Grosse revue de presse sur le sujet, qu'on a vu surgir de partout sur la blogosphère depuis une semaine...
Je vous la fais en vrac :
Tout d'abord, cet excellent édito de Bruno Bertez sur le blog à Lupus :
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L’Edito : L’or est la monnaie des rois par Bruno Bertez
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Le blog à Lupus, 02/05/2011 (en Français )
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La conférence de presse de Bernanke constitue t-elle un feu vert pour la communauté spéculative internationale?
On peut le penser puisque, dans la même semaine, avant et après son intervention, les marchés dits « de risque » ont inscrit de nouveaux records.
Disons-le clairement, l’interprétation dominante selon laquelle Bernanke a ouvert tout grand le robinet du risk-trade ne nous satisfait pas.
Tout se passe comme si on reproduisait en comprimé et en amplifié un scénario déjà vu alors que le paysage, l’environnement, les conditions dans lesquelles le scénario se déroule sont profondément différents de ce qu’ils étaient auparavant.

En un mot comme en cent, tout se passe comme si les mouvements enclenchés par la politique monétaire américaine n’avaient pas de limites. Comme si le chemin déjà parcouru ne comptait pas, comme si on pouvait le prolonger à l’infini. Or, il se trouve, et c’est notre idée centrale, que ce qui a été fait n’est plus à faire et qu’anticiper la poursuite à l’infini des mesures antérieures est une absurdité. Notre idée, par conséquent, est qu’une nouvelle phase non-dite dans l’action de Bernanke et du Trésor a été ou est en train d’être initiée.
A l’appui de cette thèse, nous voulons mettre en évidence une réponse de Bernanke que nous considérons comme révélatrice. A la question « pourquoi ne pas envisager de nouveaux Quantitative Easing? » Le chairman a répondu: « parce que le trade-off est devenu moins favorable ». Comprenez que le chairman nous dit que les avantages que l’on peut retirer en allant plus loin dans les actions antérieures sont maintenant contrebalancées par des inconvénients dangereux. A cet stade, le positif s’équilibre avec le négatif. On touche les limites du rendement favorable de ce type d’actions.
C’est important, en tous cas, dans notre cadre analytique qui est fondé sur l’existence de limites. La crise se déplace depuis la fin des années 90 inexorablement. Partie de loin, c’est à dire de la Périphérie, elle s’est rapprochée du Centre. D’abord, les satellites du Centre, puis ses Agences, puis son système bancaire, et maintenant nous sommes dans le Centre du Centre, c’est à dire le couple Fed + Trésor. Le Centre du Centre garantit tout, solvabilise tout, liquéfie tout, mais ce Centre, ce rempart ultime, peu à peu, épuise ses moyens d’actions, ses munitions. Il perd progressivement ses armes. On est passé du normal à l’exceptionnel, puis de l’exceptionnel au non conventionnel et la machine n’est toujours pas repartie.
Face aux crises jusqu’à ces derniers temps, on avait l’arme budgétaire et l’arme monétaire. L’arme budgétaire est enrayée; le potentiel d’endettement et de déficits a été épuisé. On est dans la trappe. L’arme monétaire est sur la fin. Sur la fin, parce que l’astuce qui a consisté, pour franchir la borne zéro des taux d’intérêt, à faire du Quantitative Easing, cette astuce a été démystifiée et est en train de devenir contre-productive. Le fameux trade-off de Bernanke.
Il faut considérer le Centre comme un fort, une place forte assiégée. Nous n’irons pas jusqu’à dire assiégée par les barbares, car les barbares à ce stade sont complices du Centre, nous dirions assiégée par ses propres contradictions. Les miracles n’existent pas. Les magiciens non plus. Il n’y a que des illusionnistes. Le flux de la crise de surendettement n’est pas endigué. Ce flux au contraire enfle depuis trois ans. La place forte constituée par le couple Fed + Trésor va être de plus en plus menacée. Avec de moins en moins de choix acceptables possibles.
