mercredi 4 janvier 2012

Aucune monnaie de réserve ne dure éternellement

On The World's Reserve Currency: What's Past Is Epilogue
ZeroHedge, 03/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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100 ans d'histoire en 10 minutes

Jacques Delpla : reprenez aux goinfres du baby boom leurs faux patrimoines pour rembourser la dette qu'ils ont eux mêmes créée !

Delpla, toujours aussi intéressant et inventif.

Après son idée de dette bleue et de dette rouge, le revoilà, avec comme idée très claire, de faire payer après coup, en un one shot, à tous les fuyards de l'impôt d'hier la facture qu'ils nous laissent, en reprenant une part de leurs patrimoines bidons construits sur la dette publique et la pénurie immobilière organisée.

Ça colle avec l'idée que je défends du défaut sur la dette, non pas ouvertement, mais en reprenant ce qu'il convient des patrimoines bidons accumulés par la génération des escrocs...

Content de voir que cette idée émerge... J'espère qu'elle va faire du bruit...

Mur d'actifs contre mur de dettes
Les Echos, Jacques Delpla, 04/01/2012 (en Français texte en français )
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Face au mur des dettes publiques, créons un mur analogue d'actifs, qui garantirait le remboursement de ces dettes publiques par une taxation exceptionnelle du capital national ! L'histoire et la culture de notre Europe illustrent qu'il est impossible de faire supporter l'entièreté du poids du passé aux générations présentes et à venir, au risque de tuer l'espoir et la croissance, d'entretenir la rancune des peuples et de préparer les futurs conflits. La Bible, Lévitique 25, prescrit l'effacement des dettes tous les cinquante ans lors du jubilé. « L'Internationale » nous invite à : « Du passé, faisons table rase. » L'effacement des dettes est partie intégrante de notre civilisation. Mais il a un inconvénient majeur, l'aléa moral : anticipant ces effacements, les États empruntent trop. La solution est alors de combiner la sagesse biblique ou historique avec la technique moderne de l'échange de dettes contre actifs, en faisant en sorte que les emprunteurs impécunieux y perdent leur chemise (leurs fonds propres).

Plutôt que de taxer les revenus futurs, restructurons le passé avec le passé. Mettons en face du mur de dette publique issue du passé un mur d'actifs issus aussi du passé : une partie du stock de capital national. Comment ? Créons un énorme collatéral alimenté par une taxe exceptionnelle levée une seule fois sur l'ensemble du capital national (actifs financiers, fonciers et immobiliers des résidents français, soit 12.500 milliards d'euros), qui garantirait le remboursement de notre dette publique nationale. Une taxation de 15 % du patrimoine national détenu par les ménages et les entreprises suffirait à garantir notre dette publique, qui tend vers les 100 % du PIB.

En 2012, le Parlement voterait une taxe exceptionnelle de 15 % sur tout le patrimoine privé national. Le produit de cette taxe serait payé en cash ou en nature (titres, actions, part de propriété foncière) et le tout serait logé au sein d'un fonds d'État de garantie de la dette publique. Au fur et à mesure des ventes d'immobilier, des mutations ou héritages, des paiements de dividende ou des intérêts, ce fonds d'État monétiserait ces actifs et participerait au remboursement de la dette publique - aux côtés de la réduction des déficits. L'option de paiement de la taxe en titres de propriété éviterait le problème des gens riches en capital mais pauvres en liquidités (cf. les propriétaires fonciers de l'île de Ré). A partir de là, les gouvernements auraient le choix pour réduire la dette publique entre une cure drastique d'austérité ou une monétisation du stock de capital : plus le déficit budgétaire sera faible, moins il y aura besoin de tirer sur ce fonds de garantie et vice versa. Le débat politique sur le paiement du fardeau de la dette pourra alors commencer !

Cette solution a beaucoup d'avantages. D'abord, elle garantit la solvabilité de la dette et évite les crises de liquidité, ce qui serait particulièrement important pour l'Italie et l'Espagne aujourd'hui. Ensuite, elle fait payer aux baby-boomers la dette dont ils ont largement bénéficié depuis trente ans et allège le fardeau des jeunes générations. Elle crée aussi des groupes politiques en faveur de la réduction des déficits : les propriétaires vont pousser les gouvernements à la rigueur budgétaire pour minimiser l'utilisation de ce fonds de garantie - il y aura enfin un groupe d'électeurs en faveur de la réduction des déficits ! Enfin, cette solution évite de remonter drastiquement les taux marginaux d'imposition, ce qui étoufferait la croissance de moyen terme. Mieux vaut utiliser le stock d'actifs pour réduire le passif plutôt que d'étrangler les jeunes générations de salariés et d'entrepreneurs. On objectera qu'une telle taxe sur le capital va réduire l'investissement. Non, car cette taxe est exceptionnelle par nature. D'une part, le nouveau traité européen empêchera à terme toute dérive des déficits, et donc la probabilité d'une telle taxe à l'avenir. D'autre part, les électeurs détenteurs de patrimoine seront très vigilants pour empêcher les Parlements d'accumuler trop de dette.

