mercredi 30 novembre 2011

Revue de presse

C'est de nouveau la flambée sur les marchés...

Le deal est simple. La BCE va bien finir par imprimer des billets mais ne va pas les donner directement aux États. Ce sera le FMI qui aura la charge de les distiller en échange de réformes visant à rétablir l'équilibre budgétaire. Mais toujours pas de renégociation de la dette.

On a eu aussi l'annonce d'une baisse des taux de 50bp sur les accords de swap entre les grandes banques centrales, FED, BCE, BoJ, BoE, BNS et Bank of Canada... Surtout histoire d'en finir avec cette pénurie de dollars en Europe. Les banques ont beaucoup aimé... La liquidité en Europe semble aller mieux, mais le stress n'est revenu qu'à son niveau d'il y a une semaine :
Did The Fed Just Buy Europe A Week?
ZeroHedge, 30/11/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Short-term we are back to stress levels in the USD swap funding market from only a week ago. But on a longer-term basis, this is still extreme by any standards.

Et pour ceux qui aimeraient comprendre ce qu'est un accord de swap entre banques centrales.

Comme toujours, les banques centrales sont légitimes à régler des problèmes de liquidité. Sauf qu'ici, les problèmes de liquidité ne sont que le symptôme d'un problème de solvabilité, comme le note Peter Boockvar sur The Big Picture... Et si je comprends bien, cette histoire de swap, ça revient à faire prendre un risque de change aux autres banques centrales pour compenser la fuite de l'euro des acteurs privés... L'euro a fortement remonté de 1,33 à 1,35 sur la nouvelle d'ailleurs...

Et alors ques les marchés montent depuis 3 jours, ZH se demande si la FED n'a pas, pour changer, donné le tuyau à ses petits amis dès lundi...
Did The Fed Leak The European Bailout Decision On Monday Morning? A Visual Exhibit
ZeroHedge, 30/11/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Instead of comparing ES (the e-mini S&P Futures Contract) against each and every risk asset, we use CONTEXT (which attempts to aggregate many of the global risk drivers into one indicator). Its clear at least from the chart that regimes shifted dramatically on Monday and we also noted that European equities were so dramatically disconnected from credit that evidently someone was 'guessing' really well with a large amount of flow.


Dans le reste de l'actualité européenne, on a la petite agence Egan Jones, qui dégrade la France de AA- à A... Vous lisez bien... On comprend mieux que les agences historiques soient obligées d'agir aussi. Si elles ne veulent pas perdre toute crédibilité devant de nouveaux acteurs concurrents comme Egan Jones ou Dagong, ils vont bien être obligés d'être un minimum cohérents sur leur notation de ces États occidentaux en faillite... Et dire que certains sont persuadés que les 3 grandes agences sont nos ennemis    Alors qu'ils notent toujours la France AAA, et qu'il est tout juste question de la passer peut-être AA+ pour l'instant...

Le bank run grec se poursuit avec 14 milliards de fuite des dépôts en septembre octobre.

On notera aussi cet article qui explique que les États italiens et portugais, poussent (surement un doux euphémisme) les banques de leurs pays à acheter leur purin de dette publique...

On notera aussi le mur du refinancement de la dette qui nous vient dessus :
2012 et la bombe à retardement des dettes arrivant à maturité en Zone Euro
Le blog à Lupus, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Et la hausse de la dette publique par habitant :
Le Graphique du Jour : Européen même pas né et déjà pauvre!!!!
Le blog à Lupus, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Dans le reste de l'actualité, on a aussi la Chine qui abaisse son taux de réserve de 50bp... L'immoblier chinois va toujours mieux que bien. Et pour Albert Edwards de la Sogé, le hard landing chinois ne fait plus guère de doute...
Albert Edwards On The BRICs As A "Bloody Ridiculous Investment Concept"... And A China Hard Landing
ZeroHedge, 30/11/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Just in time for the Chinese 50 bps RRR cut, we get a note from Albert Edwards reminding us just why this desperate and sudden move from China comes: "We have identified a China hard landing as one of the biggest investment shocks next year." Not only that, but the SocGen strategist takes a long overdue swipe at the world's most ridiculous concept, Jim O'Neill's BRIC debacle: "Despite recent poor  performance investors still seem to favour EM and the BRICs. My good friend and former colleague Peter Tasker came up with an alternative for the widely (over) used BRIC acronym - Bloody Ridiculous Investment Concept."

