mardi 26 juillet 2011

L'Etat promoteur immobilier

On nous serine en permanence avec le déficit de 1 000 000 de logements en France. Dans le même temps, Jean Perrin de l'INPI explique que l'État dépense 40 milliards d'euros par an en politique du logement...

Alors voila...

Je me suis amusé en 4/6/2 à la très très grosse louche à calculer ce que l'État aurait à gagner à réallouer une partie de ces crédits non utilisés à la construction de nouveaux logements pour solder ce déficit de 1 million de logements.

Je suis parti sur du logement collectif, à 100 000 € l'unité, et dans l'idée de construire sur du foncier de l'État. 100 000 €, c'est cher mais c'est dans l'idée de faire du beau, avec facades en pierres de taille sculptée (ma marotte), histoire qu'on arrête de pondre des bouses cubiques en béton. (colonne C)

J'ai fait une montée en puissance et une décrue symétrique histoire de laisser le temps au secteur économique de s'adapter. Je solde le tout en 10 ans. Et surtout, il faut éviter de se la jouer à l'espagnole et intégrer dès le début que c'est un feu de paille. (colonne B)

Dans la décrue, vu que le déficit immobilier se comble, l'argent enlevé aux autres processus d'aide à l'immobilier n'est pas réinjecté et part dans le budget de l'État. (colonne E)

On nous explique qu'un logement construit, c'est deux emplois sur un an. J'ai donc compté qu'un chômeur coûtant 500€ par mois à l'État devient travailleur et rapporte 500€ à l'État (soit une économie de 24000€ par logement construit). (colonne F et G)

Naturellement, la pénurie immobilière se comblant, ça a un effet sur les prix (colonne H en annuel et colonne J en cumulé).

Au début l'État revend ça au prix de marché. En partant d'une surévalution de 150% du coût du logement à la vente par rapport au coût de construction, il empoche la plus value. (colonne K)

Naturellement, la baisse des prix induite a un effet sur les recettes des droits de mutation et de succession (colonnes L et M). Je suis parti sur des recettes de 25 milliards par an au pifomètre. Je ne sais pas quels sont les chiffres exacts.

En 10 ans, ainsi, l'immobilier redevient abordable (-20 à -30% sur les prix, d'effet pénurie en moins), l'État empoche environ 100 milliards sur l'opération, et baisse son déficit structurel ensuite de 2,5 milliards d'euros.

C'est de l'économie écrite sur un coin de nappe de bout de table. Mais en gros l'idée est là...

Charles Gave, libéral mais non coupable

Une conférence de Charles Gave assez ancienne, mais que je n'avais pas vue et qui vaut vraiment le coup d’œil :

Charles Gave, libéral mais non coupable
Parti Liberal Democrate, 23/11/2009 (en Français texte en français )


Il a un discours très intéressant sur la monnaie, bien public, et sa libéralisation. Surtout pour un libéral... En revanche, sur la responsabilité des États et des clowns à roulette dans la faillite du social clientélisme, il appuie là où ça fait mal...

Il parle même de Peak Oil (de manière optimiste) et de crise fiscale gigantesque partout en occident d'ici 2013...

"Le capitalisme s'est payé le communisme. Il est en train de se payer la social démocratie."

Le Case Shiller US en petite hausse

Case Shiller: Home Prices increase in May
Calculated Risk, 26/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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En prix réel, ça baisse encore :
Update: Real House Prices and Price-to-Rent
Calculated Risk, 26/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Et le ratio achat / location :

Olivier Delamarche sur BFM Business

Olivier Delamarche sur BFM Business
BFM Business - Intégrale Bourse, Olivier Delamarche, 26/07/2011 (en Français texte en français )

"Bulle" de l'or : il y a encore une sacrée marge

Quelques ratios dans la dernière newsletter de Rosenberg :

Charting David Rosenberg's Thesis: "No Gold Bubble Until $3,000"
ZeroHedge, 26/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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   Peak gold et base monétaire US :


   Ratio cours de l'or / M2 US :


   Ratio cours de l'or / S&P500 :


   Ratio cours de l'or / S&P500 :


   Ratio cours de l'or / Index des treasuries US :


On rentre pas dans une bulle de l'or, on sort d'une bulle sur les actifs papier et la monnaie crédit...

