lundi 29 août 2011

Pourquoi le Dax a chuté de 4% en 15 minutes la semaine dernière ?

Chevallier a une analyse intéressante sur le sujet, sur fond de système bancaire européen sur leviérisé, dépendant de l'interbancaire, sans fonds propres et à cours de devises :

BCE : rien ne va plus, suite…
Jean Pierre Chevallier, 27/08/2011 (en Français texte en français )
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Des banques de la zone euro ont besoin de dollars (US$), d’autres en ont en disponibilités. Auparavant, les marchés interbancaires fonctionnaient normalement : les unes prêtaient aux autres.

Depuis le printemps 2010, les dirigeants des banques ayant des dollars en disponibilités n’ont plus confiance dans les banques concurrentes. Ils ne leur prêtent plus ces dollars.

Des banques risquent donc d’être en défaut de paiement en dollars. Elles sont obligées d’emprunter auprès de la BCE qui est le seul établissement qui ose leur prêter des dollars avec le risque de ne pas pouvoir les récupérer à l’échéance.

Le problème est d’autant plus grave que la BCE n’a plus de réserves en devises, c’est-à-dire en dollars.

Elle est donc obligée de les emprunter à la Fed pour les prêter à ces banques pour éviter un défaut de paiement en dollars de banques présentant un risque systémique comme cela s’est produit début mai 2010, ce qui a provoqué le flash krach du 6 mai 2010.


Pour qu’un tel problème ne se reproduise plus, des accords de swaps ont été conclus entre les grandes banques centrales le 10 mai 2010 dans le cadre des dispositifs temporaires d’échange réciproque de devises que la BCE a mis en place avec le Système fédéral de réserve dixit la BCE.

Ils ont été activés le 18 août dernier pour une banque pour un montant de 500 millions de dollars pour 7 jours et… réactivés le 25 pour 5 millions !



… ce qui signifie que la banque bénéficiaire n’a pas pu rembourser son emprunt à l’échéance.

Le plus inquiétant, c’est le montant dérisoire de ces sommes, ce qui montre que tout le système interbancaire est complètement bloqué (les banquiers savent très bien que ça va très mal) et que la BCE n’a vraiment plus rien en réserves en devises, c’est-à-dire en dollars.

L’euro système est en mode survie à très court terme avant la chute finale.


BCE : rien ne va plus, suite, encore…
Jean Pierre Chevallier, 28/08/2011 (en Français  )
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En effet, pour éviter le défaut de paiement, elle a dû vendre en catastrophe des actifs en cours de séance, ce qui a fait plonger anormalement le DAX de 5 % : de 5750 le matin à 5453 à 16 heures !

Conclusion : mon article est juste. Une banque (allemande) a bien été en défaut de paiement le matin du 25 août, ce qui est à l’origine de ce document 11034.

Loïc Abadie : Crise économique et financière, l’immobilier est-il un bon refuge ?

Article d'Abadie, très pragmatique et logique, sur l'intérêt d'acheter dans l'immobilier, et qui vaut la lecture :
Loïc Abadie : Crise économique et financière, l’immobilier est-il un bon refuge ?
Objectif Eco, Loïc Abadie, 29/08/2011 (en Français texte en français )
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Cette question est plus complexe qu'il n'y paraît, parce qu'on peut distinguer au moins trois types de crises économiques/financières

   1) Les crises déflationnistes associées à l'implosion d'une bulle de crédit (credit crunch) : 1929-1932 aux USA, Japon depuis les années 90, et l'épisode de crise 2007-2009 (qui va se poursuivre à mon avis, mais j'ai mis ces dates dans un esprit de "neutralité").

   2) Les situations de stagflation, associant une forte inflation (mais pas une hyperinflation) et une récession économique : les récessions du début des années 80 et de 1973-1975 par exemple.

   3) Les crises liées à la faillite d'un état et à l'effondrement d'une monnaie (par exemple : l'Argentine en 2001-2002), qui se caractérisent par une récession brutale et un épisode d'hyperinflation intense mais de courte durée.

On doit aussi distinguer deux cas de figure pour l'acquéreur de biens immobiliers : le paiement en cash ou l'emprunt.

Nous avons donc en tout 6 cas de figure différents à étudier.

Cas n°1 : La crise déflationniste.

[...]

De façon générale, l'achat de bien immobilier n'offre donc aucune protection contre une crise déflationniste.

L'acheteur en cash perd une part importante de sa mise initiale (surtout lorsque le marché était au départ en situation de bulle).

L'emprunteur s'expose quand à lui à un risque de ruine vu qu'il s'engage à levier et que ses revenus peuvent chuter du fait de la crise, le conduisant au risque de défaut.

