mercredi 4 mai 2011

Du côté de l'euro et de l'Angleterre

En vrac...

L'Irlande vide son fond de réserve pour les retraites des fonctionnaires pour recaver les banques :
Ireland Sells Pension Assets, Helping Fund EU/IMF Bailout
The Wall Street Journal, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Ireland sold some investments in its mini-sovereign wealth fund through April to help cover the costs of a bailout deal the country struck last year, its national pension fund said Tuesday.


Chronique de Fiorentino sur un chômage à plus de 20% en Espagne et un début de quasi plein emploi en Allemagne (pour les données d'eurostat, c'est ici) :
L'édito de Marc Fiorentino
BFM Business, Marc Fiorentino, 02/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


78 milliards d'euros pour le Portugal :
Portugal Agrees to a $116 Billion Bailout
New York Times, Raphael Minder, 03/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Portugal agreed on Tuesday to accept an international aid plan of 78 billion euros ($116 billion) that the country’s caretaker prime minister, José Sócrates, suggested would involve more lenient conditions than those imposed on Greece and Ireland in return for similar bailouts.


Mais les taux continuent de monter :
Despite Portuguese Bailout Deal, Expected To Push Country Into 2 Year Recession, Yield On Its 3 Month T-Bill Auction Rises To Record
ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Even though Portugal announced somewhat sparse details of a €78 billion IMF/EU bailout late yesterday, the market was only modestly impressed, and even though Portuguese CDS dropped 29 bps to 620, according to CMA at 10:10 a.m. in London, the country still saw the yield on its just issued 3 Month T-Bills surge to a fresh all time record. From Reuters: "Portugal sold around 1.12 billion euros ($1.66 billion) in three-month T-bills on Wednesday, above the indicative offer, with yields rising from an auction late last month even after the country said it agreed a 78 billion euro EU/IMF bailout. The average yield rose to 4.652 percent from 4.046 percent in an auction on April 20."

Et le point sur les taux à 10 ans :
Grèce
Irlande
Portugal
Espagne
Belgique
Italie
France
Allemagne


Et du côté de l'Angleterre, le pays qui essaye (un peu) de tuer le ponzi, l'immobilier repart clairement dans un double dip :
UK April house price fall biggest y/y in 18 mths-Hometrack
Yahoo Finance, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
House prices in England and Wales fell in April at their fastest annual pace in 18 months and are likely to slip further this year on fears about the economic outlook, Hometrack said on Monday.

The property data firm's monthly survey showed prices were 3.3 percent down in April compared with a year ago, the biggest decline since October 2009, when Britain was emerging from recession.


Et Mervyn King de la BoE avertit qu'une hausse des taux est inconcevable :
Bank of England Governor Mervyn King warns on interest rate rise
The Daily Telegraph, Amanda Andrews, 03/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Speaking yesterday at the European Parliament in Brussels, Mervyn King warned that a rise in long-term interest rates would have “severe” consequences.

They are likely to be interpreted as a signal that the MPC will leave UK interest rates unchanged at a record low of 0.5pc.

"The economic consequences of high-level indebtedness now would become more severe if rates were to rise,” Mr King said. “It is the main reason why interest rates are so low.”

“The economic challenges will last for many years...The financial crisis is far from over,”

Le Channel Stuffing de General Motors l'oblige à réduire sa production

Ils sont bons chez ZH quand même   

Do You See What Happens, Larry, When Government Motors Stuff Channels?
ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
There is a reason Zero Hedge has been on GM's derriere over the past year in disclosing the firm's not so covert channel stuffing mandate. Just released is the validation:
   GM MAY REDUCE PICKUP PRODUCTION, REUSS SAYS
   GM TRUCK INVENTORIES ROSE TO MORE THAN 275,000 AT END OF APRIL



Sinon, le cours est toujours sous le cours de sa réintroduction en bourse   

Du côté du peak everything

Un documentaire intéressant sur Arte sur la fin des énergies fossiles et la transition vers ... l'inconnu...

La quatrième révolution
Arte + 7, 03/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien

Dans diverses régions de la planète, le film va à la rencontre de personnes qui, à des titres divers, mènent des actions concrètes pour rendre possibles l'abandon des énergies fossiles et du nucléaire et le passage aux énergies renouvelables. Un entrepreneur explique par exemple comment on peut concevoir un immeuble de bureaux qui ne coûte que deux euros par an et par m² en dépense énergétique. Voitures électriques, panneaux solaires, éoliennes, turbines à biogaz, ces techniques ont déjà des applications pratiques et efficaces.
Tant que ce ne sont pas des écogogoleries archi pas rentables, visant juste à piller la dette publique, moi je signe...


Le solaire en passe de devenir compétitif, sans subventions :
Philippe Boisseau, président de Total gaz et énergies nouvelles
BFM Business, 02/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien 


La Chine croît tellement vite que la production d'électricité ne suit pas :
China may face power shortage by mid-2011
esi-africa.com, 03/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
China ‒ the world’s fastest-growing major economy ‒ may face a power shortage of 30 million kilowatts during its summer in mid-2011, as the country’s total supply lags behind the increasing growth in demand.

“Some regions are facing shortfalls that are bigger and earlier than last year,” the China Electricity Council said in a report on its website. “Supplies in provinces in the north, east and south will be tight,” the report added.

China’s power use may increase 12% to 4.7 billion megawatt-hours this year, while generation capacity may gain 9%, the council said. Demand rose 13% to 1.1 billion megawatt-hours in the first quarter, according to the council.


