mardi 7 juin 2011

Pourquoi la France veut à tous prix un français à la tête du FMI

Haaaa la Fraônce... Ou l'art de la fausse sôlidarité à deux balles poussé à son paroxysme, à vouloir récupérer le FMI pour extorquer du fric aux japonais, aux américains et mieux encore, aux émergents, pour sauver la fausse épargne de ses vieux rentiers...   

Why Are the French So Determined To Run The IMF – And What Will It Cost You?
The Baseline Scenario, Simon Johnson, 03/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Why does this make sense?

It doesn’t – unless you understand that the goal of these various bailouts is to ensure that German and French taxpayers do not realize the full extent of their losses or the ways in which their banks have been completely mismanaged.

Take the most generous interpretation of IMF lending to Greece – it is like the U.S. Troubled Asset Relief Program, in the sense that there will be a great deal of outlay but all or most will be repaid in nominal terms.

Such lending could be made just as easily by other eurozone countries, either from current resources or by borrowing in the markets – for example, Germany has plenty of fiscal credibility and issues some of the lowest risk sovereign debt available. But even if the money lent to Greece in this fashion were all paid back, this would look bad – to German voters (and to French voters, as France would have to lend also).

Such loans are much more risky than commonly supposed. The IMF does eventually get its money back nominally, but not always in real terms (adjusted for inflation) and definitely not on a risk-adjusted basis (i.e., the interest rate charged does not include proper compensation for the risks being taken). There is a very real possibility that some or all of the monies lent will not be paid back in the foreseeable future.

The International Monetary Fund is, in this regard, essentially a credit union owned by 187 countries – with voting based on ownership shares that reflect relative economic size. The European Union “owns” about 30 percent of IMF, so 70 percent of any money at risk belongs to other countries: about 17 percent US, 7 percent Japan, 35 percent emerging markets, plus some more mixed sets of countries.

If Ms. Lagarde becomes managing director she can directly influence the terms of IMF involvement – and based on her negotiating position to date within the eurozone, we can presume she will lean towards more money, easier terms, and above all no losses for the banks that made foolish loans.

the eurozone leadership, under French guidance, will go for the Full Bailout option, in which all Greek debt is bought up by the IMF, by the European Central Bank, and by other eurozone entities. This debt will be held to maturity – and any creditor who did not yet sell will be made whole (those who already sold at a loss are out of luck).

This course of action will be expensive, in terms of nominal outlays and in real risk-adjusted terms, because whatever terms Greece gets must also be offered to Ireland and Portugal.

The French want to sway decision-making at the IMF in order to use US, Japanese, and poorer countries’ money to conceal from their own electorate that the eurozone structure has led all its members into serious fiscal jeopardy – some borrowed heavily, while others let their banks lend irresponsibly and thus created a large contingent liability.

The best way to hide the true cost is to have other people’s taxpayers foot the bill, preferably with the least possible transparency. There is a lot at stake for eurozone politicians. Ms. Lagarde will run the IMF.

Y a pas à chier. Le pays de minables escrocs qu'on est devenus est incontestablement un phare pour l'Humanité   

Fréquentation du blog

Petit point mensuel sur le blog...

La fréquentation ce mois ci. Le gros pic, c'est l'affaire DSK, sur ce pov' post à la con avec juste l'acte d'accusation...   


Hormis ce pic, c'est plutôt plat depuis février...

Le blog a repris quelques places et est repassé 42ème au classement wikio.

J'ai également viré du bandeau de droite le compteur qui, visiblement, lançait des popups intempestifs. Je ne m'en suis rendu compte que ce matin   

Et sinon, je remercie les 4 contributeurs qui m'ont soutenu pour un total de 50€...

Enfin, vos commentaires font pas mal vivre le blog. N'hésitez pas à prendre des comptes google et à vous mettre des avatars histoire qu'on repère mieux qui est qui...

Revue de presse radio

Une chronique de Bernard Maris, sur le système fiscal français, sur ces abrutis de français qui applaudissent des deux mains à la la suppression des droits de succession, autrement dit la mort de la méritocratie, la restauration de l'ancien régime et de la société de la naissance   

Également sur la classe moyenne ouvrieuse qui se fait traire sur l'autel de la rente et des vieux rentiers, qui eux ne payent quasiment aucun impôt sur leur fausse épargne accumulée en 30 ans de ponzinomics... Sur les niches fiscales...

Vous noterez que dans ce système là, vaut mieux pas être jeune, méritant, et sans héritage...

