Du côté de l'agriculture, de la spéculation, de la hausse du riz, même s'il n'y a pas de marché à terme sur le riz, du manque d'investissement, de l'explosion de la demande chez les émergents :
Didier Nedelec - Directeur de l'activité Trading commerce international chez Invivo
Un fond qui a pris en location l'équivalent d'un quart de la Beauce en Ukraine... Les terres en friche sont massivement remises en culture dans le monde... "Il faut réveiller le kolkhoze" :
Charles Vilgrain - Président du Directoire d'AgroGeneration
Total qui va chercher la verticalité complète dans le solaire, de la production des panneaux à l'exploitation, afin d'aller chercher à rendre compétitif sans subvention le solaire :
Philippe Boisseau - Philippe Boisseau, président de Total gaz et énergies nouvelles
Besson sur le protectionnisme, et sur le nucléaire français entre autres, comme quoi on n'a pas encore d'alternatives réelles autres que le gaz et le charbon :
La banque populaire : banque mutualiste qui finance un tiers des PME, et donc du vrai investissement... La présentation est très rosifiée, surtout que l'aspect mutualiste bat de l'aile à ce que j'ai compris... Mais c'est intéressant :
Olivier Klein - Olivier Klein, directeur général Banque commerciale et Assurances de BPCE
Pour rebondir sur le post précédent sur le fédéralisme, j'ai cherché une chronique de Daniel sur la mise en place du projet Ariane... Mais je n'ai pas retrouvé... Comme quoi Airbus ou Ariance ne se sont pas faits sur des bases fédérales, mais plutôt multilatérales, avec un leader assumé... Dommage...
Bon sinon, au bourget, ça se passe pas mal du tout pour Airbus :
Au Bourget, Airbus mène la danse face à Boeing
Le Figaro, Marine Rabreau, 16/06/2011 (en Français )
En ce troisième jour d'ouverture du 49e salon du Bourget à Paris, Airbus et Boeing devraient encore annoncer une batterie de commandes. Mais c'est l'européen qui mène le bal des commandes depuis lundi, grâce à son A320 Neo avec environ 550 appareils commandés à ce jour. En deux jours, les deux rivaux ont dépassé les 300 avions commandés.
Ce mercredi, on attend encore deux grosses nouvelles pour Airbus. Qatar Airways va passer commande de cinquante Airbus A320 Neo et cinq A380 , le très gros porteur de l'avionneur européen. En outre, la compagnie indienne IndiGo devrait confirmer dans la journée une méga-commande de 180 Airbus A350 Neo pour une valeur de 16 milliards de dollars au prix catalogue. Par ailleurs, la low cost malaisienne AirAsia est en train de négocier avec Airbus un contrat qui pourrait aller jusqu'à 200 A320 Neo. Tony Fernandes, patron de la compagnie aérienne, est attendu au Bourget jeudi.
Les chinois, eux, débarquent avec Comac et leur C919. Et Ryan Air est très interessé par l'avion low cost :
L’avionneur Comac (Commercial Aircraft Corporation of China) y présente en effet la maquette de son futur moyen-courrier qui devrait concurrencer à l’horizon 2016 l’Airbus A320 et le Boeing B737.
Si Comac met largement en avant les quatre « plus » de son biréacteur (sécurité, confort, rentabilité et écologie), ces annonces ne semblent pas effrayer outre mesure le constructeur européen. « Nous savions depuis un certain temps que de nouveaux acteurs allaient arriver sur ce secteur stratégique en plein essor », explique-t-on chez Airbus dont la chaîne de montage en Chine vient de livrer son 52e A320. « Notre stratégie est de nous différencier par l’innovation, ce qui nous permettra de garder un écart stratégique par rapport à nos concurrents. » D’où le lancement de l’Airbus A320 Neo qui consommera 15 % de carburant en moins par rapport à la première version de ce best-seller et qui sera commercialisé en 2016. « Nous faisons valoir notre expérience, la maturité de nos produits et leur éco-efficience, tant d’un point de vue écologique qu’économique. »
A suivre...