Vers l'infini et au delà !
U.N. Forecasts 10.1 Billion People by Century’s End
New York Times, Justin Gillis and Celia W. Dugger, 03/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
The population of the world, long expected to stabilize just above 9 billion in the middle of the century, will instead keep growing and may hit 10.1 billion by the year 2100, the United Nations projected in a report released Tuesday.

Growth in Africa remains so high that the population there could more than triple in this century, rising from today’s one billion to 3.6 billion, the report said — a sobering forecast for a continent already struggling to provide food and water for its people.



Un rapport très officiel de l'ONU... On dirait que le mythe de la transition démographique universelle a méchamment du plomb dans l'aile en Afrique...

La colonisation du monde par la surpopulation...    Fallait y penser... En même temps, c'est l'Europe qui a inventé le concept en déversant un temps ses trop pleins démographiques dus à la révolution scientifique et industrielle dans les Amériques et en Océanie...

Ce qu'il faut urgemment à l'Afrique, c'est du développement pour qu'ils puissent maîtriser leur démographie. Et le reportage d'Arte où ils plantent par exemple du jatropha pour alimenter des générateurs électriques avec l'huile produite, c'est clairement un début de solution...


Sur le corner de JP Morgan sur le cuivre et la demande qui explose :
Matières Premières /Cuivre : Le cours des déséquilibres
Le blog à Lupus, 04/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien


De 1600 dollars la tonne en 2001 à près de 10.000 aujourd’hui, le prix du cuivre a été multiplié par six en dix ans.

Début décembre, JP Morgan achetait plus de la moitié des stocks du London Metal Exchange soit 175.000 tonnes en une seule transaction, provoquant une hausse du cours de 8% dans la journée.

Il est vrai que la demande dépasse l’offre de plus de 250.000 tonnes en 2010. Et que les prévisions pour 2011 sont pessimistes : le déficit de production devrait encore empirer de 50%.

En 2001, la production minière était de 14 millions de tonnes et on en consommait 15. En 2010, elle était de 16 millions et on en consommait 19. Si la consommation des pays développés a plutôt tendance à baisser – elle est aujourd’hui 18% au dessous du niveau de 2007 –, les énormes besoins en infrastructure des pays à forte croissance avalent des millions de tonnes de cuivre.

Sa conductivité en fait le premier matériau de câblage électrique et de télécommunications du monde, les tubes de cuivre restent l’option la plus fiable et la plus rentable pour la plomberie, le chauffage et le refroidissement, les fabricants de puces informatiques le substituent à l’aluminium et on compte près de 20 kilos de cuivre à bord d’une voiture américaine moyenne – près du double sur les voitures électriques. Pour compléter toutes ces qualités, le cuivre se recycle bien et 35% de la consommation provient de la récupération.

Avec 7,9 millions de tonnes, la Chine, à elle seule, consomme 40% de la production mondiale. Même si sa demande a fléchi en 2010 avec une croissance de 4,3% au lieu des 38% de l’année précédente, elle garde un appétit considérable. Et sa production a augmenté de 197,000 tonnes en 2010 pour atteindre 1,25 million de tonnes soit plus que celle des États-Unis. Les Chinois investissent une proportion croissante de leurs réserves en dollars dans des sites miniers afin d’assurer leur indépendance vis-à-vis des cinq grands producteurs: Codelco (Chili), Freeport McMoran (USA), BHP Billiton (Australie), Xstrata (Suisse) et Rio Tinto (Australie/GB) qui comptent pour 35% de la production mondiale.

la ressource en minerai est de plus en plus rare

La deuxième plus grande mine au monde, celle de l’Australien Freemont à Grasberg, en Indonésie, vient d’arrêter une partie de l’extraction après un accident mortel. Alors qu’Anglo American vient d’annoncer une baisse de production de 14 % au premier trimestre à cause des pluies au Chili, qui ont perturbé Collahuasi, troisième gisement mondial. Et qu’à quelques kilomètres de là, Escondida, la plus grande mine mondiale, opérée par BHP Billiton, a reconnu une baisse de rendement due à l’appauvrissement du minerai.

L’arrivée de produits de remplacement sur le marché du cuivre est un phénomène relativement nouveau.

La transition s’est produite tout d’abord sur les segments où la substitution demandait peu d’efforts et où son coût était faible – par exemple le recours aux matières plastiques en plomberie – ou encore sur les segments en proie à des avancées technologiques, comme ce fut le cas dans les télécommunications avec la fibre optique. Au-delà, le remplacement du cuivre devient plus complexe, car il faut développer de nouvelles technologies.


Et Godman Sachs qui se défend d'être responsable de la hausse des prix... "Pour la hausse des prix, regardez plutôt du côté des nouvelles classes moyennes qui veulent de la viande que du côté de la spéculation" :
Lucas van Praag: "Don't Blame Goldman For The Food Crisis, Blame The Middle Class"
Goldman Sachs via ZeroHedge, Lucas Van Praag, 03/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Don't Blame Goldman Sachs for the Food Crisis

Blame the meat-loving middle class.

Frederick Kaufman's article "How Goldman Sachs Created the Food Crisis," ignores a number of important facts about the underlying economic, social, and political factors that have driven the rise in food prices.

More importantly, the article does not present any credible evidence that commodity index investing is responsible for the rise in food prices. Serious inquires, such as one conducted by the OECD in the wake of the 2008 price spike, have concluded that "index funds did not cause a bubble in commodity futures prices."