L'impossible réforme du système fiscal
Bernard Maris, France Inter, 14/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


Lenglet sur la taxation des oeuvres d'art :
François Lenglet - La Tribune
BFM Business, 06/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


Sur la mort du modèle de croissance du monde d'avant...
L'impossible croissance
France Inter, 28/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


Contre le pessimisme et le déclinisme. Dont ce blog participe, j'en conviens. Mais moi je ne m'estime pas pessimiste, je m'estime juste réaliste... Ce pays est juste en train de crever sous le poids des vieux goinfres, et de la rente sur leurs patrimoines bidons... Et tout est bien en place pour que surtout rien ne change...
Thierry Saussez - Communicant et auteur du « Manifeste pour l'optimisme »
BFM Business, 02/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien 
"Ce n'est pas d'indignation dont la France a besoin, c'est d'action, de mobilisation, d'engagement."

"D'abord l'indignation ça ne produit rien."

"On sent monter en France une culture du réalisme. Oui, les français se sont convertis à la réforme. Ils ont compris qu'il fallait changer le pays. Ils ont même découvert, figurez vous, qu'il y avait une Europe et un monde."

La réforme... L'optimisme... Mais oui mais oui...    Moi je ne vois que de la rente à tous les étages, et des millions de rentiers prêts à tout pour défendre leurs acquis "sociaux" d'un côté et leurs patrimoines bidons de l'autre...

Moscovici suite à l'abandon de DSK et sur le programme du centre gauche :
Pierre Moscovici
France Inter, 07/06/2011 (en Français texte en français )

Geithner sur la concentration des banques

Remarque intéressante de Geithner au sujet de la concentration du système bancaire américain :

Tim Geithner's Remarks To The International Monetary Conference On Systemic Risk
ZeroHedge, 06/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Timothy Geithner : The three largest U.S. banks account for 32 percent of total banking assets in the United States, in comparison to 46 percent for the three largest in Japan, 58 percent in Canada, 63 percent in the UK, 65 percent in France, 70 percent in Germany, 71 percent in Italy, and 76 percent in Switzerland. And total banking assets are 461 percent of GDP in the UK, 178 percent in Germany, and 820 percent in Switzerland.

Et ce graphique, à encadrer et à afficher au dessus de la cheminée (je pense à votre décoration intérieure   )


On voit bien les pays qui ne sont guère plus que des Hedge Funds ambulants, France incluse...

Après... comme toujours, la vraie question, c'est de savoir qu'est ce qu'on trouve qualitativement comme actifs derrière tout ça...

Et là, j'ai peur que les banques européennes avec leur papier gras investi en dette publique bien rance et en pénurie immobilière organisée ne soient guère plus que des ponctionneurs de rente pour le compte des vieux rentiers et de la fausse épargne... Il n'y a quasiment pas d'investissement productif dans tout ça... Ce n'est que de la rente, résultat de 30 ans de ponzinomics néo keynésiennes...

Allez faire de la croissance là dessus en se trainant un tel boulet parasitaire...  

Sans relèvement du plafond de la dette, les USA continuent de puiser dans les retraites des fonctionnaires

Quantifying The Treasury's Plunder Of Retirement Accounts: $80 Billion Between The G- And CSRD Funds Since Debt Ceiling Breach
Stone McCarthy via ZeroHedge, 06/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
retirement funds have seen a "disinvestment" of nearly $80 billion in the past 3 weeks just to make space for further funding of bloated government, defense spending, and healthcare benefits.


In May, those holdings declined $21.8 billion.


The balance in the G-fund was $73.3 billion as of May 31, down $56.0 billion from the end of April.

we can assume that Treasury suspended investing about $57.0 billion of G-fund securities in order to create room under the debt limit.

Le Pérou sur les pas du Brésil ?

La revanche de l'autre Pérou
France Inter - Géopolitique, Bernard Guetta, 07/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien
La bourse de Lima a dévissé hier de 12,5% et suspendu ses opérations avant l’heure de clôture. Cette dégringolade s’était accélérée au fur et à mesure que tombaient les résultats partiels de l’élection qui vient de porter à la présidence péruvienne un amérindien, Ollanta Humala, 48 ans, ancien militaire et nationaliste de gauche.

Pour les plus fortunés de ce pays d’Amérique latine mais aussi pour la classe moyenne blanche de sa capitale, Lima, où ses concentre l’essentiel des richesses, cette élection est une catastrophe qui annoncerait le recul des libertés, l’étatisation de l’économie et la fuite des investisseurs étrangers. Autrefois proche du président vénézuélien, Hugo Chavez, qui confond l’exigence de justice sociale avec l’autoritarisme politique et la bureaucratisation de l’économie, Ollanta Humala a pu justifier ces craintes dans le passé mais il a beaucoup évolué aujourd’hui.

