mardi 13 septembre 2011

Plan de relance Obama : $312,500 par job créé

Donc ça, c'est pour l'analyse superficielle de gauche :
Les deux paris d'Obama
France Inter, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Comment Barack Obama entend-il financer le vaste plan de relance de l’emploi qu’il a présenté jeudi ? Très attendue, la réponse a été donnée par la Maison-Blanche hier et mérite réflexion. Le président américain ne propose ni d’alourdir l’endettement des États-Unis ni de faire marcher la planche à billets mais, en un mot comme en cent, d’alourdir l’impôt des plus riches.

Il veut pour cela éliminer les niches fiscales et autres abattements dont bénéficient les compagnies pétrolières et gazières, les propriétaires d’avion d’affaires et, surtout, les foyers dont les revenus annuels dépassent 250 000 dollars et dont l’imposition avait été spectaculairement abaissée par Georges Bush dès le lendemain de sa première élection. A en croire la Maison-Blanche, ces mesures devraient permettre de faire rentrer 467 milliards de recettes supplémentaires dans les caisses de l’Etat, soit vingt milliards de plus que ce que Barack Obama voudrait investir dans la création d’emplois et la lutte contre le chômage.

Il est improbable que la majorité républicaine du Congrès souscrive à cette démarche alors qu’elle a déjà bloqué toute augmentation de la pression fiscale lors du bras-de-fer qui l’avait opposée à la présidence sur la réduction du déficit budgétaire. C’est une bataille qui s’engage là et non pas un plan qui s’appliquera dans l’année mais le choix politique que vient de faire Barack Obama est doublement frappant.


Et donc taxer les riches, c'est très bien... Surtout que les USA, contrairement à la France, ont une toute autre marge en la matière...

Mais l'impôt n'a pas vocation à punir ceux qui ont de l'argent.

Alors donc... Taxer les riches pour faire quoi avec l'argent ?

Plus d'infos du côté de ZeroHedge :
The Cost Of Obama's Stimulus Plan: $312,500 Per Job (Vote) Created Or Saved (And Guess Who Is Paying It)
ZeroHedge, 13/09/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Now since the president is proposing to pay for the program over 10 years, let's assume the $475 billion in direct expenses is financed for 10 years at 2.5% which adds roughly $120 billion to the total cost of the program. In other words, as the calculations detailed and show below elaborate, the overall AJA plan will cost $250,000 per job created (excluding the interest expense) and $312,500 per union job, er job created (including interest). And that's how much it costs for Obama to purchase one vote... created or saved. Keynesian efficiency strikes like a Swiss watch yet again.

Bon de toutes façons, ça ne passera pas. Le congrès républicain ne voudra jamais. C'est purement électoral tout ça...

Record Number Americans, Or 46.3 Million, Lived In Poverty Last Year; 49.9 Million Without Health Insurance
ZeroHedge, 13/09/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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(avec tous les bémols qui vont bien sur ce seuil de pauvreté défini relativement au salaire médian)

Et comment David Rosenberg lui s'y prendrait pour redresser les USA :
Rosenberg On The Latest Helping Of "Smoke And Mirrors" From Obama
via ZeroHedge, David Rosenberg, 12/09/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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SMOKE AND MIRRORS

That is how we would describe the Obama "jobs plan". Much of it is merely rolling over existing tax relief passed in late 2010, such as payroll taxes for workers and extended jobless benefits.

I'll put it to you this way. Assuming (i) that the House Republicans do not accept the Obama spending measures, and (ii) half of the tax relief goes into savings and debt reduction, then we are talking about the grand total of $35 billion of net new stimulus from this "jobs plan". That's principally because so much of it is merely extending what is already in the system.

At an annual rate, that is a 0.2% boost to baseline GDP growth. In other words: much ado about nothin'. It doesn't even come close to offsetting the ongoing drag from the retrenchment at the state and local government levels.

The employment impact will also be negligible since labour costs were only cited by 6% as the primary concern among small businesses in the most recent National Federation of Independent Business (NFIB) survey.

Here is what a drive towards sustainable economic growth should look like:

  • Make everyone pay a flat tax of 20% and get rid of the rest of the tax code.
  • Go back to the drawing board on Obamacare. It's a job killer.
  • Extend retirement age for social security.
  • Extend the age for eligibility on Medicare, and reduce Medicaid.
  • Take these savings and embark on a real energy infrastructure program: build massive wind and solar farms, and give massive incentives to gas producers to produce gas, change the fleet for truckers and buses all over to natural gas and switch a massive portion of electricity generation to gas turbines from coal fired.
  • Take revenues generated from a recovery and rebuild schools and give grants for re-education for construction workers to private firms who could do a better job than the government.


