mercredi 25 mai 2011

Le FMI ou la sôlidarité jusqu'auboutiste, du moment qu'il y a des 'tits fours et du champagne

Le FMI, cette grenouille par Guy Sorman
via Le blog à Lupus, 21/05/2011 (en Français texte en français )
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Oublions la situation personnelle de DSK et intéressons-nous plutôt à ce qu’il a fait du FMI.

Il est généralement loué pour avoir redynamisé cette institution et l’avoir placée au coeur de la crise financière mondiale depuis 2008. Cet activisme qui servait sa notoriété personnelle, contrastait avec la discrétion de ses prédécesseurs français comme Michel Camdessus et Jacques de Larosière. Ceux-ci avaient réorienté le FMI de sa fonction ancienne de prêteur aux États menaçant ruine vers un nouveau métier de conseil aux gouvernements. Avant DSK, le FMI avait donc cessé d’être le pompier chargé d’éteindre les incendies et de prêter à fonds généralement perdus : s’inspirant des théories monétaristes, les économistes du FMI convertissaient peu à peu les dirigeants des pays pauvres à mieux gérer leurs finances en amont, en particulier grâce à la création de banques centrales indépendantes. Le décollage des pays pauvres, Afrique incluse, dans les années 1990, dut beaucoup à ces bons conseils qui firent quasiment disparaître l’hyperinflation de notre planète. Naguère contesté dans son rôle de prêteur de dernier recours à des chefs d’Etat peu fiables (Boris Eltsine, Moubarak), le FMI avait gagné l’estime générale dans cette nouvelle fonction de conseiller. Au désespoir tout de même d’un grand nombre des fonctionnaires du FMI, environ dix mille, privés d’utilité réelle. Kenneth Rogoff, qui fut l’économiste en chef du FMI, avant l’ère DSK, estime que l’organisation a, en réalité, besoin de trois cents économistes qualifiés, guère plus.

DSK , au contraire, avait choisi d’en revenir au passé : il s’est ainsi attaché l’affection du personnel en restaurant le FMI comme vaste bureaucratie internationale .

Crise ou pas crise, et politicien avant tout, DSK voyait grand. La crise fut une aubaine : DSK essaya de positionner le FMI en gouvernement économique mondial. Bloqué par les Américains, les Chinois et les Allemands, il n’y parvint pas mais, grâce à un lobbying actif, il obtint le renforcement de ses ressources. Sous DSK, le FMI prospéra. Au bénéfice de qui ? De l’institution et de son Directeur général.

Les gouvernements se sont opportunément souvenus que les prêts du FMI sont rarement remboursés et qu’ils perpétuent donc les vices et causes de la faillite.

Faute de prêter directement, DSK aura beaucoup encouragé les gouvernements et les banques centrales à secourir les pays les plus mal gérés, la Grèce en particulier. Or, on savait au FMI depuis des années que les comptes grecs étaient truqués : regonfler les États voyous par des prêts de faveur, ce fut la politique du FMI dans les années 1980, avec laquelle DSK voulait bizarrement renouer.

Aujourd'hui, tout le monde chante les louanges du bilan de DSK au FMI... Laissons donc passer quelques années, histoire qu'on comprenne bien que les prêts du FMI ne seront jamais recouvrés...

Si Milton Friedman était encore des nôtres, il rappellerait comme il le faisait déjà dans les années 1970, que le FMI fut créé en 1945 pour empêcher les dévaluations compétitives des années 1930 : près d’un siècle plus tard, ce problème n’existe plus et le FMI est avant tout une bureaucratie en quête désespérée d’une mission. Après DSK, doutons que le FMI soit réduit aux trois cents économistes souhaités par Rogoff : mais espérons que cette grenouille cesse d’enfler.


L’art de s’opposer aux grandes banques et à la soif des régulateurs
Le Temps via Le blog à Lupus, Emmanuel Garessus, 25/05/2011 (en Français texte en français )
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Mieux vaudrait supprimer le FMI et laisser chaque pays disposer d’une monnaie conforme à son propre «modèle d’affaire». L’arrivée de Christine Lagarde au FMI ne changerait rien à l’institution, elle qui nie depuis un an la réalité d’une crise de l’Eurozone, qui préfère accuser le marché et qui justifie le non-respect des traités par la nécessité politique de faire bloc. Face à ces «élites» qui perdent le sens des réalités, la montée du populisme risque d’être encore longtemps une valeur en hausse.