Loin de faire la fine bouche comme en France (cf cette interview de Pierre Gadonneix  sur la question de l'énergie chez nous), la Chine poursuit sa course à l'énergie et joue sur tous les tableaux... Gaz de schistes et renouvelables notamment... Elle fait flèche de tout bois, quand nous faisons feu de tout bois (Jean-Marc Daniel comprendra   )...

L'escalade diplomatique se poursuit avec l'Iran. On a eu des news pas bien claires sur 8 membres de l'ambassade anglaise à Téhéran pris en otage. L'ambassadeur d'Iran à Londres est expulsé. L'Allemagne rappelle son ambassadeur en Iran. L'Iran avertit qu'il y aura des mesures en réaction. La télé chinoise parle de soutenir l'Iran en cas de guerre mondiale... C'est quoi ce bordel ? Faut arrêter les conneries là   

Revue de presse

On commence avec le Royaume Uni qui contrairement à nous, est en plein mouvement... Ils ont clairement fait le choix de la récession et décidé de crever le ponzi de l'économie néo-keynésienne de consommation à crédit... 700 000 fonctionnaires de moins, baisse des retraites des fonctionnaires. Et d'ailleurs, une grève des fonctionnaires, historique en terme d'ampleur, est prévue aujourd'hui.

Et face à ces choix récessifs, Fitch vient d'avertir le Royaume Uni quant à son triple A. Ce qui n'empêche pas leurs taux de rester historiquement bas. Il faut croire que les marchés ont confiance dans leur plan de redressement et dans les perspectives de long terme proposées.

Car dans le même temps, l'Angleterre lance des grands travaux d'infrastructure avec 35 milliards de vrai investissement, pas juste du tittytainment à crédit pour faire de la fausse consommation.

Et pour le coup, comme le note Lenglet dans sa chronique de ce matin, pour de vrais investissements avec de vrais actifs, les chinois seraient intéressés pour investir :
La Chronique de François Lenglet
BFM Business, François Lenglet, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Je vous mets également la chronique de Jean-Marc Daniel de ce matin, qui convoque Mirabeau et sa "hideuse banqueroute", pour nous expliquer qu'il faut qu'on soit tous patriotes, et que les actifs doivent accepter de se faire dépouiller encore plus pour garantir aux riches croulantocrates du papy boom qu'ils pourront palper les intérêts (défiscalisés en plus) sur leurs assurances vies en dette publique, fausse épargne obtenue en récompense pour avoir refusé de payer leurs impôts d'hier, de payer pour que la néo aristocratie du (semi) public puisse continuer de baffrer des 'tits fours, que les nullards de l'assemblée continuent de nous chier 10 textes de loi à l'heure, contre productifs, et qui n'ont pour seul effet que d'augmenter le nombre de fonctionnaires chargés de gérer le tas de rustines qu'on appelle France, et bien sûr, qu'on continue de trimer pour distribuer de l'argent gratuit à des gens qui nous méprisent et qui croient que tout leur est dû... Le patriotisme, c'est vraiment l'argument de la dernière chance, le seul outil qu'il reste à une caste de goinfres acculés, qui ne sait plus comment faire pour continuer de traire le populo qui travaille...
La Chronique de Jean-Marc Daniel
BFM Business, Jean Marc Daniel, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Pour Fiorentino, il est clair que les américains ne se poseront pas ce genre de cas de conscience et choisiront le défaut dès qu'ils seront acculés. Il reprend l'exemple du passage en chapter 11 de Americain Airlines. Comme pour General Motors en son temps. "Ce qui est bon pour General Motors est bon pour l'Amérique". Les USA feront défaut sur leur dette dès qu'ils ne pourront plus la rembourser. La croissance passera toujours avant les promesses de rente et la fausse épargne...
L'édito de Marc Fiorentino
BFM Business, Marc Fiorentino, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Et c'est pas Berruyer qui va dire le contraire :
Financement de la dette américaine
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Voyez comment la part de détention par les étrangers est montée. Pour les USA, faire défaut, ça signifie donc ruiner essentiellement des étrangers, et revenir sur les fausses promesses de grasses rentes faites aux fonctionnaires US...