RYANAIR | COMAC : Signature d’un accord avec l’avionneur chinois pour le C919
La compagnie irlandaise Ryanair annonce avoir signé un protocole d’accord avec l’avionneur chinois COMAC, à l’occasion du salon du Bourget.
Cet accord porte sur le développement de l’avion COMAC C919 pour lequel Ryanair apporterait son « expérience et son expertise ». L’appareil, qui pourrait transporter jusqu'à 200 passagers, pourrait être disponible en 2018.
Eurocopter présente son X3, son hélicoptère avion, qui vole à 400 km/h (contre 250 maxi pour les autres hélicoptères) :
Toujours dans la continuation de la restauration de l'ancien régime, et histoire de garantir les patrimoines bidons de la génération des goinfres, la dette publique grecque est tranquillement transférée du bilan des banques et des assurances vie sur le dos du travailleur (vu que les revenus du faux capital ne sont quasiment pas taxés) :
Each Eurozone Household Will Guarantee €1,450 Of Greek Debt By 2014
the main reason why European taxpayers should be concerned about the happenings in Athens, which are nothing but the latest in a now endless series of taxpayer to banker capital transfers, is that as Open Europe says by 2014, almost two-thirds of Greek debt will be taxpayer-owned!
However, by 2014 and following a second bailout, this will have increased to a staggering €1,450 per household.
Naturellement, les escrocs croulantocrates de la gôche comme de la droâte, au service de leurs clientèles de rentiers, vont vous expliquer que "vous comprenez ma p'tite dame, c'est la sôlidarité"...
Le bank run grec s'amplifie et les épargnants grecs fuient le papier rance et se réfugient dans l'or :
Greek savers rush for gold
Financial Times via GATA, 22/06/2011 (traduire en Français )
Greek citizens are emptying savings accounts and buying gold as they brace themselves for the possibility of a sovereign default and a run on the banks.
Monthly bank withdrawals were running at E1.5 billion-E2 billion in the first quarter. Last year, depositors withdrew E30 billion, equivalent to 12.3 per cent of total savings, according to the central bank. Greek deposits worth an estimated E8 billion were transferred to banks in Cyprus in 2010. But the flow has dried up this year amid fears that Cypriot banks could suffer contagion.
Others put their savings into land when prices fell after Greece's first European Union-led rescue last year.
Papandreaou a eu son vote de confiance :
As G-Pap Survives Another Day, Here Are The Next Steps: SocGen's Take
George Papandreou’s PASOK government survived the confidence vote on Tuesday night. As expected, Papandreou obtained a relatively narrow majority, with 155 votes to 143 in the 300 seat Parliament (and two abstentions). The focus now shifts to next Tuesday’s Parliamentary vote of the Medium-Term Fiscal Plan (MTFS). The MTFS includes €28bn of additional austerity measures for 2011-2012 as well as an accelerated privatisation plan.
The IMF will only disburse if the EU does
Sur les privatisations en Grèce :
Tout doit disparaitre !!!! : La grande euro-braderie
La Presse (Montréal) via Le blog à Lupus, Richard Dupaul, 20/06/2011 (en Français )
Pour faire fondre sa dette abyssale, dont les seuls intérêts absorbent plus de 7% du PIB, la Grèce a promis de privatiser ses ports, autoroutes, aéroports et même la loterie nationale. Ce solde d’été peu commun intéresse évidemment les Chinois, déjà actionnaires du port du Pirée, mais aussi les fonds souverains des pays émergents et même les riches États européens, comme l’Allemagne.
Or, cette triste opération d’urgence, qui vise à renflouer les coffres des gouvernements, risque d’être un échec sur le plan financier. Opportunistes et peu portés à la compassion, les acheteurs n’ont pas l’habitude d’être particulièrement généreux devant des vendeurs à genoux et sans véritable pouvoir de négociation.
Par ici les aubaines
Un bel exemple est la première transaction de cette grande liquidation impliquant le groupe de télécommunications grec OTE.
