lundi 21 mars 2011

Citigroup regroupe ses actions à 10 pour 1. Que va t-il advenir du terrain de jeu du High Frequency Trading ?

Le soufflé va t'il retomber alors que les souffleurs vont aller s'amuser sur un autre penny stock ?

A Million HFT Algos Suddenly Cry Out In Terror And Are Suddenly Silenced As Citi Announces 1 For 10 Reverse Stock Split
ZeroHedge, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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the bank just announced a 1 for 10 reserve stock split

the bigger question is what happens to the momentum algos that traditionally traded 500 million shares of Citi stock, providing a supporting base for the market courtesy of massive momentum surges that provided a buying feedback loop mechanism driven out of pure churn volume. Those days are now over, as the volume will plunge pro rata from half a billion to a measly 50 million shares. Furthermore, with algos receiving liquidity rebates on a volume basis, it is conceivable that the biggest piggy bank to the 3 man Ph.D. HFT operations is about to break, as exchanges cut their rebate payouts by 90%. And with the stock market these days being far more a function of volume churn than technicals or, heaven forbid, fundamentals, what happens with the natural HFT support to the market is anyone's guess.

L'actualité au Japon

Jour 11 au Japon : les réacteurs de Fukushima à nouveau sous pression
France Info, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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- 19h30 : On apprend que la centrale de Fukushima et ses six réacteurs nucléaires n’étaient plus assurés depuis août 2010 pour les dommages causés aux installations elles-mêmes, mais l’étaient pour les dommages causés aux tiers. La compagnie japonaise d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), propriétaire et opérateur du site, avait refusé de renouveler sa police d’assurance car elle jugeait les tarifs trop élevés...

- 15h23 : Situation "stabilisée dans les réacteurs 1, 2 et 3 qui ont sans doute subi des dégâts au niveau du coeur des réacteurs", selon l’Autorité américaine de régulation nucléaire (NRC)

- 13h53 : Les rejets radioactifs de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima se poursuivent, avec une contamination locale que le Japon aura à traiter "pendant des dizaines et des dizaines d’années" , prévient l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN).

- 13h51 : La France annonce l’envoi au Japon de 150 tonnes d’aide technique et humanitaire comprenant notamment des appareils de radioprotection et de mesure de la radioactivité, des médicaments, des couvertures, de la soupe et des bouteilles d’eau.


Thermal Images From Fukushima Indicate Blistering 128 Degrees Celsius Zone In Reactor #3
ZeroHedge, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Thermal images from Fukushima have just been released. One is based on data from Die Welt, the other one comes straight from NHK.



Radioactive Cesium Content In Japan Sea Water 25 Times Limit, Radioactive Iodine At 127 TImes Maximum Allowed
ZeroHedge, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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According to Kyodo, the Fukushima sea fallout is getting material enough to where the sea soon won't need a blacklight to glow in the dark:

  • Kyodo says radioactive caesium found in sea water 24.8 times limit
  • Kyodo says radioactive Iodine found in sea water 126.7 times limit


As Radioactive Rain Starts To Pour, Japan Engages In Another Cover Up As It Increases Decontamination Threshold Sixteenfold
NHK et Kyodo via ZeroHedge, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Even as the market has now apparently fully priced in Fukushima, the bad news continue coming:
   TOKYO ELECTRIC RADIOACTIVITY FOUND CONFIRMS FUEL DAMAGE: NHK
   TOKYO ELECTRIC DETECTS 5 TYPES OF RADIOACTIVITY, NHK SAYS

the Japanese government has just raised the decontamination threshold by nearly 20 times from 6,000 cpm to a stunning 100,000 cpm.

Far greater amounts of radioactive iodine and cesium were found in rain, dust and particles in the air in some areas over a 24-hour period from Sunday morning due to rainfall, the science ministry said Monday.

A radiation level of 100,000 counts per minute will be introduced as a new standard for decontamination, up from 6,000 counts per minute, the government said, adding that raising the bar will not endanger health.


Les mesures de radiations par l'AIEA :
IAEA Technical Briefing on the Radiological Situation in Japan
AIEA via The Big Picture, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Lessons From Chernobyl for Japan
New York Times, Ellen Barry, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Water cannot be allowed to touch the thing that is deep inside the reactor: about 200 tons of melted nuclear fuel and debris, which burned through the floor and hardened, in one spot, into the shape of an elephant’s foot. This mass remains so highly radioactive that scientists cannot approach it. But years ago, when they managed to place measurement instruments nearby, they got readings of 10,000 rem per hour, which is 2,000 times the yearly limit recommended for workers in the nuclear industry.

