Le Rattrapage économique des BRICS s’accélère. L’économie britannique a doublé de taille en 32 ans de 1830 à 1862 sous la pression accrue des gains de productivité dans l’industrie. Le PIB américain a doublé en seulement 17 ans, car il a dépassé la Grande-Bretagne dans les années 1870. Les économies de la Chine et l’Inde ont doublés quant à elle en seulement une décennie….
Les banques européennes occupent les 10 premières places du classement annuel des banques les plus sûres du monde établi en août 2011, par le magazine américain Global Finance. Ce palmarés s’appuie notamment sur les cotes de crédits à long terme décernées par les agences de notation Moody’s, Standard&Poor’s et Fitch. Les banques françaises Société générale et Crédit agricole dont les notes viennent d’être rétrogradées par Moody’s occupent les places 21 et 35.
BFM Business via Le blog à Lupus, 26/09/2011 (en Français )
"Mesdames messieurs les épargnants, il va falloir accepter de prendre 50% de pertes sur la part de votre épargne qui a été prêtée à la Grèce". Ou un truc du genre sur la fin...
Schaeuble Disappoints On Geithner's Uber-Levered EFSF Plan
La Russie est prête à acheter des obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et à allouer au Fonds monétaire international (FMI) des moyens supplémentaires pour soutenir les pays de la zone euro, a indiqué lundi le ministre russe des Finances.
"Nous sommes prêts à investir dans des obligations du Fonds de stabilisation de la zone euro", a déclaré Alexeï Koudrine à la chaîne de télévision Russia Today.
"Ainsi, notre argent pourra à travers les garanties de la zone euro soutenir (les pays européens en difficulté, ndlr)", a-t-il ajouté.
La France serre encore un coup sa ceinture... A ce rythme là, la gauche n'aura plus rien à faire en 2012...
Niches fiscales : ce qui pourrait vous attendre
Les Echos, Martine Denoune, 26/09/2011 (en Français )
Investissement dans les PME, immobilier en métropole ou outre mer, dépenses d'équipements des logements, ces niches devraient subir le coup de rabot fiscal de 10 % l'an prochain.
A la fin de cette année, si la loi de finances ne contient aucune disposition visant à en proroger l'application, plusieurs dispositifs de défiscalisation disparaîtront : l'investissement immobilier en outre-mer dans le cadre du régime Girardin libre, les réductions d'impôt pour souscription au capital de Sofipêche et de SOFICA
Budget 2012 : le gouvernement veut muscler la « taxe sur les riches »
Le gouvernement pourrait abaisser le seuil de sa taxe exceptionnelle sur les hauts revenus, actuellement fixé à 500 000 euros, a annoncé dimanche la ministre du Budget, Valérie Pécresse.
Et deux ouineurs de la finance française... Dexia et groupama...
Dexia, un nouveau Crédit Lyonnais ?
La dette de la France, Philippe Herlin, 26/09/2011 (en Français )
C’est la crise dans la crise. Au sein d’un secteur bancaire qui va déjà très mal du fait de la crise des dettes souveraines, la banque franco-belge Dexia serait proche d’être démantelée (selon le JDD), « une nouvelle catastrophe », « c’est la hantise des pouvoirs publics », « le château de cartes est fragile », tels sont les termes de l’article. En effet, Dexia est plombée par 124 milliards d’euros d’actifs toxiques qui datent de la crise de 2008 ! Résultat, la banque veut céder rapidement 20 milliards d’actifs pour retrouver un peu d’oxygène, mais cela ne suffira sans doute pas et Les Echos évoquent « l’extériorisation » de 80 milliards d’euros… Cela ne vous rappelle rien ? Mais si ! C’est le CDR, qui a repris les actifs pourris du Crédit Lyonnais en 1993 ! Dans le même temps, on évoque la création d’une nouvelle banque des collectivités locales… On voit le manège : le contribuable prend à sa charge les pertes, et la banque repart sur de nouvelles bases ! Cette banque qui, selon Libération, a vendu quantité de prêts toxiques aux collectivités locales, alors que c’est « leur » banque de confiance. Au fait, entend-on parler d’ouvertures d’enquêtes judiciaires envers les dirigeants qui gèrent si mal cette banque ? Non, pour l’instant. Le « trou » du Crédit Lyonnais en 1993 s’élevait à 130 milliards… de francs. Avec Dexia c’est le même chiffre, mais en euro.