L'étalon or et le gros n'importe quoi budgétaire

Je ne suis pas un grand avocat de l'étalon or mais faut reconnaître que cette vidéo soulève des arguments intéressants :
Fiat Money Produces Endless Sea of Wars, Debt, Social Inequality, Economic Bubbles, Rampant Consumerism, Environmental Rape; Why Gold is the Answer
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 25/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Que les États puissent taxer par l'inflation en soi, pourquoi pas. C'est la forme la plus débile de l'impôt et le degré 0 de la politique, mais ce n'est ni plus ni moins qu'une CSG couplé à un ISF généralisé sur l'épargne monétaire... On ne vous prend pas du nominal, on vous dévalue votre nominal. L'inflation permet aussi de dévaluer en douceur certains revenus sans toucher au nominal, ce qui est toujours politiquement beaucoup plus facile.

La vraie question ici, donc, comme tout impôt, c'est que permet de financer cet impôt inflation...

Mais il y a deux forme d'inflation que ce petit documentaire ne prend pas en compte...

Vous pouvez imprimer de la monnaie bête et méchante (cf avant 1973), et vous pouvez faire de la monnaie crédit... Avant 1973, et la loi interdisant aux gouvernements de faire de l'inflation pour payer leurs déficits, les peuples payaient quasi immédiatement pour les conneries de leurs dirigeants. Ce qui les limitait grandement dans leurs velléités de faire n'importe quoi...

Mais depuis 1973, avec l'inflation de la dette, l'inflation réelle des prix est différée, et surtout orientée vers les actifs. C'est un impôt extrêmement injuste qui profite surtout aux plus riches en position dominante, qui ont capturé l'État, et sont ceux qui ont la plus grande capacité à capturer l'émission de monnaie dette (cf les profits bidons des entreprises). C'est aussi un ponzi qui profite comme tout ponzi à ceux qui y sont entrés le plus tôt, c'est à dire à ceux qui faisaient partie de la population active en 1973, et qui ont eu ainsi la possibilité d'accumuler les promesses de transfert d'impôts futurs des suivants... On a pu donner ainsi immédiatement des susucres à la population tout en alimentant les patrimoines de ceux bénéficiant des susucres, diriger à l'idéologie politique et au gros n'importe quoi, en s'astreignant de tout bon sens et de toute bonne gestion, en alimentant les inégalités et en créant ainsi toujours plus de besoins de susucres... C'est le plus sûr moyen de passer d'une société de classes moyennes à une plèbe impériale sous tittytainment, avec une ploutocratie possédant 100% des ruines. Et je ne reviens pas non plus sur l'évident conflit de générations que ça induit à coup sûr, la destruction de la méritocratie, l'érosion de la croissance structurelle et la prise du pouvoir par la rente.

Avec l'arnaque de la dette publique, les gouvernements ont pu continuer de faire n'importe quoi, d'arroser de raz'gratis, à faire de l'inflation monétaire sans faire d'inflation des prix, et en reportant la facture sur les générations suivantes.

S'il faut choisir entre inflation bête et méchante et déficits publics, je prends l'inflation. C'est démocratiquement infiniment plus juste et responsable.

Mais l'idéal reste le 0 déficit et une inflation faible. Là, on touche du doigt une démocratie responsable de classes moyennes, qui paye des impôts en proportion de ses dépenses. Et nul besoin d'étalon or pour ça... L'interdiction constitutionnelles des déficits publics fait très bien l'affaire. Le voila le vrai étalon or moderne.

