vendredi 29 avril 2011

Le dégazage des réserves ou la grande résurgence de l'inflation passée et stérilisée

The Real Inflationary Threat - Decreasing Foreign Reserves: Why the US Should Expect 8% Inflation For The Next Three Years
ZeroHedge, 29/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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There is some money which is printed, but does not make it into the money supply. Consider the scenario that the Fed prints a dollar that is then either lost or destroyed. It then cannot be used to buy goods, or be lent out and thus does not create inflation.

There is something else which can happen to pour money which has the same net effect. Foreign central banks can take cash printed from the Fed and place it on their balance sheet. US dollars on foreign banks balance sheets gives investors confidence that their own currency will not be debased.

In pour current (weakening) dollar regime, the US dollar is the main foreign reserve currency. When foreign central banks put US dollars onto their balance sheet, they take them out of circulation. They are not being used to buy goods. These dollars are not lent out. As such, they do not create inflation.


3000 milliards de $ potentiellement dégazables, essentiellement en Chine... Avec en plus la Chine qui vient d'annoncer vouloir se débarrasser de 2000 milliards de $ de réserves...

A comparer au M2 :


Le dollar va le sentir passer le vent du boulet...

D'après la règle de Taylor, plus rien ne justifie le ZIRP...

... sinon continuer de goinfrer Wall Street...

For The First Time Since The Great Financial Crash, Taylor Rule Implies A Federal Funds Rate Higher Than Actual
ZeroHedge, 29/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Following yesterday's release of advance Q1 GDP and deflator data,for the first time since the full unwind of the Great Financial Crisis in late 2008, early 2009, the Taylor rule is not only positive (it hit 0.1% in Q4 2010, in line with the federal fund's rate) but has now jumped substantially above the prevailing interest rate, hitting +0.4% in Q1 2011.



Ca a l'air pas mal efficace cette formule... La courbe bleue semble cohérente... Et on voit bien toute la bulle de crédit de Greenspan alors que les taux de la FED étaient beaucoup trop bas de 2001 à 2007...

Yardeni: Is the Fed Your Friend? It Depends . . .
The Big Picture, 29/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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The Fed is still your friend if you are invested in cyclical stocks , commodities, and foreign currencies. If you eat food and run your car on gasoline, the Fed will continue to hurt you. If you are looking for a job, you may be wondering why it is still so hard to find ond despite all the money the Fed has spent so far on QE2.0. If you are retired and living on interest from your CDs, then you are getting really squeezed between rising food and fuel prices and the Fed’s zero interest rate policy. In other words, the Fed seems to be doing everything to widen the gap between the Haves and Have Nots than to lower unemployment and boost economic growth, which remains “moderate” according to yesterday’s FOMC statement.


Et Chris Whalen continue d'expliquer que si le ZIRP goinfre les spéculateurs de Wall Street, alors que les vraies banques, elles, ne margent rien du tout, ne prêtent pas et galèrent...
Chris Whalen: "Why The Fed Must Let Rates Rise"
Reuters via ZeroHedge, Chris Whalen, 26/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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While there are growing signs that the Fed’s zero interest rate policy, or “ZIRP,” is greatly damaging individuals and financial institutions alike, we also need to question whether the Fed can let rates rise without provoking another financial assets collapse.

The Fed’s aggressive easing of interest rates and purchases of trillions of dollars in Treasury debt and other assets has stabilized and even raised the price of financial assets, but in other respects the Fed’s policy of reflation has failed — especially compared with past interest rate cycles.

the Fed faces continued asset price deflation at home even as the impact of its accommodative policies are already boosting global inflation.

While the Fed’s QE and ZIRP have been a boon to the largest banks and investors on Wall Street, Main Street has been left in the cold.

my firm earned condemnation from Wall Street for suggesting that U.S. banks were not out of the woods and that net interest margins were starting to fall. Dawn Kopecki at Bloomberg reports: “At JPMorgan, almost half of the New York-based bank’s earnings came from the release of reserves previously set aside to cover bad loans. Net revenue at the second-largest U.S. bank dropped 8.9 percent to $25.2 billion.”

Our predominant impression from top universal banks is slack revenue to date and weak demand, and thus doubtful backlog going forward. In Q1 2011 US banks are reflecting the true situation facing their customers in the US economy. We were struck this past week by the fact that several bank executives basically said during calls and Q&A that the Fed needs to allow rates to rise so as to counter the effects of the accelerating run-off of earning assets and subsidized funding such as FDIC TLGP. Perhaps the appropriate policy formulation for the Fed is to force the cost of funds up while continuing to support overall volume of market liquidity via QE, reductions in bank reserves. End of QE without liquidity support is a very dangerous path for this fragile market in pour view.
J'ai beau essayer de faire un effort, j'ai quand même du mal à les pleurer    Mais c'est une confirmation de plus de la déconnexion de plus en plus nette du casino Wall Street et de leurs dollars, et de l'économie US de l'autre...