Dans le reste de la revue de presse...

Juncker prévient que l'Ultimate Madoff, le FESF, n'atteindra pas les 1000 milliards.

Et ils continuent donc de creuser cette piste, où la BCE imprimerait des billets qu'elle prêterait au FMI qui lui même les prêterait aux États, histoire de contourner l'interdiction faite à la BCE de financer les États.

On notera aussi le credit crunch avec la Sogé qui diminue son bilan de 600 millions d'euros en revendant pour autant de prêts immobiliers à son actif...
Société générale va céder pour 600 millions d'euros de prêts immobiliers afin de réduire son exposition à un secteur jugé volatil
Notez bien le "volatil"... Les rats quittent le navire... Vous la sentez bien là la pérennité de la bulle immobilière française ?   

On a aussi les entreprises qui comment à échafauder des stratégies pour l'éventualité d'une explosion de l'euro.

En France, on a Saint Etienne qui fait défaut sur un prêt Dexia en franc suisse, et ne paiera plus que les intérêts qu'elle jugera légitimes.

de leur côté les agences de notation sont à la fête... Moody's va abaisser la note junior de nombreuses banques européennes. Au rang desquelles Credit Suisse et UBS.

Pour Standard & Poor's, ce sont les banques US qui morflent. Et on retrouve nos champions habituels : Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Citigroup, Wells Fargo. On notera aussi Barclays et HSBC pour les anglais, et UBS en Suisse.

On continue aux USA, avec Obama qui est désormais le président le moins populaire de l'après guerre, alors que sa cote de popularité est passée en dessous de celle de Carter. Mais vu les glands en face (à part peut-être Ron Paul, qui est vraiment à part), il ne risque pas grand chose...

Et pour conclure, toujours aux USA, Hank Paulson aurait prévenu à l'avance Goldman Sachs de ce qu'il allait faire en tant que secrétaire au trésor... Pour ceux qui auraient des doutes sur l'allégeance des anciens de Goldman Sachs à cette banque qui ressemble à une secte, et qu'on ne quitte jamais réellement en réalité...

Défaut ou inflation ? Faites votre choix...

Vu que nos clownies sont incapables de prendre des mesures permettant de sortir de tout ça par le haut, en rognant sur les rentes odieuses tout en libérant la croissance, la dette ne sera pas remboursable... Du coup, les solutions sont relativement limitées... Soit on fait défaut, soit on inflate...

A ce sujet, vous pouvez écouter cette réunion/conférence des lecteurs du blog d'Olivier Berruyer. Olivier prend une heure pour expliquer très clairement les enjeux. La solution par l'inflation n'est pas possible selon lui. Rien que l'an prochain, la France doit refinancer 400 milliards. Monétiser tout ça augmenterait la masse monétaire de 50%. Et ça, rien que la première année... L'escroquerie de la dette publique est très bien décrite. Et pour lui, le défaut est la seule option viable.

Rencontre 14/11 (I)
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 29/11/2011 (en Français texte en français )
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partie 1 

partie 2 

C'est jamais l'emprunteur qui déclare faillite, c'est le prêteur qui arrête de prêter. Quand les marchés se referment (avec des taux à 8% comme pour l'Italie), l'heure de vérité est là.

Du coup, en dernière tentative désespérée, les clowns à roulettes tentent bien de venir dépouiller en direct leurs citoyens, histoire de gagner un mois de plus de putes/'tits fours/champagne... Ils vont quand même pas bosser et réformer le pays    Tout sauf la vraie réforme ! La défense des clientèles de rentiers et le status quo avant tout !
Emprunt patriotique et moutons à tondre par François Lenglet
Le blog à Lupus, François Lenglet, 29/11/2011 (en Français texte en français )
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Et si on sollicitait directement les Français pour prêter à l’état dans le cadre d’un grand emprunt national ?