Pour rappel, je vous remets le patrimoine des français :


L'idée de Delpla, voila une vraie perspective de gauche pour la France...

Ça change des conneries de Hollande qui se garde bien de fâcher ses clientèles de rentiers de gauche. Et de ses propositions grotesques sur un État qui utilise le FSI pour mettre à perte l'argent de la dette publique dans SeaFrance, sur la fermeture des centrales nucléaires, son refus de la TVA sociale ou encore son contrat de générations, visant en bon socialiste de la pénurie, plutôt qu'à régler le problème du chômage, à le répartir équitablement dans toute la population quelque soit son âge.

Il prétend vouloir aider la jeunesse ? La jeunesse, la vraie, celle qui se sort les doigts et construit l'avenir (pas celle des indignés en tongs qui attendent leur poste de fonctionnaire rentier et qui s'entraine déjà à la grève en l'attendant), ne veut plus de ponzi éducatif, elle ne veut pas de promesses de postes de rentiers, elle ne veut pas de subventions. Elle veut du boulot, un immobilier libéré et pas cher. Qu'il réfléchisse donc à des solutions tel que celle-ci proposée par Delpla, qu'il libère le foncier, qu'il reprenne du niveau de vie à la rente pour le redonner à ceux qui travaillent (comme le fait la TVA sociale)...

Et je dis bien "rente", pas "riches".

La richesse n'est pas le problème. Que quelqu'un soit riche à milliards, s'il a contribué pour bien plus à la société, ce n'est pas un problème. C'est même mérité. Ça ne remet pas en question la progressivité de l'impôt, et la nécessaire refonte de la fiscalité et son nettoyage, prônés par Hollande. Mais ne parler que des "riches", c'est un faux débat qui s'inscrit dans le plus pur style de la rhétorique de la fausse gauche années 70, en mode lutte des classes. Le problème, ce sont les revenus illégitimes, la rente odieuse. Rente odieuse dans laquelle on retrouve les revenus de beaucoup de riches illégitimes, mais ce n'est pas l'essentiel du total. Car un retraité qui a 500€ de niveau de vie de plus acquis par le clientélisme politique et l'escroquerie inter générationnelle, via (rayez les mentions inutiles) une retraite grotesque sans lien avec ce qu'il a cotisé, des intérêts sur des assurances vie en dette publique en récompense pour avoir refusé de payer ses impôts en son temps, un immobilier hors de prix qu'il rationne, est pour moi bien plus "riche" que Xavier Niel qui a créé free, qui bien qu'officiellement milliardaire, est riche de -x € par mois, alors qu'il contribue très largement positivement à la création de valeur...

Que la fausse gauche arrête un peu de nous emmerder avec ses salauds de riches et ses actionnaires. Et qu'ils libèrent donc la jeunesse de la vraie rente !

Bruno Bertez : La crise, un processus d’effondrement des certitudes

L’Edito du 3 Janvier 2012 : La crise, un processus d’effondrement des certitudes Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 03/01/2012 (en Français texte en français )
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C’est la saison des prévisions. C’est le temps des pronostics. Nullement découragés par leurs fiascos antérieurs et répétés, les grands prêtres du Système, , nous annoncent soit la grande embellie, soit le cataclysme. Et entre les deux, toutes les nuances que le vocabulaire et l’imagination permettent.

On trouve de tout dans les prévisions publiées cette année… comme les années précédentes. De la sempiternelle progression des indices boursiers du fameux 15% à l’effondrement final cher aux Cassandre. Et bien entendu, on trouve aussi la récurrente prévision du type météo, celle qui nous assure que demain sera comme aujourd’hui ; fondée qu’elle est sur le fait que les changements de temps sont toujours moins nombreux que les répétitions à l’identique.

La profession financière vit et s’enrichit de la croyance. De la croyance que certains savent et d’autres pas. Le mythe a la vie dure et il s’entretient sur une donnée qui, elle, est incontestable, comme les mystères anciens, la finance est complexe. Ce mythe est fondé sur un autre mythe, encore plus dissimulé, c’est un secret d’Etat ou un secret Défense : les hommes, les grands de ce monde, les banquiers centraux, les gouvernements et leurs Administrations, ont du pouvoir sur les événements, ils maîtrisent. Voilà le grand mot. Et s’ils ne réussissent pas, c’est que, quelque part, ils y a les Autres, les Autres qui s’opposent et qui osent empêcher de maîtriser en rond.