Les grandes banques nagent avec le même enthousiasme dans le déni de réalité, notamment UBS. L’opposition aux exigences accrues en termes de fonds propres est pour le moins déplacée. D’ailleurs, le parlement ne devrait guère suivre son argumentation.

Ce ne sont pas les milieux libéraux qui prendront la défense des intérêts des grandes banques. Réunis en fin de semaine dernière au Liechtenstein pour la 7e conférence Gottfried von Haberler, sur le thème de la «surréglementation», ils ont largement applaudi Kurt Schiltknecht, l’ancien chef économiste de la BNS, lorsque ce dernier a plaidé pour une forte hausse des fonds propres des grandes banques. Les participants, que les médias qualifieraient d’ultralibéraux, ne sont pas des conservateurs défendant des rentes de situation, mais les défenseurs de la responsabilité et de la liberté individuelles.
Les vrais libéraux, pas les robber barrons déguisés...

FMI : L’art de se réinventer ne parvient plus à dissimuler l’inutilité d’une institution obsolète.
agefi via Le blog à Lupus, Pierre Bessard, 25/05/2011 (en Français texte en français )
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A ses débuts, elle était destinée à aider les gouvernements en manque de liquidités à maintenir les taux de change fixes décrétés par les accords de Bretton Woods de 1944. Or, ce système n’existe plus depuis 1971.

«Ses seuls effets ont été la promotion d’une culture de dépendance dans de nombreux pays pauvres, en plus du renforcement de régimes autoritaires», remarque Donald Boudreaux, professeur à l’Université George Mason. Ce n’est pas la première fois qu’une bureaucratie internationale se réinvente pour survivre et étendre ses prérogatives. C’est même un trait caractéristique de la plupart des agences financées par la contrainte: il est très difficile de s’en débarrasser une fois devenues inutiles. Dans le cas de l’euro, le FMI ne fait à nouveau que perpétuer un modèle inefficace et soutenir des politiques publiques qui ont échoué.



«Le FMI a passé des décennies à subventionner les parias économiques du monde, dont pratiquement aucun ne s’en est sorti grâce à ses programmes», observe Doug Bandow, chercheur senior au Cato Institute, à Washington.

Les fonctionnaires du FMI se focalisent trop étroitement sur des données comptables et des objectifs chiffrés arbitraires sans lien avec la complexité du terrain. Cela les conduit à prodiguer des conseils aux effets souvent pervers, comme des hausses d’impôts.

Loin de promouvoir des réformes libérales, comme le voudrait le mythe, le FMI tend plutôt à fausser le potentiel des marchés en maintenant en place des gouvernements incompétents, corrompus ou kleptocrates, provoquant ainsi régulièrement des émeutes de rue et de la violence

Le problème semble à certains égards encore plus insidieux: les prêts du FMI sont susceptibles de retarder de véritables réformes et de permettre aux gouvernements de poursuivre leurs pratiques, sans procéder aux changements internes nécessaires qui mèneraient à une prospérité durable.

Pour Kurt Schiltknecht, professeur à l’Université de Bâle et ancien chef économiste à la Banque nationale, l’attractivité et la résistance du FMI malgré son obsolescence s’expliquent principalement par le nombre de postes attrayants qu’il offre sur le marché du travail politique et administratif. Les conférences qu’il organise se laissent par ailleurs idéalement combiner avec d’agréables voyages. A ceci s’ajoute la tribune qu’il met à disposition pour se présenter en sauveur du monde… Ce sont des qualités prisées par la caste politico-administrative.

En parallèle, d’autres organisations internationales, comme l’OCDE, l’UE ou la BIS, mènent les mêmes discussions avec les mêmes protagonistes. «L’onéreux tourisme de conférences prend des ampleurs toujours plus importantes, mais jusqu’ici il n’a pas conduit à de meilleures solutions.»