« Le Pérou a changé et moi aussi j’ai changé », a-t-il martelé tout au long de sa campagne en expliquant qu’il s’identifiait désormais à l’autre gauche latino-américaine, non plus celle du tiers-mondisme issu des années soixante mais celle qu’incarne l’ancien président Lula, syndicaliste venu de l’extrême-gauche et qui a su faire du Brésil l’une des puissances émergentes de ce siècle.

Le Pérou, c’est tout à la fois une croissance économique de près de 9% en 2010 et de 5% en moyenne sur la dernière décennie, un pays en plein boom et l’un des plus inégalitaires du monde dans lequel les Amérindiens majoritaires constituent les laissés-pour-compte d’une société où les frontières ethniques et sociales se confondent largement. La tension sociale y est d’autant plus grande que la croissance de ces dernières années tient essentiellement à l’exploitation, par des compagnies étrangères, des richesses minières de ce pays, premier producteur mondial d’argent, deuxième de cuivre et dont le sous-sol est également riche en or, en zinc et en étain.

Divisé, amer, le Pérou avait besoin de réconcilier ses composantes en se donnant un président auquel les Amérindiens puissent s’identifier et c’est pour cela que beaucoup d’intellectuels et d’économistes de centre droit et de centre gauche s’étaient finalement ralliés à Ollanta Humala. Il devra maintenant concilier croissance et répartition des richesses, tenir ses promesses et se concilier l’argent : relever un redoutable défi.

Lancement de popups publicitaires sur le blog

Étant sous firefox, je ne m'étais jamais rendu compte que le blog lançait des popups...

J'ai l'impression que ça venait du petit compteur à droite. Je l'ai désactivé temporairement.

Merci de me dire si vous avez toujours des popups qui s'ouvrent chez vous, surtout si vous utilisez IE   

Le point sur le Peak Everything

Petit résumé qui fait autant office de pense-bête perso que de post, histoire de marquer où on en est en terme de Peak Everything, du point de vue de l'offre :

  Électricité : ça, a priori, on n'en manquera pas. Ne serait-ce qu'avec la révolution des Shale Gaz...

   Nourriture : même s'il faudrait plus de données là dessus, on peut espérer que la mise en branle du potentiel inexploité, notamment de l'Afrique, compense (un peu) les tensions...

   Carburants : là, on commence à toucher au dur. En terme de carburants liquides (pétrole), on est dans la merde...

   Métaux et ressources tirées du sol : là aussi, à part les nodules polymétalliques au fond de l'eau, rien qui permette d'entrevoir une amélioration...

Maintenant... Comme je l'ai souvent dit, le peak everything va surement connaître une pause quand la Chine va devoir arrêter son sur investissement... Cf encore Felix Zulauf interviewé au Financial Times...

Enfin, notez que de tout ce que j'en entends, le débat écologique se concentre surtout sur l'électricité, le point pourtant le moins critique...

Le pari énergétique allemand

L'histoire dira si ce sont eux qui ont su miser au bon moment sur les technologies d'avenir ou si ils ont fait un mauvais choix.

Mais de ce que je lis partout, à gauche à droite, le renouvelable est en passe de devenir économiquement compétitif, quand, dans le même temps, on commence à se rendre compte que dans le nucléaire, beaucoup de frais cachés n'ont pas été pris en compte (comme le démantèlement)...

Alors que tout le monde crie à la décision politique en France, j'ai des doutes pour ma part qu'ils fassent un choix si structurant en termes de compétitivité sans calcul de rentabilité économique derrière... Surtout venant de la droite...

A mon avis, c'est la première manifestation concrète du changement de paradigme apporté par la révolution des gaz de schistes...

Berlin adopte un vaste plan industriel pour compenser l'abandon du nucléaire
Les Echos, Karl De Meyer, 06/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Le gouvernement a adopté ce lundi un « paquet énergie » qui prévoit des investissements massifs dans l'éolien, les centrales à gaz, les réseaux, et des compensations pour les entreprises gourmandes en énergie.

Les huit réacteurs arrêtés après Fukushima ne redémarreront pas. Sauf, peut-être l'un d'entre eux, si besoin est, au cours des deux hivers prochains. Les neuf autres s'éteindront progressivement entre 2015 et 2022

Philipp Rösler, le ministre de l'Economie, a ainsi garanti que le plan du gouvernement concilie « la sécurité d'approvisionnement et un coût abordable » de l'énergie. Sans oublier les aspects environnementaux, ce qui implique des investissements massifs, dans l'éolien, les centrales au gaz, les réseaux, l'isolation des bâtiments.