The death of a nuclear reactor has a beginning; the world is watching this unfold now on the coast of Japan. But it doesn’t have an end.

While some radioactive elements in nuclear fuel decay quickly, cesium’s half-life is 30 years and strontium’s is 29 years. Scientists estimate that it takes 10 to 13 half-lives before life and economic activity can return to an area. That means that the contaminated area — designated by Ukraine’s Parliament as 15,000 square miles, around the size of Switzerland — will be affected for more than 300 years.


Et l'article dans The International Herald Tribune de 2007, comme quoi le nucléaire japonais n'était pas du tout prêt à encaisser un tremblement de terre de grande ampleur :
Earthquake/Nuclear Accident Warnings Ignored by Japan
International Herald Tribune and Asahi Shinbun via The Big Picture, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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“In the 40 years that Japan had been building nuclear plants, seismic activity was, fortunately or unfortunately, relatively quiet. Not a single nuclear facility was struck by a big quake. The government, along with the power industry and the academic community, all developed the habit of underestimating the potential risks posed by major quakes.

“Since around the time of the Great Hanshin Earthquake that devastated Kobe in 1995, however, almost the entire Japanese archipelago has entered a period of brisk seismic activity.”

-Katsuhiko Ishibashi, 2007

Ishibashi believed that a long period of relatively mild earthquake activity may have lulled Japanese authorities into a false sense of security.


Risque Nucléaire : «Notre illusion de tout maîtriser est prise en défaut»
Le Temps via Le blog à Lupus, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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A Fukushima, on a affaire à une centrale nucléaire construite sur un front de mer dans le pays le plus exposé aux séismes et au risque de tsunami. A cette faiblesse originelle s’ajoutent deux autres fragilités principales: un sous-dimensionnement du dispositif de sécurité avec des digues insuffisamment élevées et un générateur diesel disposé de sorte qu’il est vite noyé par le tsunami, ainsi que des sources électriques d’appoint défaillantes. Après coup, ça paraît bien curieux d’avoir construit la centrale en un lieu si vulnérable.

C’est la première leçon: avoir pris ce risque est symptomatique de nos sociétés qui font totalement abstraction du cadre naturel. Pour la science économique néoclassique, la nature n’existe tout simplement pas.

Dans l’exploitation quotidienne d’une centrale, il y a toujours concurrence entre l’exigence de sécurité qui suppose des mesures très coûteuses et la logique économique. Hors situation de crise, l’arbitrage tend à pencher pour la rentabilité même quand on sait que les conséquences d’un accident pourraient être énormes.

Les professionnels dans les compagnies électriques et ceux engagés dans la surveillance des centrales constituent un petit cercle de spécialistes tous formés dans les mêmes instituts. On se connaît, on partage le même savoir, on appartient en quelque sorte à une même famille. Cette parfaite consanguinité n’est pas compatible avec une rigoureuse indépendance de l’organisme de contrôle. Le seul antidote possible à cette réelle difficulté est l’exigence de transparence.

Comme la France, le Japon a beaucoup misé sur le nucléaire pour poursuivre un objectif d’indépendance énergétique. Les chocs pétroliers de 73-74 et 79-80 contraignaient les États à chercher des palliatifs à la dépendance aux énergies fossiles.

La croyance des Japonais dans la puissance des techniques est extrêmement forte.

– Quand l’absence de risque zéro (systématique) a pour corollaire l’éventualité d’une catastrophe, la situation devient critique. La technologie nucléaire devrait présenter un risque nul pour qu’on lui accorde collectivement notre confiance. Cette technologie n’est acceptable que s’il est possible d’assurer que la catastrophe tant redoutée n’arrivera pas. Or on en est au troisième accident grave. Cela commence à faire beaucoup. Je suis d’autant plus ennuyé de le souligner que j’ai moi-même considéré le nucléaire comme une technologie qui nous aiderait à surmonter la panne énergétique. Mais maintenant je ne peux plus soutenir cette voie.

– Cela renvoie à plusieurs problèmes:
la vétusté des installations;
leur sous-dimensionnement par rapport au risque sismique;
la fiabilité des systèmes de sécurité.

Or ne nous voilons pas la face: l’enjeu économique est énorme. Prenez un réacteur vieux de 20 ou 30 ans; imaginez les royalties si vous le faites tourner encore 10 ans… Les pressions économiques seront massives.

