| Les USA pourraient devenir le premier producteur mondial de pétrole |
Romandie news, 13/06/2012 (en Français )
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Les États-Unis affichent une envolée spectaculaire de leur production de pétrole et de gaz et pourraient surpasser l'Arabie Saoudite et la Russie d'ici 10 ans, selon un responsable américain qui s'exprimait mardi au Forum économique des Amériques à Montréal.
M. Sullivan a expliqué que les États-Unis avaient produit au dernier trimestre six millions de barils de pétrole conventionnel et non-conventionnel (issu des sables bitumineux, ndlr) par jour, ajoutant : cela n'est jamais arrivé depuis 15 ans.
Depuis 2008, les États-Unis ont produit 1,6 million de barils par jour de plus et, en 2011, ils ont enregistré la plus grosse augmentation de production de pétrole de tous les pays hors OPEP, a déclaré le haut commissaire américain devant des centaines de participants au Forum.
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Ce qu'ils ne disent pas, c'est qu'ils en consomment la moitié de ce qu'ils produisent justement pour produire ces hydrocarbures extraits des schistes bitumeux.
RépondreSupprimerEn plus, il est lourd et très cher à raffiner.
Bref, vous l'aurez pas à 2 euros le litre...
Rien à voir avec Gahwar et son rendement énergétique de 200, mais en cours d'épuisement. Et pas cher à raffiner en plus... comme le libyen.
Il faut bien distinguer les sables asphaltiques (assez répandus, mais le gros des réserves se situe essentiellement Alberta et Orénoque) et les schistes bitumineux, produits quasi-exclusivement aux USA, quelques milliers de barils en Estonie avec un gros potentiel dans le bassin parisien (on parle en milliards de barils récupérables) : Les schistes sont bien plus chers à exploiter.
RépondreSupprimeryp
Les sables asphaltiques sont aussi chers à exploiter, par rapport au conventionnel. Et l'EIROI est presque aussi m*rdique que celui des schistes bitumineux.
SupprimerLes études parlent d'un EIROI de 2 pour les schistes. Je n'ai plus les chiffres pour les sables en tête, mais c'est pas loin. A titre de comparaison, Ghawar, c'est 200. 400 au début de l'exploitation.
Ne parlons même pas du raffinage, de la consommation d'eau et de la pollution...
Les champs avec un rendement du type de Burgan, Ghawar, ou Kirkouk appartiennent au passé. Les nouveaux types de pétrole sont certes chers, mais les technologies d'extraction évoluent (pas aussi vite que la déplettion des champs faciles à extraire, certes.)
SupprimerLa technologie tout cour évolue aussi et permettra de consommer moins. L'humanité innovera et se démerdera avec un pétrole cher et compliqué à extraire.
yp
NB : Je n'ai pas dit qu'il n'y aura pas de casse ou pas de perdants (au premiers rangs desquels, l'Europe.) Juste qu'il n'y aura pas de fin du Monde - mis a part en cas d'une éventuelle guerre nucléaire globale, ce qui n'est pas au programme dans les mois qui viennent.
Dire cela permet de faire passer le pillage des restes de pétrole sur Terre, en faisant mine de ne pas être concerné par la pénurie.
RépondreSupprimerFrappant de voir comment le mensonge devient la ressource en dernier ressort en ces débuts de l'ère Post Peak. Ca promet!!!
Eg.O.bsolète
Attends, tu n'as pas vu la suite :
RépondreSupprimer2012 : fin du terbium (utilité : pile à combustible)
2021 : fin de l'argent
2023 : fin du palladium
2025 : fin de l'or
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
Ajoutez à cela les autres échéanciers (espèces vivantes, terres arables, etc..)
Non, pas "fin du..."
SupprimerFin des gisements actuellement connus ET exploitables avec les technologies actuelles ET rentable avec les prix actuels.
C'est pas pareil. On ira chercher ailleurs des gisement qui ne sont pas rentables actuellement - qu'on a pas encore trouvé ou qu'on a délaissé car plus rentables.
La fin du fer... Va dire ça aux lorrains !
yp
"L'age du pétrole ne se terminera pas plus par manque de pétrole que l'age de pierre s'est terminé par manque de pierres."
Certes, mais ça ne change rien au problème.
SupprimerPersonne n'essaiera d'extraire un minerai si c'est énergétiquement trop cher.
Sans même parler du cout financier.