The real drivers of food inflation and food shortages are long-term trends, like increased meat consumption by the growing middle class in emerging markets and greater use of biofuels in the developed markets. Monetary policy, climate change, and protectionism also play key roles. Historical facts and demonstrable economic trends cannot be disregarded if there is to be a productive discussion about this vital issue.

Pour une fois, je plussoie Goldman...

En revanche, la spéculation fait effectivement quand même fortement osciller les prix autour d'une ligne de base clairement en hausse... Et là, visiblement, on sort d'un haut spéculatif...

Comparaison des grands bears markets ajustés de l'inflation

Très intéressant ce graphique...

Le cours des actions ajusté de l'inflation, pour le crash de 29, celui du Nikkei en 90, et la crise qui a commencé en 2000 :

France : en 2008, on a eu un début de bank run sur les banques françaises

Exclusif : en pleine crise, les clients de banques ont retiré 30 milliards des banques
Marianne, 02/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Pour les banques françaises, le discours officiel sur la crise financière est simple: elles sont solides et les Français le savent. Sauf que, durant le période 2007-2008 un mini vent de panique s'est emparé des déposants. Caché, ce phénomène n'a pas dérapé. Mais ce sont 30 milliards d'euros, 7,5% de l'encours qui ont fuit les banques.


7,5% des dépôts... Vus les ratios de liquidité des banques françaises, un peu plus et c'était la faillite...

Albert Edwards : Retournement du sentiment d'optimisme sur les marchés

Un petit coup d'oeil sur l'optimisme de marché qui se retourne...

Albert Edwards On Rolling Over Leading Indicators
ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien

Du côté des métaux précieux

Le Mexique rajoute 100 tonnes d'or à ses réserves :
Huge gold purchase by Mexico's central bank: 100 tonnes
Financial Times via Gata, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
The central bank of Mexico bought nearly 100 tonnes of gold in February and March


Et quitte à empiler des métaux précieux, le Mexique achèterait aussi de l'argent, alors qu'il est lui même un très gros producteur, afn de soutenir les prix :
Is Mexico starting to buy silver too?
Reuters via GATA, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Silver, which hit a record price earlier this year, may also have been on Mexico's buying list, said Martin at HSBC.

"I think Mexico has moved from second to first place in the list of global silver producers, so they may have been buying silver to help the price," he added.


Soros et Burbank seraient en train de dégazer... Paulson continue d'être bullish...
WSJ Reports Soros, Burbank Selling Gold, Silver, While Paulson Sees Gold Hitting $4,000 In Three Years
ZeroHedge, 03/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
The latest comes from the WSJ which informs that based on "people close to the matter" Soros and Burbank are now dumping their gold and silver: "George Soros's big hedge fund, a firm operated by high-profile investor John Burbank and some other leading firms have been selling gold and silver, according to people close to the matter, after furiously accumulating precious metals for much of the past two years."

Mr. Paulson told investors Tuesday morning that gold prices could go as high as $4,000 an ounce over the next three to five years, as the U.S. and U.K. flood the money supply. Gold settled in New York at $1,540.10 a troy ounce Tuesday.


Interactive Brokers avertit de très grosses hausses des appels de marge à venir sur l'argent :
Out Come The Big Gunz: Interactive Brokers Advises Traders Of Yet Unknown, But Certainly Scary, Silver Margin Increase
ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
In light of the recent unprecedented volatility in silver markets, the exchanges that offer trading in silver derivative contracts are increasing the margin requirements on these products. In an effort to adequately address the inherent risk resulting from this volatility, we are increasing margin requirements on silver derivative contracts to a level exceeding that which the exchanges are implementing.

You will be notified as more information becomes available.


Et le meilleur pour la fin... Je ne savais pas s'il fallait mettre ça dans la revue de presse européenne ou bien dans la revue de presse des métaux précieux...

L'Allemagne conseille au Portugal de vendre ses 20 milliards d'€ de réserves en or pour rembourser ses dettes  
Portuguese Gold Sale Urged By Senior German Lawmakers As Mexican Central Bank Buys 100 Tonnes
ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
(Bloomberg) -- German Lawmakers Urge Portugal to Mull Gold Sale, Passauer Says : A budget expert from Germany’s governing coalition and his counterpart from the biggest opposition party urged Portugal to consider selling some of its gold reserves to ease its debt problems, the Passauer Neue Presse reported.

Norbert Barthle, the Christian Democrats’ budget spokesman and Carsten Schneider from the opposition Social Democrats want a review of Portugal’s request for aid to include gold and other potential asset sales, the newspaper said, citing interviews.

(The Times)--A golden opportunity for Portugal : DEBT-laden Portugal has gold reserves worth $US20.7 billion ($18.9bn), enough to cut its bailout from the European Union by one fifth.

Portugal, Spain and Greece all have large central bank gold reserves that have not so far been tapped, despite their precarious financial situation.

Some economists and gold traders believe that they should sell part of their reserves to reduce the bailout burden on taxpayers in other parts of Europe.

Si ces pays en arrivent à vendre leur or, là, on pourra dire qu'ils ont touché le fond...

Toujours Fiorentino sur la Belgique

Les vertus du modèle belge de gouvernement Par Marc Fiorentino
La Tribune via Le blog à Lupus, Marc Fiorentino, 04/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Tout a démarré comme une mauvaise blague belge. Ah, ces Belges ! Ils n’ont même pas de gouvernement ! Vous vous rendez compte ? Et dire qu’ils font partie de l’Union européenne ! C’est vraiment n’importe quoi ! Les plaisanteries ont redoublé le 17 février 2011 quand la Belgique a battu le précédent record… de l’Irak. Irak, Belgique, même combat ?

alors que la situation semble de plus en plus satisfaire les Belges et même les partis politiques, le ton des commentaires est en train de changer. La blague belge se transforme peu à peu en modèle belge.