Athènes vient de vendre 10% d’OTE (Hellenic Telecommunications Organization S.A.) au géant allemand Deutsche Telecom (DT), dont la participation dans le groupe grec grimpe ainsi à 40%.
La valeur de cette transaction? Tenez-vous bien: 400 millions d’euros, ou moins du tiers du prix payé par «DT» lorsque celui-ci a acquis une part de 30% de l’opérateur grec en 2009. Une vente humiliante.
Cette transaction illustre les défis qui attendent la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Irlande qui espèrent ainsi amasser plus de 100 milliards de dollars (72 milliards d’euros) dans ce qui constitue la plus grande braderie d’Europe depuis au moins une décennie.
Dans les îles grecques, outre le secteur des télécoms, vous trouverez un peu de tout:
- les ports du Pirée et de Salonique attendent vos offres. Celui du Pirée, un des plus importants de la Méditerranée du Sud-Est, a déjà été à moitié concédé au géant chinois Cosco (pour un contrat de 35 ans). Cette fois, l’État grec pourrait privatiser entièrement les deux ports, qu’il contrôle à 75%;
- Athènes veut aussi vendre 17% du principal producteur grec d’électricité, PPC. Mais il sera difficile de trouver un acheteur sans dérégulation préalable du secteur de l’énergie, puisque les tarifs de l’électricité sont en Grèce parmi les plus bas d’Europe;
- le groupe de paris sportifs OPAP est aussi à vendre. Et d’autres privatisations sont prévues en 2012 et 2013, notamment l’Aéroport international d’Athènes, quelques ports régionaux et même la banque agricole ATE.
La Grèce, dont les dettes totales de 330 milliards d’euros représentent une fois et demie la taille de son économie, a promis de vendre pour 50 milliards d’euros d’actifs, lesquels incluent des participations dans le moribond secteur bancaire du pays.
Or, le gouvernement sera chanceux d’amasser la moitié de cette somme avec les privatisations.
«Aucun investisseur étranger ne viendra y toucher» à moins que les prix demandés soient très faibles, affirme la banque autrichienne UniCredit dans une note financière. La Grèce risque de brader bon nombre de ses biens pour dégager des fonds rapidement.
Il y a un mois, le FMI avait même suggéré aux Grecs de céder des équipements publics (stades), et aussi «des terres, des îles ou des plages». Une proposition au goût douteux qui avait provoqué la révolte des gens de la rue, opposés à l’idée de voir le Parthénon transformé en une sorte de Disneyland.
La phrase choc d'un député grec :
"This Is Not A Program to Salvage the [Greek] Economy, It's a Program for Pillage Before Bankruptcy"
Washington’s Blog via ZeroHedge, 21/06/2011 (traduire en Français )
"This is not a program to salvage the economy, it's a program for pillage before bankruptcy," said Alexis Tsipras, head of the small opposition Left Coalition.
Liquidation totale. Tout doit disparaître...
Le FMI sur l'Espagne :
Le FMI publie un rapport alarmant sur l'économie espagnole
Alors que tous les pays de la zone euro sont au chevet de l'économie grecque, le Fonds monétaire international a exacerbé l'inquiétude, mardi 21 juin, en dressant un constat sévère de l'économie espagnole, qui salue les réformes menées, mais met en garde contre les "risques considérables" qui la menacent.
"Certains des problèmes sous-jacents de l'économie espagnole, surtout la faible croissance de la productivité et le dysfonctionnement du marché du travail, doivent encore être réglés", note l'organisme, ajoutant que "cela signifie que les réformes menées doivent être renforcées". Il s'agit notamment de "rendre plus crédible la consolidation fiscale", de "boucler la réforme du secteur financier" et de "renforcer courageusement les réformes du marché du travail pour réduire fortement le chômage". Le FMI évoque la nécessité, selon lui, de rendre plus flexible la négociation collective, de renoncer à l'indexation des salaires sur l'inflation et de diminuer encore les indemnités de licenciement.
Ce constat intervient quelques jours après une manifestation, dimanche, de dizaines de milliers d'Espagnols à Madrid, pour protester contre la crise et les mesures d'austérité qu'elle entraîne.
