mardi 16 août 2011

Jon Stewart sur le black out de la presse sur Ron Paul

Réunion Merkel/Sarkozy

Sarkozy et Merkel annoncent des propositions pour répondre à la crise de l'euro
AFP via Le Monde, 16/08/2011 (en Français texte en français )
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A l'issue du sommet franco-allemand sur la crise de la dette en Europe, le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont préconisé de nouvelles mesures de convergence budgétaire entre les États européens.

  • Un gouvernement de la zone euro. La France et l'Allemagne vont proposer de créer un "gouvernement économique de la zone euro". Constitué du conseil des chefs d'État et de gouvernement, il se réunirait deux fois par an, avec à sa tête un président stable, élu pour deux ans et demi. Le nom d'Herman Van Rompuy, actuel président du Conseil européen, a été avancé pour cette nouvelle instance.
  • Une taxe sur les transactions financières. "Les ministres des finances allemand et français déposeront sur la table des instances européennes une proposition commune de taxe sur les transactions financières dès le mois de septembre", a déclaré M. Sarkozy. Les deux dirigeants n'ont pas précisé les modalités de cette mesure.
  • L'adoption d'une "règle d'or". La France et l'Allemagne vont proposer que les 17 pays membres de la zone euro adoptent, avant l'été 2012, la règle d'or sur l'équilibre budgétaire, pour inscrire dans les Constitutions l'objectif de réduction des déficits.
  • Un impôt sur les sociétés franco-allemand. Les deux pays vont enfin examiner, début 2012, l'idée d'un impôt commun, dans son assiette et dans son taux, aux deux pays.


  • LA CRÉATION "D'EUROBONDS" EXCLUE
    Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont toutefois exclu catégoriquement de recourir à la création d'obligations européennes qui permettraient de mutualiser les dettes des États.


Et l'émission de C dans l'air de ce jour qui pose bien la problématique :
Crise : l’Allemagne va-t-elle payer ?
France 5 - C dans l'air, 16/08/2011 (en Français texte en français )
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Le platine, 10 fois plus rare que l'or et au même prix

C'est un commentaire qui m'a fait tiquer...

Sur wikipedia, on peut lire que la production de platine est de 240 tonnes par an. Contre 2500 pour l'or. Et contrairement à l'or, le platine n'est pas stocké et est utilisé quasiment intégralement dans l'industrie.



Et on est à 1800$ l'once. Comme l'or...

En termes de réserves en revanche, on voit là beaucoup plus loin que l'or et l'argent...

Pas de Peak en vue sur le platine :


Sur les arguments de bulle sur l'or et l'argent, honnêtement bien malin celui qui saura dire...

On a quand même deux fondamentaux essentiels, tous les deux liés à l'explosion des émergents, bien plus qu'à l'inflation en occident :

  Les banques centrales des émergents vont vouloir des stocks à la hauteur de leur nouveau statut. Et c'est là 20 000 à 30 000 tonnes d'or qu'il leur faudrait pour rivaliser avec les banques centrales occidentales.


  Les émergents s'enrichissent. Alors qu'ils ont des cultures très favorables à l'or (pays arabes, Chine, Inde...), ils accèdent désormais à une ressource qui leur était inaccessible jusqu'ici. Or les stocks d'or mondiaux sont partagés pour toute la planète. Ainsi, la hausse de l'or, plus que de l'inflation en occident, traduit surtout la baisse de la part du PIB de l'occident dans le PIB global, et un accès aux ressources qui diminue en conséquence. Si vous pensez que cette tendance va continuer, alors l'or va continuer de monter.

Si vous habitez dans un pays dont la part du PIB dans le PIB mondial diminue, alors, le pouvoir d'achat de l'or va monter dans le temps.


Et gardez bien en tête la big picture :

Imaginez que Chine et Inde retrouvent le poids qui est le leur historiquement...

  On n'est pas à l'abri d'une solution en mode planche à billets en occident au problème de la dette, si ce dernier n'est pas capable de se réformer pour castrer la rente.

