| En Inde l’inflation monte en puissance |
Le blog à Lupus, 06/05/2011 (en Français )
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Méta revue de presse de l'info éco
| En Inde l’inflation monte en puissance |
Le blog à Lupus, 06/05/2011 (en Français )
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| Part 7 The relationship between global population and global petroleum production |
crash watcher, 03/05/2011 (traduire en Français )
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| Les stratégies secrètes de la BCE par Hans-Werner Sinn |
Project Syndicate via Le blog à Lupus, Hans Werner Sinn, 06/05/2011 (en Français )
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Pourquoi la Grèce, l’Irlande et le Portugal ont-ils dû avoir recours à une aide financière de l’UE et pourquoi l’Espagne risque-t-elle d’être le prochain pays sur la liste?En bref, comme je l'ai écrit des tas de fois ici vis à vis du sur endettement des jeunes français, le surendettement des jeunes dans les pays d'Europe du Sud est la pompe indispensable au système, et qui sert à créer de la monnaie pour consommer avec de l'argent qu'on n'a pas. Argent qui après avoir circulé deux trois fois finit en Allemagne ou dans les réserves de la banque centrale chinoise... Au final, une fois l'argent parti, ne restent que les dettes...
Pour beaucoup, la réponse est évidente: les marchés internationaux ne veulent plus financer les PIGS (acronyme anglais pour Portugal, Irlande, Grèce et Espagne). Mais ce n’est qu’à moitié vrai. En fait, les marchés internationaux n’ont financé aucun de ces pays de manière importante ces trois dernières années. Ils ont été financés par la Banque centrale européenne (BCE). Le système de règlement bancaire TARGET, jusqu’à présent ignoré par les médias, montre que la BCE a été beaucoup plus impliquée dans les plans de sauvetage qu’on ne le pense généralement.
Mais la BCE ne souhaite plus aujourd’hui poursuivre dans cette voie et voudrait que les membres de la zone euro prennent le relais.
Normalement, le déficit de la balance des comptes courants (déficit de la balance des biens et services moins les transferts d’autres pays) est financé par des capitaux étrangers privés. Mais dans une union monétaire, il est possible que les crédits octroyés par les banques centrales jouent ce rôle si les flux de capitaux privés sont insuffisants. C’est ce qui s’est passé dans la zone euro lorsque le marché bancaire s’est effondré dans le courant 2007.
Les banques centrales nationales des PIGS ont commencé à prêter de l’argent nouvellement émis à leurs banques privées et cet argent a ensuite été utilisé pour financer les déficits des comptes courants. Ces fonds se sont déplacés vers les pays exportateurs où ils ont circulé dans le cadre de transactions ordinaires. Les banques centrales des pays exportateurs ont réagi en réduisant les émissions de liquidités pouvant faire l’objet d’emprunts par les acteurs économiques nationaux. Dans le fond, les prêts des banques centrales de pays exportateurs, de l’Allemagne en particulier, ont été détournés au profit des PIGS.
La politique monétaire de la BCE n’était pas inflationniste, parce que l’agrégat monétaire des banques centrales de la zone euro n’a pas été affecté. Mais comme les prêts octroyés par les banques centrales des PIGS ont été faits au détriment des prêts des banques centrales de pays exportateurs de la zone euro, cette politique revenait à une exportation forcée de capitaux de ces pays vers les PIGS.
Le montant des «prêts de remplacement» de la BCE apparaît dans les transferts de la plateforme de dénouement espèces TARGET2, qui permettent d’évaluer le déficit ou l’excédent des transactions financières entre les pays.
Jusqu’à la mi 2007, les comptes TARGET étaient proches de zéro, mais depuis lors, ils ont cru de près de 100 milliards d’euro par an.Ils n'ont qu'à régler leurs déficits commerciaux envers l'Allemagne avec leurs réserves d'or
Les recouvrements du compte TARGET de la banque centrale allemande (Bundesbank) sont par exemple passés de 5 milliards d’euro en 2006 à 323 milliards d’euro en mars 2011. La contrepartie de ces recouvrements sont les remboursements de la dette des PIGS qui s’élevaient à près de 340 milliards d’euro à la fin 2010. Il est intéressant de noter que les déficits cumulés des comptes courants des PIGS entre 2008 et 2010 étaient grosso modo du même montant – 365 milliards d’euro pour être précis.