Mais bon, rassurez vous. C'est les analyses du FMI Un rapport d'un audit interne conclue d'ailleurs que le FMI, c'est rien qu'une bande de tocards
Internal IMF Audit Finds Bailout Fund Has Zero Credibility
While the fact that its former head is an alleged rapist caught some by surprise, the observation that the IMF has no credibility whatsoever has been well known for a long time by all market skeptics. It is therefore gratifying to discover that the IMF's own internal audit committee has just concluded that the International Bailout Fund is full of it: "policy conclusions from International Monetary Fund research don’t always follow the underlying analysis, thereby potentially harming the institution’s reputation, according to an internal audit. “Many staff indicated that they often felt pressure to align their conclusions with IMF views,” the institution’s Independent Evaluation Office said in a report released today." And not only is the IMF lying, it also happens to be incompetent: "The office found that from 1999 until 2008 the “relevance” of research was hampered by insufficient consultation with the topic countries, the evaluation office said in a statement. The technical quality of working, regional and background papers was “quite uneven,” the study found." The culprit: the IMF's endless brown-nosing to Ben Bernanke: "An audit released in February found IMF economists missed signs of fragility that led to the 2008 financial collapse, partly because agency staff were “in awe of” monetary authorities in the U.S. and other major economies."
Vous pouvez écouter l'émission des experts d'aujourd'hui aussi... Elle était très interessante. On commence à bien toucher du doigt la panique et le sentiment d'urgence...
Naturellement, les européistes profitent de l'occasion pour essayer de nous vendre leur URSS européenne, histoire de poursuivre la soviétisation de l'Europe, et de créer toujours plus de transferts des forces productives méritantes vers les clientèles habituelles...
La lente renaissance de l'idée fédérale
France Inter - Géopolitique, Bernard Guetta, 22/06/2011 (en Français )
L’Union ne le peut pas plus qu’un pays doté d’une monnaie nationale ne peut avoir autant de politiques que de régions. L’Union ne peut pas non plus laisser perdurer de trop grands écarts de croissance et de compétitivité entre ses États qui sont ses régions nationales. L’Union doit avoir une politique économique commune mais cette politique doit relever d’un choix démocratique et non pas de simples additions. L’Union doit avoir, autrement dit, un gouvernement commun, procédant d’une majorité paneuropéenne désignée par l’ensemble des électeurs européens après une confrontation entre des programmes pour l’ensemble de l’Union.
Bref, les compétitifs allemands vont devoir souffrir de filer leur pognon aux grecs... Histoire que ces derniers puissent continuer de jouer au pays riche sans avoir à se réformer, sur le dos de ceux qui ont fait leurs réformes anti rente... C'est un peu du Atlas Shrugged à l'échelle des nations désormais...
Naturellement, selon moi, la solution, ce n'est pas d'organiser des transferts de l'Allemagne vers la Grèce. Le bilan sur la richesse totale va être négatif. Ce n'est pas de la solidarité, c'est du racket. De la même manière que pour la France aujourd'hui en interne au pays. Et devant l'échec annoncé de la soviétisation de l'Europe et l'appauvrissement annoncé pour cause de démolition des incitatifs les plus élémentaires, les élites de gôche finiront encore, comme aujourd'hui en France avec ses 56% de dépenses publiques dans le PIB, à accuser l'affreux néo turbo libéralisme...
Si la Grèce veut avoir le niveau de vie des allemands, et bien elle n'a qu'à se réformer pour le mériter...
Signe des temps, le PS et le SPD, les partis qui espèrent arriver au pouvoir l’année prochaine en France et l’année suivante en Allemagne, travaillent depuis des mois à l’élaboration d’un programme commun et viennent de tenir, hier, à Paris, un bureau national commun. Tous deux appellent à une taxation des transactions financières, à l’émission d’emprunts européens et à l’harmonisation des politiques fiscales et sociales des États membres. C’est un premier pas, de gauche et franco-allemand, vers le fédéralisme, l’ébauche d’un programme de gouvernement européen auquel les autres grands courants paneuropéens se doivent d’opposer leurs propres propositions s’ils veulent apporter des réponses aux problèmes tels qu’ils se posent : à l’échelle européenne.
