dimanche 20 mai 2012

Quand Laurent Mauduit a décidé de se payer Fiorentino

Laurent Mauduit de Mediapart est parti en croisade avec son dernier livre contre les économistes qui ne seraient pas alter gauchos, néo keynésiens et autres grands défenseurs du "tout ce qui est à toi est à moi"...

Et visiblement, il a l'intention de se payer Fiorentino, dont le passé trouble ne plaide pas pour lui...

Mais franchement, perso, j'en ai rien à foutre du passé de Fiorentino.

Alors que tous les autres bien lêchés sont tous soucieux de ce que tombe chaque mois la manne d'argent public ou bancaire qui les nourrissent et qu'ils ne feront rien pour fâcher la propagande officielle des ponzinomics universelles, de la fuite en avant dans la chiasse publique, de la croissance au ponzi démographique et autres escroqueries des escronomistes labélisés, Fiorentino, c'est encore un des rares à faire émerger un peu de vérité dans les médias à grand public...

Enquête sur une manipulation et sur ses relais médiatiques
Mediapart, Laurent Mauduit, 20/05/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Avec la complicité active de plusieurs médias, un financier connu de la place de Paris, Marc Fiorentino, a multiplié ces derniers mois les annonces catastrophiques en cas de victoire de François Hollande à l’élection présidentielle. L’opération mérite d’être décryptée. D’abord parce qu’avec le recul, elle apparaît pour ce qu’elle est : une grossière manipulation contre la gauche, appuyée sur des prévisions faisandées.

Ensuite parce que ce financier n’a aucune qualité pour jouer les oracles respectés, comme en attestent les sanctions que lui a infligées ces dernières années l’Autorité des marches financiers (AMF) et le retrait d’agrément que vient de décider l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ; enfin parce que divers médias ont effectivement pris la responsabilité de lui dérouler, malgré tout, le tapis rouge.

Essayiste à succès, habitué des émissions de radios et des plateaux de télévision, le financier Marc Fiorentino, s’est, de fait, distingué ces derniers mois en délivrant cette prévision apocalyptique : si la gauche revient au pouvoir, avec François Hollande à sa tête, les marchés financiers vont se déchaîner.

Le couperet est tombé une première fois le 28 février 2008. Ce jour-là, la commission des sanctions de l’AMF, qui comprend notamment des magistrats de la Cour de cassation, du Conseil d’État et de la Cour des comptes, a prononcé à l’encontre de Marc Fiorentino un avertissement et une sanction pécuniaire de 50 000 euros et à l’encontre de la société qu’il préside, la société Euroland, un avertissement et une sanction pécuniaire de 100 000 euros. Cette sanction a fait l’objet d’un recours devant le Conseil d’État qui l’a rejeté par une décision en date du 28 mars 2011. La sanction est donc devenue définitive.

Le couperet est tombé une deuxième fois le 3 avril 2008. Ce jour-là, la Commission des sanctions a prononcé à l’encontre de la société Euroland Finance une sanction pécuniaire de 100 000 euros. La sanction prévoyait également que celle-ci fasse l’objet d’une publication au Bulletin des annonces légales obligatoires ainsi que sur le site Internet et dans la revue de l’AMF. Là encore, les faits incriminés sont graves. Le communiqué de l’AMF les détaille.

Dans le cadre d’une opération financière, il est reproché « à la société Euroland Finance, représentée par son président-directeur général, M. Marc Fiorentino, d’avoir manqué à son obligation de prévention des conflits d’intérêts », et « à son obligation professionnelle d’enregistrement et de conservation de bandes téléphoniques en ne procédant pas à l’enregistrement des conversations téléphoniques de ses négociateurs du 30 août au 15 septembre 2005 puis du 3 au 18 octobre 2005 ». Cette sanction a également fait l’objet d’un recours devant le Conseil d’État qui l’a rejeté par une décision en date du 20 mai 2011. La sanction est également devenue définitive.

Le couperet est tombé une troisième fois, le 28 janvier 2009. Ce jour-là, la Commission des sanctions de l’AMF a prononcé à l’encontre de la société Euroland Finance un avertissement ainsi qu’une sanction pécuniaire de 50 000 euros.

dans le cas d’Euroland Finance, un retrait d’agrément a été prononcé le 31 décembre 2011.

L’avis fait en effet apparaître, dans sa quatrième résolution, de très fortes pertes pour l’année 2011, le résultat net comptable étant négatif de -894.677 euros.

Faisant de très mauvaises affaires, le financier-chroniqueur que pourtant toutes les radios et télévisions s’arrachent, a donc visiblement été, dare-dare, dans l’obligation de modifier, sans la moindre publicité, la vitrine de son petit business. Adieu Euroland Finance ! À la dixième résolution de cet avis, le financier annonce qu’il a changé d’appellation, au profit d’un nom voisin : Euroland Coporate.

