Le Portugal aussi a menti sur son endettement (même si ce n'est pas de la même ampleur que la Grèce)...
J'attends qu'on découvre le même genre de magouilles en France... D'ailleurs, chez nous, la CADES rentre t'elle seulement dans les chiffres de déficit et de dette publique ?
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Portugal: des dettes non déclarées de Madère alourdissent le déficit du pays
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AFP via Romadie News, 16/09/2011 (en Français )
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Les autorités statistiques portugaises ont annoncé vendredi avoir découvert des dettes non déclarées de la région autonome de Madère qui alourdissent le déficit public du Portugal de 1,11 milliard d'euros de 2008 à 2010, et de 568 millions celui de cette année.
Selon un communiqué conjoint de la Banque du Portugal (BdP) et de l'Institut national des statistiques (Ine), il s'agit d'une "omission d'information grave" détectée à la suite d'un rapport de la Cour des comptes sur les finances de ce petit archipel de l'océan Atlantique.
Ces dettes représentent un impact sur la dette publique estimé à 0,3 point de pourcentage du PIB et impliquent une révision à la hausse du déficit de 2008 (+0,08 point), 2009 (+0,03 point) et 2010 (+0,53 point), ont précisé l'Ine et la BdP.
Et la magie du contrôle des loyers (Réservée aux vieux et aux installés depuis toujours naturellement, cela va sans dire... C'est de la mesure de gauche... Les jeunes eux sont priés de payer plein pot j'imagine...).
A lire en entier, c'est vraiment un cas d'école :
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Au Portugal, les locataires menacés par le plan d'austérité
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Le Monde, David Castello Lopes et Gaëlle Faure, 16/09/2011 (en Français )
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"La séduction parfois désuète de Lisbonne est restée intacte", peut-on lire dans l'édition 2006 du Guide du routard. Une promenade de quelques heures dans le quartier de l'Alfama a en effet de quoi réjouir le touriste en mal d'exotisme méridional : façades immémoriales délicieusement délabrées, guirlandes de linge qui volent avec la brise, cris lointains de maîtresses de maison énervées qui résonnent sous la canicule. L'Alfama, étendard touristique lisboète, a le charme de l'authenticité. Et on a beau s'y promener pour la centième fois, il est toujours miraculeux de voir le cœur d'une capitale européenne, fait de ruelles tortueuses et de vues imprenables sur le Tage, habité par des classes populaires.
Mais cela n'a rien d'un miracle. Si l'Alfama, et la majorité des quartiers historiques de Lisbonne et de Porto sont encore populaires, c'est que les loyers y sont bloqués, parfois depuis cent ans.
Maria-Elena Carvalho, une retraitée de la fonction publique âgée de 65 ans, paye 81 euros par mois pour son appartement de 100 mètres carrés au centre de Lisbonne. "Je suis arrivée ici en 1947 à l'âge de 3 mois. C'est ici que je me suis mariée, ici que ma mère est morte et que mes enfants sont nés, raconte-t-elle. Cet appartement, c'est toute ma vie." Et pour cause, jusqu'en 1990, l'autre caractéristique des baux portugais était d'être éternels et héréditaires. Avec ce genre de loyers symboliques, difficile d'exiger du propriétaire qu'il fasse des travaux. "Pendant longtemps, je n'ai pas eu d'eau dans ma salle de bains, se plaint Maria-Elena de Carvalho. J'ai demandé au propriétaire de régler le problème. Il m'a répondu qu'a 80 centimes le mètre carré, il ne fallait même pas que j'y pense."
Et ce qui est valable pour les travaux d'intérieur l'est tout autant pour les façades. "La conséquence du gel des loyers est que le rendement immobilier a été peu a peu rongé par l’inflation. Les propriétaires ont cessé d’avoir les fonds nécessaires pour maintenir les immeubles en condition", confirme Pedro Sarraga-Leal, avocat lisboète spécialisé en droit immobilier. C'est sur ce compte qu'il faut mettre l'état lamentable du parc immobilier ancien à Lisbonne. Selon la mairie, plus de 11 000 immeubles, sur les 55 000 que comptent la ville, sont abandonnés, en ruine ou en très mauvais état. "Le gel des loyers à Lisbonne est un cas d'école de destruction d'une ville sans bombardement", a même écrit, un peu hyperbolique, un journaliste du site Global Property Guide l'année dernière.