La taxe Tobin, ok. L'harmonisation des politiques fiscales et sociales pour éviter le dumping entre États, et le moins disant en terme d'imposition pour les riches, pourquoi pas... Mais il n'y a pas besoin de fédération pour ça.
Quant aux eurobonds, c'est encore un énième chèque en blanc à l'Europe du Sud et ils vont se remettre à chier de la dette publique comme des sourds pour acheter les élections à coups de raz'gratis, en se disant en plus cette fois qu'ils sont assurés dès le départ que les allemands et les finlandais paieront au final.
Cette Europe est en train de crever. Le fédéralisme, je n'y crois pas une seconde. Jamais un finlandais ne va accepter de se faire dicter sa politique sociale ou fiscale par un grec. C'est grotesque. Personne ne parle la même langue. Les cultures sont très différentes.
Encore un énième délire d'homme nouveau pondu par des castes dirigeantes illuminées, et à ranger dans les mêmes poubelles de l'histoire que le fascisme, le communisme, et le multi culturalisme...
Pour ceux que ça interesse, pour avoir l'autre son de cloche, du côté des souverainsites anglo saxons, Nigel Farage était sur King World News à ce sujet :
MEP Nigel Farage
King World News, 18/06/2011 (traduire en Français )
Faites votre choix. Pour moi, perso, là, ça va trop loin. Cette Europe est grotesque. Ça ne marche pas.
Et que ça déplaise ou non à nos élites, il n'y a de solidarité qu'entre personnes se sentant appartenir à une même communauté. Sinon, ce n'est pas de la solidarité, c'est du racket, contre la volonté de celui qui soutient l'autre. D'ailleurs au passage, avec leurs délires multi-culturalistes, faudrait peut-être qu'ils se posent des questions sur l'effondrement de l'acceptabilité de l'impôt alors que les gens ne veulent plus payer d'impôts pour aider des gens avec qui il ne se sentent plus aucun sentiment d'appartenance à un destin commun.
Il n'y a pas de peuple européen. C'est une ânerie. Il y a des nations européennes, qui peuvent vivre en parfaite harmonie et commercer. On peut même arriver dans la douleur à tenir avec une monnaie commune, même si le one size fits all des taux n'aide franchement pas. Mais le fédéralisme, je n'y crois pas une seconde.
Naturellement, on les voit déjà arriver avec leur gros sabots et le chantage à la guerre si jamais on refuse le fédéralisme. Mais c'est une escroquerie. L'Europe restera en paix, fédéralisme ou non. Aujourd'hui, aucune grande nation ne peut se permettre de prendre le risque d'une guerre d'importance qui menacerait son propre sol. tout simplement parce que personne ne peut espérer en sortir gagnant. Nos sociétés sont devenues trop fragiles, des systèmes complexes avec beaucoup trop de noeuds critiques et faciles à casser, pour que quiconque puisse espérer gagner quoi que ce soit à faire la guerre.
ZeroHedge : A few weeks ago we pointed out what may be the most troubling (and Marxist) observation in America's labor arena, namely that the labor's share of national income has dropped to the lowest in history as a record number of Americans now focus on wealth creation through assets (i.e. owners of capital) instead of labor. In his just released latest letter (below) Bill Gross piggybacks on this observation in what is one of the most scathing notes blasting the traditional of higher education, and in essence claiming that college, as means of perpetuating a broken employment status quo whcih redirect labor to a now-expiring Wall Street labor model, is now worthless: "The past
several decades have witnessed an erosion of pour manufacturing base in
exchange for a reliance on wealth creation via financial assets. Now, as that road approaches a dead-end cul-de-sac via interest rates that can go no lower, we are left untrained, underinvested and verindebted
relative to pour global competitors.The precipitating cause of pour structural employment break is both internal neglect and external competition. Blame us. Blame them. There’s plenty of blame to go around." And why college graduates have only a 6 digit loan to look forward to: "American citizens and its universities have experienced an ivy-laden ivory tower for the past half century. Students, however, can no longer assume that a four year degree will be the golden ticket to a good job in a global economy that cares little for their social networking skills and more about what their labor is worth on the global marketplace." And some very bad news for the communists in the White House and the chimpanzees in the San Francisco Fed who continue to believe that unemployment is anything but structural: "The “golden” days are over, and it’s time pour school and jobs “daze” comes to an end to be replaced by programs that do more than mimic failed establishment policies favoring Wall as opposed to Main Street."