Ensuite, effectivement, on retrouve tous les éléments d'une bulle où les gains faciles des premiers arrivés et la peur de rater des gains futurs l'emporte sur la peur de perdre. A un moment, ça va se retourner, et les rats vont quitter le navire en masse...

Perso, je vois ça sur le long terme, avec une optique de Peak Everything et de montée en puissance des émergents...

Regardez la bulle de 1980...



On est partis de 100 en 1976, on est monté à 850, puis on est redescendu à 400...

Mon idée n'est pas de viser les 850 pour vendre sur la pointe, mais les 400 en bout de ligne, sur le long terme...

Alors maintenant, transposé à aujourd'hui, est ce que vous pensez qu'on a dépassé la ligne de long terme ou non ? Pour moi, c'est la seule bonne question à se poser.

Les taux européens toujours accessibles

J'en avais un peu marre de vous mettre les taux européens dans chaque post sur l'Europe.

Alors pour info, je vous ai mis une page statique avec les taux européens, toujours accessible, en haut du blog (lien Taux européens)...

On y retrouve les taux à 2 ans, 5 ans, 10 ans.

Le spread sur le 10 ans avec l'Allemagne.

Le CDS sur le 5 ans (il me manque l'Irlande d'ailleurs).

Fitch confirme le AAA des USA

French Rating Agency Fitch Affirms US At AAA, Outlook Stable
ZeroHedge, 16/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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A French-owned rating agency (the same country that currently has a short-selling ban) just did all it can not to tip the boat. What can one say but "truly a gutsy call." Unlike S&P which looks at such obsolete things as fundamentals and realistic projections, Fitch instead relies on something far more intangible: "its pivotal role in the global financial system and the flexible, diversified and wealthy economy that provides its revenue base." In other words, it's rated AAA... because it is rated AAA.

Lordon : Le commencement de la fin

Long article de Lordon, qui explique par a + b pourquoi tout ceci va finir en monumentale planche à billets... J'essaie de vous en sortir quelques extraits, mais ça vaut la lecture complète...

Perso, je crois encore qu'il y a une porte de sortie à tout ceci consistant à castrer la rente (de gôche comme de droâte) pour restaurer les incitatifs et libérer la croissance, comme l'ont fait la Suède, la Nouvelle-Zélande, le Canada ou l'Allemagne avant nous...

Mais on doit bien constater que les politicards refusent partout de s'en prendre à leurs clientèles de goinfres...

Le commencement de la fin
La pompe à phynance Les blogs du Diplo , Frédéric Lordon, 11/08/2011 (en Français texte en français )
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Le néolibéralisme, régime du surendettement généralisé

Maintenant que sont bruyamment signifiées, à propos du cas a priori le plus favorable, l’impossibilité de le régler dans un horizon de moyen terme et l’injonction sans appel d’aller se jeter dans l’impasse de l’austérité, la certitude de la catastrophe finale commence à se profiler. C’est sous cette perspective qu’il est plus judicieux de reformuler le problème général de la dette – mais évidemment en de tout autres termes : la mondialisation néolibérale va périr par la dette parce que, à l’encontre de l’idée reçue qui le présente comme la raison économique même, le néolibéralisme est fondamentalement le régime économique du surendettement généralisé. Dette des ménages, dette des institutions financières, dettes des États : la dette globale a monstrueusement explosé en vingt ans de mondialisation dans la plupart des pays : de 220 à 500 points de PIB pour le Royaume-Uni entre 1990 et 2010, de 130 à 370 points de PIB pour l’Espagne, de 200 à 350 points de PIB pour la France, de 200 à 280 points de PIB pour les États-Unis [2]…

La dette des ménages explose parce que seul le crédit leur permet de rester à flot pour leur consommation courante quand leur revenu est sous compression constante, du fait de la concurrence par les coûts du libre-échange et de la pression actionnariale à la rentabilité financière. La dette des institutions financière explose pour mobiliser l’effet levier et propulser les ROE (Return on Equity, rendement des capitaux propres). La dette des États explose sous l’effet du choc récessionniste occasionné par la crise financière, expression parfaite des désordres mêmes du néolibéralisme [3], mais surtout, en moyenne période, sous l’effet de la contre-révolution fiscale, un autre de ses produits typiques [4], qui réduit la contribution du capital et des plus fortunés. Vient forcément un moment où cette divergence proportionnelle n’est plus soutenable et où il n’y a plus d’autre solution que des annulations massives – nous en sommes là.