Et dans la foulée, puisque Marc Fiorentino ne dispose plus de l’agrément de l’ACP, la nouvelle société, comme le révèle la 12e résolution, a aussi changé d’objet social : en lieu et place de la société d’investissement financière qu’elle ne peut plus être, Euroland new look va devenir une société de conseil financier à destination des entreprises (levée de fonds, introduction en Bourse…), comme l’explique son nouveau site Internet – qui se garde bien d'expliquer à ses clients le brutal changement d'activités.

En bref, Marc Fiorentino s’est vu retirer son agrément et a dû, en catastrophe, trouver une activité de repli. Mais, entendons-nous ! Il s’est vu retirer son agrément… par les autorités de contrôle, mais ni par BFM, ni par Canal+, ni par France 5. Dans ces médias – et dans quelques autres – il tient toujours le haut du pavé et peut, tout à sa guise affoler le Landernau. Et même appeler à la vendetta contre la gauche…

Comprenez bien. Seuls ont le droit de parler d'économie les économistes payés par l'argent des impôts... Car les économistes bancaires, il s'emploie aussi à les démolir systématiquement (non sans raison) dans son dernier livre.

On comprendra donc que dans l'esprit d'un Mauduit de Mediapart, ne sont légitimes pour parler d'économie, que ceux qui sont payés avec de l'argent public, et donc tous naturellement enclins à toujours plus d'étatisme et de "sôlidarité"...

J'imagine que Mauduit est déjà en train de fouiller dans le passé de gusses comme Delamarche ou Charles Gave.

La gôche ne se sent plus péter. La grande chasse aux sorcières a commencé. Qu'on soit à 56% de dépense publique dans le PIB n'est visiblement pas assez. Faut se dépêcher de faire taire tous ces dangereux déviants...

Et il ne sera heureux que quand il n'aura plus que des Maris, des Fitoussi et des Lordon à l'antenne...


Et le tweets de Stéphane Soumier, qui anime la matinale de BFM Business, notamment le 2ème.

6 commentaires:

  1. Fiorentino est un tout petit poisson, minuscule. Un vulgaire bouc de plancton dans l'océan. Donc une cible facile, sans risque.

    Il y des requins et des grosses baleines qui traînent bien plus de casseroles que lui.

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  2. Quelle chance d'avoir autant de pros des procès en sorcellerie en France...
    les sanctions "financières" en France c'est "on ne tape que sur les petits", en gros on lui reproche un manque de zèle dans la paperasserie...
    L'histoire des enregistrements téléphoniques... :-D
    ce mauduit n'y connait visiblement rien , et si c'est tout ce qu'il y a comme journalistes d'investigation en France, on est mal barrés

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  3. Jean-Pierre Morgane21 mai 2012 05:15

    Dommage qu'il n'y ait pas de journaleux pour se payer la tête de Bernard Maris, cela ré-équilibrerait un peu qd on sait le niveau de toxicité de cet individu ... il y a des commentateurs économiques qui ont abruti des générations de français.

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  4. ça serait sympa de remplacer fiorentino par berruyer a bfm.quelqu'un connait il le directeur?

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  5. Contrairement à ce que tu racontes, et à ce que dit cet imbécile de Gave, quasiment tous les économistes qui ont pignon sur rue mangent au râtelier des banques d'affaires, en plus de leurs postes à l'université.

    La parole libre de spéculateurs libres ne dissone pas beaucoup dans le poulailler.

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  6. Fiorentino, a malheureusement le chic d'être arrogant et prétentieux parce qu'il a été trader, et a approché et touché à des instruments financiers complexes dans son passé professionnel. Mais personne ne sait s'il était un bon trader, au vu de ses soi disant analyses, je vois en lui un provocateur qui n'a pas de véritable fonds au sens talents ou compétences professionnelles.
    Comme il est adulé dans les médias, il commence à commettre de grosses bourdes en lançant des affirmations sans vérification. Par exemple il compare des produits supposés avoir mieux fait que la Bourse, par exemple les timbres, mais il se trompe la côté d'un timbre monte certes, mais si vous cherchez à le revendre, les négociants spécialisés vous rachètent le timbre avec une décôte de 50% à 60%, donc il n'y a pas de forts profits. Les timbres qui rapportent sont ceux qui sont vendus dans les ventes aux enchères donc quelque chose d'inaccessible pour la grande majorité du public de Marc Fiorentino.
    J'ai toujours pensé que celui qui parle haut et fort était un incompétent.

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