Il est évident que la dernière ligne de défense, une fois passé l’effet temporaire des taux zéro, une fois terminés les effets éphémères des Quantitative Easing, il est évident que la dernière ligne, la dernière arme, c’est le change, c’est le dollar. Nous soutenons que nous sommes au début de la phase où les actions antérieures vont être complétées par l’avilissement accéléré du change.

Geithner et Bernanke sont tous deux pour un dollar fort. Ils l’ont répété ces derniers jours. Les économistes, les médias, se gaussent. Ils disent: « ils se fichent de nous puisque la création de dollars couplée avec les taux zéro provoque une dévaluation de la monnaie ». Pourtant nous sommes persuadés qu’il faut écouter Bernanke et Geithner. Mais il faut une écoute spéciale, un peu distraite, qui attache peu d’importance à l’apparence de ce qui est dit et qui en attache beaucoup à ce qui est sous-jacent, soigneusement occulté. Bernanke et Geithner veulent ce qu’ils appellent « un dollar fort ». Mais dans leur pensée et dans leur conception, un dollar fort ce n’est pas comme on le croit un dollar cher. C’est un dollar qui impose sa loi, c’est un dollar que l’on force à accepter, un dollar que l’on continue de stocker. Bref, un dollar qui, négativement, faute d’alternative et à la faveur de la puissance militaire, continue de bénéficier de son rôle de monnaie impériale, de safe-haven. Ils veulent un dollar à la fois faible en prix mais en même temps roi.
La force à laquelle ils se réfèrent n’est pas mesurée par le niveau du Dollar Index, elle est mesurée par la quantité de réserves que les créanciers internationaux acceptent de conserver. Ce qui compte pour Bernanke et Geithner, ce n’est pas le cours, mais la demande de dollars. Sous cet angle, le dollar est fort, très fort.
A la fin de la semaine dernière, les réserves internationales essentiellement composées de dollars étaient de 9,66 trillions, en hausse de 22% sur un an et de 45% sur deux ans. A la même date, la Fed détenait pour comptes étrangers 3,5 trillions de Treasuries et de titres des Agences, un stock en hausse de près de 13% sur un an.
Un dollar qui baisse en tant qu’outil de régulation volontariste manipulé par la Fed et le Trésor n’est pas un dollar faible. C’est, paradoxalement, un dollar fort. Un dollar fort parce que le monde global et les créditeurs l’acceptent. Le fait qu’ils poussent des cris d’orfraie n’a strictement aucune importance et doit être pris comme un simple habillage trompeur de la situation. La force du dollar, c’est de pouvoir baisser, de pouvoir imposer sa dépréciation, de pouvoir être dévalué, dévalorisé, avili et qu’en même temps, malgré tout, de continuer d’être accepté, stocké, mis en réserve. Un dollar qui se permet de baisser et reste ce qu’il est, c’est à dire conserve son statut, est un dollar authentiquement fort.
Les mouvements sur les devises et sur les taux d’intérêt sont des mouvements dialectiques. Ils sont ambivalents. Ils sont complexes. Une baisse du dollar voulue par les États-Unis n’est possible que parce que le dollar est fort. C’est lorsque le monde extérieur, le reste du monde, fera baisser le dollar que le statut sera en danger et que l’on aura touché l’ultime limite dont nous parlons ci-dessus. Elle viendra un jour, mais nous en sommes encore loin. Nous insistons, ce qui compte, ce n’est pas le niveau, ce n’est pas le prix, ce n’est pas le cours du Dollar Index, ce qui compte, c’est de savoir qui le fait, qui provoque le mouvement.
