vendredi 15 avril 2011

Les USA et le déni de justice

Parjure devant le congrès...    C'est tout ce qu'ils ont trouvé...   

Le crime originel, c'était le bailout de Wall Street... Mais comme ceci a été fait le plus légalement du monde avec la complicité de politiciens débiles et/ou corrompus et/ou paniqués, il ne lui arrivera strictement rien à la mafia...

Le President de Goldman Sachs fera-t-il de la prison?
Le Monde, Georges Ugeux, 15/04/2011 (en Français texte en français )
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La question posée est de savoir si les dirigeants de Goldman Sachs ont été parjures. En effet, une déposition au Congres se fait sous serment. Or le rapport a détecté des contre-vérités dans ces déclarations au vu des documents qu’il a examinés, et réunis dans un rapport de 400 pages. Si tel est le cas, les dirigeants de Goldman Sachs qui ont déposé pourraient être passibles de poursuites pénales. Le Senat a envoyé le dossier a la SEC et au Ministère de la Justice.

Ce qui ressortait dans les medias, y compris conservateurs, c’est une question lancinante : combien de dirigeants de Wall Street coupables de la crise financière se sont-ils retrouvés en prison ? Zéro. Lloyd Blankfein semble être devenu l’homme à abattre et il pourrait en effet, si le Ministère de la Justice le poursuit pour parjure, se retrouver pour quelques temps en prison.

Cela peut étonner en Europe : aux États-Unis, le signe distinctif d’une fraude sérieuse dans la finance est la prison. On semble être à quelques doigts d’une tele action. Ce sera aux avocats du Ministre de la Justice de déterminer si les preuves sont suffisantes.

En même temps, nous apprenons que la SEC va annoncer les amendes imposées à plusieurs institutions financières pour leurs actions qui ont provoqué la crise. Ces amendes seront-elles suffisantes pour être considérées comme crédibles ? La SEC a une tendance à être généreuse sur ces sanctions financières.


Matt Taïbi sur CNN :
Matt Taibbi "Justice Department Has No Appetite To Take ANY Cases Against Wall Street Executives"
CNN, 14/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )


Goldman Is “A Perfectly Designed Machine for Making Money,” William Cohan Says
Yahoo Tech ticker, 15/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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It's a ruthless, Darwinian place, in which time horizons are limited -- older partners are routinely booted out — and executives are always scheming against one another. It's less like CNBC and more like The Borgias. Cohan highlights how the firm, generation after generation, transforms outsiders with obscure backgrounds into wealthy establishmentarians.

One contradiction emerges. Many of the top executives, while at Goldman, maintained auras of hyper-competency and success. And while many ex-Goldman bosses have gone on quietly to mint money at hedge funds, several other alumni haven't exactly covered themselves in glory post-Goldman -- i.e. Robert Rubin at Citi, Jon Corzine in politics, John Thain at Merrill and Henry Paulson at Treasury -- leading readers to question whether there is something about Goldman, Sachs that endows its employees with extra powers.

The difference between Goldman and other firms is precisely the attribute that got it into trouble by, for example, shorting mortgages even as it was peddling them to its clients.


Et sur le parjure, ZH avait vu juste à l'époque :
On Goldman's CDS Market Manipulation
ZeroHedge, 14/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Exactly a year ago, Zero Hedge penned "The Client Always Comes First At Goldman... Except When He Doesn't, Which Is Also Always" which was a review of Goldman's mark manipulation practices particularly as pertains to the OTC domain (read CDS) by going through self-evaluation reviews of the 4 key Goldman trades involved in the Abacus scandal (we would call it crime, but remember: Goldman neither admitted nor denied guilt). As a reminder, in April 2010 we said: "The line penned by Michael, who incidentally was the least like of the three Goldman SPG MDs testifying on Tuesday based on peer feedback, that broke pour collective heart is the following: "Once the stress in the mortgage market started filtering into the cash market, I spent numerous hours on conference calls with clients discussing valuation methodologies for GS issued transactions in the subprime and second lien space [redacted] is prime example). I said "no" to clients who demanded that GS should "support the GSAMP" program as clients tried to gain leverage over us. Those were unpopular decisions but they saved the firm hundreds of millions of dollars." Alas, we find that all of Goldman's sincere hypocritical lies before the Senate committee were... precisely just that." This post was followed up by "Goldman Implicated In CDS Price Manipulation Scandal" which essentially recapitulated all the salient points from the first time. Today, with about a full year delay, Bloomberg's Christine Harper and Joshua Gallu realize that there was more than meets the eye to these very disingenuous revalations of impropriety by the very traders who were conducting them, and finally bring much needed broader attention to the matter in "Goldman Traders Attempted to Manipulate Market in 2007, Senate Report Says." Frankly, it's about time.

