samedi 2 juin 2012

Un blog avec de vrais morceaux d'anti moraline dedans

Je suis tombé via google analytics sur ce blog "La lime" tenu par un certain fboizard, vu qu'il pointait sur le mien...

Je l'ai parcouru un peu, et j'y ai trouvé quelques trucs bien rafraichissants...

Marc de Scitivaux en pleine forme
La Lime, 02/06/2012 (en Français texte en français )
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A propos des critiques du gouvernement français vis-à-vis de la remarque de C. Lagarde sur les Grecs, Marc de Scitivaux fait trois remarques :

> comme ce sont les riches Grecs qui ne payent pas leurs impôts et les contribuables français qui bouchent le trou, on peut en conclure que le gouvernement français défend les riches Grecs contre les contribuables français.

> les socialistes croient que Sarkozy est encore au pouvoir et que Lagarde est un de ses ministres.

> les socialistes cherchent peut-être à discréditer le FMI pour le jour où les critiques du FMI viseront la France.

Bref, nous sommes vachement bien gouvernés.

Quant à la «croissance» invoquée par Hollande, Marc de Scitivaux pense comme moi : ce sont des sauts de cabris.


L'économie française et le Belge au marteau
La Lime, 01/06/2012 (en Français texte en français )
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Vous connaissez l'histoire du Belge avec un marteau :

_ T'es pas un peu fou, le Belge, de te taper sur la tête avec un marteau !

_ Oui, mais ça fait tellement de bien quand ça s'arrête.

Le Belge, c'est les Français et leur économie. Le marteau, c'est le socialisme, avec son cortège de misères, de corruptions, de clientélismes puants.

L'économie française a vocation à être dans les plus prospères du monde. Il suffirait que les Français cessent de se taper sur la tête avec le marteau socialiste.

A tout problème aujourd'hui, on propose une réponse collectiviste, une «intervention» étatique. Il pleut, il neige, il grêle : que fait l'État ?

Le socialisme est tellement envahissant en France que même un tout petit recul serait une grande libération.


Je suis vachement intelligent. Si, si ...
La Lime, 01/06/2012 (en Français texte en français )
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On dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. A lire ce billet de 2004, on peut penser que je suis loin d'être un imbécile !

Identité européenne ?

En 2004, j'étais de la droite libérale, voire anarchiste, cosmopolite, mondialisée. En 2012, je suis de la droite nationaliste et conservatrice, même si je suis resté libéral en économie.

Pourquoi cette conversion ?

Une cause intime : j'ai vécu pendant quelques mois dans un quartier à «forte population immigrée». Pas besoin que je m'explique plus, vous avez compris.

Une cause intellectuelle : j'ai voté Oui au référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen. Et j'ai appelé à voter Oui. Mon raisonnement était à peu près : je suis libéral, l'«Europe» est libérale, donc votons pour l'extension de l'«Europe».

Dans les discussions chaudes qui ont animé mon blog à cette époque, les nonistes ont raconté pas mal d'idioties, mais quelques arguments forts ont fait leur chemin, notamment le découplage entre l'UE et le libéralisme (car, malgré ma modération de ce blog quelquefois soupe au lait, je fais attention à ce que racontent mes contradicteurs).

Suite à l'effondrement ce mythe de «l'Europe libérale», vient naturellement l'UERSS, dont découle logiquement la notion d'oligarchie, puis de particularismes niés et de racines assassinées. Enfin, c'est l'universalisme qui meurt.

Et voilà où j'en suis aujourd'hui.


Déjà, la nostalgie
La Lime, 31/05/2012 (en Français texte en français )
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Je trouve excellente cette chronique de Stéphane Denis dans Valeurs Actuelles. Elle traduit exactement mon sentiment.

L'allusion à l'invasion de la Pologne est une reprise de Woody Allen : «Quand j'écoute trop Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne.»

Déjà, la nostalgie
Valeurs actuelles, Stéphane Denis, 31/05/2012 (en Français texte en français )
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– Comment trouvez-vous le nouveau gouvernement ?