Bill Gross : College was great as long as the jobs were there.
Now, however, a growing number of skeptics wonder whether it’s worth the time or the cost. Peter Thiel, an early investor in Facebook and head of Clarium Capital, a long-standing hedge fund, has actually established a foundation to give 20 $100,000 grants to teenagers who would drop out of school and become not just tech entrepreneurs but world-changing visionaries. College, in his and the minds of many others, is stultifying and outdated – overpriced and mismanaged – with very little value created despite the bump in earnings power that universities use as their raison d’être in pour modern world of money.
Fact: College tuition has increased at a rate 6% higher than the general rate of inflation for the past 25 years, making it four times as expensive relative to other goods and services as it was in 1985.
Fact: The average college graduate now leaves school with $24,000 of debt and total student loans now exceed this nation’s credit card debt at $1.0 trillion and counting
It is clear, however, that neither party has an awareness of the why or the wherefores of how to put America back to work again. Few economic advisors from either party ever mention structural long-term disconnects in employment – a recognition that cyclical influences will no longer dominate the U.S. labor market. Manufacturing and goods exports have ceded enormous ground to China and other developing labor markets, as America’s reliance on services and high tech innovation has exposed gaping holes in an historically successful model. Almost any industry dominated or significantly connected to finance and financial leverage has hit the canvas and stayed down in the aftermath of Lehman 2008. Housing construction, real estate brokerage, banking and consumer retail employment will likely never come back to levels dominated by pour prior decade’s excessive leverage and its abuse leading to overconsumption. Because of that focus, a “shovel-ready,” vigorous manufacturing sector is not there to pick up the slack.
Similarly, the high tech paragons of the 21st century – Apple, Microsoft, Google, Facebook et al. – never were employers of high school or B.A. college graduates in significant numbers. Production of hardware, to the extent that any was needed, quickly gravitated to foreign ports of call where workers were willing to produce an excellent product for 1/10th of the U.S. wage. The past several decades have witnessed an erosion of pour manufacturing base in exchange for a reliance on wealth creation via financial assets. Now, as that road approaches a dead-end cul-de-sac via interest rates that can go no lower, we are left untrained, underinvested and overindebted relative to pour global competitors. The precipitating cause of pour structural employment break is both internal neglect and external competition. Blame us. Blame them. There’s plenty of blame to go around.
Solutions from policymakers on the right or left, however, seem focused almost exclusively on rectifying or reducing pour budget deficit as a panacea. While Democrats favor tax increases and mild adjustments to entitlements, Republicans pound the table for trillions of dollars of spending cuts and an axing of Obamacare. Both, however, somewhat mystifyingly, believe that balancing the budget will magically produce 20 million jobs over the next 10 years.
Par contre la suite, je ne le suis pas. C'est tarifs douaniers contre la Chine, et emplois publics sert à rien payés à coup de dette publique... Bref, c'est grotesque...
Pour la partie protectionnisme, parler de TVA sociale serait plus intelligent... Les USA ont comme la France besoin de consommer moins et d'investir plus... Pour la partie emploi, faire de la dépense publique ok, mais pas dans le vide. C'est pas les investissements utiles qui manquent aux USA. Qu'ils investissent plutôt massivement dans la laine de verre et dans les transports en commun. Ça sera toujours ça de gagné...
Et tiens, en prime, je vous mets un graphe qui ne manque pas d'intérêts, d'une correlation entre le ratio nombre de retraités / nombre d'épargnants et les taux d'intérêts...
Do Deteriorating US Demographcs Predict 10%+ On The 10 Year?