Aujourd'hui en France, nous nous situons très clairement (voir les données de Jacques Friggit) dans une situation de bulle, dont l'ampleur est largement supérieure à celle de la bulle américaine qui continue de se dégonfler aujourd'hui.

Le fait que le gouvernement français ait réussi temporairement à regonfler cette bulle qui avait commencé à imploser, grâce à des incitations fiscales qui seront maintenant impossibles à renouveler vu la situation budgétaire, ne doit pas faire oublier cette réalité.

Cas n°2 : La stagflation.
[...]

Vu la situation de bulle initiale, la hausse des taux associée à une situation de forte inflation exercerait donc une forte pression baissière sur les prix des logements, au moins au cours des premières années.

Conclusion :

Pour l'acheteur en cash : mauvaise opération, la valeur de son investisssement chute en monnaie constante, il est préférable pour lui d'aller vers d'autres actifs tangibles (or, matières premières, énergie) et d'attendre quelques années, à moins qu'il ne trouve à acheter des biens offrant un fort rendement locatif (8% brut minimum).

Pour l'emprunteur : l'opération est malgré tout défendable sur du long terme si l'emprunt est réalisé avant l'entrée en stagflation à des taux bas, et que le rendement de son bien est suffisant (un seuil à 6% brut est souhaitable dans ce cas de figure).

La stagflation est-elle possible aujourd'hui ?

Je n'y crois pas un instant : La situation budgétaire de beaucoup d'états dont la France (endettement et déficit structurel) est telle que toute hausse des taux à 10% ou plus ferait exploser leur charge d'intérêt et les conduirait rapidement au défaut de paiement (cas n°3), bien avant que "l'éponge" inflationniste n'ait ramené leur endettement et leur déficit à des niveaux soutenables.

Le vrai débat est de savoir si nous allons vers la déflation ou un défaut d'état à l'Argentine, ou, comme je le crois, les deux qui se succèderaient (déflation puis défaut). La stagflation n'a pour moi pas sa place dans le contexte actuel.

Cas n°3 : Le défaut d'état

Dans ce cas, l'achat d'immobilier est un bon choix.

- L'acheteur en cash dispose d'un actif tangible (même si il a été acquis à un prix élevé) et évite la perte de valeur de son cash (il subira malgré tout une perte de valeur en monnaie constante, mais nettement inférieure à la dévaluation sur son cash).

- L'emprunteur réalise quand à lui l'opération parfaite, en empruntant à bas taux en monnaie de singe, pour acquérir un actif tangible, dont le coût réel deviendra presque nul du fait de l'hyperinflation (les revenus de notre emprunteur pourront facilement doubler, tripler ou plus en monnaie courante, même si son pouvoir d'achat chute en monnaie constante du fait de la crise).

Nous le voyons, il n'y a pas vraiment de droit à l'erreur dans le contexte actuel, ou l'immobilier en France est dans une bulle sans précédent historique connu , :

- Celui qui mise sur le cas n°3 et se trompe (la déflation se prolonge) sera menacé de ruine si il a emprunté et perdra une grosse partie de son actif si il paie en cash.

- Celui qui mise sur le cas n°1 et se trompe voit son cash perdre une grosse partie de sa valeur après le défaut d'état et la dévaluation monétaire.

Benny B annonce un prochain QE aux insiders

Article très intéressant de Krasting sur un papier paru dans le Wall Street Journal écrit par un journaliste qui sert de porte voix à Bernanke (d'après Krasting)...

My read on the speech
ZeroHedge, 26/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Bernanke is tipping his hand (via Jon) in order to prepare the market for what is to come in a few weeks. This is a heads up to the insiders that more monetary gas is in the works. The stock market’s first reaction to today’s non-event was to sell off hard. But after the word got around that this was just a delay (and a short one at that) stocks caught a bid. Basically, the plan by Bernanke to leak his intentions worked.

I think there are two reasons that Bernanke chose not to announce policy changes at Jackson Hole:

I) He wants it to look to the world (and a few Republican politicians) as if the Fed’s actions are being done only after deep deliberation and discussion. That is why the next meeting has been changed to a two-day format.

There will be a two-day circus of Fed Governors looking very serious. But that is just for the TV audience. This is Ben’s show. He has the votes. He is steering the ship. The decisions have already been made. Ben’s going to do something on 9/21.

II) Ben had to put off announcing more monetary oomph today because there is something that has to happen first. There has to be something that comes out of the EU before Bernanke makes his next move.

I’m not sure what happens next in Europe. I’m of the opinion that something needs to be done, and it needs to be done quickly.

There are a number of things that the ECB could do. They could (1) significantly expand their effort at QE (the number starts at E 1 trillion). They could (2) drop official lending rates close to zero. They could (3) agree to issue E bonds.

L'Allemagne pète un boulon

On dirait que ça part en sucette côté allemand et qu'une rebellion se forme contre Merkel...

