| Les Experts |
BFM Business, 15/11/2011 (en Français )
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Les deux ont un avis assez semblable pour ce qui est de la dette publique, du crédit, et de la bonne gestion et du futur... Et si il apparaît clair que l'on doit retrouver l'équilibre des finances publiques (sur la durée d'un cycle en tous cas comme le dirait Daniel...), en revanche, la vraie question, c'est "que fait-on du vomi de dette passé ?"...
Perso, vous savez ce que je pense de garantir aux riches papy boomers leur fausse épargne en dette publique, obtenue en récompense pour avoir vécu au dessus de leurs moyens et de ne pas avoir payé les impôts à hauteur de leurs dépenses. Mais je suis assez d'accord avec Daniel également sur le fait qu'il faille éviter la banqueroute...
Pour moi la solution est simple : il faut reprendre cette fausse épargne par l'impôt... Notamment via la fiscalité sur les successions pour s'assurer que les enfants des goinfres n'hériteront pas du butin volé... Mais il n'y a pas de raison non plus pour que les pillards puissent jouir du butin dans leurs vieux jours... Et là, ce n'est pas évident à résoudre. Ça signifierait une taxation des intérêts des assurances vie en euro, alors que dans le même temps, l'État a désespérément besoin de cette fausse épargne pour financer son purin de mauvaise dette. La première étape, est donc de revenir à l'équilibre du budget d'un côté, et à étendre la maturité de la dette existante de l'autre, pour pouvoir dépendre un peu moins de cette épargne (sinon uniquement pour rouler la dette), et pouvoir commencer à refiscaliser tout ça...
Mais de toute façon, on n'échappera pas non plus à un peu de monétisation. On aura de tout : de la rigueur sur les dépenses, de la fiscalité supplémentaire (sur le faux capital notamment, via les successions), de la monétisation... Ça va jongler avec un peu tout et taper sur un peu tout le monde pour trouver un chemin sinueux mais étroit dans ce merdier...
La logique, mais surtout la justice, voudrait quand même que l'on tape sur les différentes catégories, à hauteur de leur caractère rentier, c'est à dire de leur prospérité usurpée... Il va sans que dans cette optique, ce ne sont pas les travailleurs qui doivent morfler le gros de l'ajustement...
D'ailleurs, le MEDEF revient à la charge sur le sujet de la TVA sociale... Et je soutiens tout à fait ce genre de mesures, visant d'un côté à redonner de la compétitivité, et de l'autre à récompenser le travail face à la rente... Le fait que l'on taxe un peu plus les importations n'étant qu'un effet secondaire marginal dans ce genre de mesures, même si je ne doute pas que c'est celui que l'on mettra en avant pour faire passer la pilule aux rentiers...
Mais bon, à voir le vide du programme de Hollande pour l'instant, ou encore celui de l'UMP (comme le note h16), c'est encore le déni et le vide intersidéral... Vu le merdier qui s'annonce et que tout le monde a bien pressenti, ça confine même à l'escroquerie... Pathétiques jusqu'au bout nos clownies. Ils ont la chance de se retrouver là au pouvoir, dans des conditions séculaires qui pourraient les amener à marquer les livres d’histoire de l’empreinte d’un De Gaulle, mais non… Ils préfèrent continuer comme ils savent faire, dans la médiocrité, et se donnent tout le mal possible pour n’être que de minables Daladier… Et aucun de nos deux partis de rentiers qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans n'a visiblement l'intention de s'attaquer à ses clientèles... Peut-être une lueur d’espoir avec l’interview d’Apparu dont je parle dans mon post précédent…
Dans le reste de la revue de presse :
Le CDS de la France grimpe exponentiellement :
| French CDS Hit Escape Velocity |
ZeroHedge, 15/11/2011 (traduire en Français )
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Un membre de la BCE qui déclare que la monétisation de la dette, c'est le début de la fin :
| ECB Member Tells The Truth: Debt Monetization Is The Beginning Of The End |
ZeroHedge, 15/11/2011 (traduire en Français )
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ECB Governing Council member Yves Mersch said that monetizing government debts "is tantamount to inflation" and "not feasible." To use inflation to lower the fiscal burden "would reduce incentives for governments" to tackle their debt burdens and "would raise the risks of even higher future inflation and greater output volatility. Uncontrollable wage-price spirals would be likely." Mersch said in a speech in Frankfurt today. He also added that you can not make the ECB as a "lender of last resort for governments" and that governments must live up to own responsibilities.