Il y aura alors une période plus ou moins longue de décomposition chaotique avant que la finance, et les gouvernements, ne se rendent à cette solution.

Incidemment, le simple fait que des titres de dette (quels qu’ils soient) aient pu être tenus pour « l’actif sans risque » en dit long sur la voracité de la finance et le déplacement de normes qui s’en est suivi. Car normalement, l’actif sans risque ne peut offrir autre chose qu’un rendement… nul. Fut un temps – antérieur à la déréglementation financière – où seul le cash pouvait être authentiquement considéré comme « actif sans risque » – et encore, compte non tenu des pertes de valeur réelle éventuellement impliquées par une détérioration inflationniste de la monnaie. Mais être protégé du risque sans rien gagner, c’était bien trop peu pour la finance et ses nouveaux appétits. Du rendement, mais à coup absolument sûr, voilà le désir qu’elle a formé et dont elle a investi certains titres particuliers.

Quoiqu’il grimpe à des sommets, l’or n’est en aucun cas un actif de portefeuille au sens plein du terme : il n’est pas dématérialisé (ça n’est pas le tout d’acheter de l’or, il faut bien le stocker quelque part !), son marché n’est pas liquide car les transactions s’accommodent moins facilement des lingots que des écritures électroniques, et en fin de compte l’or n’est qu’une rémanence de fétichisme métallique, la ruée dont il est l’objet devant être surtout tenue pour un indicateur de l’extrême désarroi des investisseurs.

Les autres titres souverains ayant conservé leur triple-A ? Mais aucun n’offre un marché d’une surface comparable à celui des Treasuries. Et surtout : caparaçonnée d’une impeccable logique, la finance est en train de raisonner que si les États-Unis, qui étaient la meilleure signature du monde, ont été dégradés, alors les autres, qui étaient moins bons, doivent nécessairement être révisés à leur tour… La grande revue de détail de tous les triple-A (enfin, ceux qui restent) s’annonce donc et il ne devra pas manquer un bouton de guêtre. Mais, à ce compte-là, le défilé promet d’être maigrelet. Le candidat le plus sérieux à la dégradation est évidemment la France. Depuis le lendemain (boursier) de la dégradation, la scie du commentaire financier s’acharne sur le spread des bons du Trésor contre le Bund allemand, et chaque point de base supplémentaire écartant le premier du second est salué avec des frissons d’horreur et de jubilation mêlées – oui, la France n’est pas très populaire auprès de la finance anglo-saxonne. Or le drame dans cette affaire c’est que lorsqu’on est dans le collimateur de la « préoccupation » de la finance, on n’en sort plus : avoir été constitué par elle en « problème », c’est être voué par elle à avoir des problèmes…

Fin de partie en Europe

Dans le cas de la France, il faut bien reconnaître que cette construction n’est pas complètement dénuée de fondement. Car pour tous les remous survenus à la suite de la dégradation de la note étasunienne, il s’agirait de ne pas perdre de vue que, dans le paysage de la finance en implosion, la cause majeure demeure l’imbroglio européen. Dès l’origine, on pouvait identifier la malfaçon constitutive de l’EFSF (European Financial Stability Facility, le fonds de secours européen), qui consiste à fabriquer des surendettés futurs pour sauver les surendettés présents, quitte à croire aux propriétés magiques du bootstrapping à l’image du baron de Münchausen imaginant se sortir de la vase en tirant sur ses propres cheveux. Le vice congénital pouvait passer inaperçu tant qu’il s’agissait de secourir un petit nombre de « petits » pays et que la dilution de la contribution sur l’ensemble des participants à l’ESFS demeurait tolérable.