Ça commence à se tendre autour de Goldman Sachs...


Et en bonus, histoire d'épicer encore un peu, le taux d'imposition marginal aux USA :
US Tax Rates, 1916-2010
The Big Picture, 15/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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La Chine n'achète plus de dette US

Voila 4 mois désormais que le nombre de bons du trésor US détenus par la Chine est en baisse...

China Net Seller Of US Treasurys For Fourth Consecutive Month
ZeroHedge, 15/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Sur l'Europe

Vu que "la vérité sort toujours de la bouche des Allemands" comme le disait Fiorentino, vous devriez trouver ça intéressant :
La Grèce dévoile ses plans pour éviter la restructuration
Nouvel Obs, Dina Kyriakidou et Lefteris Papadimas, 15/04/2011 (en Français texte en français )
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La Grèce a dévoilé vendredi un projet d'économies reposant sur la privatisation partielle de grandes entreprises publiques, dans l'espoir d'éviter une restructuration de sa dette, hypothèse que les marchés jugent de plus en plus vraisemblable.

La société de services aux collectivités PPC, l'opérateur télécoms OTE et l'ATEbank sont notamment concernés.

Les taux de rendement de la dette grecque sont en forte hausse pour la deuxième journée consécutive, après les propos de Werner Hoyer, secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères, qui avait estimé qu'une restructuration de la dette "ne serait pas une catastrophe" pour la Grèce.

Athènes a présenté d'autres mesures d'économies telles qu'un renforcement de la lutte contre l'évasion fiscale ou de nouvelles coupes budgétaires, dont elle espère retirer trois milliards d'euros d'économies.

La Grèce doit économiser 23 milliards d'euros pour ramener son déficit budgétaire à environ 1% en 2015, contre 10% en 2010.

Le taux de chômage a par ailleurs atteint un nouveau record à 15,1% en janvier en Grèce.


With Greek Bonds In Freefall, ECB Intervention Absence Raises Concerns Greece Is Now Doomed
ZeroHedge, 15/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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It seems that the ECB has now resigned to letting Greece fail. While previously any time we had a whopping 2 point drop in one day the ECB would promptly step in and be the buyer of only recourse in peripheral debt, it has been deathly silent today. And as the chart below demonstrates Greek debt is about to go bidless: a par 10 Year note is trading at 62, with the resulting yield now literally going parabolic. And the 2 Year is now at 16.5%.


Middleton (qui ne peut pas s'empêcher de se la péter   ) mais qui explique, un peu à la Delpla, comment un défaut, même d'un petit État, va faire tomber tout le château de cartes financier européen par la magie de l'effet de levier...
It Should Be Obvious To Many That The Risk Of Defaulting Sovereign Bonds Can Spark A European Banking Crisis
ZeroHedge, 14/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Les graphes qui enchainent après 10mn58 montrent l'exposition des fonds propres des banques de chaque pays à la dette publique de chaque pays des PIIGS.

Kenneth Rogoff, sur ce qu'il faut bien appeler une faillite totale de la démôcratie et de la génération des goinfres...
La dette publique, « folie » à la Madoff? par Kenneth Rogoff
Project Syndicate via Le blog à Lupus, Kenneth Rogoff, 15/04/2011 (en Français texte en français )
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Bernard Madoff a récemment déclaré, depuis son cachot, que « le gouvernement tout entier est une pyramide de Ponzi », étouffant sous le poids d’une dette impossible à rembourser.

Dans un article récent, « A Decade of Debt » (« Une décennie de dette »), Carmen M. Reinhart et moi-même montrons que la dette globale du gouvernement des États-Unis, incluant la dette fédérale, celle des états et des villes, a maintenant dépassé le niveau record de 120% du PIB atteint à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

De manière inconfortable, la dette de beaucoup d’autres pays riches est également proche de niveaux jamais atteints en 150 ans, malgré la paix relative régnant dans la plupart du monde.