En même temps, c'est logique... Moins les épargnants sont nombreux, plus l'argent vaut cher... Bon après, c'est peut-être juste un hasard. Mais alors un hasard avec une belle corrélation de 0,91 quand même...
SEC TO HOLD CONFERENCE CALL TO DISCUSS ENFORCEMENT VS JP MORGAN JP MORGAN TO PAY $153.6M TO SETTLE SEC CHARGES JP MORGAN TO SETTLE SEC CHARGES ON MISLEADING IN CDO ON HOUSING
Pour ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire :
JP Morgan Pays $153.6 Million to Settle SEC Charges on Toxic Magnetar CDO
naked capitalism, 21/06/2011 (traduire en Français )
The SEC announced that JP Morgan has agreed to pay $153.6 million to settle charges related to a $1.1 billion heavily synthetic CDO called Squared which JP Morgan placed in early 2007 and was managed by GSC Partners, a now defunct CDO manager. The SEC has a cute but not all that helpful visual on the site, save it reflects the role of Magnetar as the moving force behind the deal.
Per the SEC’s complaint against JP Morgan, Magnetar provided $8.9 million in equity and shorted $600 million notional, or more than half the face amount of the CDO (this is consistent with pour analysis, which had suggested that Magnetar, unlike Paulson, did not take down the full short side of its deals, since it like staying cash flow positive on its investments.
Un peu comme pour Abacus (avec Paulson et Goldman Sachs), de la merdouille titrisée en CDO² conçue uniquement pour la refiler à des pigeons et la shorter par derrière...
L'immigration est une politique de droite la plus crasse qui ne profite qu'aux vieux rentiers... J'en ai déjà parlé moultes fois. Vous pouvez remonter le tag immigration à ce sujet...
Le député André Gerin crée la polémique au PCF en critiquant l'immigration
Le Monde, Alexandre Piquard, 21/06/2011 (en Français )
"Non, l'immigration n'est pas une chance pour la France." Dans la bouche d'un élu communiste, la phrase surprend et crée la polémique. Elle est signée André Gerin, député du Rhône, qui l'a glissée dans un billet dénonçant le "sabordage" de son parti qui soutiendra à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, qui n'est pas issu du PCF.
Et dans le billet en question :
Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge entretenu depuis 30 ans. Oui c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter, pour généraliser l’insécurité sociale, exclure, ghettoïser des millions de familles et de jeunes français de la vie sociale et politique.
Nous serions contraints d’accepter tous ceux qui viendraient dans notre maison France. Il faut refuser cette réalité et faire en sorte que l’on combatte les dérives communautaristes.
Aujourd’hui limiter y compris l’immigration régulière devient vital face une situation intenable et explosive dans des centaines de villes populaires. C’est la seule manière d’endiguer le Front national en démontrant que la situation n’a rien d’inéluctable et surtout qu’il n’y a aucune raison d’accepter une fatalité du déclin démographique en France et en Europe.
Développer des accords et des aides massives avec les pays arabes devient urgent pour des politiques de coopération de co-développement afin de favoriser leur combat à la suite de la révolution du Jasmin. Il est temps de sortir des rapports de domination pour considérer ces peuples comme des peuples adultes.
Devant la faillite de leurs plans de débilos pour l'Europe, on voit arriver toute la clique de gôche, inculte en économie, incapable de faire une règle de trois et qui ne jure que par la Politique avec un grand P contre l'économie avec un tout petit e, pour essayer de nous vendre désormais le fédéralisme européen...
Comme toujours, concrètement, derrière, se cache encore et toujours de la fausse sôlidarité de gôche, où l'Europe des faillis du Sud exige de l'Europe industrieuse du Nord qu'elle lui verse le tribut...
Nicolas Demorand dans Libération a sa solution : le fédéralisme. "L'avenir de l'Europe, dit-il, c'est à court terme la faillite ou le fédéralisme". Avec quels outils ? Un gouvernement économique, un ministre des Finances, une Autorité capable de s'exprimer au nom de tous. Et pour cela Nicolas Demorand appelle à parler de nouveau la langue qu'un Köhl ou un Mitterrand avait su naguère inventer.