D’abord du côté de ses emplois, car le volume des opérations change d’un coup singulièrement de format. L’Espagne affiche un encours de dette souveraine de 638 milliards d’euros, et l’Italie de 1 840 milliards d’euros (données Eurostat, fin 2010), à comparer aux 328 milliards de la Grèce, 148 milliards de l’Irlande et 160 milliards du Portugal… et venant s’y ajouter ! Sachant que les plans « Grèce (1 et 2) », « Portugal » et « Irlande », représentent un engagement total de l’EFSF de 236 milliards d’euros [5], l’extrapolation à l’Espagne et à l’Italie du coefficient Concours EFSF / Dette publique calculé pour les trois précédents [6] aboutit à l’estimation (tout à fait grossière) d’un total d’engagement de l’EFSF de 1 150 milliards d’euros… The Economist, qui propose un autre calcul sur la base d’une hypothèse où l’EFSF aurait à couvrir les deux tiers des dettes maturant à l’échéance de 2015, arrive à une estimation d’environ 800 milliards d’euros [7] – toutes estimations à comparer à la capacité actuelle de l’EFSF de 250 milliards d’euros et à sa capacité rehaussée de 440 milliards d’euros (laquelle ne sera active que lorsqu’aura été satisfaite la condition de validation par tous les Etats-membres des décisions du sommet européen du 21 juillet 2011…).

Par où la sortie ? Création monétaire et révolution institutionnelle !

Il faut s’y faire : les ruines fumantes, l’insuffisance générale des dynamiques politiques européennes, nous y conduit tout droit. Si l’Espagne et l’Italie basculent, adieu Berthe ! L’EFSF saute comme un bouchon de champagne, la spéculation se déchaîne contre toutes les dettes souveraines, plus aucun dispositif ne peut l’enrayer, une série de défauts importants devient quasi-certaine, les systèmes bancaires européens, puis étasunien, s’écroulent dans un fracas qui fera passer la chute de Lehman pour une animation d’ambiance. Rendu à cette extrémité, il n’y a plus qu’une voie de recours : on ne sortira de pareil effondrement que par une opération de création monétaire inouïe et tout ça se finira dans un océan de liquidités.

Incapables de faire face à leurs engagements de paiement interne, les États qui sont en déficit primaire se tourneront vers la banque centrale pour financer leur solde. Mais, sans même s’attarder à la lettre des traités, la BCE est-elle capable de répondre favorablement à une demande de ce genre ? Poser la question c’est y répondre. Tout l’habitus du banquier central européen s’y oppose. Dans ces conditions, les pays concernés reprendront barre sur leur banque centrale nationale, de fait extraite du SEBC (le Système Européen de Banques Centrales), pour lui faire émettre des euros en quantité ad hoc. A ce moment précis, constatant l’apparition dans la zone euro d’une source de création monétaire anarchique, affranchie des règles du SEBC, donc susceptible de mélanger ses euros impurs aux euros purs (et par là de les corrompre), l’Allemagne considérera que le point de l’intolérable a été atteint et, faute d’avoir les moyens d’exclure le(s) contrevenant(s) [9], jugera que sa propre conservation monétaire lui fait devoir de quitter les lieux. Fin du voyage pour l’euro, en tout cas dans sa forme originelle.

Mais la création monétaire massive sera également nécessaire pour ramasser les banques effondrées, puisque cette fois-ci, par construction, il ne faudra pas compter sur les bonnes grâces des finances publiques… Recapitalisation et garantie des diverses catégories de dépôts (sous un certain plafond, par là doté de bonnes propriétés de justice sociale : il y a des très riches qui vont beaucoup perdre…) se feront par émission monétaire.