But the President, unfortunately, passed up the opportunity to do these things. As such, look for the economy to get worse. A hard-nosed Republican like Perry or Christie will get elected next year (at least the recession won't be totally wasted) and things will change for the better. Just like Reagan replacing Carter. The players have changed but the policy divergences have not.

Sur la flat tax, comme toujours, je ne suis pas d'accord.Surtout qu'aux USA, là, on a vraiment une ploutocratie carnassière qui se goinfre...

Part des revenus allant aux 1% les plus riches :


Mais sur le reste, je le suis volontiers... En gros, les vieux américains sont priés de retoucher le sol et avec la rente qu'on leur reprend, ils reconstruisent les infrastructures des USA et installent son indépendance énergétique...

Mais c'est sûr que c'est pas la gauche qui va arriver avec un tel programme s'attaquant ouvertement à ses clientèles électorales de vieux rentiers... C'est tellement plus de gauche de distribuer des susucres, et d'allonger l'indemnisation du chômage plutôt que d'y remédier... Et puis pour la fausse gauche, électoralement, il vaudra toujours mieux des sheeple dépendant des subsides de l'État, que des travailleurs qui vivent de leur travail...

Guest Post: Obama Jobs Plan - "Screw Future Generations"
The Burning Platform via ZeroHedge, Jim Quinn, 11/09/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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We have 10,000 people every day turning 65 years old for the next 19 years. These people will be taking $70,000 to $150,000, on average, more out of the Social Security Trust Fund than they put in. This worked just fine when there were 16 workers contributing for every 1 retiree in 1950. It doesn’t work so well when there is only 3 workers for every 1 retiree, as there is today.



The twits that present themselves as journalists in the MSM have been foaming at the mouth over the description of Social Security as a ponzi scheme by Rick Perry. How could this man tell the truth about FDR’s beloved legacy? After trying to poke holes in Perry’s truthful assessment of this bankrupt program, the pundits declare it isn’t a ponzi scheme because Social Security isn’t voluntary, and a ponzi scheme is. These morons are right. Social Security is a ponzi scheme with a gun pointed at your head by Federal Government thugs. That is a much more accurate description.

The politicians will continue to try and give the appearance of fixing the structural problems in this country, while putting nothing but useless patches on broken systems and using hype and misinformation to sell their glossy veneer of deception as solutions. Obama has chosen to screw future generations in order to try and get re-elected in 2012. What a great American visionary leader he has proven to be.


Sur les vieux rentiers, prenons la France et les stats dont on dispose en terme de goinfritude des riches retraités...

Je ne prends que ces trois là (mais si vous ne les avez pas encore vus, allez jeter un œil aux autres) :






Et sans considérer les dépenses de santé qui servent essentiellement aux plus vieux, rien qu'en rentes diverses perçues, on peut estimer à la louche que le niveau de vie des retraités est 300€ par mois trop élevé en moyenne... 300€ x 13 millions de retraités x 12 mois = autour de 50 milliards par an... A rapporter aux 800 milliards par an de revenus... On n'est très loin d'être dans l'épaisseur du trait là... Et pour résumer, plutôt que de payer 3 croisières par an aux vieux rentiers de la génération faillie, on ferait mieux d'investir dans notre avenir...

Les Experts sur le cas européen

Excellente émission des experts sur la crise européenne avec Alain Madelin et Jean-Marc Daniel...

Très réaliste et intelligent...

Ça change des alléluias pour les eurobonds et des odes à la fausse solidarité de la gauche...

Les Experts
BFM Business, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Jean-Marc Daniel à la fin quand même qui voit venir que le FMI va finir par se retirer de la zone euro... C'est évoqué sur La Tribune également... On le sent bien là l'extraordinaire compétence et le génial bilan de super DSK... En même temps, qu'attendre de plus d'un professeur en "économie politique" que de continuer le ponzi par tous les moyens ?

Et je vous mets aussi Nicolas Doze qui se lâche sur BFM Business...
Nicolas Doze/ BFM/13/09/2011 – Il va falloir mettre des militaires dans les rues en Grèce !!!!
BFM Business via Minuit moins Une & Le blog à Lupus, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Gare à la déflation Laval quand même...

