai. Ces mesures de convergence ne répondent bien sur pas à la situation, mais comme on escamote la gravité de celle ci cela peut paraître cohérent.



Cela nous a fait plaisir qu’il rappelle que la France détient le record des prélèvements avec 56,5% du GDP. Mais cela n’a retenu l’attention de personne, personne n’a demandé si la limite de la liberté individuelle et la limite du découragement de l’effort n’était pas déjà dépassée.

Les mesures pour stimuler l’investissement, la croissance et l’emploi sont marginales et contredites par l’alourdissement de la ponction fiscale. La France, même de droite reste fidèle à son erreur économique à savoir elle veut de l’investissement créateur d’emploi mais veut en même temps priver ceux qui investissent du droit de recueillir les fruits de leurs investissements, de leur abstinence et de leurs efforts.

Il existe une équation incontestable formulée maladroitement par le théorème de Helmut Schmitdt. Les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après demain.

Le bon théorème revu et complété est : l’épargne d’aujourd’hui fait les investissements de demain et les emplois après demain car la réalité est que les profits utilisables pour investir sont de l'épargne. La formulation de Helmut est sociale démocrate, elle permet de se passer de l’épargne et donc de la spolier par la fiscalité. Tous les travaux économétriques en particulier ceux de Taylor le promoteur de la Taylor rule, montrent a l’évidence que la seule corrélation de long terme valable pour expliquer la variable emploi est celle du volume d’investissement.

Nous avons connu une époque ou le grand problème de la France était l’insuffisance de son épargne longue, c’est à cette époque que l’on a tout fait pour la stimuler et la collecter. Toutes les mesures depuis 2008 vont en sens contraire, on tue épargne, on la décourage, on la stigmatise. Sous prétexte qu’il y a des ultras riches, on mélange tout.

La crise et surtout les faux remèdes à la crise concourent à détruire le fond épargne du pays au profit du sauvetage des banques et du renflouement de l’Etat. Quand la crise sera finie, la rareté absolue ce sera la vraie épargne, celle qui permet de reconstruire, et là, la France comme les USA sera particulierement mal placée. Les politiques s’en fichent, ils ne seront plus là ; ce sera comme pour la dette. ce n’est pas moi, c’est l’autre . Retenez bien ce que nous affirmons, d’ici 3 ou 4 ans la vraie rareté ce sera l'épargne, ce sera l'épargne quand son concurrent, l’ingénierie bancaire , aura définitivement périclité. Alors on en reviendra à la seule chose que les politiques savent faire, on refera le contraire de tout ce que l’on vient de faire. La politique est le seul domaine ou on peut dire : faire et défaire c’est toujours travailler…

Revue de presse européenne

On commence par le 20 ans portugais, qui passe 17% :


En Belgique, le sommet européen a eu lieu sur fond de grève générale, la première depuis 1993. Merkel abandonne l'idée de mettre le budget grec sous contrôle de l'UE. La Grèce, elle, envisagerait de sortir de l'euro.

En France, le gouvernement revoit sa prévision de croissance pour 2012 de 1 à 0,5%. Hollande annonce que s'il est élu, il reviendra sur la TVA sociale.

Alors qu'en 2010 les USA ont compté pour 42% des dépenses militaires mondiales, l'Europe, elle, s'est livrée à son propre penchant, et entre 2004 et 2009, l'Europe a dépensé compté pour 58% des dépenses de protection sociale au monde...


Et alors que l'Europe est le centre du commerce international, une Europe en récession fait craindre le pire pour tous les autres également :


Et pour conclure, je vous mets cette interview d'Attali qui prend peur que l'on force la BCE à prendre des pertes sur la dette grecque, et qu'on l'oblige ainsi à comptabiliser tout son bilan en mark to market... L'aveu implicite que tout le système n'est qu'un château de cartes de mauvaises dettes, de fausse monnaie, de fausse épargne et de mensonges est prégnant...
Jacques Attali - président de PlaNet Finance
BFM Business, 30/01/2012 (en Français texte en français )
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Some very special central banking



Alors que la vélocité V de la monnaie s'effondre, Pour garder M x V constant (et donc P x Q et éviter la déflation), les banques centrales ont partout augmenté M0, la base monétaire, sans que M3 ne bouge pour autant, alors que la monnaie crédit est massivement remplacée par du M0... cf à ce sujet mon post sur le grand remplacement de la monnaie crédit par de la monnaie de banque centrale et son implication en terme de prix sur les gros actifs comme l'immobilier ou sur le paquet de spaghettis...

Quelques gaphiques sur le sujet :

La base monétaire américaine
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 30/01/2012 (en Français texte en français )
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Un graphique très intéressant qui rapporte le bilan des banques centrales au PIB (ou si vous préférez, qui fait un rapport entre le stock M0 et le flux M x V)...
Chart of the Day: Central Bank Balance Sheet as Percent of GDP: Fed, ECB, BOJ, BOE
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 26/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Living In A QE World
The Big Picture, 27/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Zone euro : effondrement des crédits aux entreprises

Le seul crédit utile et productif, à savoir celui aux entreprises, est en chute libre... Pendant ce temps, la bulle immobilière et la dette publique continuent de gonfler et on rajoute toujours plus de fausse monnaie (de mauvaise dette) dans le système. On est vraiment en lévitation...

Zone Euro : Détérioration des crédits au secteur privé
Le blog à Lupus, 30/01/2012 (en Français texte en français )
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Evolution de la part des revenus revenant aux 1% les plus riches entre 1980 et 2008

De quoi relativiser l'explosion des inégalités en France qu'essaie de nous vendre la gauche :

Bienvenue dans le Monde des 1%
Le blog à Lupus, 30/01/2012 (en Français texte en français )
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