La garantie des dépôts n’entraîne d’ailleurs pas nécessairement une création monétaire nette : s’agissant des dépôts à vue, elle viendrait simplement compenser la destruction monétaire qui suivrait de l’effondrement des banques et de la perte des encaisses en comptes courants. S’agissant des produits d’épargne, la garantie, si elle est crédible, n’a pas à être tirée : la banque n’était qu’un intermédiaire, si les comportements des déposants restent stables (comprendre : ne versent pas dans le run bancaire), il suffit d’attendre normalement l’arrivée à maturité des créances sur les débiteurs finaux (les agents à qui les fonds épargnés avaient été passés) pour que se débouclent toutes ces opérations sans qu’il soit besoin d’intervenir [10]. Quant aux recapitalisations bancaires, elles peuvent se faire par le truchement même des concours que la Banque centrale devrait de toute manière accorder aux banques privées pour les maintenir dans la liquidité : au lieu que ces concours prennent la forme usuelle de crédits, il consisteraient en avances non remboursables dont la contrepartie serait des titres de propriété, inscrits comme participation au bilan de la Banque centrale et comme fonds propres à celui des banques privées. Sous ces deux précisions, il en restera sans doute encore pour hurler au désastre de la création monétaire. On leur demande simplement d’essayer de se figurer la situation dans laquelle toutes les banques sont écroulées et les finances publiques définitivement incapables d’y remédier – puis de déclarer ce qu’ils auraient d’autre à proposer.

Par une ironie dont l’histoire a le secret, le néolibéralisme pourrait donc bien mourir par sa dénégation préférée : la dette – dont il n’a cessé de crier les dangers… quand tous ses mécanismes conduisaient à son emballement généralisé. La création monétaire massive n’est pas une perspective réjouissante en soi. Mais lorsqu’il ne reste plus qu’elle pour extraire un corps social du dernier degré de la ruine – et il ne faut pas douter que l’effondrement bancaire total nous ramènerait en quelques jours à l’âge de pierre –, lorsque, donc, il ne reste qu’elle, il ne faut ni en diminuer les possibilités ni en exagérer les périls.

Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans le fait que jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement nulle part n’a le réel désir de l’attaquer –, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré. A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde, et puisqu’elle déploie maintenant ses effets avec la force de fatalité du tsunami évoqué en ouverture, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle accomplisse pleinement ses virtualités… pour en tirer le meilleur parti : reconstruire les institutions de la création monétaire souveraine [11], avec tout ce qu’elle suppose et de possibilités rouvertes et aussi de rigoureux encadrements [12] ; réinventer des structures bancaires qui à la fois échappent aux prises d’otage de la banque privée et dépassent la forme « nationalisation » vers un système socialisé du crédit [13] ; réduire au minimum minimorum la structure des marchés de capitaux pour lui ôter tout pouvoir de nuisance et d’usurpation [14]. Soit, sur les ruines, enfin tout rebâtir.

La liquidité s'enfuit du marché bancaire européen

A moins que ça ne s'inverse, les banques vont être de plus en plus dépendantes des béquilles de la BCE (et des swaps de la FED) pour se financer...

The Sucking Sound of Liquidity Draining From the Eurobank Market
naked capitalism, 16/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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A very good overview at the end of last week by the International Financing Review highlighted one clear danger sign: many mid tier banks in Europe are unable to get funding in interbank markets and are increasingly dependent on the ECB. The whole piece is very much worth reading. Key extracts:

Bankers who once ran the now-defunct repo facilities for medium-sized European banks say the credit lines were withdrawn after risk managers became concerned about their own exposure to the unfolding sovereign debt crisis, leaving some clients now solely reliant on central banks for cash….

The closure of traditional credit lines is a clear sign that concern about European sovereign debt has infected the region’s banks. Many in the region are big holders of the debt of their respective governments. According to the EBA stress tests published in July, the 90 banks it surveyed held a total of €326bn in Italian government debt, €287bn of Spanish public debt, and €215bn of French debt.

“Everyone has been cutting their exposure,” said the head of another European investment bank. “It started with Greece, then Spain and now Italy. People don’t want to do business with these banks. Many of them have good underlying businesses, but they are stuffed.”…

For many, the European Central Bank is now the last remaining source of liquidity. Under its open market operations – brought in during the depths of the crisis to pump liquidity into the region’s banks – its member central banks provide unlimited repo financing against certain eligible assets.

Demand for that money has been picking up of late, as banks feel the squeeze of dry private credit lines. Earlier this week, the Italian central bank said lenders asked for €80.5bn of liquidity during July, almost double what it had provided only a month earlier, in a sign of banks’ deteriorating finances.

Total use of the ECB’s main refinancing and long-term refinancing facilities – both part of the open market operations – are now close to €500bn, up from about €400bn in the spring.