Il ne manque pas de Cassandre, en Allemagne ou ailleurs en Europe, pour prédire des black-outs ou des importations d'électricité nucléaire produite chez les voisins. La chancelière Merkel, qui présente son nouveau concept comme une chance de s'assurer une avance technologique et de conquérir de nouveaux marchés « verts » dans le monde, a assuré que ce ne serait pas le cas.

Les grands groupes énergétiques fourbissent clairement leurs armes juridiques. E.ON a déjà prévenu qu'il attaquerait la taxe sur le combustible nucléaire créée le 1er janvier dernier. Il compte aussi évaluer le préjudice subi par la fermeture anticipée des centrales pour lesquelles il avait obtenu des quotas fixes d'exploitation, qui ne pourront être utilisés, et réclamer une indemnisation.


Corinne Lepage sur l'immense coût caché que représente le démantèlement :
Corinne Lepage : Députée européenne et auteur de « La vérité sur le nucléaire »
BFM Business, 03/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


Et en face :
Colette Lewiner : Directeur International du Secteur "Energies" chez Capgemini
BFM Business, 06/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


Pierre Gadonneix : président du Conseil Mondial de l'énergie
BFM Business, 06/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


Les trois quarts des Français veulent le démantèlement du nucléaire
Zinfos974, Ludovic Grondin, 06/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Il ne s’agit que d’un sondage mais la proportion de Français souhaitant le désengagement du nucléaire est telle qu’elle incitera à réfléchir tous les potentiels candidats à la présidentielle.

Un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.lejdd.fr/ du 5 juin 2011 tend en tout cas à prouver que les Français ont changé depuis l’accident de Fukushima. "77% des Français sont pour la sortie du nucléaire", déclare l'institut de sondage.

A suivre...

Bon ben en fait non... Pas (encore) de bailout pour la Grèce

Les marchés et les agences ont fait les finauds et ont menacé de qualifier de défaut le non défaut fumeux qui en était pourtant un, que nos clowns à roulettes ont essayé de ficeler...

Je vous le fais dans l'ordre chronologique des posts :

Here We Go Again: CDU/CSU Floor Leader Kauder Says It Has Not Been Decided If There Will Be A Second Greek Bailout Package
ZeroHedge, 06/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
As Goldman explains: "CDU/CSU floor leader Kauder said in an interview with Bild Zeitung that "it has not been decided yet whether there will be another help package or not".


Greek Bailout #2 Is Dead On Arrival: A Few Good Hedge Funds May Have Called The ECB's Bluff, And Hold The Future Of The EUR Hostage
ZeroHedge, 07/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
ZeroHedge : The key phrase (or two) in the proposed package: "Voluntary" and "Collective Action Clauses"... Well as the following excerpt from Citi explains, both of these critical (as in binary: without them, Greece is dunzo) assumptions are unworkable, and explains why every single Greek bond in recent weeks has been purchased by hedge funds who have remembered that the economics of "nuisance value" when the upside of bluffing the EUR printer is virtually unlimited. Which means that not only is Bailout #2 in jeopardy of not passing the Greek parliament, but that we may suddenly find ourselves in the biggest "activist" investor drama, in which voluntary restructuring "hold out" hedge funds will settle for Cheapest to Delivery or else demand a trillion pounds of flesh from the ECB in order to keep the eurozone afloat.

Citigroup : From a legal standpoint, the most striking feature is that 90% of the total bonds are governed by Greek law with the majority of the remainder under English law. Figure 2 illustrates that a large portion of the international debt is only due after 2016. These factors have significant implications for Greece’s options if they decide to go down the restructuring route.

Greek law bonds have no Collective Action Clauses (CACs) which mean that voluntary restructurings require 100% of investors to accept the new terms in order to avoid triggering a default, an almost impossible hurdle.


Fitch Blows At Greek Bailout House Of Cards, Says On Closing Of Distressed Debt Exchange Will Place Sovereign Rating Into Default
ZeroHedge, 06/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
As we speculated yesterday...
  • If in Fitch's opinion, an announced exchange offer constitutes a DDE,
    the sovereign issuer rating will be lowered to 'C', indicating that
    default is highly likely in the near term
  • Fitch will place the issuer rating of the sovereign into default, specifically 'Restricted Default' (RD) upon closing of a distrssed debt exchange.
  • Fitch says a potential Greek debt exchange if voluntary, could still be considered a default event
  • Fitch says Greek debt exchange would be a default if bondholders terms were worse than original terms
  • Fitch says stressed sovereign debt exchange with worse terms is a technical default even if deemed voluntary


Le bank run se porte bien, sur ce qu'on nomme encore par habitude ou par charité les "banques" grecques :
Greek Household Bank Deposits Drop By $3.5 Billion In April, As The "Central Government" Withdraws Another $4.3 Billlion
ZeroHedge, 07/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Deposits have shrunk by about 13 billion euros since the beginning of the year. In 2010, they contracted by 29.1 billion euros or 12.2 percent.