La France va enfin essayer de recycler ses chômeurs

Enfin une vraie mesure de gauche... Venant de la droite... Y'a plus qu'à attendre que la fausse gôche agite des bras bien haut et hurle au crime contre le zumanisme zuniversel...

Guéant réduit de moitié la liste des métiers ouverts aux étrangers
Les Echos, 26/07/2011 (en Français texte en français )
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Les ministères de l'Intérieur et du Travail ont arrêté la nouvelle liste des métiers en tension ouverts aux non européens. Le BTP et l'informatique sont les principaux secteurs touchés. L'objectif est de réduire de moitié l'immigration annuelle du travail, qui s'élève à 20.000 personnes par an.

Le projet d'arrêté, que dévoile « Les Échos », réduit d'une petite moitié la liste, créée en janvier 2008, des 30 familles de métiers actuellement ouverts aux non-européens. « Il s'agit de circonscrire cette liste aux métiers les plus qualifiés ou les plus spécifiques, correspondant à des besoins significatifs de main d’œuvre » impossibles à pourvoir à court terme avec des travailleurs déjà présents en France

La nouvelle liste exclut des métiers pour lesquels l'immigration par le travail était déjà quasi inexistante, comme agent d'assurance, installateur d'ascenseurs ou géomètre. Les vraies restrictions se situent dans l'informatique (seules des fonctions pointues d'experts ont été conservées) et surtout dans le BTP, comme annoncé à l'ouverture du dossier.

Pour le gouvernement, la priorité doit en effet être de former des chômeurs pour occuper les postes qui peinent à trouver preneur.

La CFDT se dit « surprise » que le sujet revienne discrètement au cœur de l'été et que l'exécutif ait omis de l'évoquer lors de la réunion du conseil national de l'emploi le 12 juillet dernier. « Très réservée » sur l'approche « nationaliste » du gouvernement, elle réclame de plus amples concertations. Raymond Chauveau (CGT) dénonce une mesure « d'affichage » à « visée politique » mais qui « ne changera pas grand chose. »

Si le signal politique est clair, l'impact réel sur le marché de l'emploi est incertain.

Au passage, je ne peux m'empêcher de noter que sur 200 000 immigrés par an, on en a 20 000 qui le sont pour le travail... Je serais curieux de savoir à quel titre le sont les 180 000 restants.

Le PMI chinois passe sous les 50 (et autres nouvelles)

C'est à dire, en contraction... (Enfin, toutes proportions gardées étant donné la crédibilité des stats sur la Chine) :

China Contracts: HSBC Flash Mfg PMI At 48.9, Down Form 50.1, First Sub-50 Print In A Year As Agriflation Still Rages
ZeroHedge, 20/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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The rumors were true: after printing on the verge of a contraction back in June, July's HSBC Manufacturing PMI is now sub 50, or 48.9: the first sub-50 print in this particular series in a year. This confirms that the manufacturing sector is now in contraction mode.


China PMI in Contraction; IMF Wants Further China Tightening to Combat Inflation
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 20/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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China Overheating

MarketWatch reports China should tighten further, IMF says
The International Monetary Fund on Wednesday said China should continue to withdraw stimulus in part to combat risks of higher-than-expected inflation.

In its annual review of China’s economy, the IMF directors “saw room for further tightening of monetary conditions” and suggested “greater reliance on interest rates and nominal exchange rate appreciation.”

In addition to possible inflation risks from food supply shocks, the IMF staff said China also faced the risk of a possible property bubble and a decline in credit quality in the lending undertaken to protect the economy from the financial crisis.

The IMF board repeated its recommendation that China should allow its currency, the yuan, to strengthen further.


La Sogé sur le Shadow Banking System chinois :
Exposing China's Mysterious Multi-Trillion Shadow Banking System
Société Générale via ZeroHedge, 19/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Because as SocGen's Wei Yao says, "The currently unsupervised development of the informal financing market delays the intended impact of monetary policy tightening, but adds to the risk of precipitating a liquidity crunch of the entire financial system later."