Pour l’instant, les taux d’intérêt mondiaux faibles limitent les coûts du service de la dette. Cependant, les niveaux de dette ne peuvent être réduits que très graduellement, et ce sur de longues périodes, alors les taux d’intérêt réels (c-à-d ajustés pour l’inflation) peuvent augmenter bien plus rapidement, même dans les pays riches. Les crises de la dette surviennent généralement alors qu’on ne s’y attend pas, affectant des pays dont les trajectoires d’endettement ne permettent simplement pas de s’adapter à des erreurs ou imprévus.

La solution la plus immédiate, avec les effets positifs les plus directs, serait de disposer d’une politique fiscale indépendante, pour maîtriser les dépenses en s’opposant aux prévisions de croissance et de revenu fiscal développées par les gouvernements insouciants.

En principe, un organe de conseil indépendant et respecté pourrait aussi forcer les gouvernements à reconnaître les coûts cachés liés aux engagement, garanties et dettes hors bilan.

Il est grand temps de considérer de nouvelles approches. Bien sûr, aucun changement simple n’éliminera cette forte propension aux dépenses déficitaires, qui fonde la plupart des systèmes politiques modernes. Et aucun changement simple n’empêchera le risque de futures crises de la dette ou de l’inflation. De nombreux pays ont besoin de réformes en profondeur, pour rendre leur système de taxation plus efficient et leurs projections de bénéfices y compris leurs plans de pension plus réalistes.

La mise en place récente d’organes de conseil fiscal est un début institutionnel encourageant.

Plusieurs pays, dont le Danemark, les Pays-Bas, les États-Unis et la Belgique (l’agence de la dette, NDLR) ont, depuis longtemps, des agences de vigilance fiscale, telles que le Congressional Budget Office (CBO) américain. Cependant, bien que ces plus vieilles institutions se soient révélées extrêmement utiles, elles sont typiquement victimes de contraintes.

Aux États-Unis, une telle agence aurait pu donner son avis sur les coûts et bénéfices des plans de sauvetage, ce qui aurait sans doute aidé à mettre un terme à la paralysie du Congrès et à permettre d’obtenir des conditions moins risquées pour les contribuables.

Bien sûr, des organes fiscaux ne sont pas suffisants en eux-mêmes, quelle que soit leur qualité. Il restera toujours très tentant, pour chaque génération, de dire: « Mes petits-enfants seront deux ou trois fois plus riches que moi, quel est donc le problème s’ils doivent payer un peu de dette? » De plus, les cycles politiques et l’alternance renforcent la tendance au déficit; les décideurs cherchent à promouvoir les sentiments de santé économique et de prospérité, en augmentant les dépenses visibles, au prix de dettes cachées et d’un investissement de long terme plus faible.

Classement des Pays et des risques de défaut mésurés par le prix des CDS

Haaa les CDS. Tout un poème...

Ca se mesure en points de base. Un point de base = 0,01% de taux. En gros, vous divisez le chiffre par 100 et c'est le pourcentage que l'assuré doit payer chaque année pour être "assuré" contre un défaut sur la dette...

"Assurance" toute relative   Surtout sur le défaut d'un gros État. C'est grotesque que des assureurs puissent vendre ça... Et j'imagine qu'il n'y a aucune obligation de fonds propre derrière cette merdouille... Encore un beau parapluie pour beau temps... En cas de défaut d'un gros État justement, qui sera pas là pour garantir les papelards bidons qui auront été vendus ? A moins qu'il comptent au final dans ce cas là, sur un grosse orgie à la Weimar pour se recaver quoi qu'il arrive...

N'empêche que ça fait un bon thermomètre du sentiment des marchés :

Trappe à Dettes : Classement des Pays et des risques de défaut mésurés par le prix des CDS
Le blog à Lupus, 15/04/2011 (en Français texte en français )
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Plus que les taux eux mêmes, jetez un oeil à la colonne de droite indiquant l'évolution du taux en un an et demi...

Portugal : +530%
Grèce : +275%
Irlande : +340%
Espagne : +96%
Belgique : +137%
France : +109%
Allemagne : +63%

Tous les champions sont en Europe.

Et Islande : -46%...   

