jeudi 17 novembre 2011

Revue de presse sur l'Europe (suite)

Je vous la fais en vrac...

Le FMI revoit ses prévisions de croissance (ou plutôt de récession) pour le Portugal de -1.8% à -3%.

via William Banzai 7 :


L'Espagne va voter dimanche pour remplacer Zappatero. La droite de la rente devrait passer, avec un programme de coupe pour tout le monde... sauf natuellement... pour les retraités... Les taux à 10 ans de l'Espagne ont quasiment touché les 7% aujourd'hui...


Pour l'Italie, Fitch déclare que l'Italie est probablement déjà en récession et pourrait être dégradée au rang d'investissement spéculatif si elle venait à perdre l'accès aux marchés... Monti est à peine nommé, et n'a encore rien fait, que les étudiants sont dans la rue... Ça s'annonce mal pour leur légitimité et leur capacité à gouverner... En même temps, on connaît la chanson... Seule la dette et la lâcheté politique sont capables d'acheter la paix sociale à crédit...
The Technocratic Revulsion Begins: Photos And Video As Thousands Of Italians Protest Monti's "Banker" Government
ZeroHedge, 17/11/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
As Reuters and Corriere report, thousands of Italians took to the streets in several cities on Thursday to protest against what they called a "bankers' government" led by economist Mario Monti, and there were clashes with police. Students in Italy's financial capital Milan threw firecrackers at police trying to prevent them approaching the Bocconi university, which is chaired by Monti and has become a symbol for the new executive of technocrats he has formed to tackle Italy's debt crisis.





Et idem en Grèce...


Nigel Farage sur tout ça :




L'investissement dans l'or est en forte hausse en Europe, bien qu'on soit toujours bien en deça des années 1970... Y a comme un léger problème de confiance vis à vis de la monnaie...


Les marchés ont plongé aujourd'hui dans une grosse journée de déflationnite. Or et argent ont morflé. Idem pour les bourses. La bourse US baisse, banques en tête, sur des craintes de contagion. Notamment sur une news comme quoi il n'y a pas d'assistance envisagée à l'Italie par l'EFSF...


Et pour finir, la France et l'Allemagne sont désormais à couteaux tirés pour ce qui est de l'utilisation de la planche à billets par la BCE, alors que ça commence désormais à partir en sucette sur les marchés des taux, même pour les pays bien gérés, sauf l'Allemagne...
France and Germany Clash Over ECB Crisis Role
CNBC via ZeroHedge, 17/11/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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CNBC : France and Germany, Europe's two central powers, have stepped up their war of words over whether the European Central Bank should intervene more forcefully to halt the euro zone's debt crisis after modest bond purchases failed to calm markets.

Facing rising borrowing costs as its 'AAA' credit rating comes under threat, France urged stronger ECB action, adding to mounting global pressure spelled out by U.S. President Barack Obama.


Lenglet aussi a eu aussi une chronique très claire et très pertinente sur ce sujet hier et a noté cette même rupture :
La Chronique de François Lenglet
BFM Business, François Lenglet, 16/11/2011 (en Français texte en français )
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Bientôt l'Allemagne sera seule contre tous.

Tout ceci n'est qu'un énorme bras de fer entre la BCE et les pays du sud qui ne veulent pas se réformer, s'attaquer à leurs rentiers et toucher à leur structure sociale, avec les rentiers en haut de la pyramide...

Qui va craquer en premier ?

En attendant, l'euro a certes baissé à 1,35, mais reste toujours beaucoup trop fort pour les économies de rentiers avec énormément de perte en ligne du Sud... Une dévaluation ferait le plus grand bien. Ce qui joue en faveur de la planche à billets...

Fréquentation du blog

Je vous fais un point sur la fréquentation du blog.

Vu que j'ai changé le format pour moins de posts, avec plus de contenu par post, je ne vous mets plus les pages affichées, vu que cet indicateur est directement corrélé au nombre de posts publiés et n'a en fait pas grand sens et est même plutôt une prime à la verbosité. Je vous mets plutôt à la place le nombre d'inscrits au flux RSS.