Là où il aurait fallu faire le tri dès le début à la pince à épiler dans le tas de purin de la dette pourrie européenne pour en séparer le bon grain de l'ivraie, voila que l'Allemagne se prépare peut-être à foutre un bâton de dynamite au milieu, histoire de repeindre les murs, impression mouchetée garantie...

September 23: The Beginning Of The End For Merkel... And The Eurozone?
ZeroHedge, 28/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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as Reuters reports, Merkel's disappointing response to an ever escalating set of crises, both domestic and international, means that the beginning of her end (and by implication of the Eurozone, and of the Euro) may be as soon as September 23, when the vote over the expansion of the latest and greatest European bailout lynchpin, EFSF, will take place.

To wit: "Germany's Angela Merkel faces the biggest challenge to her leadership since coming to power in 2005, with traditionally loyal conservative allies openly criticizing her approach to the euro zone crisis and her hands-off Libya policy in shambles....it is Merkel's piecemeal approach to the euro zone's worsening debt crisis that has come under fire over the past week and now threatens her iron grip on power in Germany." The biggest problem for Merkel is that she has gone "Japanese" in the opinion of the public: doing neither nothing, nor enough, to halt the European crisis in its tracks: "For some in Germany, she has gone too far by bailing out stricken euro zone members and agreeing to intervention in the bond markets to prop them up. For others at home and abroad, she has not done enough, shirking bold steps that might solve the debt crisis because they would be unpopular at home." This latest attempt to placate everyone, while achieving precisely the opposite, will come to a head on September 23 when the vote to expand the EFSF takes place: she is for the time being expected to have a sufficient number of votes to pass the critical for the eurozone proposal. "If it's not enough, Merkel would be forced to resign. It would lead to a crisis."


German Coalition Partner CSU To Propose Bankruptcy Procedure To Kick Out Chronic Eurozone Debtor Nations
ZeroHedge, 28/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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The news out of Europe just keeps getting worse.

what is worse, according to Der Spiegel, tomorrow CDU coalition partner CSU will likely propose several "explosive ideas" which not only reject a common "economic government" for the eurozone (thereby slapping Sarkozy fully across the face), but also consider "creating a bankruptcy procedure to kick out of the euro countries that aren't willing to stick to the debt limits laid out in the euro zone's Stability and Growth Pact."


L'élastique du racket déguisé en fausse sôlidarité va péter :
Euro bail-out in doubt as 'hysteria' sweeps Germany
The Telegraph, Ambrose Evans Pritchard, 28/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Mrs Merkel has cancelled a high-profile trip to Russia on September 7, the crucial day when the package goes to the Bundestag and the country's constitutional court rules on the legality of the EU's bail-out machinery.

If the court rules that the €440bn rescue fund (EFSF) breaches Treaty law or undermines German fiscal sovereignty, it risks setting off an instant brushfire across monetary union.

The seething discontent in Germany over Europe's debt crisis has spread to all the key institutions of the state. "Hysteria is sweeping Germany " said Klaus Regling, the EFSF's director.

German media reported that the latest tally of votes in the Bundestag shows that 23 members from Mrs Merkel's own coalition plan to vote against the package, including twelve of the 44 members of Bavaria's Social Christians (CSU). This may force the Chancellor to rely on opposition votes, risking a government collapse.

Christian Wulff, Germany's president, stunned the country last week by accusing the European Central Bank of going "far beyond its mandate" with mass purchases of Spanish and Italian debt, and warning that the Europe's headlong rush towards fiscal union stikes at the "very core" of democracy. "Decisions have to be made in parliament in a liberal democracy. That is where legitimacy lies," he said.

A day earlier the Bundesbank had fired its own volley, condemning the ECB's bond purchases and warning the EU is drifting towards debt union without "democratic legitimacy" or treaty backing.


Et pendant ce temps, le 1 an grec atteind 60%   
Greece 1-Yr Rate 60%; Finland Retains Collateral Demand; Multiple Veto Points; ECB "Litmus Test" Coming Up; Germany Accuses ECB of Treaty Violations
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 28/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Once again the bond markets have spoken, and once again the message is the same: default. Greek two-year bonds are near 44%, having touched as high as 46%. The interest rate on 1-year Greek government debt is a stunning 59.8%.




Kiss a Larger EFSF Goodbye

   Kiss a larger EFSF goodbye unless 17 nations all agree to raise the pool to a collective to the proposed €2.2 trillion from the current €440 billion pool.
   Kiss a larger EFSF goodbye unless Greece offers hard collateral
   Kiss a larger EFSF goodbye unless German courts rubberstamp the EU summit deals
   Kiss a larger EFSF goodbye unless 90 percent of investors agree to the deal

In other words, kiss a larger EFSF goodbye, expect a test of the ECB's Italian, Spanish, and Portuguese bond purchasing power, and expect a German court test that in-and-of-itself would settle this matter once and for all.