– Aujourd’hui, nous sommes cernés par la question du climat et par le «peak oil» à peu près atteint. [...] En effet, nous avons longtemps vécu avec un baril de brut à un niveau constant d’environ 20 dollars. Ce prix très bas a tout structuré dans nos sociétés: l’appareil industriel, l’urbanisme, les réseaux de transport, nos modes de production, notre habitat. C’est dire si la rupture exigée de nous est ardue. Le nucléaire a pu apparaître comme une aide non négligeable, au moins pour une période transitoire, parce que cette technologie ménage le climat. Si on décide d’en sortir, cela prendra plusieurs décennies.

La réponse la plus rapide, c’est la réhabilitation des bâtiments à une très large échelle. On sait que le gain énergétique sur la durée est très important. Mais cela suppose d’énormes investissements publics massifs que les États se sont interdits par principe, avant tout pour des raisons idéologiques. On peut tourner l’équation dans tous les sens, on est vraiment mal.
Tiens enfin un keynésien qui a la bonne idée d'investir dans quelque chose d'intelligent et de rentable... Ça mérite d'être signalé, ça court pas les rues...

La Fed va devoir lâcher les noms des banques ayant emprunté à ses guichets de sauvetage pour banksters en déroute

Au procès Bloomberg contre la FED, plus moyen pour la FED de contourner cette fois... C'est carrément la cour suprême qui met un terme à ce jeu de cache cache ridicule...

Fed Must Release Data on Emergency Bank Loans as High Court Rejects Appeal
Bloomberg, Greg Stohr and Bob Ivry, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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The Federal Reserve will disclose details of emergency loans it made to banks in 2008, after the U.S. Supreme Court rejected an industry appeal that aimed to shield the records from public view.

The justices today left intact a court order that gives the Fed five days to release the records, sought by Bloomberg News’s parent company

En décembre, on avait déjà eu les noms des bénéficiaires des bailouts. Cette fois, ce sera les noms des emprunteurs aux guichets de secours de la FED :
The order marks the first time a court has forced the Fed to reveal the names of banks that borrowed from its oldest lending program, the 98-year-old discount window. The disclosures, together with details of six bailout programs released by the central bank in December under a congressional mandate, would give taxpayers insight into the Fed’s unprecedented $3.5 trillion effort to stem the 2008 financial panic.

La Chine se goinfre d'argent physique

Pour rappel, la production annuelle d'argent est de l'ordre de 20 000 tonnes.

China Imports 245 Tonnes Of Silver In February And Qatar SWF “Interested” In Buying Silver
ZeroHedge, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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China imported 245.6 metric tons of silver in February. The figure is close to the 260.6 metric tons imported in February 2010 and suggests that the Chinese are more than willing to buy silver at over $30 per ounce. It also suggests that the record Chinese imports of 3,475,394 kilos seen in 2010 (a massive four fold increase from 2009) may be again attained in 2011.



En 2010, alors que la Chine produit déjà 10% de la production annuelle d'argent, elle a trouvé le moyen d'en importer en plus 15% du total...   Soit 25% de la prod d'argent de l'an dernier qui est allées à la Chine...

L'Iran amasse en cachette tout l'or qu'il peut acheter

Secret Iran Gold Holdings Leaked: Tehran Holds Same Amount Of Gold As United Kingdom, And Is Buying More
Financial Times via ZeroHedge, 20/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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While it will not come as a major surprise to most, according to senior BOE individuals and Wikileaks, Iran, as well as Qatar and Jordan have been actively purchasing gold well over the amount reported to and by the IMF, in an accelerated attempt to diversify their holdings away from the US dollar. "Iran has bought large amounts of gold in the international market, according to a senior Bank of England official, in a sign of how growing political pressure has driven Tehran to reduce its exposure to the US dollar. Andrew Bailey, head of banking at the Bank of England, told an American official that the central bank had observed “significant moves by Iran to purchase gold”, according to a US diplomatic cable obtained by WikiLeaks and seen by the Financial Times." The reason for Tehran's scramble into gold: "an attempt by Iran to protect its reserves from risk of seizure”. The misrepresentation of Iran's holdings could be so vast that Iran could possibly be one of the largest holders of goldin the world. "Market observers believe Tehran has been one of the biggest buyers of bullion over the past decade after China, Russia and India, and is among the 20 largest holders of gold reserves... with an alleged 300 tons, big enough to challenge the UK at 310 tons, and more than Spain! "

Il a plus trop le vent en poupe le PQ à jus de dette bien rance de l'occident   

Le ponzi se meurt

Vite vite, il faut trouver quelque chose pour sauvegarder l'acquis social de la croulantocratie à ses 3 voyages par an !