Il y a eu un creux avec la pause d'une semaine, mais ça reprend son petit chemin...



Et merci beaucoup aux 5 contributeurs qui ont donné 58€ durant le mois et demi dernier.

Revue de presse sur l'Europe

Tout d'abord, la question de la monétisation...

Alors, on a déjà eu Baroin qui nous a fait un appel du pied à la BCE, et qui lui demande à mots à peine voilés de se lancer dans la monétisation...

Au niveau des taux, ça grimpe de partout. On commence même à voir un écart avec l'Allemagne qui se creuse pour la Finlande et les Pays-Bas    Et pour l'Autriche, plutôt à ranger du côté de la bonne gestion et de l'Europe du Nord à ce que j'ai compris, la hausse des taux est verticale    :


Et la France emprunte désormais au double du taux de l'Allemagne, avec un spread qui s'est creusé à 1,9%...

Dans sa chronique de ce matin, Jean-Marc Daniel revient sur la logique de prêteur en dernier ressort de la BCE, via le cas d'école de la Bank of England :
La Chronique de Jean-Marc Daniel
BFM Business, Jean Marc Daniel, 17/11/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


Mais Mervyn King, lui même, de la Bank of England, semble répondre à Jean-Marc Daniel sur ce que signifie "prêteur en dernier ressort" :
Hard truths about the euro from Mervyn King
The Guardian, Nils Pratley, 17/11/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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The European Central Bank is under pressure to bail out indebted countries by printing more euros. But it really isn't as straightforward as that

This phrase 'lender of last resort' has been bandied around by people who, it seems to me, have no idea what lender of last resort actually means, to be perfectly honest. It is very clear from its origin that lender of last resort by a central bank is intended to be lending to individual banking institutions and to institutions that are clearly regarded as solvent. And it is done against good collateral, and at a penalty rate. That's what lender of last resort means.

That is a million miles away from the ECB buying sovereign debt of national countries, which is used and seen as a mechanism for financing the current-account deficit of those countries, which inevitably, if things go wrong, will create liabilities for the surplus countries. In other words, it would be a mechanism of transfers from the surplus to the deficit countries. That's why the European Central Bank feels, and with total justification, that it is not the job of a central bank to do something which a government could perfectly well do itself but doesn't particularly want to admit to doing.

I think it's very important to recognise that there are circumstances where governments will try and put pressure on central banks to do things that they would like central banks to do in order to avoid their having to own up to the actions that they actually would like someone else to carry out. So I have every sympathy with the European Central Bank in this predicament ...
Et donc prêteur en dernier ressort, pour King, c'est une question de crise de liquidité, pas de solvabilité...


Olivier Berruyer, qui ne veut pas de monétisation, a un post très intéressant également sur le sujet :
Monétisation : le problème de la fragilisation de la BCE et de l’euro
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 16/11/2011 (en Français texte en français )
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Imaginons que le 1er décembre, la BCE monétise un peu de dette française pour les taux. Plus “en douce”, mais de façon “clairement affichée”.

Bien. Historiquement, cela risque de déclencher de l’inflation. Donc, vous dites cela le lundi, et le jeudi vous allez sur les marchés pour qu’on vous prête à 10 ans. QUEL EST LE FOU qui va prêter à la France dans ces conditions, puisque vous afficherez que vous prenez le risque de le rembourser en billets de Monopoly. Je ne sais pas vous, moi, je ne prêterais pas… [Vous me direz que c'est un peu ce que font les États-Unis, je vous dirai que nous ne sommes pas les États-Unis et que l'euro n'est pas le dollar, et je dirai aussi que cela tient "pour le moment", reparlons-en dans 1 an, je prends date.] [C'est comme la Grèce, on a commencé à aider de 10 Md€, puis 100 Md€, et on finira à 400 Md€...]

Bien. Du coup, vous avez fait fuir les prêteurs, et vous devez monétisez à 100 % à partir du 1/1/2012.

Bien. Quels sont vos besoins ?