Avec de vrais morceaux de Malthus dedans

Toujours sur la newsletter de Jeremy Grantham :

Retour sur le changement de paradygme en cours selon Jeremy Grantham
le temps via Le blog à Lupus, Emmanuel Garessus, 29/04/2011 (en Français texte en français )
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Mais reprenons depuis le début, c’est-à-dire depuis 1798, lorsque l’économiste et pasteur anglican Thomas Malthus prévoyait une croissance de la population plus forte que celle des ressources. Depuis cette époque, la population mondiale a été multipliée par sept et le revenu par habitant a centuplé parce que «les hydrocarbones ont éliminé quantité d’obstacles à la croissance et au progrès technique», selon le stratège. Au­jour­d’hui des pays tels que l’Inde et la Chine, qui représentent 2,5 fois la population mondiale de l’époque de Malthus, croissent à un rythme supérieur à 8% par an. Cette accélération exerce des effets majeurs incompatibles avec la limitation des ressources. «Nous en subirons les conséquences non seulement à travers un «pic pétrolier», mais aussi un «pic de toutes les matières premières», écrit-il.



Le premier problème est psychologique. «Nous sommes fondamentalement optimistes, incapables de comprendre les effets de la «croissance composée» sur des ressources limitées», explique Grantham. Le taux de croissance de l’économie mondiale est supposé atteindre 4,5%. Est-ce durable? «Imaginez ce qu’il serait advenu de l’Egypte ancienne avec une pareille croissance de ses richesses physiques durant les 3000 ans de sa suprématie. L’étendue du pays aurait été si vaste qu’elle n’aurait pas pu être contenue dans un milliard de systèmes solaires, selon GMO. Autre exemple: si la croissance composée de la population égyptienne avait été de 1% pendant 3000 ans, le nombre d’habitants aurait été multiplié par 9000 milliards. En résumé, aucune croissance composée n’est durable. La thèse du pic pétrolier est correcte, selon GMO. La production ne peut suivre la demande. L’évolution des prix du marché traduit ce changement de paradigme. Celui-ci s’est effectué en deux étapes. La première dans les années 1970, quand le baril a doublé après 100 ans de stabilité. Et la deuxième à partir de 2003, lorsque l’or noir a de nouveau bondi.


Mais l’esprit humain n’accepte que les changements de paradigme positifs.

Ces éléments devraient conduire les prix des matières premières encore longtemps à la hausse. Mais deux facteurs clés interviendront à court terme: le temps et la Chine.

Le climat a été si hostile aux récoltes ces 12 derniers mois qu’il est presque impossible qu’il puisse empirer cette année. Cette amélioration relative se traduira par une production accrue et une baisse des prix. Même si à long terme l’instabilité de la météo deviendra la règle.

Deuxième choc à court terme, la croissance chinoise devrait sérieusement bégayer ces prochains mois et peser sur les prix des matières premières. La probabilité d’une crise chinoise à court terme est de 25%. Les raisons sont multiples, de la forte hausse des salaires à l’excès d’investissement en passant par la bulle de l’immobilier. Si la Chine titube et si la météo s’améliore, la probabilité d’une chute des prix des matières premières grimpera à 80%, selon GMO. Si les deux événements se produisent en même temps, l’impact sera massif. «Ce sera la deuxième opportunité du siècle après le plus bas boursier de mars 2009», selon GMO. La meilleure stratégie consiste à détenir un portefeuille permettant de «minimiser les regrets». Quant au long terme, l’investisseur devra composer avec une moindre croissance.
Attendre l'explosion de la bulle chinoise pour recharger...   

La FED pour les nuls

The Animated Federal Reserve For Dummies (Literally)
ZeroHedge, 28/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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L'inondation des zillionnaires de $ gratuits organise un transfert massif de la richesse américaine du peuple vers les ploutocrates. Et ils se retrouveront, par le vol, propriétaires de 100% des ruines... L'essentiel est sauf...

Le dollar plonge, le yuan et le franc suisse battent des records

Et l'euro qui se dirige tranquillement vers les 1,50$....