"Ces deux problèmes, celui de ne pas pouvoir actualiser les loyers et de ne pas pouvoir expulser les locataires, ont créé une sorte de traumatisme pour les propriétaires", explique Pedro Sarraga-Leal.
Et c'est ce genre de mesures que la fausse gauche en France veut mettre en place pour régler le problème du logement trop cher. Ils devaient trouver que la pénurie n'était pas assez forte encore...
Donc ça sera des logements en ruine et pas chers pour les clientèles de rentiers du parti, et tous ceux n'en faisant pas partie, jeunes du privé en tête, seront priés d'aller dormir au camping...
Bête noire des gouvernements successifs, le problème immobilier est plus structurel qu'il en a l'air pour l'économie du pays. Luis de Menezes Leitão y voit même la raison de l'augmentation massive de la dette extérieure du Portugal. "Jusque dans les années 1990, il était impossible de trouver un appartement à louer au Portugal. Les gens ont donc dû demander de l'argent aux banques pour acheter. Pour faire face à la demande de fonds, celles-ci ont emprunté à l'étranger. Tout cela a contribué à l'augmentation de la dette extérieure". Sans compter que dans un pays où 75 % de la population est propriétaire (un des taux les plus élevés d'Europe), la mobilité professionnelle est rendue très difficile, ce qui contribue à maintenir le chômage à un niveau élevé (12 % actuellement).
Pas étonnant, donc, qu'en échange du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros sur trois ans, débloqué par la "troïka" (FMI, BCE, Commission européenne), le Portugal se soit engagé, entre autres mesures drastiques, à modifier en profondeur les lois qui régissent le marché de la location.
Reste que si ces mesures sont appliquées de façon étendue, les conséquences sociales pour le Portugal pourraient être drastiques. La possibilité de signer des baux éternels ayant disparu en 1990, un grand nombre de locataires payant des loyers symboliques ont plus de 60 ans. Chez eux, la peur de l'expulsion est palpable. "Je comprends la position des propriétaires, affirme Maria-Elena Carvalho, et je veux bien que mon loyer augmente un petit peu. Mais je ne pourrai pas payer le double ou le triple. Je devrai partir. Et où pourrai-je aller?"
Helena Barceló, 64 ans, paye 380 euros pour 140 mètres carrés dans le quartier des Nouvelles-Avenues. "Le prix du marché, ce serait plutôt 1 000 euros, soit le montant de ma retraite, explique-t-elle. Impossible de rester si mon loyer augmente à ce point. Cela dit, je comprends la position des propriétaires. Ce n'est pas à eux de résoudre les problèmes des gens, c'est à l'État."
Sniiiif... Et comment il fait le jeune smicard portugais lui ? Pourquoi ce traitement de faveur à donner des logements d'ultra luxe en plein centre de Lisbonne à des petits vieux. C'est ridicule...
"Si le marché de la location est entièrement libéralisé, certaines personnes vont voir leur loyer passer de 30 à 500 euros. Ils risquent de tirer au revolver sur leur propriétaire !"
Et alors ? Pourquoi certains auraient un traitement de faveur ? Traitement de faveur qui comme par hasard, est réservé aux plus vieux...
En tous cas, ça donne un très bon aperçu des situations kafkaïennes de pays du tiers monde auxquelles amène le social clientélisme. Ce qu'il nous faut, c'est le social libéralisme. Stop au clientélisme.
Et toute ressemblance avec la France où les gens achètent parce qu'ils ne trouvent pas à louer, tant les mauvais locataires sont surprotégés et tuent le marché de la location, serait purement fortuite...