Du côté de l'Europe

Dexia pour commencer :
S&P envisage de baisser la note de Dexia en raison de la Grèce
AFP via boursorama, 23/05/2011 (en Français texte en français )
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L'agence de notation financière Standard and Poor's envisage d'abaisser la note du groupe bancaire franco-belge Dexia, en raison de son exposition à la Grèce et de craintes liées à son programme de cession d'actifs


Hausse des dépôts de marge sur la dette irlandaise :
LCH Hikes Irish Bond Margins From 55% To 65%
ZeroHedge, 25/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Yesterday 55%, today 65%, tomorrow: all cash, next week: Greek gold only (and evil silver speculators think they had a rough day).

65% de dépot de marge exigé   

Dettes et déficits publics de l’UE
RFI via Le blog à Lupus, 25/05/2011 (en Français texte en français )
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http://www.reuters.com/article/2011/05/25/greece-euro-idUSATH00610520110525
Reuters, 25/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Greece must take tough measures to deal with its debt crisis or it will have to return to the drachma, the EU's Fisheries Commissioner Maria Damanaki said on Wednesday.

"I am forced to speak openly," Damanaki was quoted as saying in a statement by the semi-official Athens News Agency. "Either we agree with pour lenders to a programme of tough sacrifices ... or we return to the drachma."


Greek unions threaten strikes against latest debt action
msn news, 24/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Greek unions on Tuesday threatened strikes against a new tax drive and emergency privatisations by the government which is struggling to win over political opponents and avert a new debt crisis.

"These measures will bring down the living standards of small and medium classes by over 20 percent," said the union that represents civil servants.
On veut de l'argent gratuit ! On veut de l'argent gratuit !

"This is no rescue package, it's a liquidation. A recipe for recession without a way out," he told AFP.

Sans réformes de fond, combien de temps avant que ce pays failli qu'est la Grèce redevienne ce pays du tiers-monde qu'elle aurait toujours dû rester ?



Moody's avertit que si la Grèce fait défaut, ils massacreront la note des autres PIIGS qui ne manqueront pas de suivre l'exemple de la Grèce...
Moody's Warns Of Greek Default Spillover As Greece Opposition Leader Rejects New Austerity Package
Reuters via ZeroHedge, 24/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Reuters : A Greek debt default would hurt other peripheral euro zone states and could push Portugal and Ireland into junk territory, Moody's said on Tuesday, warning it would classify most forms of restructuring as a default. "A Greek default would be highly destabilising and would have implications for the creditworthiness of issuers across Europe," Moody's Investors Service's chief credit officer in the region, Alastair Wilson, told Reuters in a telephone interview. "This would result in more highly polarised credit worthiness and ratings among euro zone sovereigns, with the stronger countries retaining very high ratings and the weaker countries struggling to remain in investment grade."

The three major ratings agencies, Moody's, Fitch and S&P, have all warned they would probably consider even a "soft" debt restructuring by Greece, in which investors were given the option to accept a deal but not explicitly forced to accept one, a default.


Noyer de la BdF :
ECB’s Noyer Rejects Greek Restructuring as ‘Horror:’ Transcript
Bloomberg, Mark Deen, 24/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Changeons un peu de pays... L'Italie, notre maître à tous en terme d'économie de la rente et de la goinfrerie croulantocrate qui plombe la croissance et la compétitivité...
L’échec italien jette un froid sur les perspectives européennes
Le blog à Lupus, 24/05/2011 (en Français texte en français )
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Avec un taux de croissance moyen de 0,2% sur la période 2001-2010 contre une moyenne annuelle de 1,1% pour l’Union européenne, l’Italie s’inscrit comme l’économie la moins dynamique d’Europe.

L’impact de la crise a été pénalisant notamment pour l’emploi. Le nombre de personnes occupant un poste de travail en Italie a diminué de 532.000 unités sur 2009-2010, en particulier pour la catégorie des 15 et 29 ans, souligne l’institut de statistique dans son rapport annuel.

L’Italie doit relever des défis sans doute trop ardus pour elle. Rome a échappé pour le moment à la crise de la dette qui secoue la Grèce, l’Irlande et le Portugal, en grande partie grâce à une politique budgétaire prudente et à de bas niveaux d’endettement privé.