– Un peu cheap.

– Ce n’est pas une raison pour parler anglais.

– Pardonnez-moi, je ne trouve pas l’équivalent en français. Petit bras, peut-être.

– Vous voulez parler du style ? De François Hollande dans sa Citroën hybride ou de Duflot en jean ?

– Pas vraiment. Duflot a eu raison de mettre un jean, pour une fois il était propre et il lui va bien. Si ça plaît au président de se ridiculiser dans une voiture trop petite pour remonter les Champs-Élysées déserts, on aurait dit les Bidochon sur la route des vacances, c’est son affaire. Non, c’est autre chose. Un mélange d’amateurisme et d’entre-soi.

– C’est vrai, on a l’impression qu’ils n’ont jamais rien vu.

Mais ils n’ont jamais rien vu. Ce sont des socialistes : ils vivent entre eux, avec des problèmes de socialistes, dans des réunions de socialistes, en parlant le socialiste.

– J’ai compris. Vous êtes comme les journaux qui les soutiennent, comme Laurent Joffrin qui les met en garde dans le Nouvel Observateur, vous les trouvez trop gentils.

Mais ils ne sont pas trop gentils. Ils ne sont pas gentils du tout. Ils sont extrêmement sectaires, pour commencer. Prenez M. Musca, secrétaire général de l’Élysée du président Sarkozy. Il aurait dû être nommé à la direction de la Caisse des dépôts et consignations. Pour un secrétaire général battu, il y avait là quelque chose de naturel, qui tient à parts égales du dépôt et de la consignation : M. Musca était confié à l’État qu’il avait servi en attendant que la chance lui sourie à nouveau. Le président Sarkozy n’a pas voulu le faire avant le résultat de l’élection, alors qu’il le pouvait, c’était l’usage. Cette délicatesse charmante vient de recevoir sa récompense : le président Hollande va en nommer un autre. Un à lui. Vous verrez que ce sera tout le temps comme cela. Entre socialistes, vous dis-je.

– Qu’est-ce que parler le socialiste ?

Des mots comme “république” ou “responsabilité” prononcés sur un ton définitif, plus personne dès qu’il faut prendre une décision, une grande détermination sur les principes et une grande souplesse dans leur application. On baigne là-dedans depuis trois semaines.

– C’est tout ?

– Non, il y a aussi le recours universel à l’argent des autres, mais nous en avons déjà parlé.

– Pourtant, qu’il s’agisse de Bruxelles, de Chicago, de Berlin, le président Hollande se montre partout très ferme.

– Oui, il a pris 10 kilos.

– Je croyais que vous l’aimiez bien.

– Je l’aime beaucoup. Je crois simplement qu’il a une haute idée de lui-même depuis qu’il a été élu et que cela suffit à son horizon.

– Allons donc, il sait se montrer impitoyable. Tenez, il a fait signer par les ministres une charte de déontologie.

– Et dans le quart d’heure trois d’entre eux se sont fait pincer, mais c’est le problème des chartes de déontologie : la charte c’est pour le public, la déontologie, c’est pour les autres. En maintenant si jovialement Ayrault, Montebourg et Taubira en place, François Hollande a fait preuve d’un cynisme dont j’avais oublié qu’il fût capable.

– Cependant les médias saluent le retentissement mondial de son élection, les perspectives qu’il a ouvertes en Europe, l’enthousiasme du pays rassemblé.

– Vous voulez parler des médias français. Il faut les comprendre : les uns se sont retournés, les autres ont fait campagne contre le président Sarkozy ; il faut bien qu’ils trouvent aujourd’hui son successeur remarquable, que dis-je, surhumain ! Mais cela dit, je me demande…

– Oui ?

– Je ne sens pas beaucoup de conviction dans ces articles. On dirait que leurs auteurs cherchent à se persuader. Je flaire même un léger doute.

– Allons donc ! Vous n’allez pas regretter l’ancien régime ?