Si la BCE n’avait pas financé ces déficits, ces pays auraient éprouvé des difficultés à payer pour leurs importations nettes. S’ils y étaient tout de même parvenus, les taux d’intérêt élevés les auraient obligé à se serrer la ceinture et les déficits de leurs comptes courants, qui dans le cas de la Grèce et du Portugal dépassent les 10 pour cent du PIB, auraient diminué.
A la fin de l’année dernière, la masse monétaire de la zone euro s’élevait à 1070 milliards d’euro, dont 380 milliards étaient absorbés par les prêts accordés aux PIGS. Continuer à financer les déficits des comptes courants de ces pays, à hauteur de 100 milliards d’euro environ par an, signifie que la totalité de la base monétaire de la zone euro serait consommée dans un délai de 6 à 7 ans.
Pour sortir de cette impasse, la BCE souhaite que la Facilité Européenne de Stabilisation Financière (FESF) prenne le relais, et certains pays demandent même la création d’euro-obligations. Mais cette option ne ferait que prolonger le financement communautaire des déficits de la balance des comptes courants des PIGS, en cours depuis quatre ans, pour deux ans de plus. En finale, soit l’euro s’écroulera, soit une Union de transfert sera établie dans l’Union européenne, par laquelle les déficits des comptes courants seront financés par des donations entre pays membres.
Les PIGS devraient peut-être étudier le cas de l’Italie. Alors qu’elle devait rembourser des intérêts pénalisants et accusait également un déficit de la balance des comptes courants, Mario Draghi (président de la banque centrale italienne et favori à la présidence de la BCE, poste renouvelé cet automne) a exercé un contrôle strict sur les opérations de prêts de la banque centrale italienne tout au long de la crise. Bien que les autorités aient sûrement été tentées, l’Italie n’a pas accumulé de déficit de son compte TARGET. Elle a choisi la voie de l’abstention vertueuse.
| April Employment Report: 244,000 Jobs, 9.0% Unemployment Rate |
Calculated Risk, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| Employment Summary, Part Time Workers, and Unemployed over 26 Weeks |
Calculated Risk, 06/05/2011 (traduire en Français )
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This pace of job growth is just more than enough to keep up with the growth in the labor force, so it will only push down the unemployment rate slowly. The unemployment rate has declined from 9.4% in December 2010 to 9.0% in April.
| Participation Rate Unchanged At 25 Year Low 64.2% For Third Straight Month |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| As People Not In Labor Force Hit New Record, Those Who "Want A Job Now" Jump By 232,000 In One Month |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| Charting America's Transformation To A Part-Time Worker Society (Part 2) And Parting Thoughts On The Household Survey |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| Employment: A dirty little secret and more graphs |
Calculated Risk, 06/05/2011 (traduire en Français )
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First, anyone who adds (or subtracts) the Not Seasonally Adjusted (NSA) birth/death model numbers from the headline SA payroll employment is clueless. Someone sent me this "analysis" today: "... you exclude the 62K from McDonalds hirings, and 175K from the Birth Death Adjustment, and end up with.... +7K jobs". That is complete nonsense. The key issue with the birth/death model is it misses turning points; otherwise it is an important part of the monthly estimate.
Actually it really isn't much of a secret that Wall Street and corporate America like the unemployment rate to be a little high. But it is "dirty" in the sense that it is unspoken. Higher unemployment keeps wage growth down, and helps with margins and earnings - and higher unemployment also keeps the Fed on the sidelines. Yes, corporations like to see job growth, so people have enough confidence to spend (and they can have a few more customers). And they definitely don't want to see Depression era unemployment - but a slowly declining unemployment rate (even at 9%) with some job growth is considered OK.
| BLS Jobs Report: Nonfarm Payroll Headline Number Looks Good, Beneath the Surface, Awful |
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 06/05/2011 (traduire en Français )
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The big news in the BLS Birth/Death Model is the BLS has moved to quarterly rather than annual adjustments.