Mais c’est merveilleux, un gouvernement qui gère les affaires courantes ! Sans faire de politique politicienne. Sans faire de spectacle. Sans lancer des réformes spectaculaires comme la loi Tepa du 21 août 2007 « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » pour les annuler presque intégralement moins de quatre ans après. Sans accorder des aides aux grandes entreprises et aux banques qui n’en ont pas besoin. Sans penser à la prochaine échéance électorale et au jeu des alliances. Sans accentuer des clivages et des rivalités dans la population. Sans attaquer avec son aviation un pays en laissant un autre pays voisin massacrer tranquillement et quotidiennement des centaines de civils.

Plus de sommets inutiles. Plus de centaines de commissions, de conseils nationaux qui ne débouchent sur rien mais qui permettent de faire plaisir à des personnalités. Plus de cortèges de dizaines de voitures avec gyrophares et de motards pour un simple déjeuner en ville. Plus de primes à la casse qui se transforment indirectement en bonus de présidents de groupes automobiles. Plus de primes de 1.000 euros qui ne satisfont personne et pénalisent les PME qui tentent de s’en sortir. Plus de dépenses publiques inutiles et de frais somptuaires de fonctionnement. Ce n’est pas un rêve, ça ?

Un gouvernement qui gouverne. Depuis combien de décennies n’avons-nous pas eu cela ? Un gouvernement qui gère les affaires courantes. Un vrai fantasme.

La Belgique se paie même le luxe de ramener son déficit budgétaire en dessous de 5%.

Pas celui d’un pays sans gouvernement mais un pays avec un gouvernement qui gère les intérêts de ses habitants au mieux, de façon pragmatique et non dogmatique.

TF1 a vraiment le vent en poupe

  

Le directeur des programmes de TF1 débarqué
Télérama, Richard Sénéjoux, 04/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Nonce Paolini débarque son directeur des programmes, Laurent Storch, au profit de Jean-François Lancelier, le directeur de l'antenne. Laurent Storch paie là les audiences en berne de la Une depuis des mois (23,2 % en avril, nouveau plus bas historique), qu'ont récemment illustrées les échecs cuisants de Carré viiip – arrêté au bout de quinze jours – et de Familles d'explorateurs.

Les voyants sont au rouge dans la plupart des genres : les variétés, les jeux, les magazines, la télé-réalité et même parfois le football fédèrent beaucoup moins qu'avant. Le 20 heures de Laurence Ferrari, vaisseau amiral qui dépend de la direction de l'info, pique du nez et cède du terrain à son homologue de France 2. Le leadership de la Une est même mis à mal sur les « grands événements », qui étaient l'une de ses forces : le mariage du prince William et de Kate Middleton a, par exemple, été plus suivi sur France 2. Shocking ! Surtout, la chaîne donne l'impression de naviguer à vue, avec une grille qui manque cruellement de cohérence. Le succès de la TNT n'explique pas tout. Surtout que, dans le même temps, M6 plastronne, rappelant à tout bout de champ qu'elle est la seule « grande chaîne » à progresser...

La stratégie de mépris de l'intelligence de son public, de titillage de son cerveau reptilien et de ses bas instincts, d'humiliation en direct, de promotion des glandus, et de vautre dans la fange ne paye vraiment plus on dirait...

En temps de crise, les gens veulent du sens, de la méritocratie, du talent, et de la télé réalité qui n'humilie pas... M6, elle, l'a très bien compris...

Chine, Japon et Corée du Sud et tout l'Asean réfléchissent à un euro asiatique

  

The EUR Is Dead, Long Live Its Replacement - The Asian RMU
ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Dow Jones reports that Asean+3 governments (virtually every Asian country including China, Japan and South Korea), "have been concretely studying the idea of a common currency, though an internal paper shows anything like a euro for the region is still far off." In what appears to be Asia's attempt to recreate the Euro, "an Asian "regional monetary unit" could provide a helpful macroeconomic monitoring tool and its use could in time be expanded to include official and private transactions, according to a study by a high-level research group reporting to Asian officials." So for all those complaining that the Yuan would not be able to compete with the dollar as a reserve currency, how about a basket of currencies which includes the Yuan, the Yen, and virtually every other growth currency.

Keynes vs Hayek Round Two, sous titré

Avec les sous titres cette fois ci...

http://auxinfosdunain.blogspot.com/2011/04/keynes-vs-hayek-round-two.html
EconStories, 27/04/2011 (en Anglais texte en anglais )

La dernière option restant aux USA : avilir le dollar

Grosse revue de presse sur le sujet, qu'on a vu surgir de partout sur la blogosphère depuis une semaine...

Je vous la fais en vrac :

Tout d'abord, cet excellent édito de Bruno Bertez sur le blog à Lupus :
L’Edito : L’or est la monnaie des rois par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, 02/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien
La conférence de presse de Bernanke constitue t-elle un feu vert pour la communauté spéculative internationale?

On peut le penser puisque, dans la même semaine, avant et après son intervention, les marchés dits « de risque » ont inscrit de nouveaux records.

Disons-le clairement, l’interprétation dominante selon laquelle Bernanke a ouvert tout grand le robinet du risk-trade ne nous satisfait pas.

Tout se passe comme si on reproduisait en comprimé et en amplifié un scénario déjà vu alors que le paysage, l’environnement, les conditions dans lesquelles le scénario se déroule sont profondément différents de ce qu’ils étaient auparavant.