Les Italiens l’ont fait hier, les Belges avant-hier : un grand emprunt où les citoyens ont la possibilité d’acheter sans intermédiaires des obligations d’état. Pourquoi pas la France ? C’est vrai que les Français disposent d’une réserve d’épargne très abondante, qui pourrait alléger les souffrances de notre État victime de la défiance des marchés. Près de 70% de la dette française est détenue par des non-résidents, pourquoi pas « renationaliser » la dette ?

Il est révélateur que cette idée saugrenue apparaisse aujourd’hui, alors que l’on a (presque) épuisé les possibilités d’emprunt sur les marchés financiers à taux acceptable. L’épargnant est le dernier mouton à tondre : les marchés font la tête, les Chinois et les Russes renâclent à nous aider, il ne reste que madame Michu. Elle est brave. Pour elle, Standard and Poors, c’est une chaîne de grands magasins comme Marks and Spencer. Comme tous les petits porteurs, elle conservera ses titres quoi qu’il arrive. Et en plus, on peut l’enfumer avec de grands discours sur l’épargne patriotique…

Patriotique ou pas, l’investissement dans la dette publique des états européens intempérants reste aventureux.


Sauf que voila, la dette de la France est détenue à 65% par des étrangers, alors que les vieux rentiers français ont jugé que la dette française ne rapportait pas assez et ont préféré endetter l'État pour prêter l'argent aux PIIGS... Le Hedge Fund France dans toute sa splendeur... Et donc faire défaut n'est plus juste une affaire entre français :
Qui détient la dette de la France ? Près de 180 milliards pour les banques étrangères
Le blog à Lupus, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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La BCE elle, continue de monétiser.
Le mercredi, on rit !  {Delamarche, BCE}
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Et on a bien confirmation qu'elle n'arrive plus à stériliser son quantitative easing...
Interrogations après une opération de la BCE qui a manqué sa cible
Le blog à Lupus, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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La Banque centrale européenne (BCE) a récolté 9 milliards d’euros de moins que prévu mardi lors d’une opération d’absorption de liquidités destinée à compenser ses rachats d’obligations publiques, un fait inhabituel qui soulevait des inquiétudes.

La BCE n’a récolté que 194 milliards d’euros de liquidités déposées par 85 banques de la zone euro alors qu’elle voulait initialement récupérer 203,5 milliards d’euros pour compenser son niveau actuel de rachats d’obligations publiques de la zone euro, selon un communiqué.


On notera aussi ces 3 scénarios possibles pour l'avenir de l'euro :
Le Graphique du Jour : 3 Scénarios pour le futur de l’euro
Le blog à Lupus, 30/11/2011 (en Français texte en français )
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Et pour conclure, je vous mets cette analyse de Charles Gave... Notez que pour lui aussi, le peak everything va faire une pause, non pas par effondrement de la bulle chinoise, mais par effondrement de la consommation européenne...
Ce que je sais
Le blog de Charles Gave, Charles Gave, 29/11/2011 (en Français texte en français )
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Comme je n’ai cessé de le clamer depuis trop longtemps, l’Euro est en train d’amener l’Europe dans un désastre d’autant plus inimaginable qu’il n’était pas nécessaire. Du coup, beaucoup de lecteurs, impressionnés par ma capacité à prévoir ce coup là, Madame Irma, me demandent : « Mais qu’est qui va se passer maintenant ?»

La réponse est simple : je n’en ai pas la moindre idée. Les génies qui ont crée l’Euro ont bâti un système qui ne peut pas marcher et dont on ne peut pas sortir. Prévoir ce qui va se passer, c’est essayer d’être rationnel dans un asile de fou, tâche impossible s’il en est.En revanche, si je n’ai aucune idée de ce qui va se passer dans les semaines ou les quelques mois qui viennent, je sais très bien ou nous en serons d’ici deux ou trois ans. Et donc, la solution pour l’investisseur doit être de construire son portefeuille en prenant en compte ce que nous avons déjà avec une grande certitude. Mais « qu’est-ce que c’est, mais qu’est ce que c’est », me demande alors le lecteur prudent.