Fréquentation du blog

Petit point mensuel sur la fréquentation du blog. Elle continue de bien se porter...


Et merci aux deux donateurs qui ont donné 12€ ce mois ci.

On nous refait encore le coup de la Chine qui va sauver l'Europe

Après la Grèce, après le Porutgal, voici l'Italie...

Rome se tourne vers Pékin pour faire face à la crise de la dette
Le Monde avec Reuters, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Le ministre des finances italien, Giulio Tremonti, a rencontré la semaine dernière à Rome le patron du fonds souverain chinois CIC, Lou Jiwei, a-t-on appris, mardi 13 septembre, auprès du ministère, alors que l'Italie est sous pression des marchés et cherche à assurer des débouchés pour ses titres de dette. L'Italie a émis mardi un total de près de 6,5 milliards d'euros d'obligations dont les taux se sont envolés lors d'une émission considérée comme un test, signe de la méfiance des investisseurs, a annoncé la Banque d'Italie.

Selon le Financial Times de mardi, ces discussions auraient porté sur l'achat par Pékin d'obligations italiennes alors que l'Italie fait face à une crise de confiance sur les marchés. Il y a deux semaines, une délégation italienne se trouvait à Pékin pour rencontrer des responsables de CIC et de l'administration publique des changes, chargée de gérer l'essentiel des réserves de change de la Chine, ajoute le FT.

Ça n'a pas empêché les taux italiens de monter   

Fiorentino et la nationalisation des banques

30 milliards d'euros pour prendre le contrôle des 3 grandes banques françaises, c'est tentant...
L'édito de Marc Fiorentino
BFM Business, Marc Fiorentino, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Par contre, faut pas en confier la gestion à l'État. La solution est à aller chercher du côté du système multualiste et du système socialisé de crédit à la Lordon...

Idem pour cette chronique aussi qui vaut du point :
Les coulisses des entreprises
BFM Business, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Les banques françaises ont perdu la moitié de leur valeur depuis le début de l’été
Reuters et le Temps via Le blog à Lupus, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Les banques françaises ont perdu la moitié de leur valeur depuis le début de l’été.
Le ministre de l’Industrie exclut toute recapitalisation.
Moody’s pourrait dégrader la note des trois grands établissements.


Sinon, dans le même ordre d'idée, ça va toujours mieux que bien pour notre too big to fail américain...

On dirait que sans inondation d'argent gratuit, la finance est immédiatement obligée de déflater...
Bank of America : suppression de 30.000 postes
Le blog finance, 12/09/2011 (en Français texte en français )
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Certes, c'est moins pire qu'attendu .... mais tout de même ... Alors que le Wall Street Journal laissait récemment entendre que Bank of America pourrait supprimer 40.000 emplois dans le cadre d'une première vague de restructuration, l'établissement vient d'annoncer qu'il allait se séparer de plus de 10% de ses effectifs, soit environ 30.000 emplois.

Un seul mot d’ordre: achetez !

Un seul mot d’ordre: achetez !
La chronique de Crottaz Finance, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Un lecteur m’envoie cette couverture de juillet 2011


et je vous produis l’indice CAC40


Allez c’est promis, s’il recommande de vendre…j’achète.

Bon sinon, ça va pas tomber à 0 non plus... On commence à avoir des PER (le coût en € de l'action pour 1€ de profit annuel de l'entreprise) de 8 un peu partout en Europe...

Voici par exemple le PER du S&P500 sur très longue période :


Aux USA en revanche, il y a du ménage à faire...


Et Delamarche, qui commence à sortir du petit giron d'Intégrale Bourse de BFM Business :
Olivier Delamarche sur BFM TV
BFM TV via Le Blog à Lupus, 12/09/2011 (en Français texte en français )
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Il a revu à la baisse à 2300 son objectif des 3000 sur le CAC... On verra.

Mais même si en effet les PER ne sont qu'un rétroviseur, je me demande s'il n'est pas un peu perma bear tout de même le monsieur... Là, il vise des PER qui vont toucher les plus bas historiques...

En même temps, on est parti pour une crise de la dette séculaire, avec en plus des États qui refusent de se réformer et de sacrifier leurs clientèles de rentiers, pour ramener la croissance et sortir de tout ça par le haut...

Alors pourquoi pas après tout...