En un mot comme en cent, tout se passe comme si les mouvements enclenchés par la politique monétaire américaine n’avaient pas de limites. Comme si le chemin déjà parcouru ne comptait pas, comme si on pouvait le prolonger à l’infini. Or, il se trouve, et c’est notre idée centrale, que ce qui a été fait n’est plus à faire et qu’anticiper la poursuite à l’infini des mesures antérieures est une absurdité. Notre idée, par conséquent, est qu’une nouvelle phase non-dite dans l’action de Bernanke et du Trésor a été ou est en train d’être initiée.

A l’appui de cette thèse, nous voulons mettre en évidence une réponse de Bernanke que nous considérons comme révélatrice. A la question « pourquoi ne pas envisager de nouveaux Quantitative Easing? » Le chairman a répondu: « parce que le trade-off est devenu moins favorable ». Comprenez que le chairman nous dit que les avantages que l’on peut retirer en allant plus loin dans les actions antérieures sont maintenant contrebalancées par des inconvénients dangereux. A cet stade, le positif s’équilibre avec le négatif. On touche les limites du rendement favorable de ce type d’actions.

C’est important, en tous cas, dans notre cadre analytique qui est fondé sur l’existence de limites. La crise se déplace depuis la fin des années 90 inexorablement. Partie de loin, c’est à dire de la Périphérie, elle s’est rapprochée du Centre. D’abord, les satellites du Centre, puis ses Agences, puis son système bancaire, et maintenant nous sommes dans le Centre du Centre, c’est à dire le couple Fed + Trésor. Le Centre du Centre garantit tout, solvabilise tout, liquéfie tout, mais ce Centre, ce rempart ultime, peu à peu, épuise ses moyens d’actions, ses munitions. Il perd progressivement ses armes. On est passé du normal à l’exceptionnel, puis de l’exceptionnel au non conventionnel et la machine n’est toujours pas repartie.

Face aux crises jusqu’à ces derniers temps, on avait l’arme budgétaire et l’arme monétaire. L’arme budgétaire est enrayée; le potentiel d’endettement et de déficits a été épuisé. On est dans la trappe. L’arme monétaire est sur la fin. Sur la fin, parce que l’astuce qui a consisté, pour franchir la borne zéro des taux d’intérêt, à faire du Quantitative Easing, cette astuce a été démystifiée et est en train de devenir contre-productive. Le fameux trade-off de Bernanke.

Il faut considérer le Centre comme un fort, une place forte assiégée. Nous n’irons pas jusqu’à dire assiégée par les barbares, car les barbares à ce stade sont complices du Centre, nous dirions assiégée par ses propres contradictions. Les miracles n’existent pas. Les magiciens non plus. Il n’y a que des illusionnistes. Le flux de la crise de surendettement n’est pas endigué. Ce flux au contraire enfle depuis trois ans. La place forte constituée par le couple Fed + Trésor va être de plus en plus menacée. Avec de moins en moins de choix acceptables possibles.

Il est évident que la dernière ligne de défense, une fois passé l’effet temporaire des taux zéro, une fois terminés les effets éphémères des Quantitative Easing, il est évident que la dernière ligne, la dernière arme, c’est le change, c’est le dollar. Nous soutenons que nous sommes au début de la phase où les actions antérieures vont être complétées par l’avilissement accéléré du change.



Geithner et Bernanke sont tous deux pour un dollar fort. Ils l’ont répété ces derniers jours. Les économistes, les médias, se gaussent. Ils disent: « ils se fichent de nous puisque la création de dollars couplée avec les taux zéro provoque une dévaluation de la monnaie ». Pourtant nous sommes persuadés qu’il faut écouter Bernanke et Geithner. Mais il faut une écoute spéciale, un peu distraite, qui attache peu d’importance à l’apparence de ce qui est dit et qui en attache beaucoup à ce qui est sous-jacent, soigneusement occulté. Bernanke et Geithner veulent ce qu’ils appellent « un dollar fort ». Mais dans leur pensée et dans leur conception, un dollar fort ce n’est pas comme on le croit un dollar cher. C’est un dollar qui impose sa loi, c’est un dollar que l’on force à accepter, un dollar que l’on continue de stocker. Bref, un dollar qui, négativement, faute d’alternative et à la faveur de la puissance militaire, continue de bénéficier de son rôle de monnaie impériale, de safe-haven. Ils veulent un dollar à la fois faible en prix mais en même temps roi.

La force à laquelle ils se réfèrent n’est pas mesurée par le niveau du Dollar Index, elle est mesurée par la quantité de réserves que les créanciers internationaux acceptent de conserver. Ce qui compte pour Bernanke et Geithner, ce n’est pas le cours, mais la demande de dollars. Sous cet angle, le dollar est fort, très fort.

A la fin de la semaine dernière, les réserves internationales essentiellement composées de dollars étaient de 9,66 trillions, en hausse de 22% sur un an et de 45% sur deux ans. A la même date, la Fed détenait pour comptes étrangers 3,5 trillions de Treasuries et de titres des Agences, un stock en hausse de près de 13% sur un an.

Un dollar qui baisse en tant qu’outil de régulation volontariste manipulé par la Fed et le Trésor n’est pas un dollar faible. C’est, paradoxalement, un dollar fort. Un dollar fort parce que le monde global et les créditeurs l’acceptent. Le fait qu’ils poussent des cris d’orfraie n’a strictement aucune importance et doit être pris comme un simple habillage trompeur de la situation. La force du dollar, c’est de pouvoir baisser, de pouvoir imposer sa dépréciation, de pouvoir être dévalué, dévalorisé, avili et qu’en même temps, malgré tout, de continuer d’être accepté, stocké, mis en réserve. Un dollar qui se permet de baisser et reste ce qu’il est, c’est à dire conserve son statut, est un dollar authentiquement fort.