Ainsi, aux USA, il y a ces Républicains qui empêchent Obama de faire ce qu’il faut ; ainsi en Europe, il y a les Allemands qui s’obstinent à refuser le bien commun, à refuser tout ce que les autres réclament, ces Allemands qui s’obstinent à persévérer dans l’égoïsme, alors que, n’est-ce pas, le miracle est à portée de main.

C’est une forme, une structure de pensée, commune aux Pouvoirs et à leur courroie de transmission, les Médias, que celle de l’utilisation systématique du tiers-opposant. Car il faut à tout prix maintenir le prestige des Maîtres : ils savent, ils peuvent. Mais c’est l’Autre, l’opposant, qui résiste. Surtout, il ne faut pas faire comprendre, ne pas faire toucher du doigt, que ce qui résiste est ailleurs et que c’est le Réel avec un grand R. Surtout, il ne faut pas admettre qu’il y a des lois incontournables de l’économie, de la finance, de la comptabilité, des lois aussi incontournables que la loi de la gravitation. En matière économique, l’équivalent de la loi de la gravitation, c’est la loi de la rareté. Le cœur du mythe, le cœur de tous les mythes, c’est la séparation entre, d’un côté ce qui est réel, pesant et rare, et de l’autre, ce qui peut être multiplié à l’infini, les papiers, les promesses, les paroles.

Les Pouvoirs naissent de magie et de croyance ; ils s’entretiennent de l’illusion, ils durent de l’amnésie. Nous sommes un peu courts car il nous faut quand même ajouter qu’ils vivent aussi de mauvaise foi.

Puisque nous effleurons la question, répétons notre credo : dans un monde où, à un moment où tout le monde promet le changement, nous n’en recommandons qu’un seul, un tout petit, mais qui constituerait, s’il advenait, le renversement du Système : nous souhaitons que ceux qui prétendent exercer le Pouvoir soient tenus responsables de leurs erreurs, de leurs échecs, de leurs mensonges. Un principe tout simple qui, normalement, devrait être le fondement des systèmes politiques représentatifs et qui, aussi, se trouve être le fondement, en symétrique, de la liberté individuelle. Pas de Pouvoir sans responsabilité ; pas de liberté sans responsabilité ; pas de responsabilité sans sanction. La solution à ce que l’on appelle la crise, et qui n’est en réalité qu’un long processus de retour aux conditions normales de fonctionnement du Système, la solution est là : restaurer le lien entre l’action des hommes et la sanction. Positive ou négative ; récompense ou punition.

Nous sommes toujours dans l’investissement, nous ne nous en sommes pas écartés. Contrairement aux apparences, nous sommes au fond des choses, à la racine, au cœur, au core, puisque c’est la mode de s’exprimer ainsi. En effet, il faut des principes pour guider l’action. Surtout quand on se mêle de se confronter à l’Avenir.


La première des choses sur laquelle nous voulons insister est celle-ci : personne ne sait. Ceux qui prétendent savoir sont des imposteurs. Nous ne parlons pas bien sûr du Français Noyer qui, il y a quelques jours, à la faveur de la flagornerie des médias, osait affirmer « l’euro est un succès ». Nous parlons de gens de bonne foi ou du moins de gens de meilleure foi. Personne ne sait.

Le processus se déroule, le monde se reconstruit sous nos yeux. Les forces du réel font leur œuvre et, bien souvent, ce que l’on prend pour du négatif car cela touche aux avantages acquis, se trouve être dans la réalité, à l’échelle systémique, à l’échelle de l’Histoire, positif. Ainsi, on a enfin détruit le mythe de la pleine valeur des dettes gouvernementales ; on a dégringolé la bulle de dettes non seulement des gouvernements, mais aussi des banquiers, des systèmes bancaires tout entiers. On a démystifié un système dans lequel des gouvernements insolvables soutiennent des banques insolvables et dans lequel des banques insolvables soutiennent des gouvernements insolvables. On a remis à sa valeur, ou mieux, à sa non-valeur, le capital fictif d’une partie du système financier. Le réel a décapé. Il a laissé apparaître une part de vérité. Un soubassement, une fondation, sur laquelle on pourra construire à l’avenir.

Beaucoup de certitudes se sont effondrées. Ce n’est que le début. Un petit début, mais très encourageant. Nous avons coutume de dire qu’en matière d’investissement, ce qui fait le plus de mal, ce n’est pas ce que l’on ignore, l’incertain, l’inconnu, non, c’est ce que l’on croit savoir, ce dont on est sûr… et qui se révèle faux. Voilà ce qui est le plus coûteux. Et c’est pourquoi nous stigmatisons sans relâche le mensonge des Pouvoirs : ils créent des certitudes qui se révèlent fausses.

La crise, ce retour à une prospérité auto-entretenue, a une fonction de révélation, une fonction de prise de conscience.