Les expositions les plus importantes du système bancaire européen à la dette grecque
Le blog à Lupus, 06/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien



Et la conclusion au numéro de clownie du week end...
Handelsblatt Reports Second Greek Bailout Package To Be Delayed
the Handelsblatt via ZeroHedge, 06/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
the Handelsblatt : The Government of the Euro zone is likely to decide later than planned on the second aid package for Greece. There were so many unresolved problems that the finance ministers of the new loan package is expected but not yet on 20 could decide to June, said a senior EU official to the Handelsblatt.

Tadaaaa !

Colombes et faucons à la FED

Ils ont mis une note spéciale de 5 juste pour Hoenig   

An Updated Guide To The Birds At The Federal Reserve
ZeroHedge, 06/06/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien


Sans surprises, aucun faucon dans les membres permanents... Et une moyenne du board à -1,5 pour les permanents et 0,18 pour les tournants, pour une moyenne de -1,3...

Un point de vue qui tranche sur les révolutions arabes

C'est pas vraiment comme ça que je voyais le truc, mais c'est intéressant comme point de vue :

"Les révolutions arabes ne sont que des coups d'Etat militaires masqués"
La Tribune via Valérie Segond, Eric Denécé, Directeur Du Centre Français De Recherche Sur Le Renseignement, 01/06/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Quelle lecture faites-vous du « printemps arabe » ?

Il y a dans ces pays une réelle aspiration à plus de liberté, mais pas nécessairement à plus de démocratie. Par ailleurs, je ne crois pas à la spontanéité de ces « révolutions », qui étaient en préparation depuis plusieurs années. Dès 2007-2008, des conférences organisées sous l'égide d'ONG américaines, comme Freedom House, l'International Republican Institute ou Canvas, et où étaient présents la plupart des blogueurs et des leaders de ces mouvements, ont instillé le germe de la démocratie, créant un contexte favorable aux révolutions. Le processus était le même que celui qui a précédé le démantèlement de l'URSS, la Révolution serbe, la Révolution orange en Ukraine ou encore celle des Roses en Géorgie.

Des contestations populaires ou étudiantes dans les pays arabes se produisent régulièrement, mais elles sont à chaque fois réprimées par l'armée et la police. Pour la première fois, l'armée s'est désolidarisée de la police, en refusant de réprimer les soulèvements en Tunisie comme en Égypte, et les mouvements ont été observés par la presse internationale. Mais surtout, dans la semaine précédant les événements, les plus hauts représentants des armées de Tunisie comme d'Égypte se sont rendus à Washington, qui assure l'essentiel du financement de l'armée, pour obtenir le feu vert des États-Unis à un renversement des dirigeants. Ils ne supportaient plus la prédation des clans au pouvoir.

Il est tout de même étonnant que dans ce pays où existent un militantisme islamiste et un net sentiment anti-israélien, aucun slogan anti-israélien ne soit apparu pendant les manifestations. C'est bien l'indice d'une « révolution » sérieusement encadrée. Quant à la « nouvelle équipe » au Caire, elle comprend le chef d'état-major de l'armée ainsi que l'ancien chef du service des renseignements, et s'est immédiatement engagée à respecter les accords internationaux signés, notamment les accords de Camp David auxquels est hostile une large partie de la population.

Dans les deux cas, tout s'est passé comme si les jeunes générations avaient décidé de « faire sauter le bouchon » qui empêchait leur accès au pouvoir, sans changer fondamentalement le système ou le régime.

L'Iran, en 1979, et l'URSS, en 1991, ont connu de vraies révolutions. Tout y a changé : les hommes, les institutions, les rapports internes, les relations internationales, etc.

Rien de tel dans les événements récents. Il s'agit d'un renouvellement des classes dirigeantes qui ont, avec l'accord de Washington, organisé des coups d'État « en douceur », en profitant d'une vague de contestation populaire qu'elles ont intelligemment exploitée.

leur arrivée aux affaires bénéficie extérieurement d'une grande légitimité et donne le sentiment d'une rupture profonde avec le régime précédent. La situation est en réalité bien différente.

Washington encourage et appuie les armées d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient pour qu'elles évoluent vers un rôle « à la turque » : c'est-à-dire qu'elles n'occupent pas le pouvoir - sauf cas de force majeure - mais soient les garantes de la stabilité du pays contre l'islamisme