FT Alphaville also took up the theme of Eurobank financing stress, citing Morgan Stanley analyst Huw van Steenis, who points out that the 5 year CDS of Eurobanks are trading wider than they did in 2008 and provided this cheery chart:


And the journalist from (Graham) Greeneland, John Dizard, also points that the system is close to going into a critical state:

Not that there’s a European banking crisis just yet. We can see how close we are coming, though. As US money market funds cut back on their European exposures, even the best European banks have to fill the gap by borrowing euros short term from the ECB, and swapping those into dollars. Last week the cost of that process for large banks reached between 80 and 85 basis points. Measuring that against the 100 basis point penalty rate for the Federal Reserve dollar swap facility with the ECB, the system was about 15 or 20 one hundredths of 1 per cent away from a crisis.

Dizard also points out that the Eurozone isn’t prepared to enter into broad scale bank recapitalization programs; they’ll have to take place on a country by country basis. Yet he argues that the concerns are still overdone, for the Fed would ride to the rescue with swap facilities in a crisis, so US money market funds can keep their funding of Eurobanks (via repos) in place.

Et quand l’Allemagne sortira de l’Euro…

Et quand l’Allemagne sortira de l’Euro…
hashtable, H16, 16/08/2011 (en Français texte en français )
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J’en vois certains bondir et d’autres se chagriner : quoi ! L’Allemagne ne serait plus la nation de rigoriste monétaires ? Angela ne serait plus l’incarnation vivante de la bonne gestion, des budgets équilibrés et, pour tout dire, la seule planche de salut de l’Euro ?
Eh bien non.

Cela fait en réalité un moment que ce statut a été perdu et la confirmation remonte même précisément au 9 mai 2009, date à laquelle les états membres de la zone euro et la BCE ont signé un pacte avec le diable Epson Stylus Color+ mode express.

Si, d’un côté, on entendait et on entend toujours que les Allemands n’accepteront jamais ceci ou cela vis-à-vis de l’Euro, dans les faits, … l’Allemagne a plié. À chaque fois.

En théorie, l’Allemagne n’aurait jamais utilisé l’argent du contribuable pour sauver une banque en faillite. L’une des premières qui tomba, en Europe, fut HypoBank. Et Merkel la sauva.

En théorie, l’Allemagne aurait du s’opposer fermement et obstinément à chaque plan de sauvetage grec qui aura, de facto, permis aux banques françaises et allemandes de refiler leurs actifs toxiques à la BCE, érodant massivement la stabilité de la monnaie européenne. Merkel, là aussi, fit semblant de s’opposer et de ronchonner, … mais Merkel plia.

En théorie, l’Allemagne aurait du hurler à l’idée que la BCE puisse racheter les Bons du Trésor des pays en difficulté. Les membres exécutifs de la Bundesbank furent outrés d’une telle solution. Weber était blême lorsqu’il fallut leur annoncer. Mais malgré tout, Merkel signa.

En théorie, lorsqu’il s’agit de trouver un successeur à Jean-Claude Printmore Trichet, le (bon) Français, Weber, l’ex-gouverneur de la banque centrale allemande, aurait dû être nommé. Et compte-tenu de ses positions, il aurait été nettement moins coulant : l’orthodoxie allemande, lui, il connaît. Mais voilà. Super Mario Draghi, lui, était plus sympathique, moins raide, plus … italien. Latin, quoi. La monnaie, ça va, ça vient et quand ça vient, ça va. Ce fut donc Draghi et non Weber. Merkel — après les atermoiements traditionnels de quelques semaines — céda.

Pour rappel, Draghi est un ancien de Goldman Sachs, et l’inflation, les dévaluations, les magouilles et la tuyauterie financière, ça le connaît. Eh bien Angela, malgré ce CV impressionnant, a fini par dire oui.

La conclusion est absolument sans appel : Merkel est une imposture. De l’orthodoxie allemande, elle ne connaît rien ou ne veut rien en entendre. Elle connaît la puissance de son pays et peut dès lors jouer à minauder et faire monter un peu les enchères lorsqu’un « oui » de sa part est attendu.