A sa guise?
France Inter, Philippe Lefébure, 26/09/2011 (en Français )
C'est l'un des grands malades de cette crise. On en parle peu, mais il paraît qu'à l'Elysée, c'est un vrai sujet de préocupation. Depuis quelques mois, le groupe d'assurances Groupama inquiète.
Ses marques sont connues: le Gan, c'est Groupama. Amaguiz (et Jean Rochefort), c'est aussi Groupama. Mais voilà, derrière cette image rassurante, se cache un groupe devenu très international. Aujourd'hui, empêtré dans la crise. Vendredi, pour la 2ème fois cette année, Standard & Poor's a dégradé la note du groupe mutualiste. Fitch, cet été, avait fait pareil. Groupama est trop exposé aux dettes européennes, affirment ces agences de notation. C'est vrai: il est présent en Italie (beaucoup), en Espagne, en Grèce, au Portugal. Et ça, évidemment, ça inquiète dans le contexte actuel. Autre source de préocupation: Groupama investit, plus que ses concurrents, en bourse. Groupama est un actionnaire important de la Société Générale, de Véolia Environnement. Pas de chance: ces titres sont parmi les fortes baisses depuis le début de l'année. Ce matin, son Directeur général accorde une longue interview aux Echos. Jean Azéma, peu connu du grand public, mais acteur incontournable "sur la place de Paris", le reconnaît: "la situation (de Groupama) est un peu tendue" dit-il. Finie, du coup, la stratégie de conquête. L'introduction en bourse est reportée à 2015... autrement dit aux calenques grecques. Les Caisses régionales sont priés de faire remonter de l'argent frais. Et Groupama engage un vaste plan d'économies. "Ca ne suffira pas" estiment plusieurs analystes qui ont entendu parler du départ forcé du patron. Voire d'un adossement à un autre groupe, public, celui-là (la CNP, qui dément). La crise a, clairement et cruellement, rattrapé le groupe mutualiste à l'ambition débordante.
La chronique de Lenglet de ce matin, sur l'EFSF, et le maintien du AAA français encor eplus critique que celui des USA, alors que tout l'édifice du bailout s'effondre si la France perd son AAA :
La Chronique de François Lenglet
BFM Business, François Lenglet, 26/09/2011 (en Français )
Christine Lagarde said the money available to the organisation “pales in comparison to the potential financing needs of vulnerable countries”.
In the wake of the global credit crisis, the funding of the IMF tripled and Britain’s exposure to it rose to £20 billion. This figure is poised to rise again if financial troubles engulf bigger economies such as Italy and Spain.
Yesterday, Alistair Darling, the former Labour chancellor who was in office during the previous crisis in 2008, warned that the problems facing the global economy were worse than three years ago.
“There are lessons to be learnt, and they are not being learnt by those responsible at the moment,” he said. “Lehmans [the investment bank that collapsed in September 2008] taught us one thing which is if you know there is a problem, take action, sort it out [in a way] that is more decisive than people expect if you are going to stop it.
My Dear Darling
My dear Darling, you are a complete fool (but no, I don't love you anyway). Here are the "Lessons of Lehman"
Lessons of Lehman
Lehman was overleveraged
Lehman went under
Lehman should have gone under
The world did not end
Darling continues ....
“The problem with the Greek crisis is that it has been allowed to run on and on and on.”
I happen to agree with that Darling sentence, unfortunately I completely disagree with the context.
The smart thing to do would have been to let Greece default. It is now clear Greece is going to default anyway.
History will show the world will not end. It will also show that bailouts to date have done nothing but harm.