Elle nous a révélé que la certitude que les produits structurés, monstres de la finance, ces fameux subprimes hypothécaires, étaient triple-A, money-like, comme leurs promoteurs le croyaient et le faisaient croire, était une erreur. Voilà une certitude qui s’est effondrée. La loi de la gravitation a fait, là, un retour terrible.

Elle nous a révélé que la certitude de Bernanke que l’on pouvait toujours relancer une économie grâce à des hélicoptères remplis de dollars était une illusion. Une illusion fruit de son exégèse myope des travaux sur la crise de 29. On n’a toujours pas retrouvé le niveau de vie de 2008. Le chômage apparent est insupportable. Le sous-emploi réel est dramatique.


Elle nous a révélé que les dettes souveraines étaient des dettes comme les autres et qu’elles valaient ce que valait la solvabilité des émetteurs. Un pan entier de la construction keynésienne s’est effondré. Affolant pour les gouvernements, triste pour les banquiers prêteurs, catastrophique pour les peuples.

Elle nous a révélé que les gouvernements ne peuvent pas tout : qu’il y a des limites à leurs manipulations, qu’il y a des limites à la dette, qu’il y a des limites à la taxation, des limites à la cohésion sociale.

En ce début d’année 2012, nous attaquons notre grand mythe, d’autres grands paradigmes fondamentaux.

Le mythe fondateur du système est celui qui fait du dollar la pierre angulaire. Le mythe qui fait du dollar un refuge, celui qui assure que les États-Unis sont exonérés de la loi de la gravitation, celui qui prétend qu’ils ne peuvent pas faire faillite et qu’ils seront toujours solvables.

Nous sommes sur ce chemin, sur cette voie, mais attention, nous ne sommes pas encore sur l’autoroute de la destruction, loin de là. Le chemin sera long, avec des pauses, des accélérations, des retours en arrière, des pièges. Le processus qui est en cours est un peu comme une respiration, on inhale quelquefois, on exhale quelquefois, mais un jour ou l’autre, on cesse de respirer. En matière économique, sociale et humaine, rien n’est linéaire. Au mieux, il y a des rythmes, des alternances, des cycles ; au pire et le plus souvent, il y a le chaos du hasard.

Mais déjà on a dévoilé la fragilité des gouvernements marginaux, des périphériques. L’édifice extérieur, celui qui protège les centres du système, s’effondre par pans entiers. Déjà le stade des fissures est dépassé. Déjà un Centre auxiliaire, celui de l’Europe et de l’euro-zone est encerclé. Il est encerclé par les Barbares des marchés qui ont pour fonction d’imposer la loi de la force à la loi des contrats. La loi de la destruction du plus faible aux rêves de maitrise des gouvernements constructivistes.

L’euro-zone est un poste avancé, une sorte de ligne Maginot, qui protège l’Angleterre d’abord et les États-Unis ensuite. Quand les Barbares, la meute, les Wolf Packs, seront aux portes de la citadelle anglo-saxonne, les choses iront vite. Voilà au moins une certitude. Pourquoi ? Parce que tout y est faux, tout est construit sur du sable, passez-nous l’expression et sa vulgarité, tout est bidon. Et parce que comme pour le triple-A des subprimes hypothécaires, il y en a qui savent. Il y en a qui ont les vrais chiffres, il y en a qui mesurent les gouffres avec de vrais instruments de mesure. Une crise, c’est toujours une rupture, et quand les certitudes sont fondées sur des mensonges, les ruptures sont brutales. En tout ou rien. n.


La « solution » à la crise, le remède dans sa nudité aveuglante, tellement aveuglante que l’on ferme les yeux pour ne pas la voir, c’est le « debasement » des monnaies ; l’émission par le couple que plus tard on maudira, par le couple gouvernements/Banques Centrales, de créances, de liabilities, sur eux-mêmes. De créances sous forme de monnaies, c’est-à-dire de promesses à maturité zéro et de quasi-monnaie, c’est-à-dire de promesses à maturité différée.

Il n’y a aucune différence entre les deux sortes de créances, entre ces deux types de liabilities du Couple.

Tant que l’utilité, tant que la demande pour ces papiers, reste forte, et tant que la demande, l’utilité des biens et services reste faible, le système tient. La monnaie ne circule pas, les créances sont stockées, les liabilities sont neutralisées. Un jour, demain, après-demain, l’utilité marginale de ces stocks de créances, de ces stocks de papier se réduira et, à l’inverse, l’utilité marginale, la demande pour les biens et les services, se redressera. Et ce qui a été, ce qui aura été longtemps différé se produira : le colossal rééquilibrage entre la masse de promesses et la masse de biens et de services disponibles pour les honorer. Il suffira que l’équilibre se modifie à la marge pour que le phénomène s’enclenche. Et alors la mécanique sera lancée. L’inflation, c’est cela, rien que cela, le basculement de l’utilité marginale relative des promesses de papier et des biens et services. A moins de supposer qu’il n’y aura jamais de retour à la prospérité, le basculement interviendra ; il sera d’autant plus rapide, imprévisible et de plus grande ampleur, que les fictions et les mensonges auront été maintenus plus longtemps.