La France et l'avenir qu'elle offre à ses jeunes

Un article qui date de 3 ans. Ça n'a pas du s'arranger depuis. Ça se passe de commentaires...

C'est-y pas beau le ponzi démographique français ? Vous la sentez bien la croissance là ?

«Loue studette contre pipe»
Libération, Elhame Medjahed et Ondine Millot, 27/09/2008 (en Français texte en français )
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Il a rappelé une heure avant pour s’assurer que nous serions bien au rendez-vous, a ouvert la porte de son appartement en souriant, a offert un verre au salon, puis s’est assis, le sourire toujours aux lèvres et les yeux vissés sur nous. Antoine (1), 47 ans, haut fonctionnaire, est bavard et disert sur la «colocation» qu’il propose. «Confort», «calme», «indépendance»… «C’est un quartier agréable. Et vous aurez votre chambre.» Mais ce dont Antoine aimerait surtout parler, c’est des contreparties qu’il attend de sa colocataire. «Se promener nue le plus souvent possible. Ecarter les jambes sur le canapé pour m’exciter. Pas de contrainte de fréquence pour les rapports sexuels, mais faudra pas se foutre de ma gueule non plus. Au début, je risque d’avoir envie souvent.» Voilà environ deux ans qu’Antoine recrute ainsi des colocataires, via une annonce sur le site Internet Missive, à laquelle nous avons répondu. Pas de loyer numéraire, on paye en nature. Pas de bail non plus, «tout est basé sur la confiance». Quant à la durée, «pas de limites». «Ça peut être en mois, en années. Les seules filles que j’ai virées sont celles qui ne respectaient pas leurs engagements.»

Antoine n’est pas le seul à pratiquer ce type d’échange - appartement contre sexe - à Paris. Dans un contexte de crise du logement, la formule semble s’être répandue. Sur Missive, la rubrique parisienne «A louer» recense de nombreuses offres d’hommes proposant des colocations ou studios indépendants «contre services sexuels».Mais également de femmes, troquant leurs charmes contre un toit. Ailleurs, sur Kijiji, Vivastreet ou dans le journal gratuit Paris Paname, on trouve aussi des annonces, plus masquées. Le mot sexe n’apparaît pas, ce sont les mentions «pour jeune femme», «contre services» et l’absence de montant pour le loyer qui servent d’indices.

Exigences. Antoine est lucide sur les motivations de ses colocataires. «Je sais bien que si vous aviez les moyens de vous loger autrement, vous ne viendriez pas chez moi.» Ce qui n’entraîne aucun scrupule quant à ses exigences, dont la liste s’allonge au fil de l’entretien. «Je veux pouvoir vous observer aux toilettes. J’aimerais que vous soyez là le soir quand je rentre. Ce serait bien si on pouvait dormir ensemble. Je veux du ménage et du repassage.» On quitte Antoine en pleine description des jeux «uro-scato» dans lesquels il nous imagine. Pour rejoindre notre deuxième rendez-vous.

Roubini s'attend à une hausse des taux directeurs de la BCE de 75bp cette année et le taux directeur atteindrait jusqu'à 3% en 2012

Bon après... Ça vaut ce que ça vaut...

Roubini: ECB Interest Rate @ 3% in 2012
ZeroHedge, 15/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Dr. Doom — or as he likes to call himself nowadays Dr. Realist — Nouriel Roubini mentioned in his recent speech that he expects interest rates in Europe to rise significantly, with an increase from 50 to 75 bps in 2011 and possibly topping 3% in 2012!

The differences between the Fed and the ECB could be destabilizing in the longer run.

Other highlights from the speech, via Forexlive:

   Greek debt level to GDP is at “level of insolvency”
   Irish govt rescue package aimed at saving banks risks deepening country’s debt crisis
   Sees US house prices declining in next few months
   China faces risk of “hard landing” in three years

Moody's fait un double retourné savate facial à l'Irlande

Ha ben c'est ça de nationaliser les créances pourries privées...
Moody's dégrade à nouveau la note de l'Irlande
Boursier.com, 15/04/2011 (en Français texte en français )
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Moody's a dégradé ce matin de "Baa1" à "Baa3" sa propre note souveraine du pays, soit l'équivalent de "BBB-", deux crans sous son homologue Fitch, qui a retiré hier soir sa surveillance négative de la dette irlandaise et confirmé la notation souveraine du pays à "BBB+".