Ce que je sais :

1. Tout ou partie de l’Europe a vécu au dessus de ses moyens, parfois depuis des lustres, en empruntant pour « stimuler la consommation » et donc financer des déficits budgétaires qui à la longue sont insoutenables. Cela veut donc dire que la consommation Européenne a été déterminée par la somme (argent gagné+ argent emprunté). D’ici très peu de temps la consommation va devoir s’aligner sur une nouvelle loi d’airain puisque nous ne pourrons plus emprunter qui sera consommation=argent gagné – remboursement de la dette passée. Nous allons donc tout droit vers un effondrement de la consommation en Europe. La première conclusion financière est donc toute simple : n’avoir aucune valeur de consommation dans son portefeuille.

2. Cet écroulement inéluctable de la consommation veut dire que la consommation de matières premières et de pétrole va beaucoup baisser en Europe et que donc le prix du pétrole et des autres matières premières va baisser fortement. Quand l’Asie a sauté dans des circonstances similaires en 1998, le prix du pétrole est passé en quelques semaines de $ 22 dollars par baril à $ 10 dollar par baril. Il faut donc vendre toutes les valeurs de matières premières.

3. Cette baisse des matières premières est équivalente à une forte baisse des impôts pour les États-Unis et l’Asie. On peut donc y acheter des valeurs de consommation locales ainsi que de l’immobilier et des financières, surtout en Asie.

4. Cette baisse de la consommation va se traduire par une forte récession en Europe. Comme une grande partie des recettes fiscales sont indexées sur la TVA, laquelle repose sur la consommation, les recettes vont s’effondrer et donc les déficits budgétaires vont exploser. Comme les taux d’intérêts sont très supérieurs aux taux de croissance, le financement de la dette étatique va devenir impossible et il nous faudra reformer les dépenses étatiques dans la douleur, un peu comme la Grèce et l’Espagne sont en train d’en faire l’expérience. Il ne faut donc pas avoir une action d’une société qui aurait l’Etat comme client, ou que l’Etat contrôlerait.

5. La dette étatique qui à été crée à tout va depuis si longtemps n’a financé aucun actif productif mais juste des transferts sociaux pour gagner des voix à la prochaine élection. Cette dette constitue le principal actif de tout le secteur financier et elle ne vaut en aucun cas sa valeur à l’achat. Le secteur financier est donc en faillite virtuelle. Comme je le dis depuis des mois et des mois, il ne faut avoir aucune valeur financière.

Résumons nous en revenant aux grands économistes du passé.

   Il faut vendre tout ce qui a prospéré en s’appuyant sur des analyses keynésiennes ou Marxistes et qui bénéficiât de la croissance ininterrompue d’un État obèse.
   Il faut vendre tout ce qui touche de prés où de loin à Malthus (trop de Chinois, pas assez de pétrole) puisque nous rentrons dans une période ou il va y avoir trop de pétrole et pas assez d’Européens qui pourront l’acheter.
   Il faut acheter Schumpeter, c’est dire toutes les sociétés à forte valeur ajoutées intellectuelles, l’endroit où elles sont cotées important peu.
   Il faut acheter Ricardo, c’est-à-dire les valeurs qui participeront aux investissements d’infrastructure au Brésil, en Chine, en Inde, etc.., la encore l’endroit ou elles sont cotées n’ayant aucun intérêt encore une fois.Il faut avoir son cash en dollars et ses obligations en monnaies asiatiques pour les raisons que j’ai souvent mentionnées dans le passé.Il faut construire ce portefeuille dans les semaines qui viennent tant le dénouement de cette crise se rapproche. A ce stade, Pythie ou Cassandre, je laisse le lecteur choisir.

Bon ben moi j'ai l'air fin avec mon livret A investi en dette publique alors que je croyais que ça servait à financer des vrais trucs...