| Le capitalisme de connivence, voilà l'ennemi |
Contrepoints, David Descoteaux, 12/07/2012 (en Français )
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Dans cette crise qui secoue le monde développé, il faudrait garder une chose en tête : à droite comme à gauche, on se bat contre le même monstre. Je parle du capitalisme de copinage. Pro et anti-business ont conspiré pour décider qui allait jouer le rôle de la vache à traire : le contribuable.
Capture de l’État
Nous vivons à l’ère du capitalisme de copinage (crony capitalism). Celui où on privatise les profits des banques, tout en refilant les pertes aux contribuables.
Celui où les grosses entreprises dépensent des millions en lobbyistes pour acheter les politiciens. Et pour faire jouer les règles en leur faveur (comme ériger des barrières aux produits concurrents étrangers, ou se partager des contrats gouvernementaux à prix gonflés…).
Celui où syndicats, bureaucratie et autres groupes d’intérêt échangent des votes contre des privilèges et des subventions à la pelle.
C’est la capture de l’État par les groupes d’intérêt — qu’ils soient de droite ou de gauche. Et qui se foutent bien qu’on endette à mort la prochaine génération.
Le gros bon sens
Zingales défend le libre marché. Ses écrits rejoignent pourtant ceux du mouvement Occupy, qui a beaucoup fait parler de lui aux États-Unis et à Montréal. Une déclaration de ce mouvement, entre autres, se lit : « Nous ne sommes pas contre les riches, mais contre ceux qui utilisent leur richesse pour acheter des privilèges. Pas contre les entreprises, mais contre le fait qu’elles nous gouvernent. Pas contre le capitalisme, mais contre sa corruption. Pas contre les banques, mais contre leurs pratiques frauduleuses. Pas contre la haute finance, mais contre ses fraudes légales. Nous ne sommes pas contre la démocratie, mais contre le fait que nos élus sont à vendre. »
Qui s’oppose à ce discours ?
On risque de s’obstiner encore longtemps sur les solutions. Certains veulent plus de gouvernement pour corriger la situation. D’autres veulent moins de gouvernement — un retour vers le vrai capitalisme. Enfin, il y a ceux qui croient qu’en plaçant au pouvoir la bonne personne, le système va se nettoyer.
Mais à part les extrémistes de chaque côté, on se bat tous, grosso modo, contre le même monstre.
Gardons cela en tête en buvant notre bière autour du barbecue cet été, ou en mangeant nos guimauves autour du feu.
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pour traduire automatiquement les liens avec google)




http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/07/12/97002-20120712FILWWW00252-psa-va-supprimer-8000-emplois-en-france-et-fermera-le-site-d-aulnay-en-2014.php
RépondreSupprimerPSA investit des centaines de millions d'euros à l'étranger pour construire des usines et ils ferment les usines en France.
sympa non ?
et tout ça avec les subventions de l'état Français et tout le monde est content.
quelles subventions?
SupprimerQui s'oppose à ce discours ?
RépondreSupprimerLes élitistes justement ! Pour qui le monde se divise en deux : nous les maitres, eux les gueux.
Élites théologiques : juifs thalmudiques, protestants calvinistes, frères la truelle, sataneux.
Élites aristocratique : officiers, haut fonctionnaires, réseaux cathos, grandes écoles.
Élites d'argent : banksters, politicards, grand patronat dévoyé, bobos.
Élites de rente : grasses retraites, proprios, syndicalistes, fonctionnaires branle musards.
Les collabos : journalistes, experts télévisés, policiers/gendarmes/militaires, fonctionnaires fiscaux, escrocs et trafiquants.
Les ralliés pour une bouchée de pain : chômeurs, cas sociaux, gros déclassés, immigrés non intégrés, petits kapos...
Cela en fait du monde opposé à une remise en cause de capitalisme de connivence, non ?
J'appelle ça du capitalisme féodal pour ma part, et c'est inévitable tant qu'on sera basé sur des sources d'énergie qui nécessitent une technologie centralisée. Cela crée automatiquement des barons et seigneurs qui sont le centre de la machine économique et qui ont dans les faits des privilèges pour être "concurrentiel".
RépondreSupprimerSeule une énergie et une économie décentralisée pourrait nous permettre de sortir de cette ornière.
Faut pas rêver, les systèmes politiques se greffent sur la réalité économique et non pas l'inverse, comme la montré la révolutino de 1789 par exemple.
"c'est inévitable tant qu'on sera basé sur des sources d'énergie qui nécessitent une technologie centralisée"
RépondreSupprimerJ'aimerais que vous développiez une telle affirmation.
"les systèmes politiques se greffent sur la réalité économique et non pas l'inverse"
Exemples : Corée du Nord, Chine, ex-URSS, Cuba, Venézuela ect...
Nucléaire : centralisé.
RépondreSupprimerPétrole : centralisé.
Charbon : centralisé.
Gaz : centralisé.
Solaire domestique : décentralisé. Éolien domestique ou moulins : décentralisé. Hydraulique domestique : décentralisé.