Marc Roche sur la finance

Rien de nouveau sous le soleil, mais ça vaut toujours le coup de l'écouter...

Marc Roche
France Inter, 07/09/2011 (en Français texte en anglais )

Marc Roche par franceinter

On y apprend au passage que Draghi était directeur de Goldman Sachs Europe, "entreprises et dettes souveraines"... Mais sinon, il n'était au courant de rien sur la Grèce... On nous prend vraiment pour des truffes... Voila le prochain dirigeant de la BCE    Draghi de Goldman Sachs à la BCE, leur Europe non démocratique, leurs eurobonds qu'ils vont faire passer au forceps contre la volonté des peuples en mode TINA, ça commence à ressembler aux dernières heures de l'URSS tout ça...

Sinon, je n'ai pas trouvé la 2ème partie de l'interview en 4 mains avec Arthuis, mais c'était très intéressant également.

Sur les CDS dont Arthuis parle, je n'aurais que 2 graphes à mettre :

   CDS de la France (à 5 ans) :


   Taux sur la dette publique à 10 ans :


Alors que le vrai marché des obligations est beaucoup trop gros et profond pour que la spéculation puisse avoir une influence dessus, les Hedge Funds, banques d'investissement et autres mafieux financiers utilisent clairement le marché des CDS pour tenter de déstabiliser la France. La corrélation inverse entre le CDS et le vrai taux sont un signe évident d'attaque spéculative ouverte contre la France. Et alors que les vrais investisseurs font baisser les taux, la mafia financière fait grimper les CDS, marché beaucoup plus manipulable (car opaque et petit) que la dette elle-même...

Sur ces salauds de riches néo turbo libéraux responsables de tous les malheurs de la France

Allez, petite piqûre de rappel...

Histoire de démâter d'entrée la fausse gauche qui ne cesse de dénoncer ce système turbo néo libéral qui nous étouffe, je vous remets la part de la dépense publique dans le PIB français :


Aujourd'hui, on est à 56%, et avec notre service public pourri, l'effondrement de la France au classement Pisa, un taux de chômage à 10%, on navigue en tête des pays de l'OCDE en terme de dépense publique dans le PIB... Allez comprendre...

Regardez comment avec la révolution de l'informatique, ils ont réussi l'exploit de faire augmenter la part du PIB qui passe en fonctionnement de l'État... La montée de la charge d'intérêts. Les prestations sociales qui ne cessent de monter. L'investissement passé de 4% à 3%... Et encore... Faut voir ce qu'on met dans l' "investissement" aujourd'hui...

A service public rendu plus pourri, on a 9% de la population fonctionnaire en France contre 5% en Allemagne...

C'est fou comme il ressemble à du communisme cet affreux néo turbo libéralisme...  

Les Français préfèrent les impôts aux économies
Le Figaro, Jean Pierre Robin, 11/09/2011 (en Français texte en français )
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La France est au top pour l'importance de ses dépenses publiques. Et, faute de mieux, elles sont considérées comme le ciment de la société.

Un contre neuf. Ce n'est pas la cote d'un pur-sang dans la dernière course à Longchamp, mais le choix fait par le gouvernement pour son plan d'assainissement budgétaire. À peine 10% de l'effort proposé pour réduire le déficit porteront sur des économies dans les dépenses publiques, les neuf dixièmes prenant la forme d'augmentations d'impôts. Car il faut bien appeler un chat un chat: la diminution de certaines niches fiscales, quelle qu'en soit la légitimité, revient bel et bien à alourdir le poids global des taxes et des cotisations sociales.

La France détient déjà pratiquement le record mondial de la dépense publique, qui représente 56,6% de son PIB (produit intérieur brut) en 2010, selon l'Insee. Seuls le Danemark et l'Irlande nous surpassent, cette dernière ayant dû procéder au sauvetage exceptionnel de ses banques. L'Hexagone se distingue tout autant par l'importance de ses impôts et de ses cotisations sociales; elles ont absorbé l'an dernier 42,5% de la richesse nationale produite. L'écart entre les deux -56,6% pour les dépenses et 42,5% pour les recettes- s'explique par le déficit, quelque 7,1 % du PIB en 2010, mais pas seulement.

Ces chiffres expriment à l'envi le rôle phénoménal de l'État dans l'économie.