Les mouvements sur les devises et sur les taux d’intérêt sont des mouvements dialectiques. Ils sont ambivalents. Ils sont complexes. Une baisse du dollar voulue par les États-Unis n’est possible que parce que le dollar est fort. C’est lorsque le monde extérieur, le reste du monde, fera baisser le dollar que le statut sera en danger et que l’on aura touché l’ultime limite dont nous parlons ci-dessus. Elle viendra un jour, mais nous en sommes encore loin. Nous insistons, ce qui compte, ce n’est pas le niveau, ce n’est pas le prix, ce n’est pas le cours du Dollar Index, ce qui compte, c’est de savoir qui le fait, qui provoque le mouvement.

Nous disons qu’il en va de même avec les taux d’intérêt. Une hausse ou une baisse des taux d’intérêt n’a absolument pas le même sens selon qu’elle est provoquée par des facteurs exogènes ou par des facteurs endogènes. Ainsi, par exemple, si un jour le reste du monde impose une hausse des taux au système américain pour compenser la dévalorisation de sa monnaie, ce sera très différent d’une hausse des taux voulue, provoquée et pilotée par la Fed. Vu sous cet angle, attendez-vous à ce que si un jour le dollar devient vraiment faible, sa faiblesse s’accompagne d’une nette hausse des taux exigée par le reste du monde. Quand le dollar sera vraiment faible, le sens, l’interprétation qu’il faudra donner aux taux d’intérêt basculera. Le taux d’intérêt deviendra la rémunération que les États-Unis devront consentir pour que leurs créanciers acceptent de conserver les dollars qu’ils reçoivent et ne les renvoient pas à l’émetteur. Nous n’en sommes pas là puisque les taux du 10 ans US viennent de faire un beau parcours à la baisse alors que dans le même temps, le Dollar Index chutait vers ses plus bas.

Oui sauf que les chinois ont déclaré vouloir se débarasser des deux tiers de leurs réserves en dollars. On verra ce qui'l en est... En attendant, le 10 ans US tient :


Notre idée, ce n’est pas que Bernanke a donné le feu vert au risk-trade. Tout au plus a t-il donné le feu vert à la consolidation du S&P500 au niveau élevé actuel. Ce qui constitue la cause de la hausse du marché, c’est le dollar. Ce dollar dont il a refusé pour ainsi dire de parler. La corrélation négative entre le dollar et le S&P500 est excellente. Plus le dollar baisse, plus le S&P500 monte. C’est ce que nous appelons depuis le début de la crise, et même depuis 2003, la hausse de misère.


Le dollar vient d’arriver dans ses plus bas de l’été 2008. C’est un niveau que nous considérons comme historique, charnière. On est à 73, le niveau pivot est à 72. Nous avons développé il y a quelque temps l’idée que l’objectif des dirigeants américains était de casser la barre, d’enfoncer ce plancher historique des 72. Nous y sommes. Le reste du monde va t-il accepter? Comment les émergents, la Chine, l’Europe, vont-ils réagir? Ont-ils même les moyens de réagir? Voilà, à notre avis, les questions centrales et ce sont celles évidemment qui ont été esquivées dans la fameuse conférence de presse de Bernanke le Transparent.

La vérité, c’est que l’action américaine depuis quelques semaines ne vise plus les taux. On a touché les limites des bénéfices et de l’efficacité de ce côté; elle touche le change. Et là, il y a encore beaucoup à faire. Beaucoup à espérer pour les uns, beaucoup à désespérer pour les autres.

La baisse de la valeur des monnaies, l’avilissement des pouvoirs d’achat, le déclenchement de spirales contrôlées des prix et des salaires sont, au stade où nous en sommes, les seuls remèdes envisageables pour éviter le chaos d’une nouvelle crise. D’une nouvelle crise non plus seulement financière, mais sociale. Ils constituent le seul moyen d’avancer, en dévalorisant, en marchant, le stock de dettes accumulées par le monde global. Qui a dit: « l’or est la monnaie des rois et le papier c’est la monnaie des serfs »?


Étrangement d'ailleurs, je diverge un peu, mais malgré la rouste sur l'argent, les stocks registered du Comex continuent de baisser...   
Another Decline In Registered Silver Brings Total Comex Physical To Multi-Year Lows
ZeroHedge, 04/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
the Comex announced that the ongoing inverse reclassification from Registered into Eligible continues, with Scotia Mocatta seeing another 186 thousand ounces of physical silver moving into that dark pool known as "eligible" holdings.



La Fin du Dollar ?
via Le blog à LupusMyret Zaki, 04/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien
deux approches irréconciliables de l’économie.

A la politique expansionniste et non conventionnelle de la Réserve fédérale s’opposent la prudence et le régime de rigueur européen. Les Européens résistent à la vision américaine, qui est aussi celle des marchés. Ils s’efforcent de réduire les déficits budgétaires et considèrent, à raison, que les efforts d’austérité d’aujourd’hui seront récompensés dans le futur. À l’inverse, le mot «austérité» a disparu du vocabulaire américain depuis longtemps, cette dernière étant perçue, par les investisseurs, comme «néfaste pour la croissance».