Dénonçant l’incapacité du gouvernement à réformer et à stimuler la croissance de l’activité, l’agence de notation estime à une sur trois les chances que les emprunts du pays soient déclassés dans les deux ans à venir. Face à la fragilité de la coalition de droite de Silvio Berlusconi, S & P craint en outre un «blocage politique éventuel» qui pourrait «contribuer à un dérapage fiscal». Autant d’éléments qui ne permettraient plus au gouvernement de respecter son budget, ce qui, par effet ricochet, «mettrait en péril le plan de réduction de la dette».

Souvenez vous ce que j'écrivais dans la déflation des goinfres, en décembre dernier, avant les révolutions arabes :
Mais le château de cartes de dettes inremboursables à la base du prélèvement du tribut ne pourra jamais tenir sans croissance. Il n'y a plus moyen désormais que le néo clergé [la finance] continue à exercer comme avant sans que tout le château de cartes de mauvaises dettes et de fausses promesses s'effondre dans une faillite historique, menaçant par là même sa survie. Du coup, ce dernier s'il veut survivre va devoir aussi abandonner ses anciens alliés [les vieux] à leur propre sort, et fortement réduire en taille pour redevenir ce qu'il aurait toujours dû rester : un moyen de financement de la méritocratie et de l'économie réelle. Le seul moyen pour eux de survivre, c'est d'organiser et d'accompagner la déflation des goinfres.

D'ailleurs, pour ceux qui s'inquiètent de la capture du pouvoir par les vieux, vous pouvez toujours aller voir l'exemple de la Grèce. Ils peuvent bien s'être fait toutes les belles promesses qu'ils veulent, et avoir élu tel ou tel candidat, le jour où la faillite viendra, on leur demandera pas leur avis à la génération faillie, après leurs 30 années de raz'gratis keynésien à crédit...

Et enfin, pour conclure, juste comme ça au passage, chose non négligeable, si des foules de jeunes hommes tenus dans la misère alors que les vieux pètent dans la soie, ça peut aisément vous déclencher une révolution, j'imagine mal en revanche des vieux, à qui on demande juste de retoucher le plancher des vaches et de revenir à la réalité de leurs concitoyens, aller jeter des cocktails molotov sur l'assemblée...


Et l'Espagne
Trappe à Dettes : Après son passage à vide, l’économie espagnole ne s’est toujours pas redressée
le temps via Le blog à Lupus, Bastien Buss, 24/05/2011 (en Français texte en français )
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Plongée depuis fin 2008 dans une profonde crise conjoncturelle marquée par une période de récession et une envolée du chômage à plus de 20% de la population (taux le plus élevé de la zone euro), l’Espagne est restée dans le rouge en 2010 (PIB en repli de 0,1%). Ce qui faisait suite à un recul de 3,7% l’année précédente. Au premier trimestre de cette année, elle a affiché un petit plus de 0,3%.

«Certes, en termes de PIB réel, l’Espagne a vécu une crise comparable à celle constatée dans les autres économies avancées, mais elle a entraîné une augmentation beaucoup plus marquée du chômage et une détérioration plus prononcée des finances publiques»


Côté anglais, le retour à la récession se confirme. Et sans surprises les keynésiens, grands serviteurs des banquiers et de la dette infinie, jubilent    Sauf que bien sûr que de crever le Ponzi va ramener à la récession. Comment peut-il en être autrement avec 10% du PIB minimum qui vient de la dette   

Battre en retraite tout de suite pour éviter la déroute plus tard...

Tout ce que Cameron peut essayer de faire, c'est de tuer la rente au maximum, en espérant que ça génère assez de croissance pour compenser la disparition de toute cette fausse monnaie... comme la Suède en son temps...
On the brink of a British double-dip
FT alphaville via ContreInfo, 25/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Dramatic, we know. But the ONS has confirmed the economy grew only 0.5 per cent in 2011′s first quarter after its 0.5 per cent fall in 2010′s last three months, and technically…



…That’s also already confirming a double-dip in GDP in absolute terms over the period, as the red-highlighted figures in the chart above show.
Les anglais vont en chier un temps. Mais sur le long terme, ils font les bons choix, même si à mon goût, droite oblige, ils s'attaquent trop aux jeunes et aux actifs et pas assez aux vieux rentiers, le coeur du problème pourtant...