«La France est une URSS qui a réussi», considérait dans les années 1990 l'économiste Jacques Lesourne. La formule est toujours vraie, même si la «réussite» peut paraître de plus en plus relative. Et à force de remonter les prélèvements obligatoires, ces derniers franchiront-ils la barre des 50% du PIB? De quoi justifier un «bouclier fiscal», au niveau de la nation…

l'énormité des dépenses publiques constitue aux yeux des agences de notation, comme Standard & Poor's, une mine d'économies potentielles pour réduire facilement les déficits. Pas si sûr, réplique Jean-Marc Daniel, qui vient de réaliser une note sur «la dette publique» à la Fondation pour l'innovation politique. «Le nombre de “clients” concernés et de lobbys prêts à se défendre est considérable. Un quart des emplois sont publics en France et bien plus encore si l'on prend en compte les professions qui dépendent de la sphère administrative comme les médecins.»

Et de remarquer qu'en Europe leur taux varie de 33,7% du PIB en Suisse à 58,6% au Danemark, deux pays dont le niveau de richesse est proche. Pour Bercy la référence privilégiée est l'Allemagne, dont les dépenses collectives ne représentent que 46,6% de la richesse nationale. Et cette différence de 10% du PIB s'explique pour plus de la moitié par les dépenses de personnel: la France compte 5,3 millions de fonctionnaires, alors qu'ils ne sont que 4,7 millions outre-Rhin, pourtant plus peuplée. À «degré de fonctionnarisation» égal, les agents français ne devraient être que 3,5 millions.

Certes, la France s'inscrit dans le courant de l'État-providence qui a vu le jour en 1945 en Europe. Mais contrairement aux systèmes sociaux-démocrates de l'Allemagne et des pays scandinaves, le modèle français, corporatiste et étatiste, laisse peu de place aux partenaires sociaux pour s'entendre sur les adaptations nécessaires. D'où cette «société de défiance», selon l'expression de Yann Algan et de Pierre Cahuc, et la fuite en avant dans les dépenses collectives. D'où également la schizophrénie, stigmatisée par Jean-Claude Trichet. Le président de la BCE reproche aux Français de vouloir des dépenses publiques de gauche (élevées) et des impôts de droite (faibles).
Ha c'est sûr que le tas de rustine politique qui nous sert de contrat social, construit en 60 ans de clientélisme et de distribution de privilièges aux nouveaux rentiers (de gauche comme de droite) et aux diverses clientèles (dont les jeunes actifs du privé ne font jamais partie, soyez en sûr), faut pas s'étonner d'aboutir à une société de défiance...

Et on en arrive aujourd'hui à cette société où, alors que l'hôpital des enfants tombe en ruine, la DRAC, elle, se construit à Bordeaux des locaux où il n'y aurait plus qu'à poser des cloisons et des lits pour ouvrir un 5 étoiles...

On peut dire ce qu'on veut des libéraux, mais Friedman avait raison sur un point. Il n'y a pas de repas gratuit. Et tous ceux qui se distribuent allégrement des revenus pour lesquels ils ne produisent rien, les prennent forcément à ceux qui produisent quelque chose...

Aujourd'hui, au travail, on m'a distribué un tract des syndicats pour des augmentations salariales... Des augmentations ?    Ma boîte paye 4200€ par mois pour m'embaucher... 4200 ! Sauf que voila, là dessus, en net, il me reste 2100. Moins l'impôt sur le revenu : 2000. Tabac : 1900. TVA : 1750. Impôts locaux : 1700... Et j'en oublie surement...

Des 4200€ de départ, il reste 1700€   

60% d'imposition !

Le tout en grande partie pour payer les dépenses de back office d'un État obèse, incompétent et inefficace, mais surtout des retraites débiles à des vieux qui ont refusé de payer l'impôt à hauteur de ce qu'ils ont dépensé, exigent maintenant des intérêts sur ces impôts qu'ils ont refusé de payer, en plus de leurs retraites grotesques pour lesquelles ils n'ont pas assez cotisé, et ont maintenant (en moyenne) un niveau de vie supérieur à celui des actifs, juste à se compter les doigts de pieds... Vieux rentiers qui en plus trouvent le moyen de ne pas payer l'impôt, comme avec leur abattement de 10%, la suppression des droits de succession, et toutes ces niches fiscales type Scellier construites expressément pour eux, afin de maximiser la traite de la jeunesse... La nouvelle classe de nobliaux, retraités fonctionnaires, directement héritée de l’œuvre politique grandiose soviétiforme du sacro saint CNR... Le plus comique étant quand même cette jeunesse du prolétariat cognitif, à qui on a ouvertement menti, et qui attend son poste de fonctionnaire rentier qu'on lui avait promis, et qui ne trouve qu'à se rallier derrière le "Indignez vous" de Hessel, membre éminent de cette caste (dont je serais curieux de connaître la rente mensuelle au vu de son CV et de savoir combien de smicards parisiens doivent dormir au camping pour qu'il puisse la toucher) et dont l’œuvre politique a constitué ouvertement, une fois leur grand et juste combat contre le fascisme gagné, à mettre en place toute la structure du ponzi qui allait se charger de dépouiller la jeunesse...