– Mais si ! La fausse modestie du nouveau m’horripile, sa vertu m’exaspère et son perpétuel “Nous verrons après une vaste concertation” me donne envie d’envahir la Pologne. Quand je pense aux foucades du président Sarkozy, son style épouvantable, son entregent international… Nous ne connaissions pas notre bonheur !


La censure est indispensable au gouvernement Hollande
La Lime, 29/05/2012 (en Français texte en français )
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Eric Zemmour va peut-être échapper à la privation d'antenne de RTL, mais il est sous surveillance.

La censure est indispensable à la gauche. En effet, elle n'a accédé au gouvernement et ne peut s'y maintenir qu'en ignorant les réalités. Il est donc de toute première importance que les Français les ignorent aussi. Bien sûr, ils les soupçonnent, ces vérités, ils les sentent, on ne peut tout de même pas les empêcher d'être humains. Mais le point clé est que cela reste des sentiments diffus (les fameux sentiment d'exclusion, sentiment xénophobe, sentiment d'insécurité, vote protestataire) qui ne trouvent aucune expression doctrinale articulée, portée sur la place publique de manière cohérente.

Le sujet de l'immigration est emblématique : quand Zemmour a dit que la plupart des trafiquants étaient noirs ou arabes (ce qui est une vérité factuelle), on n'a pas discuté des causes et des conséquences, on a porté plainte.

Il en est de même sur tous les sujets. Par exemple, l'économie. Le premier ministre néo-zélandais (un ancien banquier, abomination de la désolation) est très populaire : il a baissé les déficits, la croissance repart. Qui en parle en France ? Personne, alors qu'on a imposé le faux débat austérité contre croissance. Le vrai débat est : comment faire de la croissance ?

La Nouvelle-Zélande, c'est loin ? On pourrait parler de la Suisse, du Danemark, de la Pologne. Rien.

Le coup de génie des socialistes de 2012 est d'entourer leur répression de mollesse. Il n'y a plus de goulag, d'assignation à résidence et autres joyeusetés. Il y a juste un doux étouffement, éventuellement quelques amendes. Deux poids deux mesures systématique. Une incitation permanente à l'autocensure, fort bien intériorisée par tout ce petit monde.

Tout cela n'est possible qu'avec le concours actif des journaleux et des maitres en moraline.

Le pire, c'est que cela fonctionne formidablement bien : François Hollande est au pouvoir sans aucune opposition, puisque la prétendue opposition n'a aucune doctrine, aucune politique alternative, à lui opposer.

5 commentaires:

  1. La lime, ou plutôt sa pensée politique est un pur produit de la droite de sarkozy. Il est passé à la droite nationaliste quand sarko, guéant et cie l'ont décidé. Pour moi c'est un mouton. La suite logique de son évolution, ça sera le front national.
    Les gens prévisibles sont tellement ennuyeux...

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    1. Ce qui est encore plus ennuyeux, ce sont ceux qui semblent croire que Sarko ou Guéant ont un quelconque rapport avec la "droite nationaliste". Pour rappel, Sarko/Guéant est à peu près aussi à droite que Tony Blair ou Gerhard Schröder.

      Et puis non, finalement, en y réfléchissant de nouveau et en reconsidérant leurs politiques (économie, social, droit de la nationalité...) je trouve que Sarko/Guéant est plus à gauche que Blair/Schröder.

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  2. Droite gauche n'est plus un schéma crédible.

    Mondialiste/souverainiste est déjà mieux. Sinon on a droite d'affaires et droite traditionaliste, gauche sociétale et gauche sociale, etc...

    La seule chose qui compte, c'est le bilan : Sarko nous la mis profond, et, avec ses amis, s'est rempli les poches sur notre dos.
    Hollande fera pareil.

    Les français sont masochistes.

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    1. "Les français sont masochistes"

      En effet. Et en l'occurrence, le masochisme, c'est de mettre Sarko/l'UMP sur le même plan qu'Hollande/le PS.

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  3. Faut être aveugle pour croire que les politiques dirigent les pays.....

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