Mais oui mais oui
Ils peuvent bien nous la jouer "théorie du choc" contre l'affreux néo turbo libéralisme à gauche... Pour l'instant, ceux qui aimeraient profiter de la crise pour faire avancer au forceps leur rente de gôche, c'est bien les cigales du sud...
Nigel Farage sur la question...
Nigel Farage Explains Why Greece Must Be Allowed To Default
Listen to Borges state: "We really believe that many of the current problems result from incomplete integration. In the process of developing monetary union like the United States, which is a fully integrated monetary union, you have obstacles that magnify the problem." What he seems to forget is that final fiscal and monetary union in the US only happened after the then bloodiest war in history, in a country that was already united by language law and customs. It is extraordinary that the IMF is suggesting that this economic crisis is in any way synonymous with what was happening in the US in the 1840s. The only slavery here is of the people to the Eurocrats dream. For without democratic control, we are left with something akin to slavery.
Tout ceci devient vraiment grotesque... Ça me rappelle aussi cette vidéo plus ancienne de ce Vladimir Konstantinovitch Boukovsky :
I have lived in your future. And it didn't work.
Pour le coup, je suis de l'avis de Madelin, quand il explique qu'on peut très bien faire une union monétaire sans fédéralisme économique. Mais alors, pour s'ajuster, il faut que les pays soient capables d'organiser la déflation intérieure... Et peut-être que ça les pousserait à faire les réformes de fond consistant à tuer la rente.
Sur le sujet, Bayrou était interviewé sur Inter. Lui aussi, comme les Lib Dem anglais d'ailleurs, prône la même chose... Là dessus, je ne le suis pas du tout...
C'est ce genre de mesures concrètes et efficaces qui sont à même de redresser la France et l'Europe du Sud, et de rééquilibrer leur consommation par rapport à leur production.
Pas les délires soviétoïdes d'une gôche qui ne sait plus quoi inventer pour continuer de promettre aux goinfres qu'ils pourront continuer de péter indéfiniment plus haut que leur cul...
The euro is becoming an ever greater threat to Europe's common future. The currency union chains together economies that are simply incompatible. Politicians approve one bailout package after the other and, in doing so, have set down a dangerous path that could burden Europeans for generations to come and set the EU back by decades.
Augmentation de la dette publique :
Croissance :
Production industrielle :
L'Europe du Sud est littéralement bouffée par la rente. Son modèle keynésien de demande sovable à crédit est mort. Soit elle se réforme et tue la rente et la fausse demande sovable, soit elle devient pauvre...
Pour achever le tableau, il n'y a plus qu'a attendre que la jeunesse éduquée sans avenir autre que la traite par les vieux rentiers se barre... Tiens au boulot, aujourd'hui, encore un stagiaire bac + 5 en info, qui parle d'aller faire un VIE en Finlande... C'est le 2ème en 3 ans que je vois partir là bas...
Et faudra aussi penser à envoyer aux allemands les brillantes idées de Demorand. Si c'est pas sur papier glacé, je suis sûr que ça leur fera un bon papier cul...
En attendant, comme toujours, la mauvaise sôlidarité chasse la bonne. Et vu qu'il faut garantir à une bonne grosse moitié du 3ème âge son acquis social aux 3 croisières par an, en plus de lui garantir son épargne bidon en dette publique bien rance, on en arrive à ça :
La Commission européenne a annoncé lundi une sévère réduction l’an prochain de l’allocation au programme d’aide alimentaire destiné aux plus démunis des Européens, ramenée à 113 millions d’euros, soit 400 millions de moins que cette année.
Selon plusieurs associations caritatives, cette baisse drastique de l’aide aux plus démunis pourrait priver au moins 2 millions d’Européens de l’aide alimentaire dont ils ont besoin.
Ces dernières années, le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) était abondé à hauteur d’environ 500 millions d’euros par an. Selon les estimations, 43 millions de personnes dans l’UE sont menacées par la pauvreté alimentaire.