Plouf la reprise en Europe, comme partout ailleurs :
Another Stagflationary Indicator: European Industrial Orders Post Steep Decline In March
ZeroHedge, 25/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Following the recent negative Chinese PMI print, the latest confirmation of the global economic slowdown/stagflation comes from Europe where Eurostat reported that EMI Industry Orders declined 1.8% in March, in line with expectations.


La vision du printemps arabe et de la Puerta Del Sol par Charles Gave :
Après le Printemps Arabe, l’été Européen ?
Charles Gave, 25/05/2011 (en Français texte en français )
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Nous venons d’avoir, dans les pays arabes, une série de révoltes et de révolutions qui ont amené a des changements politiques que la plupart des experts considéraient il y a encore quelques mois comme inenvisageables.

A l’origine de ces bouleversements une réalité toute simple : les pays en question étaient gérés en dépit du bon sens, au profit exclusif d’une caste de profiteurs toujours très proches du pouvoir, les élections étaient une farce, les jeunes malgré des études parfois fort longues ne trouvaient aucun travail, l’économie était écrasée par le poids des fonctionnaires (45 % en Egypte par exemple), le niveau de vie s’écroulait avec le prix des matières premières qui s’envolait, l’endettement tant intérieur qu’extérieur ne faisait que monter, non pas pour payer des dépenses d’investissements mais pour régler les dépenses de fonctionnements …

A Madrid, à Athènes , à Lisbonne, des foules gigantesques défilent dans les rues pour manifester contre la baisse de leur niveau de vie.

En Espagne, le taux de chômage des moins de trente ans dépasse 40 %.

En Irlande, en Espagne , en Grèce, les jeunes s’exilent et de ce fait les populations baissent.

A l’origine de tous ces désastres, un élément et un seul : ce monstre financier qu’est l’Euro, dernière grande construction technocratique du xx siècle finissant, après le communisme, le fascisme, le nazisme, le programme commun… ultime manifestation de ce qu’Hayek appelait la « présomption fatale », c’est-à-dire l’idée qu’une idée qui a germé dans la tète d’un technocrate et qui n’a aucun rapport avec la réalité pourrait marcher.

Dans un livre paru en 2003 (Des Lions menés par des Anes), j’avais expliqué pourquoi l’Euro allait échouer, et j’avais décrit les mécanismes qui allaient amener a son échec. Je tiens a assurer le lecteur que je ne tire aucune satisfaction de ce que mes analyses se soient révélées convenables tant les souffrances créées par ce désastre ont été immenses et vont continuer a l’être pendant encore quelques temps

Mais par contre, je suis très satisfait de voir que cette imbécillité économique va disparaitre tant elle était une machine a fabriquer de la croissance étatique (c’est a dire de la stagnation économique) et a favoriser les mauvais investissements.

Dans un système de prix libres, les investissements se font en fonction de la rentabilité marginale du capital investi.

Dans le monde de l’ Euro, comme l’idée de base était que la productivité en Allemagne était la même qu’en Grèce, ce qui n’était pas vrai dans les secteurs concurrentiels , ils se faisaient dans les secteurs concurrentiels en Allemagne et dans l’immobilier en Espagne. Comme je l’avais écrit a l’époque, tout cela va nous amener a trop de maisons en Espagne, trop d’usines en Allemagne et trop de fonctionnaires en France…

La fin de l’Euro qui se profile est donc une extraordinairement bonne nouvelle.Chaque fois qu’une institution dont le but annonce est de réduire ma Liberté disparait, je me réjouis et j’achète des actions

Une chose est sure : quand le mur de Berlin est tombé , je me suis réjouis. Vivement que ce nouveau mur tombe également.


Et de l'importance des déficits de la balance courante :
External versus domestic debt in the euro crisis
voxeu, Daniel Gros, 24/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Does external debt matter in a monetary union?

The fact that Belgium doesn’t have a crisis despite its poor fiscal position serves to illustrate the importance of external debt from the other side.