De sorte que, même si en 2011 la croissance américaine s’avère supérieure à celle de l’Europe, le prix que paieront les États-Unis pour avoir reporté indéfiniment le retour à l’austérité est incalculable à long terme. Bien plus conservatrice, la BCE a choisi de limiter tant que possible, en novembre 2010, les injections de liquidités telles que les pratique la Fed à coups de rachats massifs de titres publics. S’agissant des rachats d’obligations de pays en difficulté par la BCE, ils se sont limités à 72 milliards d’euros à la fin 2010, soit 90 de milliards de dollars. En incluant les rachats de titres de dette privée, la BCE se porte garante de quelque 200 milliards d’euros. En comparaison, la Fed aura procédé, d’ici juin 2011, au rachat de titres s’élevant à 2300 milliards de dollars, dans le cadre de ses deux programmes d’»assouplissement quantitatif» (QE I et II), dont 1000 milliards de titres toxiques, gagnant au passage le surnom de «décharge financière». En d’autres termes, la comparaison est quasiment absurde puisque les interventions américaines se chiffrent au décuple.
Heureusement, Super Mario de Goldman Sachs arrive bientôt pour mettre fin à cette vile résistance d'une société de classes moyennes d'un autre âge, et nous donner à la place le bonheur rangé dans une armoire des banksters keynésiens groucho capitalistes, nous organiser le bailout généralisé et le sur-endettement comme règle pour l'ex digne classe moyenne, transformée en plèbe impériale lobotomisée sous tittytainment à crédit... Et à l'école, plutôt que d'avoir des cours d'éducation financière obligatoire, d'apprendre à tenir un budget, et à apprendre ce qu'est un profit, une bonne et une mauvaise dette, on apprendra aux gamins à utiliser des cartes de crédit...

En résumé, l’Europe s’est caractérisée par une gestion économique plus responsable et par une vision à long terme qui contraste avec le choix américain de politiques gratifiantes à court terme mais suicidaires à long terme. Ce faisant, l’Euroland a été sans cesse sanctionné comme étant moins performant par une communauté financière avide de «jetons» pour alimenter le «casino», et d’anabolisants pour doper les marchés boursiers.
Jean-Pierre Petit et surtout Touai, toujours prompts à fustiger Trichet et à exiger de l'argent gratuit pour faire de la "croissance" (lire "pour que les patrimoines financiers grimpent plus vite que les revenus"), si jamais vous nous lisez   

Et l’on fait mine d’ignorer que l’Europe, parce qu’elle triche moins avec son économie, souffre plus longtemps lorsqu’elle se retrouve infectée, sur son territoire, par les produits toxiques des banques américaines. En effet, les mêmes «solutions de dopage» que Goldman Sachs a vendues à la Grèce ont été utilisées au début des années 2000 par différentes banques régionales et entités publiques d’Europe, y compris en Italie, au Portugal, dans les Länder allemands, et les pays de l’Est. Mais les autorités nationales et communautaires n’étaient pas prêtes à apporter des remèdes aussi extrêmes que leurs homologues américaines.

D’une part, le PIB par habitant européen a progressé légèrement plus que celui des États- Unis depuis 2000. D’autre part, les entreprises européennes sont plus compétitives, sur bien des plans, que leurs homologues américaines. Rappelons que selon le Forum économique mondial, sur les 20 économies les plus compétitives du monde, 12 sont européennes12 (dont 7 utilisent l’euro).

Alors que les exportations des entreprises européennes ont pu maintenir leur part de 17% du marché mondial depuis 2000, la part de leurs rivales américaines a chuté de 17% à 11% sur la même période.

Sur les 100 plus grandes multinationales du monde, l’Union européenne a hissé sa part de 57 à 61 entre 1991 et 2009. A l’inverse, de 26, les États-Unis n’en arborent plus que 19. La clé de ce succès: les entreprises d’Europe se sont le plus fortement globalisées, leur part des ventes hors de l’Union atteignant 39%, contre 30% pour les États-Unis.

Et leur taux de globalisation est très élevé, car la part de leurs ventes à l’étranger atteint souvent 80%. Surtout, leur degré d’innovation est en fait nettement supérieur: l’essentiel des innovations industrielles de la dernière décennie a eu lieu en Europe, tandis qu’elles ont pratiquement disparu des États-Unis, où l’accent est quasi exclusivement sur l’innovation technologique (Apple, Google, Facebook).

Au plan de la profitabilité, les entreprises d’Europe ont vu croître leurs bénéfices en moyenne de 13% de 1998 à 2008, contre près de la moitié (7%) pour leurs rivales américaines. Et si le secteur financier américain est nettement plus global et profitable que celui d’Europe, la crise de 2008 a montré qu’il est capable de détruire en quelques mois toute la valeur boursière créée en dix ans. Enfin et surtout, l’immense faiblesse du modèle de croissance américain est qu’il est basé sur l’endettement.

Aux États-Unis, on aime la facilité: on imprime et on dévalue. Et les marchés applaudissent. Le fait que cela ait un coût élevé pour le futur passe à la trappe. Cette politique a implanté dans la perception des marchés l’idée que consommer à crédit produit de la richesse. Or cette «vérité» assénée partout est une belle fable: on s’enrichit uniquement lorsqu’on produit des biens et services et une dette qu’on a laisser s’accumuler mine la croissance du PIB et la compétitivité du pays.