La BCE est intervenue sur le 10 ans italien mais l'effet a été de courte durée et le taux à 10 ans est repassé au dessus des 7%, sur des rumeurs de dégradation de l'Italie...
Et on voit donc que le duo de Goldmanites à la tête de la BCE et de l'Italie (le trio même, vu qu'on apprend que Papadémos en Grèce aussi est passé par Goldman) n'a rien arrangé du tout... Et le départ de Berlusconi pour le remplacer par Monti n'a pas du tout apporté la baisse de 100 points de base annoncée...
Le taux grec bat des records :
Idem pour l'Espagne :
L'Italie :
La Belgique :
Et cerise sur le gâteau, la France :
Et le spread qui va bien avec l'Allemagne :
Et twist oblige, on apprend aussi ici que "les banques européennes sont à court de billet vert" et découvrent que l'euro n'est pas le dollar...
Bref, c'est la curée...
Ça fait bien marrer Delamarche d'ailleurs de voir l'effet miraculeux de l'arrivée au pouvoir de la belle brochette de goldmanites
| Olivier Delamarche sur BFM Business |
BFM Business - Intégrale Bourse, Olivier Delamarche, 15/11/2011 (en Français )
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Olivier Berruyer nous cite Stiglitz... L'austérité bête et méchante qui tape horizontalement sur tout le monde ne marchera pas et va nous entraîner comme la Grèce dans une spirale récessive.
| Le budget de la Grèce – ou pourquoi la rigueur, cela ne marche pas… |
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 15/11/2011 (en Français )
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Vous savez ce que j'en pense... Ce qu'il faut c'est la déflation des goinfres... Restaurer la croissance, libérer l'économie... Castrer la rente, reprendre par l'impôt les faux patrimoines, remettre tout le monde au travail, consommer moins, produire plus...
Tenter de taper sur tout le monde (et même par facilité, surtout sur les classes ouvrieuses), pour préserver la structure sociale actuelle de nos pays faillis, avec les rentiers de gauche comme de droite tout en haut, c'est du suicide... L'heure du grand chamboulement est arrivée... Il n'y a juste plus le choix. Les rentiers pourront bien voter massivement ce qu'ils veulent, c'est ça ou la faillite désormais...
Fiorentino revient sur le congrès de la CDU. Il n'y aura pas de zone euro à deux vitesses. La zone euro de deuxième classe existe déjà : c'est l'union européenne... Merkel, à son congrès de la CDU, veut créer une zone euro réduite intégrée, et une union européenne à côté, de pays plus ou moins laissés à leur sort. Les pays faillis devront pouvoir sortir de l'euro...
| L'édito de Marc Fiorentino |
BFM Business, Marc Fiorentino, 15/11/2011 (en Français )
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Et pour l'Allemagne, l'Europe va devoir devenir allemande. C'est à prendre ou à laisser :
| Vers une Europe germanique ?! |
BFM Business, Nicolas Doze, 15/11/2011 (en Français )
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Allemagne qui a d'ailleurs des besoins non assouvis de main d'oeuvre et lorgne vers les forces vives des pays du sud de l'Europe, sans autre perspective dans leurs pays respectifs que de devoir se sacrifier sur l'autel des rentiers...
| La riche Allemagne a besoin de l’aide de la Grèce |
Express via Le blog à Lupus, Audrey Duperron, 15/11/2011 (en Français )
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Ainsi, selon l’Association des Ingénieurs allemands, 80.000 postes d’ingénieurs attendent d’être pourvus ; il manque également 12.000 médecins et 66.000 ingénieurs en informatique. Le pays se tourne donc vers ses collègues européens de la périphérie en proie à des taux de chômage des jeunes record : près de 42% des jeunes Grecs de moins de 24 ans sont sans emplois, et en Espagne, ils sont plus de 45% à être dans cette situation.
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