   Recettes budgétaires de l’État français en 2012 : environ 200 Md€ si tout va bien (à voir…)
   Dépenses budgétaires de l’État français en 2012 : environ 300 Md€ si tout va bien dont 55 Md€ d’intérêts (à voir…)
   Remboursements de la dette passée (Source : bulletin d’octobre de l’Agence France Trésor) : A/ Dette à court terme de moins d’un an : 200 Md€ (page 10) B/ Dette de plus d’un an : 100 Md€ (page 2)

Donc au 1/1/2012, quoi qu’il arrive, l’État est sûr de disposer de 200 Md€ de recettes face à 600 Md€ de dépenses quasi-certaines. Bien, un petit trou de 400 Md€, 2 fois les recettes, 20 % du PIB, tout va bien. Notez qu’on “exige” de conserver notre AAA récompensant les États les mieux gérés du monde, c’est normal – on est trop fort.

Si tout va bien, on emprunte ces 400 Md€, mais notre hypothèse est que – allez savoir pourquoi - les prêteurs se rendent compte de la cavalerie, et ne prêtent plus, donc on monétise 400 Md€…

Or, la masse monétaire M1 de la France (Source : Bulletin Banque de France) est d’environ 650 Md€ (550 Md€ de dépôts à vue + disons 100 Md€ de billets).

Vous partez donc sur une croissance de la masse monétaire de 60 % en un an.

Les travaux des économistes monétaristes montrent que, en général (et certes, on peut pinailler, mais à ce niveau d’ordre de grandeur, pas trop svp), c’est au moins 50 % d’inflation en 2012. Voire 75 % ou 100 % à ce niveau de délire et de choc sur la confiance de la population dans sa monnaie. (dans l’hypothèse que j’estime fausse que l’Allemagne ne soit pas partie en courant de l’euro, qui explosera donc)

Et qui dit monétisation, dit hausse des taux exigés de la part de prêteurs étrangers qui ne voudront plus prêter, car ils ont un risque de change à couvrir en plus.

La monétisation des dettes des PIIGS par la BCE :

Et sur la chimère de la croissance :
Je développerai ce point une autre fois, mais je le résume en un graphique : la croissance moyenne par habitant en France par décennie (je suis aussi sûr qu’on ne vous l’a jamais montrée comme ceci…) :

Sérieusement, pensez-vous que, dans notre situation économique et financière, en pleine décennie du pic pétrolier, la tendance va s’inverser fortement ?
Charles Gave ne manquerait pas de faire la corrélation entre ce taux de croissance qui s'effondre et la hausse de la part du secteur (semi) public dans le PIB... Il le fait d'ailleurs dans son livre "l'Etat est mort, vive l'Etat" ou dans cette conférence...


Mais alors que ce même Gave espérait que cette crise et l'Allemagne qui prend le large forcerait l'élite technocratique française à rentrer en lutte ouverte avec la moustachie, les événements récents semblent montrer qu'il n'en est rien... Et alors que les syndicats ont pourtant perdu toute légitimité populaire et ne représentent plus personne, sinon leur caste de néo aristos et leurs acquis "sociaux" obtenus par la pauvreté et la précarité de ceux qui bossent dans le privé, la droite n'a pas osé broncher...

Vous pouvez par exemple jeter un œil à cet article d'Emmanuel Garessus via le blog à Lupus... L'article ne s'intéresse qu'à la rente de gauche (vu que j'ai abandonné l'idée de trouver un jour des articles dénonçant la rente des deux bords), mais ne manque pas de piquant :
La France souffre d’une oligarchie qui l’empêche de se réformer Par Emmanuel Garessus
Le Temps via Le blog à Lupus, 16/11/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Le drame français se situe moins dans le niveau pourtant exorbitant de sa dette publique que dans des institutions qui empêchent la démocratie d’effectuer son travail salutaire de contrôle des élus et qui empêchent l’économie privée de s’adapter au changement.