Nous disons qu’il en va de même avec les taux d’intérêt. Une hausse ou une baisse des taux d’intérêt n’a absolument pas le même sens selon qu’elle est provoquée par des facteurs exogènes ou par des facteurs endogènes. Ainsi, par exemple, si un jour le reste du monde impose une hausse des taux au système américain pour compenser la dévalorisation de sa monnaie, ce sera très différent d’une hausse des taux voulue, provoquée et pilotée par la Fed. Vu sous cet angle, attendez-vous à ce que si un jour le dollar devient vraiment faible, sa faiblesse s’accompagne d’une nette hausse des taux exigée par le reste du monde. Quand le dollar sera vraiment faible, le sens, l’interprétation qu’il faudra donner aux taux d’intérêt basculera. Le taux d’intérêt deviendra la rémunération que les États-Unis devront consentir pour que leurs créanciers acceptent de conserver les dollars qu’ils reçoivent et ne les renvoient pas à l’émetteur. Nous n’en sommes pas là puisque les taux du 10 ans US viennent de faire un beau parcours à la baisse alors que dans le même temps, le Dollar Index chutait vers ses plus bas.
Oui sauf que les chinois ont déclaré vouloir se débarasser des deux tiers de leurs réserves en dollars. On verra ce qui'l en est... En attendant, le 10 ans US tient :
Notre idée, ce n’est pas que Bernanke a donné le feu vert au risk-trade. Tout au plus a t-il donné le feu vert à la consolidation du S&P500 au niveau élevé actuel. Ce qui constitue la cause de la hausse du marché, c’est le dollar. Ce dollar dont il a refusé pour ainsi dire de parler. La corrélation négative entre le dollar et le S&P500 est excellente. Plus le dollar baisse, plus le S&P500 monte. C’est ce que nous appelons depuis le début de la crise, et même depuis 2003, la hausse de misère.

Le dollar vient d’arriver dans ses plus bas de l’été 2008. C’est un niveau que nous considérons comme historique, charnière. On est à 73, le niveau pivot est à 72. Nous avons développé il y a quelque temps l’idée que l’objectif des dirigeants américains était de casser la barre, d’enfoncer ce plancher historique des 72. Nous y sommes. Le reste du monde va t-il accepter? Comment les émergents, la Chine, l’Europe, vont-ils réagir? Ont-ils même les moyens de réagir? Voilà, à notre avis, les questions centrales et ce sont celles évidemment qui ont été esquivées dans la fameuse conférence de presse de Bernanke le Transparent.
La vérité, c’est que l’action américaine depuis quelques semaines ne vise plus les taux. On a touché les limites des bénéfices et de l’efficacité de ce côté; elle touche le change. Et là, il y a encore beaucoup à faire. Beaucoup à espérer pour les uns, beaucoup à désespérer pour les autres.
La baisse de la valeur des monnaies, l’avilissement des pouvoirs d’achat, le déclenchement de spirales contrôlées des prix et des salaires sont, au stade où nous en sommes, les seuls remèdes envisageables pour éviter le chaos d’une nouvelle crise. D’une nouvelle crise non plus seulement financière, mais sociale. Ils constituent le seul moyen d’avancer, en dévalorisant, en marchant, le stock de dettes accumulées par le monde global. Qui a dit: « l’or est la monnaie des rois et le papier c’est la monnaie des serfs »?
Étrangement d'ailleurs, je diverge un peu, mais malgré la rouste sur l'argent, les stocks registered du Comex continuent de baisser...
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Another Decline In Registered Silver Brings Total Comex Physical To Multi-Year Lows
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ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français )
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the Comex announced that the ongoing inverse reclassification from Registered into Eligible continues, with Scotia Mocatta seeing another 186 thousand ounces of physical silver moving into that dark pool known as "eligible" holdings.
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La Fin du Dollar ?
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via Le blog à LupusMyret Zaki, 04/05/2011 (en Français )
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deux approches irréconciliables de l’économie.