Le FMI annonce la couleur
La chronique de Crottaz Finance, 26/09/2011 (en Français )
In a surprisingly candid yet traditionally schizophrenic interview on ARD 1 show GuntherJauch, Angela Merkel once again sent the same mixed messages that have forced Berlusconi to smile to her face while saying less than flattering things, ahem, behind (no punt intended) her. While on one hand she said that default is an option under the post-2013 Euro rescue fund and emphasized that a euro-area sovereign insolvency can not be ruled out, she also made it clear that Europe continues to have no Plan B. According to Reuters, "allowing Greece to default on its debt now would destroy investor confidence in the euro zone and might spark contagion like that experienced after the bankruptcy of Lehman Brothers in 2008, German Chancellor Angela Merkel said on Sunday." Obviously this is not new, and pour humble interpretation is to continue to telegraph to the market how unstable the Eurozone is so there are very little expectations and more EUR short squeezes can be accomplished, as well as not pricing in anticipation that emergency liquidity conduits, currently being implemented, actually succeed in case they actually do. Of course, should Europe really succeed in ejecting Greece without Europe imploding which is the interim end game here that would certainly send the EURUSD to well over 1.50.
Europe Update: Merkel says "Barrier" around Greece Needed
Bloomberg via Calculated Risk, 25/09/2011 (traduire en Français )
German Chancellor Angela Merkel said euro-region leaders must erect a firewall around Greece to avert a cascade of market attacks on other European states ...
“We have to be in a position to react,” Merkel said. “We have to be able to put up a barrier.” Even so, “I don’t rule out at all that at some point we will have the question whether one can do an insolvency of states just like with banks.”
Merkel rejected Greece leaving the euro area, saying that “we can’t force it, but I don’t believe in that in any case” ... “Maybe Greece leaves, the next country leaves and then the next country after that,” she said. “They would speculate against all the countries.” ...
Merkel suggested that Greece may be able to get the next tranche of bailout aid, after a team of officials from the IMF, the ECB and the European Commission assess the Greek government’s progress ... Merkel is due to host Greek Prime Minister George Papandreou for talks in Berlin on Sept. 27, two days before German lawmakers vote on the enhanced rescue fund...
Tout ça n'a ni queue ni tête
Et un commentaire très intéressant en réponse à l'article de Bertez sur le twist de la FED :
Commentaire du 25 Septembre : La Solvabilité Européenne est elle soluble dans la liquidité Americaine ? par Bruno Bertez
Les américains analysent les positions des Européens a la lueur de leur vision tronquée et totalement fausse de la crise de 1929 .
Bernanke, en particulier , a la suite de Friedman pense que l’erreur des autorités monétaires a été de ne pas créer plus de monnaie et de liquidités quand la crise est intervenue, ils oublient le fait que la crise a été causée par les excès antérieurs du crédit,.
A partir de la, tout en découle, lorsque dans son discours princeps Bernanke déclare »plus jamais cela » il veut dire plus jamais nous ne recommettrons cette erreur de ne pas créer assez de monnaie.
Dans cet esprit révisionniste de la crise de 1929 les américains tout a fait logiquement attribuent l’aggravation de la crise à la position des européens de refuser l’avilissement de la monnaie et donc au fameux bloc or.
Toujours dans le même esprit le refus des allemands et donc de la BCE à aller trop loin loin dans les expériences monétaires leur fait penser à ce bloc or , l’Europe répéterait les erreurs des années 30.
Geithner défend l’idée , logique pour des anglo saxons de leverager le EFSF c’est a dire d’augmenter sa masse de manoeuvre et d’intervention en utilisant l’effet multiplicateur de l’endettement de l’EFSF auprès de la BCE, Il est pour que l’EFSF soit doté d’une licence bancaire et qu’il puisse ainsi se leverager au près de la BCE, il est pour que les européens mettent en place un gigantesque SIV a l’image de ce qui a été fait aux États-Unis.
Faute d’obtenir des Européens qu’ils prennent les mêmes risques et acceptent les mêmes dérives, les responsables américains s’orientent vers le même type de position que celle qu’ils ont pris face à la Chine quand elle a refusé de réévaluer : ils continuent leur propre politique avec idée que les évolutions négatives qui s’en suivront pour les européens les mettrons au pied du mur et feront qu’un jour ou l’autre ils se rallieront.
En ne réévaluant pas, les chinois se sont mis dans l’impasse de l’inflation, en refusant d’engager la BCE trop avant dans le traitement de la crise, les européens se mettent dans l’impasse de la fuite des capitaux, l’exode des dépôts et donc les manques de liquidités et refinancements.
On revoit l’épisode des années 30 ou les capitaux ont déserté l’Europe à la suite des faillites bancaires autrichiennes et allemandes.