Le peuple a perdu son pouvoir au profit d’une «double oligarchie», la haute fonction publique et les syndicats, explique Philippe Nemo dans un ouvrage admirable de lucidité sur le mal qui ronge la France, le socialisme*. Car il précise d’emblée que, conséquence du monopole d’Etat sur l’école et les médias, «la droite française ne se rend pas compte qu’elle est plus à gauche que les gauches des grands pays européens et anglo-saxons».

L’auteur rassemble et retravaille des écrits parus en partie à l’étranger ou dans des circuits «underground». Car tel est le sort en France des adversaires de la pensée unique. Il analyse et décrypte ce qu’il nomme la perversion du jugement moral et l’intériorisation des principes socialistes sur les sujets devenus tabous chez nos voisins tels que l’école, l’immigration ou l’Etat providence.

Le premier drame, c’est la «suppression du parlement».

La deuxième composante de l’oligarchie, ce sont les syndicats et groupes activistes, deux groupes pourtant peu représentatifs.

 L’Elysée et les «partenaires sociaux», représentent respectivement 12,5% des électeurs et 5 à 10% des salariés. Cette seconde oligarchie n’a cessé de monter en puissance. On a cédé à ses revendications et on lui a assuré son financement. Car aujourd’hui, «l’argent dont disposent les syndicats est principalement d’origine publique», selon l’auteur. Cette prise de pouvoir ne figure nullement dans la Constitution. Et il n’est inscrit nulle part dans cette dernière «que les décisions du parlement et du gouvernement ne sont exutoires que si elles ont trouvé grâce aux yeux de ces groupes privés et minoritaires», assure Philippe Nemo.

Cette structure doublement oligarchique s’est traduite par une croissance incessante du secteur public tandis que les économistes s’étonnaient des rigidités à la baisse des prélèvements obligataires. Ce transfert de richesses ne va pas des riches aux pauvres, mais il est horizontal, du secteur privé au secteur public.

Les particularités institutionnelles de la France ne subsistent souvent qu’en raison d’obstacles massifs au débat public. Le manque de pluralisme des opinions empêche le développement d’une économie du savoir et la concurrence des idées. Pourtant c’est la source naturelle de l’innovation et de la croissance. «La paralysie intellectuelle est le fruit d’une logique potentiellement obscurantiste qui rappelle l’Inquisition», explique l’auteur dans un chapitre absolument brillant. On a créé en France un dispositif judiciaire qui présente d’indéniables analogies avec ce tribunal. Pour l’auteur, nous sommes revenus à la période d’avant le XIIe siècle lorsque Abélard fit la distinction entre péché et crime. Grâce à lui, les sentiments intimes étaient placés hors de portée du droit pénal. Grâce à lui la science pouvait se développer.

Mais depuis quelques décennies, les lois de censure se sont multipliées avec les lois Pleven (1972), Gayssot (1990), le décret de 1993 et la loi sur la Halde (2004). Des propos non seulement publics mais aussi privés devenaient punissables. L’Etat s’arrogeait le droit d’intervenir dans le contenu des conversations privées, pouvoir auquel, jusqu’à cette date, seuls des régimes totalitaires avaient prétendu. Il devint également un délit de porter atteinte par des propos publics ou privés à l’honneur» ou à la «considération». La France impose aux juges une mission de discernement idéologique. On entre dans une totale insécurité juridique. Ce qui frappe dans cette police des idées, c’est son caractère crypto-religieux, selon l’auteur. Les socialistes espagnols et allemands ont pu, pour des raisons de justice et d’efficacité économique, supprimer l’impôt sur la fortune. En France, selon Nemo, «celui qui suggère une telle mesure passe pour un ennemi juré des pauvres et un personnage asocial qui ne mérite pas qu’on lui parle».