Et si le retour à la croissance post-2001 a été plus net aux États-Unis, c’est parce que l’Europe a calculé sa croissance de façon plus restrictive que les Etats-Unis13, sous-estimant la réalité, alors que les États-Unis ont, à l’inverse, gonflé leurs chiffres. Et encore une fois, la croissance américaine s’est faite à un coût futur nettement plus élevé que l’Europe, qui a relancé son économie sans stimulus.

Les États-Unis ont au contraire mis en place un stimulus fiscal et une politique monétaire extrêmement laxistes, qui n’ont fait que préparer la gigantesque destruction de valeur de 2008. Et depuis 2009, le même dopage fiscal et monétaire s’est remis en place, dans des proportions encore plus vastes… La fuite en avant est évidente.


L'euro fort protège de la hausse des matières premières :
L’avantage d’un Euro fort….
Le blog à Lupus, 04/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien


L'évolution du dollar par rapport aux autres devises :
Météo monétaire – Mai 2011
Les crises.fr, 03/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien




Sur très long terme :


Le dollar index sur très longue période :


Et l'évolution des régimes de change vers des changes flottants :


Et en parité de pouvoir d'achat :
Valeur des monnaies en PPA
les-crises.fr, 04/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien

L’euro est manifestement surévalué de 20 %


Le yuan est donc sous-évalué de 50 %.


Le yen est quant à lui sur-évalué de 30 %.


le franc suisse est sur-évalué de 70 %


la roupie indienne est sous-évaluée de 65 %.

Brésil et UK sont à l'équilibre eux en PPA...

J.-C. Trichet va-t-il envoyer le dollar à l'échafaud ?
La chronique Agora, Isabelle Mouilleseaux, 03/05/2011 (en Français texte en français )
→ lien
... le dollar est pris en étau
Il est détruit de l'intérieur depuis des mois par l'équipe de Bernanke aux manettes de la Fed, et par le colossal endettement public de la nation qui deviendra absolument INSUPPORTABLE au moindre relèvement des taux.

Et il est détruit à l'extérieur par Trichet qui se met à relever la rémunération de l'euro pour tuer l'inflation avant qu'elle ne passe le "second tour"...

Comme le dit Marc Faber, la valeur intrinsèque du dollar est égale à ZERO...
Ce en quoi il n'a pas tout à fait tort...

Nous en sommes à 73 points, soit à une encablure du point bas historique de 2008 (à 71,32). Va-t-il rebondir sur ce support majeur ? Ou va-t-il le casser et déclencher un signal vendeur fort ?

Avec un tel graphique sous les yeux, impossible à notre ami Bernanke de prolonger son quantitative easing (QE) après le 30 juin. Ce serait envoyer le dollar à l'échafaud direct.

Il cessera donc son QE.

Pour combien de temps ? La vraie question est là.

Ce qui me laisse penser que le bourreau du dollar pourrait bien être Trichet, avec son probable relèvement de taux en juin. Peut-être assisterons-nous alors au saut de l'ange du billet vert...


Le très lu Michael Pettis, sur le sujet, qui nous explique doctement que les USA sont bien gentils d'accepter de se sacrifier pour consommer gratuitement avec de la fausse monnaie   
Michael Pettis: Is it time for the US to disengage the world from the dollar?
naked capitalism, Michael Pettis, 02/05/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
The week before last on Thursday the Financial Times published an OpEd piece I wrote arguing that Washington should take the lead in getting the world to abandon the dollar as the dominant reserve currency. My basic argument is that every twenty to thirty years – whenever, it seems, that American current account deficits surge – we hear dire warnings in the US and abroad about the end of the dollar’s dominance as the world’s reserve currency.

Just as importantly as a public good it requires a number of characteristics. At a minimum these include ample liquidity, central bank credibility, flexible domestic financial markets, minimal government or political intervention, and very deep and open domestic bond markets. With the exception perhaps of the euro, which may or may not emerge in the next decade on a more rational basis than it currently exists (albeit with more than one defection), no other currency has the necessary characteristics that will allow it plausibly to serve the needs of the global economy.

Countries that seek to supercharge domestic growth by acquiring a larger share of global demand can do so by gaming the global system and actively stockpiling foreign currency, mainly in the form of, but not limited to, central bank reserves. This allows them to forcibly accumulate domestic savings while relying on foreign demand to compensate for their own limited domestic demand.

In practice, dollar liquidity, limited Washington intervention, and the size and flexibility of US financial markets ensure that these countries always stockpiled dollars. There is no real alternative to the dollar, and most other governments would anyway actively discourage massive purchases of their own currencies because of the adverse trade impacts. If foreigners accumulate euros or yen at anywhere near the rate they accumulate dollars, they would force Europe and Japan into massive current account deficits, and neither Europe nor Japan has any interest in seeing this happen.

So in order to limit the employment impact, capital flows into the US have to finance additional US consumption. Americans, in other words, are forced to choose between higher unemployment and higher debt, and in the past the Federal Reserve has chosen to encourage higher debt.

So will it happen?

The massive imbalances that this system has permitted are destabilizing for the world because they permit large and unstable debt buildups both in countries that over-produce, like China and Japan, and those that over-consume, like the US. If the world were forced to give up the dollar, there is no doubt that there would be a cost – it would reduce global trade somewhat and it would probably spell the end of the Asian growth model – but it would also lower long-term economic costs for the US and reduce dangerous global imbalances.

The US, I would argue, should take the lead in shifting the world to multi-currency reserves in which the dollar is simply first among equals. The cost of maintaining sole reserve currency status has simply become too high in the past three decades and is leading inexorably to rising American debt and worrying global imbalances.

La suite ce soir avec une revue de presse sur les déficits publics US et leur mauvaise dette...