The agency estimates the adjusted TSF to reach CNY 18trn in 2011, which could be one-third more than PBoC’s reading. In that case, the formal banking sector’s share as a financing channel would drop to less than 45%.

The liquidity risk is rising.

Therefore, if the PBoC continues to keep a firm hand on credit growth, the Chinese economy could run into a systemic crunch.


Et la Chine qui achète le pétrole iranien en se passant du dollar :
China And Iran To Bypass Dollar, Plan Oil Barter System, And A Deeper Dive Into The Iranian Oil Bourse
Financial Times via ZeroHedge, 24/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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One of the more notable events in the past week was the previously discussed reopening of the Iranian Oil Bourse, an attempt by Iran to launch a venue that bypasses US sanctions against Iran which has prevented payment in the world's reserve currency for Iranian goods. "Big deal", some will say, this is not the first time Iran has attempt to upstage the Great Satan. Well, true, although as OilPrice said last week, "what it would take for Iran’s new exchange to survive and flourish are some heavy-duty customers that Washington would be wary of picking a fight with, and Tehran already has one – China... China, the world's largest buyer of Iranian crude oil, has renewed its annual import pacts for 2011. In 2010 Iran supplied about 12 percent of China's total crude imports.

Until today, that is: according to the FT, China has decided to commence an barter system in which Iranian oil is exchanged directly for Chinese exports. The net result: not only a slap for the US Dollar, but implicitly for all fiat intermediaries, as Iran and China are about to prove that when it comes to exchanging hard resources for critical Chinese goods and services, the world's so called reserve currency is completely irrelevant. The implications of this are momentous, especially for US debt, whose indomitability is only predicated upon the continued acceptance of the currency it backs as a global reserve.

Le feu de paille des Shale Gaz

Tech Talk - natural gas production, as shale gas arrives
The Oil Drum, 24/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Visiblement, l'augmentation de la production de gaz par les USA (en énergie nette) n'est pas si extraordinaire :
I am indebted to Gail Tverberg for the following plot that shows the longer trend in production, as well as the price (note that the difference in production volumes, relative to my number above, is that the figure below is net dry production. It is net of reinjection, vented and flared, and extraction loss).

Et regardez la vitesse à laquelle le plus gros gisement, à Barnett (Texas), a peaké :
The EIA plot of drilling activity in the gas shales shows the growing popularity of the Eagle Ford and Marcellus, presaging future production increases and a challenge to Louisiana.

Drilling activity in the gas shales of the United States (Smith International via EIA)

The changing emphasis also is an indicator that the day of the Barnett shale appears to now be passing into afternoon.

Production from the different gas shales (EIA Newell)

One of the big questions with gas shale production, however, relates to how long they will continue to produce if the production decline rates fall at levels of 85% per annum that have been reported in the past.

...

Jim Rogers : les USA ont déjà perdu leur statut de AAA

Je n'ai pas le temps de vous faire le suivi des discussions budgétaires aux USA. Surtout que ça change tout le temps. Je vous ferai un post quand on aura un accord final.

En attendant, je vous mets cette interview de Jim Rogers :

Jim Rogers: "The US Has Already Lost Its AAA Status...I Am Short The US Bond Market As We Speak"
The Wall Street Journal via ZeroHedge, 25/07/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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While there is nothing new in the just released Jim Rogers interview with the WSJ, it is always refreshing to hear him tell the truth, which is, of course that "the US has already lost its AAA status. Who cares what Moody's say." As for the response: "The market looks ahead: this is not the first time that the market has dealt with the fact that the US is bankrupt." As for his proclivity to buy long term US debt: "I wouldn't lend money to the US in US dollars for 30 years at 3%, or 4%, or 5% or you name the interest rate.... I shorted it June 10. I am short the US bond market as we speak."