A la politique expansionniste et non conventionnelle de la Réserve fédérale s’opposent la prudence et le régime de rigueur européen. Les Européens résistent à la vision américaine, qui est aussi celle des marchés. Ils s’efforcent de réduire les déficits budgétaires et considèrent, à raison, que les efforts d’austérité d’aujourd’hui seront récompensés dans le futur. À l’inverse, le mot «austérité» a disparu du vocabulaire américain depuis longtemps, cette dernière étant perçue, par les investisseurs, comme «néfaste pour la croissance».
De sorte que, même si en 2011 la croissance américaine s’avère supérieure à celle de l’Europe, le prix que paieront les États-Unis pour avoir reporté indéfiniment le retour à l’austérité est incalculable à long terme. Bien plus conservatrice, la BCE a choisi de limiter tant que possible, en novembre 2010, les injections de liquidités telles que les pratique la Fed à coups de rachats massifs de titres publics. S’agissant des rachats d’obligations de pays en difficulté par la BCE, ils se sont limités à 72 milliards d’euros à la fin 2010, soit 90 de milliards de dollars. En incluant les rachats de titres de dette privée, la BCE se porte garante de quelque 200 milliards d’euros. En comparaison, la Fed aura procédé, d’ici juin 2011, au rachat de titres s’élevant à 2300 milliards de dollars, dans le cadre de ses deux programmes d’»assouplissement quantitatif» (QE I et II), dont 1000 milliards de titres toxiques, gagnant au passage le surnom de «décharge financière». En d’autres termes, la comparaison est quasiment absurde puisque les interventions américaines se chiffrent au décuple.
Heureusement, Super Mario de Goldman Sachs arrive bientôt pour mettre fin à cette vile résistance d'une société de classes moyennes d'un autre âge, et nous donner à la place le bonheur rangé dans une armoire des banksters keynésiens groucho capitalistes, nous organiser le bailout généralisé et le sur-endettement comme règle pour l'ex digne classe moyenne, transformée en plèbe impériale lobotomisée sous tittytainment à crédit... Et à l'école, plutôt que d'avoir des cours d'éducation financière obligatoire, d'apprendre à tenir un budget, et à apprendre ce qu'est un profit, une bonne et une mauvaise dette, on apprendra aux gamins à utiliser des cartes de crédit...
En résumé, l’Europe s’est caractérisée par une gestion économique plus responsable et par une vision à long terme qui contraste avec le choix américain de politiques gratifiantes à court terme mais suicidaires à long terme. Ce faisant, l’Euroland a été sans cesse sanctionné comme étant moins performant par une communauté financière avide de «jetons» pour alimenter le «casino», et d’anabolisants pour doper les marchés boursiers.
Jean-Pierre Petit et surtout Touai, toujours prompts à fustiger Trichet et à exiger de l'argent gratuit pour faire de la "croissance" (lire "pour que les patrimoines financiers grimpent plus vite que les revenus"), si jamais vous nous lisez
Et l’on fait mine d’ignorer que l’Europe, parce qu’elle triche moins avec son économie, souffre plus longtemps lorsqu’elle se retrouve infectée, sur son territoire, par les produits toxiques des banques américaines. En effet, les mêmes «solutions de dopage» que Goldman Sachs a vendues à la Grèce ont été utilisées au début des années 2000 par différentes banques régionales et entités publiques d’Europe, y compris en Italie, au Portugal, dans les Länder allemands, et les pays de l’Est. Mais les autorités nationales et communautaires n’étaient pas prêtes à apporter des remèdes aussi extrêmes que leurs homologues américaines.
D’une part, le PIB par habitant européen a progressé légèrement plus que celui des États- Unis depuis 2000. D’autre part, les entreprises européennes sont plus compétitives, sur bien des plans, que leurs homologues américaines. Rappelons que selon le Forum économique mondial, sur les 20 économies les plus compétitives du monde, 12 sont européennes12 (dont 7 utilisent l’euro).