Revue de presse radio

Piketty sur la réforme de l'ISF. Une réforme pour la croulantocratie :
Thomas Piketty - économiste
BFM Business, 13/04/2011 (en Français texte en français )
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Jean Arthuis sur la rigueur. Rien sur les retraites, les patrimoines bidons, et la croulantocratie, cela va sans dire   
Jean Arthuis
BFM Business, 13/04/2011 (en Français texte en français )
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Fiorentino sur la restructuration de la dette...
L'édito de Marc Fiorentino
BFM Business, Marc Fiorentino, 15/04/2011 (en Français texte en français )
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La dette des piigs devra être restructurée. Le front du nord (Allemagne, Pays-Bas, Finlande) ne veut plus payer. "La vérité sort de la bouche des allemands".

Par contre, ça finira en bailout des banques selon lui   A aucun moment, ils envisagent de réduire l'épargne bidon qui est en regard de ces créances pourries.


Jacques Delpla, qui ne veut pas de renégociation de la dette, alors que ça déclencherait une réaction en chaine qui amènerait à la destruction de l'Europe et de la zone euro... Ils ne savent plus quoi faire pour graver dans le marbre toute la fausse épargne accumulée en 30 ans de ponzinomics par la croulantocratie...
Jacques Delpla : économiste et membre du Conseil d'Analyse économique
BFM Business, 15/04/2011 (en Français texte en français )
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En revanche, si on arrive à une destruction de la dette de tel ou tel pays, il prône pour une destruction d'autant de l'épargne du dit pays... On commence à avancer et à faire le lien entre mauvaise dette et fausse épargne...


Frédéric Bedin, président de Croissance Plus. Un entrepreneur méritant créateur de valeur qui en a marre de servir de vache à lait.
Frédéric Bedin, Président de Croissance Plus
BFM Business, 14/04/2011 (en Français texte en français )
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Je vous mets juste cette phrase à 5mn50 :
Tout ce qui est entrepreneurial doit sortir de l’assiette de l'ISF et vous maintenez l'ISF. Le plus simple reste de supprimer l'ISF et de taxer autre chose, notamment les gens qui ont des gros patrimoines en dette grecque ou en emprunt d’État français.
  
On sent une scission très nette s'opérer entre les alliés inconditionnels d'hier que l'on rangeait derrière le mot "riches". Il y a désormais deux catégories bien identifiées de riches : une catégorie entrepreneuse utile, et une catégorie croulantocrate parasitaire aux patrimoines bidons...

Le problème c'est que tant que l’État fait des déficits publics, il n'y a aucun moyen de s'attaquer à l'assurance vie et à cette dette. Il faut d'abord revenir à l'équilibre.

Et seulement alors qu'on n'aura plus besoin d'eux autrement que pour refinancer et faire rouler la dette existante, et qu'on n'aura plus besoin d'attirer de nouveaux gogos dans le Madoff, on pourra commencer à aller voir de ce côté là... Honnêtement, si les détenteurs de fonds en euros doivent toucher du 2% par an plutôt que du 4%, ils n'en mourront pas. Et ça sera une forme de renégociation de la dette en douceur. Mais tout le temps que la dette doit rouler, il faut pouvoir les garder captifs... Donc on leur laisse la possibilité de sortir, mais à -30%. Ou bien ils restent mais acceptent ces taux plus bas, et les -30% de coût de sortie sont rabotés de 3% par année qu'ils restent...

Mais l'idée de renégocier la dette et donc de raboter la fausse épargne par l'impôt me semble très intelligente, alors qu'on évite le scénario catastrophe de Delpla. Mais pour ça, il faut d'abord retourner à l'équilibre budgétaire.

En tous cas, ce qui ressort de ces interviews, c'est que sans jamais prononcer le mot "conflit de générations", ça suinte par tous les pores. Sauf comme par hasard, celle d'Arthuis, qui est un politique... Tout le monde se demande désormais comment reprendre à la croulantocratie leurs patrimoines bidons obtenus en pillant l’État...


Interview intéressante d'Attali, pour un gouvernement mondial (les pourfendeurs du Niou Ouaurld Ordeur vont s'en donner à cœur joie). On assiste à la fin d'un monde, qui rappelle la chute de Rome, avec rien derrière. La bombe écologique et énergétique... Besoin d'un gouvernement mondial qui se forme par le bas, pour empêcher le retour au moyen âge. L'OTAN devient une police mondiale. Tribunal international économique.