Nous ne ferons pas de prévisions.

Nous ne ferons pas de pronostics, nous ne ferons pas d’allocations d’actifs.

Rien de tout cela.

Nous essaierons de mettre à nu ce qui est caché.

Nous essaierons de marquer les grandes étapes du processus qui est à l’œuvre.

Nous essaierons de trier entre le vrai et le faux, entre le bruit et la petite musique du sens.

Tel est notre programme pour 2012.

20 ans de finance

Wall Street Karaoke For The HFT Generation: "All I Want To Do Is Retire"
ZeroHedge, 04/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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The once proud masters of the universe are goin, going, gone, not with a bang, but a Billy Joel cover:

All I want to do is retire
Cause we're slowly fading
The machines are trading

All I want to do is retire
It's tough to be a broker
When the game is over

ad lib


A relier à ça :

Une projection méconnue du monde

Comme un collègue me l'expliquait hier, la projection habituelle que l'on utilise sur les Atlas, de Mercator, ne respecte pas la taille des pays, mais conserve les angles.

Il m'a fait part d'une autre projection, qui, elle, conserve les proportions en terme de taille des différents pays en tassant les parralèles vers le haut afin de compenser l'agrandissement généré par le fait que l'on écarte l'ellipse pour en faire un rectangle... En revanche, en terme de forme, elle étire beaucoup les pays proches de l'équateur et tasse ceux au nord et au sud.

Plusieurs choses sautent aux yeux...

Entre autres, l'Afrique est bien plus grande réellement que ce que l'on peut voir sur nos cartes habituelles. L'Europe, c'est tout petit, et le seul Brésil est plus grand... L'Australie apparaît beaucoup plus grosse.



C'est fou comme nos représentations du monde conditionnent notre pensée...

Revue de presse

Je commence cette revue de presse avec le naufrage de SeaFrance. Cette affaire est une véritable caricature d'une France restée bloquée dans les années 70, et qui se donne tout le mal du monde pour sauver son petit microcosme de syndicalistes conducteurs de diligence. Tout ça avec l'argent des autres bien entendu... S’il n’y avait pas 1000 personnes qui allaient perdre leur emploi, sans perspective d’en retrouver, dans une France complètement bloquée, c’en serait presque risible…

La chronique de Lenglet sur RMC explique ça assez bien...
La Chronique de François Lenglet
RMC, François Lenglet, 03/01/2012 (en Français texte en français )
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Et donc si je comprends bien, on a une bande de syndicalistes qui a refusé un plan de reprise qui gardait 80% des employés, et nous crée un super projet de SCOP dont le capital sera apporté en faisant payer plus cher les clients du train (vu que c'est la SNCF qui va payer des indemnités de licenciement supra légales censées financer la reprise). Naturellement, si ça se fait, dans même pas deux ans, je vous mise ce que vous voulez que sans nouvelle intervention et injection d'argent gratuit des autres, la boîte est de nouveau coulée. Et la fausse gôche sera apparue pour ce qu'elle est (un peu à la manière dont Shedlock dénonce les unions aux USA), à savoir des fous furieux prêts à sacrifier tout le monde, dès lors que le seul plan de reprise sérieux ne reprenait pas tout le monde, et que, j'imagine qu'il aurait fait le grand ménage dans la clique des rentiers de la boîte... Et au final, tout le monde aura tout perdu... Bien joué les gars ! Solidarité ! Tout le monde entrainé dans le caniveau avec les glandus...

Je vous invite à regarder à ce sujet cet article sur Atlantico, qui reprend un rapport de la cour des comptes sur ce bijou de compétitivité (comprendre le "nid à rentiers") qu'est SeaFrance :
SeaFrance : les vraies raisons d'un gâchis
atlantico, Antoine De Tournemire, 03/01/2012 (en Français texte en français )
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   Un personnel embauché par cooptation
D’entrée, les sages de la rue Cambon signalent, dans un euphémisme dont l’administration a le secret, que « l’entreprise n’a pas fait preuve d’une politique de recrutement très transparente au cours de la période sous revue, ce qui se concrétise notamment par un sureffectif au niveau des équipages du service général ».

   39 journées d’absence par an et par salarié !
Plus bas, la Cour note que « l’absentéisme a augmenté sur la période bien plus vite que les effectifs de SeaFrance ». Le nombre de journées d’absence étaient de 51 998 en 2004 et de 66 404 en 2007, soit une augmentation de 28%. Ce qui, quand on ramène ce chiffre aux 1699 salariés de l’entreprise, représente une moyenne de 39 journées d’absence par an et par salarié.