Alors aujourd'hui, pour faire diversion sur les vrais salauds de riches (les petits ruisseaux faisant les grandes rivières), on voit la gauche revenir avec son discours sur l'affreuse ploutocratie de Neuilly, à expliquer qu'il suffit de taper sur les riches pour tout régler...   

Voici les graphes de Piketty (étiqueté à gauche) lui même...

Sur ces inégalités qui explosent et seraient en train de bouffer la France, voici la part des revenus totaux allant aux plus riches...
Les inégalités de revenus en France (2/5)
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 30/08/2011 (en Français texte en français )
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Les inégalités de revenus en France (1/5)
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 29/08/2011 (en Français texte en français )
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La distribution des revenus en France :


Et le coefficient de Gini :


Les inégalités de revenus en France (3/5)
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 31/08/2011 (en Français texte en français )
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Le revenu moyen du top 0,01% et le taux d'imposition des plus riches :


Ou encore le graphe de Piketty sur le taux d'imposition global selon sa catégorie :
L’impôt sur le revenu en France (2/2)
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 13/09/2011 (en Français texte en français )
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Tout de même sur la partie verte du dernier graphique, de l'imposition des revenus du capital, juste une remarque comme ça… Le taux d’imposition sur le capital intègre t’il seulement la core inflation ? Parce que taxer à 20%, 4% de rendement dont 2% sont de la core inflation, ça revient à taxer à 40% les VRAIS revenus du capital…

Mais quoi qu'il en soit, certes, entre les niches fiscales (les plus odieuses étant celles comme le Scellier ou le Girardin qui permettent de fuir son impôt en se constituant du patrimoine) et la baisse du taux d'imposition des plus riches, il y a des inégalités évidentes à corriger. Inégalités qui devraient carrément être inconstitutionnelles alors que la déclaration des droits de l'homme et du citoyen devrait a minima garantir un impôt proportionnel, et certainement pas régressif. Et ça a déjà commencé avec le grand nettoyage des niches fiscales, carrément initié par la droite. C'est pour dire...

Mais le déficit public, c'est 6% du PIB. Or les revenus, ce n'est que 40% du PIB. Ça signifie qu'il faudrait aller chercher 15% supplémentaires de tous les revenus, juste pour équilibrer les comptes publics. Quand bien même vous feriez repasser le taux d'imposition marginal de 30 à 60% sur le 1% le plus riche, vous ne récupéreriez que 30% de 10% des revenus, soit 1% du PIB ! Contre 6% de déficit public !

La vérité, c'est que les clientèles de rentiers de la gauche vont devoir déflater. Surtout avec la gauche qui refuse la sortie de l'euro et la dévaluation (pour appauvrir tout le monde et garder la même pyramide sociale). Ils n'ont pas d'autre choix. Il n'y a pas d'autre moyen de restaurer la croissance et la méritocratie et de s'en sortir par le haut...

Vivement donc que la gauche arrive au pouvoir, histoire que l'on puisse tous voir ce qu'il en est de la réalité de leurs mensonges comme quoi il suffit de taper sur les riches pour tout régler...

Alors ils vont surement essayer de massacrer le smicard du privé pour garantir à leurs clientèles qu'elles continueront à palper la rente qu'on leur a promise. Typiquement, les syndicats qui ne représentent plus personne sinon la rente de gauche, l'ont déjà annoncé... On peut taper sur les serveurs de la restauration et les heures supps des smicards, mais en revanche, il faut absolument "défendre l'emploi public"...

Sauf que je vous renvoie à cet article de Wikipedia sur la montée du nazisme... C'est le déclassement des classes moyennes ouvrieuses qui fait l'extrême droite...

Les années à venir vont être plus qu'intéressantes...