C'est de la science fiction mais c'est conceptuellement intéressant...
Jacques Attali : Président de PlanetFinance
BFM Business, 14/04/2011 (en Français texte en français )
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Celle là, elle vaut du point. La rédaction de gôche du Monde, plombée par les goinfres cgtistes de l'imprimerie, qui pleure parce que Niel de free leur demande d'être rentables   
Pôv tit chous...
Odile Benyahia-Kouider - Grand reporter au Nouvel Observateur, elle publie « Un si petit Monde » (Fayard)
BFM Business, 13/04/2011 (en Français texte en français )
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Jean-Marc Daniel sur l'origine du mot silhouette...
La Chronique de Jean-Marc Daniel
BFM Business, Jean Marc Daniel, 13/04/2011 (en Français texte en français )
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L'insubmersible

On THiS DaY iN 2012
ZeroHedge, William Banzai7, 15/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Un peu de prospective sur les futures rentes de patrimoine

Juste un petit post en passant, sur une réflexion que je me faisais en fumant mon clopiau...

Cours du blé :


La Norvège, l'Angleterre ou l'Alaska, taxent fortement la rente des compagnies pétrolières pour en faire un revenu pour l'Etat...

Dans un monde de Peak Everything, les gros céréaliers vont un peu devenir l'équivalent de compagnies pétrolières en occident...

Je ne connais pas trop la situation des agriculteurs et il me semble qu'ils ont pas mal de dettes à purger au vu des années dont on sort, mais avec la tendance à la hausse qui n'est pas prête de s'arrêter, dans 20 ans, les gros céréaliers seront les rois du pétrole de demain...

Et toujours dans l'optique de rente de patrimoine, à mon avis, les gros pays producteurs peuvent déjà se préparer à les taxer de la même manière qu'ils taxent les compagnies pétrolières qui exploitent le pétrole sur leur sol...

Et de plus, dans ce cas là, pas de risques de voir partir les riches céréaliers en Suisse avec leurs champs sous le bras...

Le prince thaumaturge et le prix du gaz

Un billet de Philippe Chalmin sur la volonté affichée de contrôle des prix de nos clowns à roulettes :
Le prince thaumaturge et le prix du gaz
Le Monde via Le blog à Lupus, Philippe Chalmin, 11/04/2011 (en Français texte en français )
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Longtemps les rois de France furent "thaumaturges" et, par le toucher des écrouelles, ils pouvaient contribuer à la guérison des malades par la célèbre formule "Le roi te touche, Dieu te guérit". Cette coutume disparut sous la Restauration, mais elle a apparemment laissé quelques traces au sein de l'actuel gouvernement qui, par sa seule volonté, prétend s'imposer aux éléments déchaînés des marchés de l'énergie.

La France importe tout son pétrole et tout son gaz naturel. En un lieu largement dématérialisé appelé "marché", cette énergie fait l'objet d'échanges sur la base de l'offre et de la demande. Le produit de référence est le pétrole, et le prix du gaz est indexé sur celui de l'or noir, même si un marché international du gaz se développe, notamment pour le gaz naturel liquéfié.

La fonction du marché est d'anticiper et le résultat de cette anticipation - le prix - est un signal pour les tous les acteurs, du producteur au consommateur, sur ce que sera dans les mois et années à venir le rapport entre l'offre et la demande.

Le message du marché est donc que les énergies fossiles demeurent rares, coûteuses à extraire et proviennent de régions dangereuses et instables. Et comme en plus elles polluent, il faut donc payer le prix de la rareté et de la saleté. Voilà ce qu'il faut dire aux Français plutôt que de leur faire croire que les princes peuvent faire des miracles économiques.

L'impunité

Why Has No One on Wall Street Gone to Jail (Yet)?
New York Times via The Big Picture, 14/04/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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William K. Black, the federal government’s director of litigation during the savings and loan crisis : “This is not some evil conspiracy of two guys sitting in a room saying we should let people create crony capitalism and steal with impunity. But their policies have created an exceptional criminogenic environment. There were no criminal referrals from the regulators. No fraud working groups. No national task force. There has been no effective punishment of the elites here.”

Et le graphique qui parle de lui même :