Alors voila...
Je me suis amusé en 4/6/2 à la très très grosse louche à calculer ce que l'État aurait à gagner à réallouer une partie de ces crédits non utilisés à la construction de nouveaux logements pour solder ce déficit de 1 million de logements.
Je suis parti sur du logement collectif, à 100 000 € l'unité, et dans l'idée de construire sur du foncier de l'État. 100 000 €, c'est cher mais c'est dans l'idée de faire du beau, avec facades en pierres de taille sculptée (ma marotte), histoire qu'on arrête de pondre des bouses cubiques en béton. (colonne C)
J'ai fait une montée en puissance et une décrue symétrique histoire de laisser le temps au secteur économique de s'adapter. Je solde le tout en 10 ans. Et surtout, il faut éviter de se la jouer à l'espagnole et intégrer dès le début que c'est un feu de paille. (colonne B)
Dans la décrue, vu que le déficit immobilier se comble, l'argent enlevé aux autres processus d'aide à l'immobilier n'est pas réinjecté et part dans le budget de l'État. (colonne E)
On nous explique qu'un logement construit, c'est deux emplois sur un an. J'ai donc compté qu'un chômeur coûtant 500€ par mois à l'État devient travailleur et rapporte 500€ à l'État (soit une économie de 24000€ par logement construit). (colonne F et G)
Naturellement, la pénurie immobilière se comblant, ça a un effet sur les prix (colonne H en annuel et colonne J en cumulé).
Au début l'État revend ça au prix de marché. En partant d'une surévalution de 150% du coût du logement à la vente par rapport au coût de construction, il empoche la plus value. (colonne K)
Naturellement, la baisse des prix induite a un effet sur les recettes des droits de mutation et de succession (colonnes L et M). Je suis parti sur des recettes de 25 milliards par an au pifomètre. Je ne sais pas quels sont les chiffres exacts.
En 10 ans, ainsi, l'immobilier redevient abordable (-20 à -30% sur les prix, d'effet pénurie en moins), l'État empoche environ 100 milliards sur l'opération, et baisse son déficit structurel ensuite de 2,5 milliards d'euros.
C'est de l'économie écrite sur un coin de nappe de bout de table. Mais en gros l'idée est là...
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