Ils oublient que dans le même temps les gisements en exploitation déclinent, les bakken compensent tout juste la chute de l'alaska.
RépondreSupprimerhttp://www.theoildrum.com/files/AK_ND_MT_production.png
Pour l'instant c'est surtout l'offshore trés profond qui fait la différence, et ça ne durera pas longtemps (on produit vite et à fond pour réduire les coûts d'exploitation astronomiques)
annonce pré-électorale, boosté au crédit par cher du bombardier B2 qui fabrique des bulles partout ou il reste un vague espoir.
RépondreSupprimerTout ca retombera bien vite après les élections,
Et c'est bien connu les américains ne savent pas compter ... ect... En fait pétrole et gaz de schiste ça marche bien avec des couts et des performances très correcte (ne pas confondre avec les pétroles lourds, les sables bitumineux du Canada, les schistes bitumineux du bassin du Colorado ).
RépondreSupprimerLes réserves mondiales de pétrole de schiste sont énormes, la seule Sibérie occidentale en contient assez pour alimenté le monde en pétrole pendant 4000 ans.
Ce blog est beaucoup trop pessimiste, non pas que la crise financière et étatique ne nous frappe pas, mais elle se traduira finalement par une bonne perte pour les "rentiers", un point c'est tout.
A long terme c'est tout bon.
@anonyme "elle se traduira finalement par une bonne perte pour les "rentiers", un point c'est tout." si cela pouvait être vrai, cela serait effectivement sans douleur (juste de l'argent qui disparait) !
Supprimermais pour le coup, toi tu es Top optimiste ! car il va y avoir de la casse (et cela a commencé). des gens à la rue, désespérés, la peur, la faim au ventre, la peur de l'avenir, s'interdisant le plaisir du présent, le dégoût, la révolte, l'isolement et pour certain le suicide, le meurtre, la violence.
cela va être long, douloureux et sale
yongtai
1.6 Mb / jour ? whaouh ! ça fait 2% de la production mondiale. Impressionnant...
RépondreSupprimer4000 ans... et pourquoi pas 40.000 ?
RépondreSupprimerMarrant, je venais de lire l'analyse de cette nouvelle ici :
RépondreSupprimerhttp://lachute.over-blog.com/article-lutte-des-classes-et-logement-106805625-comments.html#anchorComment
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Les americains fument la moquette, le francais plus realiste :
Les USA pourraient devenir le premier producteur mondial de pétrole
MONTREAL - Les États-Unis affichent une envolée spectaculaire de leur production de pétrole et de gaz et pourraient surpasser l'Arabie Saoudite et la Russie d'ici 10 ans, selon un responsable américain qui s'exprimait mardi au Forum économique des Amériques à Montréal.
Certains chiffres sautent aux yeux, a déclaré Daniel Sullivan, haut commissaire du ministère des Ressources naturelles de l'État d'Alaska, à un panel d'experts réunis au Forum qui se tient jusqu'à jeudi à Montréal.
M. Sullivan a expliqué que les États-Unis avaient produit au dernier trimestre six millions de barils de pétrole conventionnel et non-conventionnel (issu des sables bitumineux, ndlr) par jour, ajoutant : cela n'est jamais arrivé depuis 15 ans.
Depuis 2008, les États-Unis ont produit 1,6 million de barils par jour de plus et, en 2011, ils ont enregistré la plus grosse augmentation de production de pétrole de tous les pays hors OPEP, a déclaré le haut commissaire américain devant des centaines de participants au Forum.
Ces chiffres sont à comparer à la production quotidienne de l'Arabie Saoudite, le plus gros producteur de pétrole de l'OPEP, qui s'est élevée à 9,923 millions de barils au mois de mars et à 9,920 millions de baril pour la Russie, selon les chiffres de la JodiOil (Joint Organization Data Initiative, programme commun de données de l'industrie pétrolière, ndlr).
À l'horizon 2020, les États-Unis pourraient devenir le plus important producteur d'hydrocarbures - de pétrole et de gaz - au monde, supplantant ainsi la Russie et l'Arabie Saoudite a affirmé M. Sullivan.
Rien qu'en Alaska, le potentiel des forages en mer serait plus important que dans n'importe quel autre pays. Il est estimé à 40 milliards de barils de pétrole conventionnel, selon une étude de l'Institut américain d'études géologiques.