   Des syndicats très privilégiés…
Outre la cooptation pour l’embauche, le rapport constate que les délégués CFDT bénéficient d’avantages « exorbitants » dénoncés début 2007 par l’intersyndicale des officiers de SeaFrance. Et de citer par exemple : « des promotions de personnels arrivant en fin de carrière à des postes d’assistants officiers ne correspondant pas aux qualifications des intéressés. » Alors même que cet usage -visant à améliorer la pension d’anciens délégués- est prescrit par le décret du 7 mai 1952. Plus loin, les sages épinglent « l’emprise de la CFDT et la mainmise de ce syndicat sur l’embauche et l’avancement du personnel ».

   Certains personnels payés à ne rien faire
La Cour s’étonne de ce que « la compagnie continue de payer en congés un certain nombre de personnels, en particulier des ADSG, bien au-delà de la fin de leurs congés acquis, au lieu de les embarquer, alors même que la société a recours à des CDD. On dénombrait ainsi au 31 juillet 2007 un total de 203 marins dans cette situation dont 153 ADSG. »

Et j'en passe...

On voit bien que ce n'est pas qu'une histoire de conducteur de diligence et de concurrence de l'eurostar... Ça va au delà... Et la gauche de dire qu’elle, elle aurait carrément donné l’argent pour la SCOP… Et bien ça promet avec eux au pouvoir…

La vraie solution aurait surement été la reprise par Dreyfus avec gros ménage dans la rente pour ne garder que ceux qui bossent vraiment, mais les syndicats ont comme d’habitude préféré couler tout le monde plutôt que d’être menacés dans leur situation de petit rentier…

Naturellement, les rentiers syndicalistes ne manqueront pas de rappeler que ce qu'ils palpent en terme de pillage de la France qui se sort les doigts, c'est rien comparé aux 230 milliards donnés aux banques à 1% sur 3 ans, le mois dernier... Et ils auront raison.

Mais je refuse ce faux choix où on essaie de nous faire croire qu'il faut choisir son camp entre la rente de gauche et la rente de droite. Les deux sont pour moi totalement odieuses.

Et cette affaire ressemble à s'y méprendre à l'histoire de la poule aux œufs d'or... A trop vouloir tirer sur la corde, les syndicats de gôche en lutte contre-les-salauds-de-riches ont fini par détruire leur petit nid douillet...


Dans le reste de l'actualité, on notera aussi la forte hausse des taux d'emprunt immobiliers et la baisse des durées d'emprunt, mais FNAIM comme Century 21 nous expliquent doctement, qu'avec l'État en plus qui arrête de subventionner le marché (Scellier, PTZ+ dans l'ancien supprimés...), les impôts qui vont monter, la rigueur, toussa toussa, et bien, même pas mal, ça ne va pas faire baisser les prix ! On ne touchera pas à l'acquis social pour la croulantocratie de l'immobilier cher ! Perso, j'attends de voir...


Dans le reste de l'Europe, on notera que les dépôts des banques à la BCE continuent d’exploser les plafonds, et l’argent gratuit distribué le mois dernier aux banques reste au hangar :
Belgium, Netherlands Complete Bill Auctions; ECB Deposit Facility Usage Soars To Second Highest Ever
ZeroHedge, 03/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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L'Espagne avertit que son déficit public devrait dépasser les 8% du PIB cette année... Quant aux ventes de voitures, elles sont en chute de 31% sur un an au Portugal et de 18% en Espagne. Et la Grèce menace de quitter la zone euro si elle ne reçoit pas son second bailout.

De son côté, l'Allemagne se porte bien et bat tous les records en terme de taux de chômage, d'exportations, et de consommation... A ce sujet, vous devriez écouter cette interview d'un gars de Citigroup, sur le retour du mercantilisme...
Charles-Henri Filippi - président de Citigroup France
BFM Business - le 12-15, 02/01/2012 (en Français texte en français )
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Ou encore ce post sur le blog à Lupus sur le même sujet...


Pour le reste de la mini revue de presse radio, je vous mets la chronique de Jean-Marc Daniel sur l'origine du mot franc :
La Chronique de Jean-Marc Daniel
BFM Business, Jean Marc Daniel, 03/01/2012 (en Français texte en français )
→ lien 


Ou encore l'émission des experts d'hier avec Jean-Pierre Petit, Jean-Marc Daniel et Alain Madelin... Ça parle de SeaFrance, de TVA sociale, d'indexation des rentes sur l'inflation, de mercantilisme...
Les experts
BFM Business, 03/01/2012 (en Français texte en français )
→ lien 

Et histoire d'être impartial sur la TVA sociale, je vous mets aussi ce lien repris sur le blog d'Olivier Berruyer d'un article d'Alain Madelin sur le sujet, et qui contrairement à moi (pour peu que l'inflation générée ne soit pas prise en compte dans l'indexation des rentes), ne croît pas du tout à cette mesure. Avec des arguments micro qui se tiennent, j'en conviens...