The crux of the importance of external debt lies in the fact that even Eurozone nations retain full sovereignty over the taxation of their citizens. The logic is somewhat subtle and best explained by an extreme example that makes the point extremely clear. Suppose a nation’s entire debt is held by one man and the nation faces a debt crisis. If this bond holder is a resident of the nation, the government could impose a tax on him equal to, say, 50% of the value of his government bond holdings. Using this new tax revenue, the government could pay down its debt by 50%. Of course this would be an outrageous expropriation and make it harder to issue debt in the future, but it would not be a default.
La clé est là ! Reprendre par l'impôt la fausse épargne pour éviter le défaut de paiement massif et la déflation par la dette !

By contrast, suppose the sole bond holder were a foreign citizen living abroad. In this case, the government could no longer freely tax the individual.

This is why, I believe, it is foreign debt that constitutes the underlying problem for the solvency of a sovereign, even in the Eurozone.

My argument that foreign debt is more important than public debt has a number of implications the ongoing Eurozone crisis:
   Ireland, which is on course to run a current-account surplus this year and which has an overall small net international debtor position (about 20% of GDP) should be able to withstand the crisis much more easily than countries like Portugal or Greece which are still running sizeable current-account deficits and which have very large net international debtor positions (about 100% of GDP).
   It might be more important for Greece (and Portugal) to achieve an external (current-account) surplus than a fiscal (primary) surplus.
   In order to restore the creditworthiness of a country policymakers need to cut its foreign debt, not just public debt in general.

Given that by now only about one-half of all Greek government bonds are held by private foreign residents, it will be difficult to solve the problem by defaulting on government debt alone.

C'est pas faute pourtant d'avoir monté des mécanismes à la con style TARGET2 pour rentransférer les excédents de la balance courante des pays du nord aux pays du sud, histoire d'alimenter le système en demande solvable bidon, avec toujours plus de fausse monnaie émise par les cigales...

Sauf que maintenant, les pays du Nord en ont plein le cul de trimer pour rien et demandent désormais du vrai collatéral, voire carrément l'or...

Le registered argent du Comex remonte de 37 millions d'onces

Bon ben le défaut du Comex, c'est pas encore pour cette fois alors...

Voila! 37 Million Ounces of Silver Appear at the Comex Warehouse - Or Not
Jesse's cafe americain, 25/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Jim Chanos sur la bulle chinoise

Jim Chanos: “I might not be bearish enough on China RE
Bloomberg via The Big Picture, 24/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Chanos Misses Out as Chinese Stocks in U.S. Plunge on Accounting Concerns
Bloomberg, Nikolaj Gammeltoft and Whitney Kisling, 25/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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“The bubble is really on the other side of the world,” he said in New York. “What my team found, they actually came back saying we’re not bearish enough,” he said. “The signs of overcapacity were even much greater than their last visit, which was late last year, and increasingly the executives that they met with were sounding a little bit more uncomfortable about the current situation.”

Chanos said Chinese developers have too much land on their balance sheets, similar to the U.S. before its housing market tumbled. He has been forecasting a Chinese housing crash since last year. China’s economy expanded 10.3 percent in 2010 and the country has been aiming to curb climbing house prices.

“If you look at the balance sheets of the developers, you’d be hard-pressed to see how healthy they are because they’re all loaded up with land just as pour developers were at the top of pour market,” he said. “We’ve maintained pour pretty much dramatic overweight in pour Chinese shorts.”

China’s home prices rose in 67 of 70 cities monitored by the government last month. While housing prices slowed in major cities, they increased at a faster pace in smaller ones, according to data on the statistics bureau’s website. The Chinese government said this month it will maintain property curbs after it raised the minimum down payment for second-home purchases this year and introduced residential taxes in Shanghai and Chongqing.

China has lifted reserve-ratio requirements for major banks 11 times since January 2010 and raised interest rates four times since October to restrain increases in asset prices, including real estate.

Chanos said in March that a property bubble in China is “as big or bigger than what we saw in the West” when compared with the size of the economy.


Et un avis contraire sur ZeroHedge :
Why Jim Chanos is Wrong on China
ZeroHedge, Madhedgefundtrader, 25/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Hedge fund titan, Jim Chanos, is well known for his extremely bearish views on China. He says that the cracks are spreading on the façade, real estate sales are falling, and that the economic engine is starting to sputter.