Retraites complémentaires : pour quelques milliards d’euros
Le Monde, 20/03/2011 (en Français texte en français )
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Le projet d’accord sur les retraites complémentaires, bouclé et ouvert à la signature des syndicats depuis le 18 mars, n’est pas à la hauteur des difficultés financières

A l’horizon de 2030, leur déficit, de l’ordre de 3,6 milliards d’euros cette année, atteindrait 117,2 milliards en l’absence de relèvement des bornes d’âge de la retraite (60 à 62 ans pour l’âge légal de départ et 65 à 67 ans pour celui de la pension sans décote). La réforme des retraites de 2010, imposée par Nicolas Sarkozy, ramène ce déficit à 43,6 milliards, le passage à 67 ans rapportant à lui seul 23,5 milliards.

Même si ces chiffrages sont affinés dans les jours prochains, une chose est sûre : les régimes de retraite complémentaire sont fragilisés par la non augmentation de leurs ressources. Celles-ci peuvent provenir soit d’une hausse des cotisations mais la présidente du Medef Laurence Parisot y a opposé son veto, soit de financements complémentaires par l’impôt, ce qui change la nature du système.

Moi j'en ai une de solution, une juste et efficace : baissez les retraites   Que la croulantocratie retouche donc le sol...

h16 revient sur ce lendemain d'élections

Sarkozy sur du velours
hashtable, H16, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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Il n’en reste pas moins que le président français a réussi, avec ces deux événements historiques et simultanés, à se frayer un chemin au milieu des gouttes de chiasse politique qui dégringolaient vigoureusement à l’approche des cantonales.

Disons-le clairement : grâce à la Libye et au Japon, Sarkozy a presque fait oublier, pendant quelques jours, les trolls baveux qui trottinent en slip dans les couloirs de l’Élysée et de Matignon. C’est une performance.

Bilan des courses : les cantonales ont peiné à mobiliser un électeur sur deux. Ce qui permet de continuer sur ma remarque déjà valable lors des Régionales en 2010 : le premier parti de France, et de très loin, est celui des gens qui en ont, finalement, plus qu’assez de ces clowns à roulettes qui prétendent le temps d’une campagne résoudre leurs problèmes et s’amusent, le reste du temps, à leur en créer de nouveaux.

Non seulement les gens n’ont rien eu à faire de ces cantonales, mais c’est maintenant une donnée acquise dans le spectre politique : les politiciens s’agitent en roue libre, une catégorie d’indécrottables naïfs ou des profiteurs continuent de voter histoire de faire tenir un semblant de légitimité au bousin et tout continue comme si de rien n’était.

C’est tellement vrai qu’aucune « grande » chaîne de télé n’a organisé de messe médiatique à laquelle on avait pourtant droit il y a encore quelques années pour tous les scrutins nationaux. Rien, nada, que dalle.

Il n’en reste pas moins que le constat est mordant : la plupart des gens se foutent de la politique intérieure et ceux qui votent ne le font plus guère que pour protester. Ni représentatif, ni constructif.

Mieux : cela permet d’occulter l’état économique lamentable du pays. Pourtant, il y a de quoi se faire des cheveux blancs :
   les retraites complémentaires sont, pour le dire gentiment, dans le porridge. Les acteurs s’agitent, pleurnichent et se tortillent les poignets dans des sanglots spasmodiques, mais la dure réalité les rattrape et refuse de se plier au schéma de Ponzi des retraites par répartition : il y a de moins en moins de sous et on vogue gentiment vers la catastrophe.
   il se susurre dans les couloirs de sombres idées que pour renflouer l’état, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve. Mais ne vous inquiétez pas, personne n’a pensé aux assurances-vie. Promis, juré, craché. Et les assureurs s’inquiètent évidemment pour rien. Il semble que les Français ont senti les remugles du Léviétathan se rapprocher de leurs petits fromages : en février, la collecte de ces assurances-vie ressort ainsi en baisse de 15%, après deux autres mois de recul, ce qui ne s’est jamais vu avant.