On a aussi le Delamarche du jour avec au programme surendettement, bilan de la BCE... En revanche, il continue l'erreur de dire que la monétisation par la banque centrale, ça rajoute de la dette dans le système... C'est le contraire. Je rappelle que la Fed reverse au trésor les intérêts qu'elle perçoit sur les obligations qu'elle détient à son actif.
Olivier Delamarche sur BFM Business
BFM Business - Intégrale Bourse, Olivier Delamarche, 03/01/2012 (en Français texte en français )


Et puisqu'il parle de dette hors de contrôle, le monde va devoir refinancer 7 600 milliards de $ de dette l'an prochain...
World’s Biggest Economies Face $7.6T Debt Led by Japan $3 trillion, U.S. $2.8 trillion; Rollover Problems in Japan and Europe
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 03/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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2012 Debt Rollovers and Interest Payments

Country2012 Bond, Bill Redemptions ($)Coupon Payments
Japan3000 billion117 billion
U.S.2783 billion212 billion
Italy428 billion72 billion
France367 billion54 billion
Germany285 billion45 billion
Canada221 billion14 billion
Brazil169 billion31 billion
U.K.165 billion67 billion
China121 billion41 billion
India57 billion39 billion
Russia13 billion9 billion




Aux USA, le parasite de la finance ne lâche rien, continue de croître en terme de pourcentage du PIB et suce toujours plus le sang de l'économie réelle...
Le gouffre que représente le secteur financier américain est-il justifié ? parJ. Bradford DeLong
Le blog à Lupus, 02/01/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Avec un taux d’intérêt réel standard de 5% par an pour les flux de trésorerie à risque, détourner une aussi grande part des ressources des biens et services directement utiles n’a de sens que si cela se traduit par une augmentation du taux de croissance de 0,3% par an ou de 6% au bout de 25 ans.


Avant tout on ne voit pas quel est l’intérêt du point de vue micro ou macroéconomique de dépenser 5,6% du PIB de plus qu’en 1950 chaque année dans le secteur de la finance et des assurances. Lahart cite l’estimation de Thomas Philippon de l’Université de New-York selon laquelle la part du secteur financier américain dans le PIB devrait être réduite de 2 points de pourcentage. Ce chiffre qui traduit l’hypertrophie du secteur financier est peut-être sous-évalué.

Pourquoi l’attachement de tant de compétences et d’un si grand nombre d’entreprises à l’égard du secteur de la finance et de l’assurance n’a-t-il pas conduit à un gain économique évident ? Il existe deux méthodes pour faire durablement de l’argent dans le secteur financier : trouver des gens prêts à courir des risques et les associer à ceux qui n’en prennent pas, ou alors trouver des gens prêts à prendre des risques et les associer à des gens qui ne connaissent rien en finance mais qui ont de l’argent. Est-on sûr que la croissance du secteur financier tient essentiellement à des professionnels de la finance qui appliquent la première méthode plutôt que la deuxième ?


Et Albert Edwards lui parle ouvertement de hold up des classes moyennes par la kleptocratie, organisé par les banques centrales :
Y a-t-il eu un hold-up des banques centrales sur les classes moyennes ?
Atlantico, Albert Edwards, 30/12/2011 (en Français texte en français )
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Pour l'analyste financier Albert Edwards, les banques centrales anglo-saxonnes ont contribué à l'apparition d'une bulle immobilière, sans laquelle les classes moyennes n'auraient jamais accepté le véritable détournement de richesses commis au profit des très riches.

Pour Albert Edwards, l'intentionnalité ne fait aucun doute : dans un article publié aux États-Unis, cet analyste à la Société générale installé à New York explique comment les banques centrales anglo-saxonnes ont volontairement participé à la création d'une bulle immobilière pour masquer le hold-up commis sur les classes moyennes au profit des très riches. Business Insider en publie les morceaux les plus éloquents. L'article, intitulé "Et si les banques centrales américaines et britanniques étaient complices du vol des classes moyennes?" avait initialement été publié en janvier dernier, rappelle le site d'information.

Albert Edwards a été tellement choqué par ce qu'il considère comme de l'incompétence de la part des banques centrales qu'il a préféré penser que leurs actions étaient en réalité le fruit d'un vaste complot.