This will be bad news for the rest of us, as China imports 50%-80% of the world’s commodities. Commodity exporting countries will be especially hard hit, like Canada, Australia, and parts of the US. Modern China has only seen a bull market, and he doubts their ability to manage a true crisis.

While a lot of apartment buildings have been built, the country is rapidly creating the middle class to fill them. Even allowing for a pull back from its current blistering 10% per annum GDP growth rate, urban disposable income per person is expected to grow by 2.5 times to $7,500 by 2020. Over the same time frame, some 160 million are expected to move from the hinterlands to urban areas. Rising standard of livings mean that residential floor space per person will jump from 270 square feet to 369 square feet, still tiny by Western standards. That is a lot of housing demand.

China has already taken steps to head off a housing crisis, unlike the US. The People’s Bank of China has raised bank reserve requirements five times this year, now close to 20%, taking them to among the most stringent levels in the world. That is almost Canadian in its conservatism. Many banks are now demanding cash deposits of 40%, well over the official requirement of 30%. The government is in effect forcing the banks to deleverage before hard times hit. Too bad they didn’t think of that here.

Bien plus qu'un simple pari de Hedge Fund baissier, ce qui est en jeu sur l'aventure chinoise, c'est carrément doctrinal, entre marché et économie planifiée, entre d'un côté les keynésiens (les vrais, pas les psychopathes qui sévissent en occident et qui surendettent leurs pays pour payer des retraites, des allocs chômage, des salaires de fonctionnaires tamponneurs de papelards et autres joyeusetés...) et de l'autre les autrichiens...

Perso, je ne me mouille pas. J'observe.

L'arnaque de la dette publique japonaise, la fausse épargne et le mur des fausses promesses de retraites

SocGen On Why Japan's Plunging Pension Reserves May "Cause Havoc" To The Japanese Bond Market
ZeroHedge, 24/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Not only that, but as Dylan Grice reminded us some time ago, a liquidation process would also impair US Treasury holdings: " As Japan's retirees age and run down their wealth, Japan's policymakers will be forced to sell assets, including US Treasuries currently worth $750bn, or Y70 trillion "eight months" worth of domestic financing."

Today, another SocGen analyst, Takuji Okubo, presents a realistic outlook of what will happen when one takes government projections to the pension system and applies realistic assumptions. In a nutshell, instead of a build up of JPY100 trillion over the next 15 years, pension reserves will likely decline by JPY36 trillion, a swing of almost 140 trillion, or nearly $2 trillion in incremental and very marginal JGB and treasury demand actually becoming supply.

However, with further aging in the population, the size of pension benefits in Japan is likely to increase. Populations aged over 65 in Japan are projected to increase from 29.4 million in 2010 to 35.9 million in 2020.



Naturellement, en terme de grasses retraites, la France bat tous les records, et ce, malgré une pression plus faible sur la démographie...   

As of 2010, the public pension has JPY 152 trillion of reserves, over 30% to GDP, the majority of which is invested in JGB.

However, the projection is made on excessively optimistic assumption.

For example, the Japanese government’s projection assumes the long-term average wage growth rate of 2.5% and investment yield of 4.1%. Both numbers seem excessively optimistic. When we replace the long-term wage growth rate to 1% and investment yield to 3%, we project reserves to decline from JPY 152 trillion in 2010 to JPY 116 trillion in 2025 (see chart below). Given the critical role the public pension fund plays in supporting the longer end of the JGB market, we suspect that such a decline in the public pension reserves would cause havoc to the JGB market at some point.
(JGB, ce sont les Japanse Government Bonds...)

Painful reform needed to keep reserves from declining
Autrement dit, pour que l'arnaque keynésienne tienne, il faut à tout prix empêcher que les vieux essaient de retirer et de dépenser cette fausse épargne   

In pour view, JGB market participants need to keep a much closer eye on the speed of decline in the pension reserves and the speed of reform implementation in pension finance.

USA : l'immobilier commercial à la fête

Moody's: Commercial Real Estate Prices declined 4.2% in March, Hit new Post-Bubble Low
Calculated Risk, 24/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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