Mais finalement, elle suit toujours les pire keynésiens.

Du reste, au fur et à mesure que les bases mêmes de l’Euro s’effritent, le peuple allemand se réveille. Les échecs électoraux de plus en plus nombreux et marqués de la chancelière illustrent fort bien la grogne qui monte et la scission entre d’un côté les citoyens qui ne veulent pas payer pour tout le monde, et ne veulent pas de l’Euro à n’importe quel prix, et de l’autre, la chancelière dont la seule excuse sera qu’elle ne voulait pas rendre l’Allemagne responsable de l’explosion de la monnaie unique.

En réalité, cette explosion est maintenant inéluctable et elle interviendra soit par les urnes, soit par le marché.

Par le marché, avec des stress-tests en grandeur réelle alors que les états continuent d’emprunter, leur CDS augmentant et les écarts entre les pays de la zone euro se faisant de plus en plus importants…

Par les urnes parce qu’en 2013, tout indique que Merkel ne sera pas réélue, que le peuple allemand choisira l’orthodoxie et le retour à des bases saines. Et qu’à ce moment, très probablement, l’Allemagne jettera l’éponge.

Que ce soit l’une ou l’autre solution, cette monnaie semble foutue.

Ron Paul, un candidat qui dérange

Bon, je suis pas un fan du bonhomme, mais visiblement, aux USA, tout est fait pour empêcher que le Ron Paul puisse émerger :

The Media Admits To Ignoring Ron Paul
ZeroHedge, 14/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Why? Because if "the unelectable one" were to become president, the financial kleptocratic, oligarchic status quo, which just so happens is the big legacy media's biggest advertising base, would be wiped out overnight. Next up: big media becomes very small media. The clip below from CNN explains it all.


In A CNN Interview, Ron Paul Discusses The Media's Blackout Of His Presidential Candidacy, And Many Other Things
ZeroHedge, 15/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Paul's take: "they're afraid of me, they don't want my views out there, they're too dangerous, we want freedom and we're challenging the status quo, we want to end the war, we want a gold standard, and their view is that people just can't handle all this freedom, they want dependency, they want socialism and welfarism, so I think they don't like to hear pour views, but I think we'll make the best of it and we'll do very well." Paul proceeds to cover his relationship with Bachmann (disagrees with her views, as she is "not as far from the status quo as he would like her to be"), why Paul's anti-war program is a challenge not just to GOPers but to Obama as well, with his numerous war fronts, how Paul at 75 is finally resonating with the majority of the US population,  but most important is Piers Morgan's question on how Paul plans on becoming one of the fold and "making himself more electable", confirming precisely the bias that the idiot media holds against what can easily be the most honorable candidate in not just the GOP's but all party ranks. Paul's response: "why should someone soften their viewpoint on defending the rule of law and defending the constitution: that would be foolish. Extremists have been in charge for the last 4 years since they've been allowed to print money at will, so that's why we have overextended ouselves overseas, that's why we have inflation, depressions, inflations."...etc.

Les émeutes de Londres aussi en Suisse !!

  

Vidéo: Les émeutes de Londres aussi en Suisse !!
La chronique de Crottaz finance, 16/08/2011 (en Français texte en français )
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C'est une bonne guerre mondiale qu'il nous faudrait

Quand je vous dis que ces néo keynésiens sont de véritables psychopathes... Ils ne savent plus quoi inventer pour chier toujours plus de dette... Ils ne se cachent même plus désormais pour souhaiter une guerre pour faire de la "relance" forcée...

Military Keynesianism Gone Haywire: Paul Krugman Pines For World War ... Based On Ginned-Up Reasons
Washington's blog via ZeroHedge, 15/08/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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As I have repeatedly documented, influential Americans are lobbying for war in order to save the American economy - what is often called "military Keynesianism".

For the first couple of years that I wrote on this topic, commenters more or less said, "That's crazy, no one is calling for war to stimulate the economy".