Que se passe-t-il alors lorsque la bulle éclate et que les gens se rendent compte de la disparité des niveaux de revenus?
"A l'avenir, en l'absence d'un boom immobilier soutenu, la classe laborieuse se battra pour se tailler sa part (légitime) du gâteau en tordant le cou aux profits effrénés. "Enough is enough" comme l'avait justement souligné Bill Gros en 1997 : "Lorsque les fruits du travail sont mal répartis, lorsque les riches s'enrichissent et que les classes moyenne et populaire n'arrivent pas à garder la tête hors de l'eau - comme c'est le cas aujourd'hui - alors c'est tout le système qui s'effondre". Au Japon, les faibles écarts entre les riches et les pauvres, et la cohésion sociale inhérente à la société nipponne, ont permis d'éviter l'implosion. Aux États-Unis et en Grande Bretagne, l'importance des inégalité est telle, qu'elle pourrait mettre à rude épreuve le tissu social, proche du point de rupture.


Et puisqu'on parle de revenu moyen des américains...
Charting The Extinction Of American Disposable Income
ZeroHedge, 03/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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The man on the street's spend-ability has seen the worst five years' growth in half a century.



Côté Peak Everything, ça ne va pas fort non plus... Sans parler des gesticulations iraniennes et du pétrole, les tensions sur les métaux se font de plus en plus sentir :
La pénurie de ressources naturelles
agefi via Le blog à Lupus, 02/01/2012 (en Français texte en français )
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Les réserves de cuivre sont insuffisantes et le renouvellement de l’offre actuelle n’est plus assuré. Les projections font apparaitre que la seule consommation des BRIC d’ici 5 ans dépassera la totalité de la production actuelle.

Neil Gregson, responsable des fonds Global Natural Resources et Global Mining chez JP Morgan Asset Management, estime que le déstockage observé en Chine en début d’année n’est que temporaire. Fidèle à sa politique d’achat à bas prix, elle recommence à accumuler des réserves.

La situation est également tendue du côté du minerai de fer et des charbons thermique et métallurgique où la pénurie globale forcera les prix en réponse à la demande chinoise.

Les troubles géopolitiques continuent à faire pression sur le pétrole et l’incertitude maintient l’or à des cours élevés.

Ce n’est pas tant la demande que l’offre qui pose problème. Même lorsque les prix montent, la croissance de la production de cuivre continue de fléchir. En dépit de la hausse des cours, ni Freeport McMoran, ni Rio Tinto, ni même First Quantum Minerals n’ont réussi à tenir leurs prévisions de production. Celles de First Quantum sont tombées de 280.000 à 265.000 tonnes pour 2011. Pourtant la société a l’expertise technologique et les ressources nécessaires à produire jusqu’à un million de tonnes annuellement.

Aucune nouvelle découverte de taille suffisante ne permet d’envisager un renouvellement de la production des mines de cuivre en activité. Les nouveaux gîtes affichent des teneurs relativement faibles et nécessitent de gros investissements. Il faudra que le cours se maintienne à un niveau satisfaisant (au moins supérieur à 3 dollars la livre) pendant suffisamment longtemps pour que les sociétés minières envisagent d’entreprendre les investissements nécessaires. La situation est aggravée par les délais de livraison des équipements d’exploitation observés récemment: plus de 33 mois pour une excavatrice (délai habituel 26 mois), 27 mois pour un broyeur (normalement moins de 20 mois). Sans compter les graves tensions qui ont affecté certains sites miniers comme ceux de Freeport McMoran à Grasberg en Indonésie et à Cerro Verde au Pérou. Freeport McMoran aurait perdu plus de 30 millions de dollars suite à la grève de 8 jours qui a frappé le site de Grasberg (troisième mine de cuivre du monde) en juillet.

Même histoire pour le minerai de fer. Le potentiel existe (près de 1200 millions de tonnes à l’horizon 2015) mais on observe déjà des retards dans la mise en valeur des capacités additionnelles. En Avril 2010, la prévision de production pour 2013 était de l’ordre de 499 millions de tonnes, elle n’était plus que de 222 millions un an plus tard. Pendant ce temps, le nombre moyen de jours de réserves tombait de 44 à 30 (échantillon de 50 petites aciéries).

Côté pétrole, Neil Gregson observe que le seuil de rentabilité des fuels non-OPEC se trouve autour de 60 dollars le baril: de 40 à 65 dollars pour les explorations en eau profonde, de 40 à 80 pour les schistes bitumineux et entre 60 et 145 pour les bio-fuels. Ce qui signifie que les prix tomberont difficilement au-dessous de 80 dollars le baril.


Enfin, pour conclure, côté Chine, on continue de prendre le large, alors qu'ils ont mis en place sans que personne ne les voie venir leur propre GPS, quand l'Europe agite des bras bien fort depuis 10 ans avec son Galileo qui n'a toujours pas vu le début du commencement... Et la Chine se lance dans un programme spatial sur 5 ans pour aller sur la Lune, avoir ses propres lanceurs, et sa station spatiale d'ici 2020.

Les chinois qui continuent de gober de l'or et de l'argent comme des pacman...
Max Keizer/ Chine : Augmentation de 750% de la demande d’argent métal
Max Keiser via Le blog à Lupus, 03/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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