In recent years Birth/Death methodology has been so screwed up and there have been so many revisions that it has been painful to watch.
Birth/Death assumptions are supposedly made according to estimates of where the BLS thinks we are in the economic cycle. Theory is one thing. Practice is clearly another as noted by numerous recent revisions.
Given the total distortions of reality with respect to not counting people who allegedly dropped out of the work force, it is hard to discuss the numbers.
The official unemployment rate is 9.0%. However, if you start counting all the people that want a job but gave up, all the people with part-time jobs that want a full-time job, all the people who dropped off the unemployment rolls because their unemployment benefits ran out, etc., you get a closer picture of what the unemployment rate is. That number is in the last row labeled U-6.
While the "official" unemployment rate is an unacceptable 9.0%, U-6 is much higher at 15.9%.
Things are much worse than the reported numbers would have you believe, and this month's report was exceptionally weak beneath the surface.
| Guest Post: Memo To Bernanke: It's Called Blowback, Baby |
Of Two Minds via ZeroHedge, Charles Hugh Smith, 06/05/2011 (traduire en Français )
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Memo to Bernanke: It's Called Blowback, Baby
The covert manipulation of the domestic economy has set up ideal conditions for massive domestic blowback against the responsible agencies such as the Federal Reserve.
Broadly speaking, "blowback" is the unintended consequence to the civilian population of secret government operations. It is typically used to describe the consequences of overseas covert operations
In all cases, the numbers are doctored in a coordinated covert campaign to persuade the public that the economy is growing smartly. The stock market has doubled as a consequence of a declining dollar and other policies of the Federal Reserve designed to incentivize speculation in "risk trades" such as stocks and "carry trades" in currencies.
I have broken down the distortion many times, for example: The Stock Market As Propaganda (March 10, 2010).
The jobs report is heavily reliant on the "birth-death model" of small businesses, an opaque Federal guesstimate of the number of new small businesses being started and those being closed.
As reliably as clockwork, hundreds of thousands of "created out of thin air" jobs are logged as if they were real by the Bureau of Labor Statistics' "birth-death model." Yet in the real world, the number of small businesses has been in a three-year free-fall: Few Businesses Sprout, With Even Fewer Jobs (WSJ.com).
In the real world, small business income is down 5%. Small Business: Still Waiting for Recovery.
Small business understands uncertainty is now permanent. That's why 26% of all new private-sector hires are temporary.
The GDP rises because the Federal government has borrowed roughly $5 trillion in the past three years and sent much of it out as "income" where it is of course added to the GDP. Never mind where the money came from or what it will cost pour children--the only thing that matters to the manipulation operation is that GDP rises every quarter. If it doesn't, then the "recovery" lie collapses.
In other words, the "recovery of consumer spending" is bogus. The pyramid of the American economy is instructive:
All this coordinated misinformation and distortion is setting up the delegitimization of the complicit institutions, which include the Federal Reserve, the Treasury, the White House, Congress, and all the agencies tasked with documenting the "recovery."
Today the stock market is rallying on the wondrous "news" of hundreds of thousands of new jobs created--the last of the three metrics which the Status Quo needs to complete its picture of "recovery." As the gap between the "good news" and reality widens, the forces of blowback and delegitimization only coil tighter.
| (Bank Of) American Beauty - Q1 Trading Perfection |
ZeroHedge, 05/05/2011 (traduire en Français )
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| JPM Reports Perfect Trading Quarter, Makes $112 Million In Average Daily Trading Revenue |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| JPM Reports Global Economic Growth Slowest Since August 2009 |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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According to the JPMorgan Global Manufacturing & Services PMI, not only did the growth of the global economy slow "sharply" in April, it grew at the slowest pace since August 2009.
| Bill Gross Says May Change Mind On Shorting US Treasuries If Potential For Another Recession |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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PIMCO'S GROSS SAYS WILL CHANGE HIS MIND ON SHORTING US TREASURIES IF THERE IS POTENTIAL FOR ANOTHER RECESSION
| THe GReeK ESCaPe 2011 |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| Chute de l'euro sur fond de rumeurs de sortie de la Grèce |
Le Figaro, 06/05/2011 (en Français )
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La Grèce aurait menacé de sortir de la zone euro lors de discussions avec la Commission européenne, d'après le Spiegel. Malgré plusieurs démentis officiels, la monnaie unique chute de plus de 1% vendredi soir, à moins de 1,44 dollar.