When allegations surfaced that Rand Corporation was lobbying the Pentagon to start a war to save the economy, Washington Post hack David Broder started promoting war as an economic panacea, and former Goldman Sachs analyst Charles Nenner and economist Marc Faber started predicting a major war, people started paying more attention.

And well-known economist and writer Paul Krugman has argued for years that World War II is what got us out of the Great Depression.

For example, Krugman writes today in the New York Times:
World War II is the great natural experiment in the effects of large increases in government spending, and as such has always served as an important positive example for those of us who favor an activist approach to a depressed economy.


But Sunday, Krugman went over-the-top by more or less calling for a major war ... and manufacturing a false justification for starting one, if need be:
If we discovered that space aliens were planning to attack and we needed a massive buildup to counter the space alien threat and really inflation and budget deficits took secondary place to that, this slump would be over in 18 months. And then if we discovered, oops, we made a mistake, there aren’t any aliens, we’d be better.

There was a Twilight Zone episode like this in which scientists fake an alien threat in order to achieve world peace. Well, this time…we need it in order to get some fiscal stimulus.


Après Google+ qui s'attaque à facebook, Google rachète Motorola pour s'attaquer à Apple

Mobiles : Google défie Apple avec le rachat de Motorola
Les Echos, Gregoire Poussielgue, 16/08/2011 (en Français texte en français )
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Le géant de l'Internet met 12,5 milliards de dollars en cash sur la table Il sécurise son système d'exploitation Android Motorola, pionnier déclinant des télécoms, achève son processus de vente par appartements.

Pour tenter de rattraper son retard sur Apple, Google n'a pas hésité à payer le prix fort pour s'emparer de la division mobile de Motorola.

La croissance allemande câle, la Grèce ne veut pas brader

La croissance allemande marque le pas
Le Figaro, Hayat Gazzane, 16/08/2011 (en Français texte en français )
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Le PIB n'a avancé que de 0,1% au deuxième trimestre alors que les économistes attendaient +0,5%. Ce coup de frein brutal est à mettre sur le compte du commerce extérieur, point fort de l'Allemagne, qui a notamment apporté une contribution négative.

Ce résultat s'explique en partie par la performance décevante du commerce extérieur, pourtant point fort de l'économie allemande. L'excédent commercial s'est réduit à 11,5 milliards d'euros contre 12,8 milliards en mai. Les économistes tablaient sur 13 milliards. Les importations ont encore avancé en juin de 0,3% alors que les économistes misaient sur un recul du même ordre. Les exportations ont, elles, reculé de 1,2% sur cette même période après avoir progressé de 4,4% en mai.
Ben c'est très bien ça... L'Allemagne rééquilibre son modèle avec plus de consommation (hausses des importations)...

Mais bon... On parle de croissance là... C'est effectivement l'essentiel pour les rendements des patrimoines bidons des goinfres.

Moi je suis un actif. La croissance, je m'en branle... Ce qui m'intéresse, c'est la croissance par habitant... A 0% de croissance, le niveau de vie des allemands augmente.

Et regardez la différence entre l'accroissement de la population française et allemande :



Et rions un peu avant la faillite... La Grèce ne veut pas brader ses "actifs" et ses belles entreprises farcies des équivalents des dockers CGT de Marseille...
La chute boursière pourrait retarder les privatisations en Grèce
Reuters via L'Expansion, 11/08/2011 (en Français texte en français )
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La Grèce, qui cherche par tous les moyens à éviter un défaut sur sa dette, s'est engagée sur un calendrier de cessions d'actifs visant à lever 50 milliards d'euros d'ici 2015 dans le cadre du plan de sauvetage accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

D'ici la fin du mois de septembre, la Grèce doit avoir atteint un premier objectif de 1,7 milliard d'euros.

Mais la Bourse d'Athènes a perdu 30% depuis le début de l'année et les investisseurs ont vu fondre la valeur boursière de plusieurs entreprises étatiques promises à la privatisation, telles la société de paris OPAP et le fournisseur d'électricité PPC.

Le port de Thessalonique a notamment perdu 37% ces quatre derniers mois, sa valeur boursière chutant à 112 millions d'euros, alors que l'État grec avait prévu d'en vendre ses parts au troisième trimestre.