Even if the German courts approve the deal, there are still more than 17 points of failure, counting investors.

One way or another Greece will default. The sooner the better, actually.


Le financement des banques françaises, massivement dépendant du crédit interbancaire (puisque notre super taux d'épargne n'est qu'une vaste farce), de plus en plus délicat :
Europe's Funding Scramble: Peeking Below The Calm Surface Waters Of French Bank Liquidity (And Lack Thereof)
ZeroHedge, 29/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Abate's summary:
  • Total financial CP outstanding is down 15%, or $90bn, since the start of June. Foreign bank outstandings are down nearly 20%, accounting for almost half of the decline in total financial CP over the period.
  • WAMs have shortened as issuance piles up in overnights and replaces longer tenor (3m) paper. Average overall daily financial CP issuance has fallen to $3.5bn since June – down more than 50% from the average pace between January and May.

Le Japon nomme un rigoriste budgétaire premier ministre

Surement de la propagande pour faire derrière exactement l'inverse, comme le Japon le fait depuis 30 ans...

A moins qu'ils ne soient vraiment acculés et qu'avec leur taux d'épargne nul et leur déficit à 8% du PIB, ils soient arrivés au bout de la route keynésienne...

Le ministre des finances japonais désigné par le Parti démocrate pour devenir premier ministre
AFP via Le Monde, 29/08/2011 (en Français texte en français )
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Le ministre des finances japonais, Yoshihiko Noda, partisan de la rigueur budgétaire, a été élu, lundi 29 août, président du Parti démocrate et sera nommé mardi premier ministre par le Parlement.

Aucun premier ministre n'est resté plus d'un an au pouvoir au Japon depuis 2006. Yoshihiko Noda va hériter d'un pays lourdement endetté et traumatisé par la plus grande tragédie qu'il ait connue depuis la deuxième guerre mondiale.

La reconstruction dans le nord-est du pays tarde à démarrer, la crise à la centrale de Fukushima n'est pas réglée et plusieurs dizaines de milliers de personnes survivent tant bien que mal dans des abris ou des préfabriqués. La tragédie a fait replonger l'économie dans la récession, avec une dette qui atteint le double du PIB, un yen trop cher et des dépenses sociales qui explosent à cause d'une population vieillissante.

Deux banques grecques en faillite fusionnent pour faire... une banque en faillite, mais plus grosse

Le retour de la course au too big to fail... Il faut vite vite grossir pour devenir systémique...

Deux des principales banques grecques s'apprêtent à fusionner
Les Echos, Caroline Lechantre, 29/08/2011 (en Français texte en français )
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Les groupes Eurobank et Alpha Bank devraient annoncer aujourd'hui leur rapprochement, pour former la première banque privée du pays.

Le rapprochement des numéros deux et trois du secteur, en termes d'actifs et de capitalisation boursière, donnera naissance à la première banque privée du pays. Le nouvel ensemble sera doté de 150 milliards d'euros d'actifs, disposera de 80 milliards d'euros de dépôts et d'un réseau de 2.000 succursales en Europe du Sud-Est.

Revoila Groupon

On dirait que le feu de paille s’éteint...

(je vous renvoie à ce lien ci de début juin)

Le business modèle de Groupon en question
Boursier.com, 26/08/2011 (en Français texte en français )
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Groupon, le site de commerce électronique basé sur le concept d'achats groupés, connait en apparence un succès grandissant. Avec un chiffre d'affaires multiplié par près de 25 en seulement un an, la société dirigée par Andrew Mason a de quoi faire des envieux. Mais alors que l'entreprise prépare son introduction en bourse, elle ferait face à un besoin urgent de financement en raison d'une détérioration de sa situation de trésorerie. Selon la société privée PrivCo, qui analyse les données financières des principales entreprises américaines, c'est le business modèle du groupe qui est lui-même en question alors que la concurrence s'est renforcée depuis quelques mois avec Amazon.com, LivingSocial ou encore DealMap, récemment racheté pour 100 M$ par Google.

Face à cette concurrence accrue, Groupon a dû couper ses prix et a ainsi vu sa recette moyenne par utilisateur chuter. Selon Joseph Ranzenbach, vice-président de PrivCo, "le membre lambda enregistré sur Groupon, qui dépensait en moyenne 5,70$ par mois sur Groupon en mars 2010, dépense désormais près de la moitié de cette somme, soit seulement 3$ par mois".


Facebook met fin à son "Groupon"
AFP via Le Figaro, 28/08/2011 (en Français texte en français )
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Le réseau social Facebook a annoncé qu'il mettait fin à son service de réductions sur des achats groupés, calqué sur ce que proposent avec succès des sites comme Groupon ou LivingSocial.