Malgré les démentis des gouvernements français, allemands et grecs, la monnaie unique a accéléré sa chute face au dollar.
Une réunion d'urgence se tiendrait entre certains ministres des Finances de la zone euro. Le président de l'Eurogroup, Jean-Claude Juncker, a démenti qu'une réunion portant exclusivement sur la Grèce avait lieu. Reste que, selon l'agence Reuters, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble ainsi que son ministre délégué Jörg Assmussen sont bien au Luxembourg pour une réunion. Ces discussions porteraient sur les sujets d'actualité tels que le Portugal, la Grèce ou encore la succession à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), mais «rien de plus», précise une source de la zone euro à l'agence de presse.
| Here Is Why A Voluntary Greek Restructuring Makes No Sense |
Credit Sights via ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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The reality from Greece's perspective is that if it unclear why restructuring would be a politically astute option. More than a quarter of Greek debt is held domestically - primarily social security (€28 billion) and banks (€31 billion), but even Greek households are holding €6 billion in short-dated securities. While those are relatively small amounts, we don't believe that asking those sectors to accept losses on their holdings of government securities would be a vote winner. What's more, Greece has the liquidity it needs until some time in 2013 thanks to the EU and IMF loan facility. There is €83 billion within Greece' EU-IMG facility that has not yet been drawn.
I'm convinced Greece is jealous that the portuguese got a much better deal. They want the same deal arguing that they have already suffered long enough... Monday they announce that Greece is getting better terms and we are off to the races... by early 2012 greece restructures debt.
| 560 Pip Plunge In EURUSD In Two Days |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| Wipe Out Of Near Record Number Of EUR Speculators Confirmed |
ZeroHedge, 06/05/2011 (traduire en Français )
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| Crise : notre bien-être sera plus cher par Bruno Colmant |
Le blog à Lupus, Bruno Colmant, 06/05/2011 (en Français )
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A New York, leurs bureaux sont situés dans les étages supérieurs de Manhattan. Ils sont grands, diplômés de Harvard et audacieux. Leurs regards sont carnassiers. Ils adoptent des postures de capitaines traversant les grandes houles. La cartographie de leurs investissements est planétaire. L’argent n’est plus qu’une expression numérique. Pour ces banquiers d’affaires et dirigeants de hedge funds, la planète est un immense stratego.
A Londres, ils entretiennent le charme désuet de la City. Logés dans des maisons de maître, ils scrutent les moindres virgules des comptes des entreprises. Leurs analyses traversent les bilans pour sonder le caractère des hommes qui dirigent les sociétés dont ils sont actionnaires. Leur détachement est complet. Pour certains, la faillite de plusieurs États européens est froidement inévitable.
A Athènes et Dublin, les populations sont tétanisées et désabusées. En quelques mois, tout s’est écroulé. Leurs pays sont sous la coupe d’institutions monétaires étrangères. Les économies européennes sont désormais les otages des pourvoyeurs de capitaux étrangers. Le capitalisme est cruel et cynique. Il glace et est révulsant d’injustice car l’humain est relégué au rôle de variable d’ajustement.
Que s’est-il passé ? Où sont les jours heureux des conjonctures prometteuses et des lendemains qui chantent ? Et puis, à qui la faute ? Probablement plus à leurs gouvernants européens qu’aux banquiers d’affaires.
En période d’euphorie conjoncturelle, de nombreux pays ont mis leur croissance et leur démographie futures en gage des transferts sociaux. Pour financer cet à-valoir sur l’avenir, ils ont fait appel à des banquiers et à des fonds souverains étrangers.