Alors que les exportations des entreprises européennes ont pu maintenir leur part de 17% du marché mondial depuis 2000, la part de leurs rivales américaines a chuté de 17% à 11% sur la même période.
Sur les 100 plus grandes multinationales du monde, l’Union européenne a hissé sa part de 57 à 61 entre 1991 et 2009. A l’inverse, de 26, les États-Unis n’en arborent plus que 19. La clé de ce succès: les entreprises d’Europe se sont le plus fortement globalisées, leur part des ventes hors de l’Union atteignant 39%, contre 30% pour les États-Unis.
Et leur taux de globalisation est très élevé, car la part de leurs ventes à l’étranger atteint souvent 80%. Surtout, leur degré d’innovation est en fait nettement supérieur: l’essentiel des innovations industrielles de la dernière décennie a eu lieu en Europe, tandis qu’elles ont pratiquement disparu des États-Unis, où l’accent est quasi exclusivement sur l’innovation technologique (Apple, Google, Facebook).
Au plan de la profitabilité, les entreprises d’Europe ont vu croître leurs bénéfices en moyenne de 13% de 1998 à 2008, contre près de la moitié (7%) pour leurs rivales américaines. Et si le secteur financier américain est nettement plus global et profitable que celui d’Europe, la crise de 2008 a montré qu’il est capable de détruire en quelques mois toute la valeur boursière créée en dix ans. Enfin et surtout, l’immense faiblesse du modèle de croissance américain est qu’il est basé sur l’endettement.
Aux États-Unis, on aime la facilité: on imprime et on dévalue. Et les marchés applaudissent. Le fait que cela ait un coût élevé pour le futur passe à la trappe. Cette politique a implanté dans la perception des marchés l’idée que consommer à crédit produit de la richesse. Or cette «vérité» assénée partout est une belle fable: on s’enrichit uniquement lorsqu’on produit des biens et services et une dette qu’on a laisser s’accumuler mine la croissance du PIB et la compétitivité du pays.
Et si le retour à la croissance post-2001 a été plus net aux États-Unis, c’est parce que l’Europe a calculé sa croissance de façon plus restrictive que les Etats-Unis13, sous-estimant la réalité, alors que les États-Unis ont, à l’inverse, gonflé leurs chiffres. Et encore une fois, la croissance américaine s’est faite à un coût futur nettement plus élevé que l’Europe, qui a relancé son économie sans stimulus.
Les États-Unis ont au contraire mis en place un stimulus fiscal et une politique monétaire extrêmement laxistes, qui n’ont fait que préparer la gigantesque destruction de valeur de 2008. Et depuis 2009, le même dopage fiscal et monétaire s’est remis en place, dans des proportions encore plus vastes… La fuite en avant est évidente.
L'euro fort protège de la hausse des matières premières :
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L’avantage d’un Euro fort….
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Le blog à Lupus, 04/05/2011 (en Français )
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L'évolution du dollar par rapport aux autres devises :
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Météo monétaire – Mai 2011
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Les crises.fr, 03/05/2011 (en Français )
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Sur très long terme :
Le dollar index sur très longue période :
Et l'évolution des régimes de change vers des changes flottants :
Et en parité de pouvoir d'achat :
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Valeur des monnaies en PPA
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les-crises.fr, 04/05/2011 (en Français )
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L’euro est manifestement surévalué de 20 %

Le yuan est donc sous-évalué de 50 %.

Le yen est quant à lui sur-évalué de 30 %.

le franc suisse est sur-évalué de 70 %

la roupie indienne est sous-évaluée de 65 %.
Brésil et UK sont à l'équilibre eux en PPA...
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J.-C. Trichet va-t-il envoyer le dollar à l'échafaud ?
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La chronique Agora, Isabelle Mouilleseaux, 03/05/2011 (en Français )
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... le dollar est pris en étau
Il est détruit de l'intérieur depuis des mois par l'équipe de Bernanke aux manettes de la Fed, et par le colossal endettement public de la nation qui deviendra absolument INSUPPORTABLE au moindre relèvement des taux.