[suite]
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RépondreSupprimerLe président des États-Unis, Barack Obama, a indiqué que les ressources de pétrole en mer pourraient réduire le risque d'interruption des livraisons. Son gouvernement a mis sur pied une stratégie énergétique qui équilibre les intérêts économiques et les préoccupations environnementales, en particulier dans l'Arctique.
En novembre dernier, le gouvernement américain a approuvé de nouveaux projets de forages de pétrole et de gaz dans le Golfe du Mexique, au large de l'Alaska et sur le territoire très protégé de l'Arctique. Mais pour l'instant, l'exploration n'est pas permise dans les zones très sensibles politiquement que sont les côtes de l'Atlantique ou du Pacifique, la côte est du Golfe du Mexique, le long de la côte de Floride.
Sauf contre-ordre de dernière minute, Shell devrait donc commencer des forages d'exploration au large de l'Alaska en juillet, ce qui ouvrirait la voie à de nouvelles ressources inexploitées, dans un environnement jusque-là préservé.
Daniel Sullivan fait valoir que les bénéfices de ces nouvelles orientations de la politique énergétique pourraient être énormes, notamment en termes de croissance et d'emploi dans un pays où la moitié du déficit commercial est due aux importations de pétrole.
Selon lui, en 2010-2011, 600.000 emplois ont été créés dans l'industrie du gaz et du pétrole de schiste.
Cependant, devant le même public du Forum économique des Amériques, le président du Conseil Mondial de l'Énergie (CME) a dépeint un tableau bien plus sombre de la situation. Selon Pierre Gadonneix, ancien PDG d'EDF, la crise économique a ralenti la consommation d'énergie, même si elle commence à repartir à la hausse, et les prix du pétrole sont restés à des niveaux élevés.
La croissance future est menacée par la perspective des changements climatiques et l'épuisement de nos ressources naturelles a déclaré M. Gadonneix, ajoutant que les enjeux majeurs seraient d'améliorer la sécurité des réserves d'énergie, la compétitivité, et de lutter contre la pauvreté énergétique.
(©AFP / 13 juin 2012 05h36)
Commentaire n°7 posté par gdronni hier à 08h38"
Et il y a un autre lien très instructif avec, sur le fait qu'une propagande n'est pas forcément LA vérité...
http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/le_gaz_de_schiste_vu_de_la_russie.html
Lewu
D'habitude j'aime bien Orlov. Mais là c'est aussi objectif que le documentaire gasland...
SupprimerIl élude des points importants (risques géopolitiques des producteurs et des régions traversées, prix extrêment élevé du transport du gaz par pipe ou des infrastructures de GNL.)
Il cite des points de façon à ce qu'il semble impossible à résoudre. Aucun gisement de gaz n'est du méthane pur. Aucun. Et de très loin. Ne serait-ce que Lacq, avec ses 12% de sulfure d'hydrogène engendrant une production annuelle supérieure à 2 millions de tonnes de soufre annuels dont une partie est encore aujourd'hui en vente : les gisements conventionnels sont largement aussi "sales" que les gisements "tight". Le radon n'est pas présent que dans le gaz de schiste.
Il dit que cela consomme de l'eau potable. De l'eau douce mais pas forcément potable. On n'en manque pas, nie en Pologne, ni en France. C'est dommage pour les gens qui habitent dans le désert, mais même aujourd'hui l'europe ne vends pas d'eau aux pays du golfe. Une grande partie de l'eau utilisée est de l'eau de surface qui se serait écoulée dans la mer.
Le prix des infrastructures de GNL est gigantesque. Le prix des pipelines ne le sont pas moins, ils doivent être maintenus à des pressions de l'ordre de 200 bar et chaque pays qu'ils traversent reçoit son obole et présente un risque plus ou moins important de rupture d'approvisionnement.
S'il faut forer cent fois plus... On forera. Les prix évoluront et le gaz russe conventionnel sera peut être moins cher que le gaz produit en France livraison incluse. Peut-on se permettre de dépendre d'un producteur qui a montré qu'il entends utiliser son gaz comme une arme politique comme il l'a déjà fait par le passé en Ukraine ? Non. Et ça, ça vaut bien une belle prime sur le prix...
yp
Mouais, à quels couts énergétiques ?
RépondreSupprimerLe schiste, c'est un EIROI de 2. Tu parles d'une panacée.
Et ça consomme en masse une autre ressources, encore plus essentielle, dont on commence à manquer de partout : l'eau potable.