Le dollar index sur Bloomberg, qui s'en va retitiller ses plus bas de la crise financière :
DOLLAR INDEX SPOT
Bloomberg, 29/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Le yuan qui se réévalue vraiment :
Chinese Yuan Hits 18 Year High Against Dollar
ZeroHedge, 29/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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The world's most anticipated currency revaluation continues at its traditional glacial pace. And while it is not a surprise to anyone, the overnight PBOC fixing for the CNY dropped below the psychological 6.50 level (or 6.4990 to be precise) for the first time since 1993.

En bref... Les réserves de change chinoises en dollar se dévaluent mais l'épargne chinoise gagne en pouvoir d'achat en ressources, quand le dollar en perd...

D'une certains manière, ça va obliger les déséquilibres de la balance commerciale à se corriger, en enrichissant les chinois et en appauvrissant les américains...

Et du côté de la Suisse :
Swiss Franc Hits All Time High Against Dollar After SNB Books Profit From UBS Bad Bank, Warns On Inflation
ZeroHedge, 29/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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And the parade of dollar negative news continues this morning. First the USDCNY an 18 year low, now the USDCHF hit an all time low, trading as low as 0.8675.

Les Shale Gaz pour remplacer le pétrole ?

Bon ben préparez vous à un retour fracassant du GPL...

Le graphique du Jour : réserves estimées de gaz de schiste par pays et ordre de grandeur
Le blog à Lupus, 29/04/2011 (en Français texte en français )
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A savoir que et pour vous donner un ordre d’idée 1000 TCF de gaz sont l’équivallent de 166 milliards de barils de pétrole soit l’équivallent de tout l’or noir du Canada…

A noter aussi que la production mondiale de gaz naturel dans sa globalité a enregistré une «croissance spectaculaire» de 7,3% en 2010, dépassant les niveaux qu’elle avait atteint avant la crise financière, a annoncé jeudi l’association internationale Cedigaz dans un communiqué.

Après quelques calculs à la grosse louche, vu ce graphique, en comptant tout, j'arrive à 7300TCF. Que l'on peut surement tripler si on prend tous les pays du monde. Donc de l'ordre de 20 000 TCF.

A 166 millions de barils le TCF, on a donc en gros 1TCF = 2 jours de production de pétrole mondiale (80 millions de barils par jour).

On aurait donc quelque chose comme 40 000 jours d'équivalent production pétrole dans les shale gaz... Quelque chose qui dépasse les 100 ans... De quoi mettre un sacré coup dans l'aile au peak oil.

Mais bon, visiblement, on bute là sur des questions de capacités de raffinage :
Le gaz naturel est-il l’avenir du pétrole ? Bof…
Le Monde, Oil Man, 10/12/2010 (en Français texte en français )
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Une fois le gaz naturel extrait (qu’il s’agisse de gaz conventionnel ou de gaz de schistes), il faut le transformer en carburant liquide.

L’industrie maîtrise depuis longtemps la technique du gaz naturel liquéfié, qui permet de faire passer le gaz naturel à l’état liquide à très basse température, pour le stocker et le transporter, avant de le regazéifier.

Des chercheurs américains ont évalué le potentiel maximal de développement d’usines de GTL telles que ‘The Pearl’. L’hypothèse de Robert Hirsch et de son équipe est celle d’un « programme mondial de crash » mis en place afin de faire face à un déclin imminent, jugé probable, de la production mondiale de pétrole.

Leur conclusion : au mieux, l’industrie mondiale pourrait parvenir à bâtir 10 usines équivalentes à ‘The Pearl’ en l’espace de 10 ans, soit une production évaluée à 1,5 million de baril / jour (mb/j).
Cet aspect limitation par la capacité de raffinage me laisse un peu perplexe tout de même...

A suivre...

Débarrassée de ses clowns à roulettes, la Belgique est en train de gagner sa place dans le club fermé des pays riches d'Europe du Nord

Dans le grand jeu actuel qui consiste à savoir quel pays occidental va réussir à rester riche, et arriver à biter deux trois trucs élémentaires au capitalisme le plus basique, à la notion d'investissement, d'épargne et à se soucier de la qualité de son capital, visiblement, la Belgique, débarrassée de ses politicards débiles agitateurs d'air et concepteurs d'usines à gaz, est en train de gagner toute seule sa place dans le club du Nord...

En France, on en est encore à chercher la martingale keynésienne de l'argent gratuit et infini...

Keynes vs Hayek...

Jean-Charles Simon : Chef économiste de Scor
BFM Business, 29/04/2011 (en Français texte en français )
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