Le réveil de la France est possible, mais pour l’auteur il viendra «quand la pauvreté induite par la collectivisation de tous les ressorts de la vie sociale sera devenue insupportable».
Sur sa conclusion, je ne peux que plussoyer. Quand le smicard qui se lève à 5h du matin n'arrivera plus à nourrir ses gosses avec son travail, quand l'employé sert-à-rien de la mairie de Marseille fera 1,5 fois son salaire pour 20h effectives par semaine, là, on sera bon pour la révolution... La vraie... Pas celle des quelques gauchistes du prolétariat cognitif des indignés en tongs, qui attendent le boulot de fonctionnaire rentier qu'on leur avait promis...


h16 y va aussi de son petit post, pour nous donner une recette bien française pour ruiner à coup sûr un pays en 10 leçons, dont je vous mets les titres :
Comment ruiner un pays en 10 étapes
hashtable, H16, 17/11/2011 (en Français texte en français )
→ lien
1-Accumuler de la dette
2- Dévoyer le langage, les mots
3- Rendre les gens ignorants
4- déconnecter ceux qui touchent de l’argent de ceux qui en produisent.
5- Décourager l’épargne
6- Honnir l’héritage
7- Élire des vieux croûtons
8- Être fort avec les faibles et faibles avec les forts
9- subventionner ce qui ne fonctionne pas
10- subventionner tout ce qui fonctionne

Et ainsi, alors qu'on apprenait à grands renfort de propagande que la fonction publique allait voir apparaître un jour de carence d'arrêt maladie quand le privé en a 3, ils ont passé en cachette, sans que personne ne communique dessus, une hausse du délai de carence dans le privé de 3 à 4 jours, plombant encore un peu plus la compétitivité des nos entreprises, et laissant donc ainsi identique cet écart injustifiable avec le public...

Je pourrais aussi vous mettre cet article sur l'explosion des taxes foncières et de l'imposition par les collectivités locales...


Dans le reste de la revue de presse, on a un aperçu du gouvernement de techniciens en Italie, dans lequel Monti sera à la fois premier ministre et ministre de l'économie :
Introducing Italy's Brand New Government
ZeroHedge, 17/11/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Highlights:

Prime Minister: Prof. Mario Monti – former EU Commissioner (1994-2004) and President of Bocconi University. His deputy will be Prof. Antonio Catricalà, currently head of the antitrust regulator.

Finance Minister: Mario Monti. Junior ministers will be appointed in the coming days and, according to the press, could include well-known economics professors.

Labor and Welfare Minister: Prof. Elsa Fornero, a highly respected expert in social security. Prof Fornero heads the Centre for Research on Pension and Welfare policies – an Italian research institute at the University of Turin.

Economic Development Minister/Infrastructure/Transport: Corrado Passera, currently CEO of Intesa Sanpaolo – the largest Italian domestic bank.

Foreign Minister: Giulio Terzi di Sant’Agata, the current Italian Ambassador to the United States.

Justice Minister: Prof. Paola Severino, who lectures in law at LUISS University in Rome.

Interior Minister: Anna Maria Cancellieri, who has been prefect (a senior law enforcer appointed by the central government) in several Italian provinces (the layer of local government between municipalities and regions, which the previous government planned to scrap).
On verra ce que ça donne. Je ne connais pas assez ces gens et la situation italienne... Mais m'est avis qu'ils ne feront pas des étincelles...

D'ailleurs, l'Italie a annoncé qu'elle ne publierait pas ses données préliminaires pour la croissance du 3ème trimestre... Et ZeroHedge ne manque pas de noter que l'Italie a 440 milliards d'euros à refinancer l'année prochaine...

Et toujours en Italie, Unicredit tire la langue et appelle la BCE à l'aide...→ lien



Et je vous mets en vrac, le reste de l'actualité européenne :
   l'Ultimate Madoff, l'EFSF, emprunte à des taux record, avec un spread avec l'Allemagne à 190 points de base :

   Pour Willem Buiter de Citigroup, un défaut espagnol ou italien pourraient bien avoir lieu sous peu.
   l'indicateur de confiance ZEW allemand en forte chute.
   Et Fitch avertit que la crise européenne pourrait engendrer des risques de contrepartie pour la finance US... Les banques US dérouillaient hier à Wall Street suite à cette annonce... J'essaierai d'ailleurs de vous faire ce soir une revue de presse sur les USA...