Et il est détruit à l'extérieur par Trichet qui se met à relever la rémunération de l'euro pour tuer l'inflation avant qu'elle ne passe le "second tour"...
Comme le dit Marc Faber, la valeur intrinsèque du dollar est égale à ZERO...
Ce en quoi il n'a pas tout à fait tort...
Nous en sommes à 73 points, soit à une encablure du point bas historique de 2008 (à 71,32). Va-t-il rebondir sur ce support majeur ? Ou va-t-il le casser et déclencher un signal vendeur fort ?
Avec un tel graphique sous les yeux, impossible à notre ami Bernanke de prolonger son quantitative easing (QE) après le 30 juin. Ce serait envoyer le dollar à l'échafaud direct.
Il cessera donc son QE.
Pour combien de temps ? La vraie question est là.
Ce qui me laisse penser que le bourreau du dollar pourrait bien être Trichet, avec son probable relèvement de taux en juin. Peut-être assisterons-nous alors au saut de l'ange du billet vert...
Le très lu Michael Pettis, sur le sujet, qui nous explique doctement que les USA sont bien gentils d'accepter de se sacrifier pour consommer gratuitement avec de la fausse monnaie
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Michael Pettis: Is it time for the US to disengage the world from the dollar?
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naked capitalism, Michael Pettis, 02/05/2011 (traduire en Français )
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The week before last on Thursday the Financial Times published an OpEd piece I wrote arguing that Washington should take the lead in getting the world to abandon the dollar as the dominant reserve currency. My basic argument is that every twenty to thirty years – whenever, it seems, that American current account deficits surge – we hear dire warnings in the US and abroad about the end of the dollar’s dominance as the world’s reserve currency.
Just as importantly as a public good it requires a number of characteristics. At a minimum these include ample liquidity, central bank credibility, flexible domestic financial markets, minimal government or political intervention, and very deep and open domestic bond markets. With the exception perhaps of the euro, which may or may not emerge in the next decade on a more rational basis than it currently exists (albeit with more than one defection), no other currency has the necessary characteristics that will allow it plausibly to serve the needs of the global economy.
Countries that seek to supercharge domestic growth by acquiring a larger share of global demand can do so by gaming the global system and actively stockpiling foreign currency, mainly in the form of, but not limited to, central bank reserves. This allows them to forcibly accumulate domestic savings while relying on foreign demand to compensate for their own limited domestic demand.
In practice, dollar liquidity, limited Washington intervention, and the size and flexibility of US financial markets ensure that these countries always stockpiled dollars. There is no real alternative to the dollar, and most other governments would anyway actively discourage massive purchases of their own currencies because of the adverse trade impacts. If foreigners accumulate euros or yen at anywhere near the rate they accumulate dollars, they would force Europe and Japan into massive current account deficits, and neither Europe nor Japan has any interest in seeing this happen.
So in order to limit the employment impact, capital flows into the US have to finance additional US consumption. Americans, in other words, are forced to choose between higher unemployment and higher debt, and in the past the Federal Reserve has chosen to encourage higher debt.
So will it happen?
The massive imbalances that this system has permitted are destabilizing for the world because they permit large and unstable debt buildups both in countries that over-produce, like China and Japan, and those that over-consume, like the US. If the world were forced to give up the dollar, there is no doubt that there would be a cost – it would reduce global trade somewhat and it would probably spell the end of the Asian growth model – but it would also lower long-term economic costs for the US and reduce dangerous global imbalances.
The US, I would argue, should take the lead in shifting the world to multi-currency reserves in which the dollar is simply first among equals. The cost of maintaining sole reserve currency status has simply become too high in the past three decades and is leading inexorably to rising American debt and worrying global imbalances.
La suite ce soir avec une revue de presse sur les déficits publics US et leur mauvaise dette...