A partir du moment ou votre source d'énergie est centralisée, vous avez une industrie toute puissante. Les militaires s'appuie dessus. Les politiques n'ont pas le choix que de dire "amen" a ceux qui contrôlent l'énergie !
Et ce n'est pas le peuple. Donc nous avons un système énergétique féodal.
Par comparaisons, imaginez une nouvelle techno (nano ? magnétique ? bio ? peu importe) qui donne l'énergie a tout un chacun chez lui... s'il ne paye pas ses factures, ses impots, on ne peut rien lui faire, il est libre, il peut continuer a travailler, échanger, produire, vivre ... dans le cas contraire, nous dépendons tous des pétrocrates et nucléocrates.
Je ne sais pas bien l'expliquer, pour moi c'est assez évident.
Je pense que le fait que les "systèmes energitiques" se structurent en se centralisant, est essentiellement lié au fait que la rentabilité est liée à l'échelle de l'exploitation.
RépondreSupprimerPar exemple, il ne serait pas rentable (aux cours acuels même multipliés par 1000) de forer un puit qui coute des dizaines de millions d'euros pour forer un puit de pétrole pour vos propres besoins (même à la belle époque ou il suffisait de forer quelques dizaines de mètres sur le lac Maracaibo, un puit coutait quelques milliers de dollars au début du XXeme siècle.) De plus, mis a part dans de très rares pays, vous n'êtes pas propriétaire de votre sous-sol.
Donc : Il ne serait pas rentable d'en creuser un pour vous seul (sans compter qu'il faut le raffiner...)
Le cas de la micro-hydraulique que vous citez est remarquable de ce point de vue. Les sites dont le ratio investissement/service rendu est interessant sont rares (très rares !) L'investissement en rapport avec la rareté. Cherchez les prix des moulins ; si une propriété a un droit d'eau, le ticket d'entrée pour 5MWh/an (soit environ 600W nets - ridicule !) est à 350-400K€. C'est un investissment qui ne se rentabilise en près de 100 ans si on inclus l'entretien. Et il faut aussi accepter les inondations quand on habite un moulin...
Que vous le veuillez ou non, il faut investir massivement pour produire de l'energie, en produire plus que ses besoins et revendre le surplus (et devenir ainsi un "noble" dans le système.)
Même chose pour la pico hydro (compter 85000€ investissment pour 1000KWh/an) ou le solaire ou que sais-je comme source d'energie electrique intermittente, parce que le cout du stokage est... Comment dire... Enorme... Non seulement en prix, mais aussi en rendement qui se fait pourrir par le stockage...
Les sites sont rares, très rares - extrêment rare. Donc les prix sont à l'avenant - quand ils sont a vendre ! En construire un site hydraulique est impossible, parce qu'obtenir une autorisation d'exploitation. Bref, vous n'avez jamais entrepris les démarches ; faites le une fois dans votre vie pour savoir ce qu'administration veut dire...
La nouvelle technologie miracle ne viendra sans doute pas. Inutile de rêver ; nous serons en majorité tenus par les "pétrocrates" et et les "nucléocrates". Et même si tu est indépendant energétiquement - si tu ne paye pas tes impots, tu verras : Tu ne payes pas ta cotisation à la mafia locale c'est pareil...
Ton idée est vraie : si chacun avait une petite pile nucléaire de 20KW dans la poche, plus de problème d'energie, à nous la liberté. Mais avant qu'on en arrive là...
Oui, je suis d'accord, et j'ajoute qu'en plus du coût d'investissement financier, il y a le coût d'investissement en savoir faire. Tu n'es pas indépendant si tu dépends d'un gugus qui sait faire tourner ta raffinerie ou qui sait réparer ton moulin. Le ticket d'entrée pour ces technologies est très élevé. On est encore loin d'une utilisation "naturelle" et autonome.
SupprimerDonc pour l'instant, ceux qui peuvent fournir l'énergie a un pays, alimenter l'armée et défendre les frontières sont les maitres du jeu. Les politiciens n'auront jamais d'autre choix que de dire "amen".
Enfin, c'est un peu carricatural, ca ne se résume pas à ça, mais c'est un aspect assez fortement structurant je pense.
Ca oblige a avoir un gouvernement centralisé. Rien ne peut se faire en local, contrairement a ce que penses certains écolos, on n'a pas la technologie pour revenir au local.
Admettons qu'on le fasse : les paysans seront a la merci de n'importe quel pays prédateur avec des armes sophistiquées.
Tiens, c'est d'ailleurs le cas des pays d'amérique du sud, et de tous les pays sans arme nucléaire.
On n'aurait pas le nucléaire en france, bizarrement, on verrait les indépendantistes corses, basques, bretons obtenir des financements et déstabiliser la "république". Ca prendrait une forme plus sournoise.
Ca montre bien le coté structurant de la technologie en matière d'organisation sociale. Ce n'est pas un hasard.
Même si on est dans du matérialisme historique pur, je pense que c'est élément de réflexion à prendre en compte.