Entre les années 1970 et 1990, la politique budgétaire a été charpentée sous le postulat d’une croissance qui autorisait l’endettement et le report de la charge fiscale sur les générations suivantes. Malheureusement, les courbes de natalité se sont disloquées et la croissance s’est érodée. [disco : tu m'étonnes que la croissance se soit disloquée sous le poids de la rente] Il en découle donc un gigantesque déséquilibre générationnel : les classes âgées de la population ont collectivement bénéficié d’un endettement public dont le remboursement par les filiations suivantes n’est pas assuré. Les déficits budgétaires et l’endettement public ont emprunté la croissance des prochaines générations.
Aujourd’hui, l’étau se resserre sur les pays en déséquilibre. Les prêteurs complaisants sont devenus des créanciers exigeants. L’hypothèque générationnelle est exercée par des banquiers étrangers et les jeunesses sont confrontées à leurs propres aînés. Les banquiers révèlent, plutôt qu’ils ne créent des crises sociales. En fait, les banques d’affaires confrontent aujourd’hui les gouvernements européens à la finitude de leurs modèles de répartition sociale. Ils posent l’équation fiscale qui se structure désormais dans la dépendance des capitaux étrangers.
Le remboursement de cette dette sera prélevé au prix d’un risque de tensions sociales, dès lors que la vague du coût du vieillissement va submerger les finances publiques. Or rien ne dit que les générations suivantes voudront, ou même pourront, payer nos dettes.
Pendant des décennies, certains pays se sont acheté des années d’immobilisme, en demandant crédit aux futurs actifs. Or c’est malsain, parce qu’aucun plan de prospérité ne leur a été préparé et que la démographie est déclinante. En réalité, il y a un risque, à savoir que ce soit l’inverse de ce qui est espéré qui se passe : les nouvelles générations ne voudront pas servir de variable d’ajustement aux pensions de celles qui les ont précédées.
Si les crises financières présentent un seul aspect positif, c’est probablement celui de forcer à réfléchir au modèle économique et à la «destruction créatrice» énoncée par Schumpeter. Cette réflexion est indispensable parce que les crises déplacent les richesses et les dettes entre agents économiques. La démarche devra, cette fois, être plus rigoureuse qu’un espoir passif de rétablissement conjoncturel.
Le profond message de la crise financière et économique, c’est sans doute celui du questionnement de la prospérité des futures générations, dont les aînés ont emprunté la croissance. La récession nous immerge dans l’économie de marché. Cette dernière disciplinera nos gouvernants. Et finalement, le manifestant grec et le banquier anglo-saxon convoient le même message : la confrontation avec 30 années de déséquilibres budgétaires. Si les taux d’intérêt augmentent, c’est parce que le confort de l’avenir coûte plus cher.
| Situation mensuelle du budget français |
les-crises.fr, Olivier Berruyer, 06/05/2011 (en Français )
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| Identité nationale |
France Inter, Philippe Lefébure, 06/05/2011 (en Français )
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Qu'est-ce qu'être français? On le sait, cette question a beaucoup agité, la classe politique, il y a quelques mois. "Débat et manoeuvre polticienne totalement ratés" m'a ré-expliqué Thomas Legrand, hors antenne tout à l'heure... mais débat, auquel l'INSEE, apporte, d'une certaine manière, ce matin sa contribution. Qu'est-ce qu'être français? Notre Institut National de la Statistique donne un bout de la réponse (un petit bout...): être français, c'est être un... consommateur.
Résultat: les Français consomment, globalement, plus que leurs voisins européens. La France, 11ème du continent en terme de richesse crée par habitant, se situe 4 rangs plus haut, en matière de consommation. A la 7ème place, donc. Les ménages français consomment 13% de plus qu'un ménage européen moyen, malgré des prix nettement plus élevés (autre caractéristique française). Nous sommes derrière les Luxembourgeois et les Britanniques, largement en tête... un peu derrière les Allemands.
En revanche, les dépenses liées au logement sont plus élevées en France qu'ailleurs (ça ne va pas nous rassurer). C'est le cas aussi pour l'ameublement, l'eau et l'énergie. Le Français dépense également beaucoup d'argent pour sa santé, l'éducation, les loisirs et la culture. Mais, là l'étude montre qu'une part non-négligeable est prise en charge directement par l'Etat.