   les taux d’intérêts sur les prêts immobilier continuent de grimper, doucement. Voilà qui va aider le secteur qui en avait bien besoin, tiens.
   d’ailleurs, en parlant de choses qui grimpent, on pourrait aussi évoquer l’inflation. C’est pratique, l’inflation : ça permet de prendre des emprunts (immobilier par exemple) pour rembourser avec de l’argent de moins en moins valorisé. D’ailleurs, ça monte tellement bien qu’en Grande-Bretagne, le taux d’inflation (4%) est maintenant supérieur … à celui du Zimbabwe (3%) ! Mais ne vous inquiétez pas : tout est maîtrisé. Les milliers de milliards de $ et d’€ injectés subrepticement dans les marchés passeront inaperçu. Puisqu’on vous le dit. À tous hasards, achetez tout de même un peu d’or et d’argent. Ça aussi, ça grimpe.
   et puisqu’on parle de petites bêtes qui montent, montent, montent, pendant que la diplomatie franchouille — maintenant célèbre de par le monde pour son sens de l’à-propos — se fritte sans le moindre tact avec le Japon, les Credit Default Swap des dettes souveraines continuent leur ascension silencieuse, pour tous les pays de la zone euro.

Pffiiiou.

Heureusement qu’on peut aller frimer avec nos Rafales en Libye et qu’on peut agiter nos petits bras bien haut en criant « Il faut rapatrier nos ressortissants du Japon ! »

Au moins, on se focalise sur l’essentiel.

USA : vers la socialisation de l'économie

Current Decade of Job Losses vs. Great Depression; How Did Quasi-Public Jobs Fare? Who is Whining?
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Si encore le public acceptait la notion de destruction créatrice, de rentabilité, de productivité, ça pourrait marcher, alors qu'un monopole public permet d'économiser les coûts de publicité/marketting, de minimiser les multiplications de services ayant le même rôle dans chaque entreprise concurrente, et de ne pas demander de rémunération du capital (quoique...)... Mais bon, c'est pas vraiment ça à quoi on assiste...

Who is Doing all the Whining?

Who is doing all the whining and all the pissing and moaning? The answer of course is those who fared the best in the last decade: the police and fire unions, the teachers' unions, transit unions, and public unions in general.

Many in private sector fields have been hammered silly with rapidly rising healthcare costs and lower paychecks (assuming they have a job at all). Meanwhile those with the most benefits and those who have suffered the least are the ones unjustifiably bitching to high heavens about how unfairly they are being treated.
Les USA ou la tiers mondisation accélérée, où on prépare déjà les vagues classes moyennes de fonctionnaires pléthoriques et corrompus, tamponneurs de formulaires, qui vivent en parasites sur le dos de la population...

Naturellement, c'est quand l'inflation achèvera de détruire le capital bidon des USA et qu'ils apparaîtront pour ce qu'ils sont vraiment, que tout deviendra plus clair... Pour l'instant, le dollar fait encore illusion, malgré la mauvaise dette publique inremboursable, avec aucun actif rien derrière, qu'ils accumulent...

Les insurgés lybiens sont ils en mesure de gagner au sol ?

Le paysage libyen à J+2
France Inter - Géopolitique, Bernard Guetta, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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A ce niveau d’imbrication, les frappes deviennent extraordinairement difficiles à cibler et la deuxième raison pour laquelle le colonel Kadhafi n’a pas forcément perdu la partie est que, sur terre, il n’a pas de soldats de métier en face de lui mais des jeunes gens devenus combattants du jour au lendemain, sous-armés et sans entraînement militaire.

L’interdiction de l’espace aérien libyen à l’aviation de Muamar Kadhafi le prive de la possibilité de bombarder, tuer et terroriser son propre peuple. C’est un complet changement de donne en faveur des insurgés mais qui ne signifie pour autant pas que l’insurrection puisse automatiquement renverser la dictature. Cette guerre peut conduire à une impasse durable qui poserait alors une seconde question, celle de savoir si elle peut être politiquement perdue.

C’est la deuxième carte du colonel Kadhafi qui tente désormais, d’une part, de faire oublier qu’il n’est qu’un potentat qui a voulu briser par la force l’aspiration de son peuple à la liberté et, de l’autre, de se faire passer pour l’héroïque défenseur de son pays qui serait victime, va-t-il répétant, d’une agression coloniale.


La Libye en direct: L'Italie ne veut pas d'une «guerre»
20 minutes, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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11h03: Les rebelles font état de frappes aériennes près d'Ajdabiah
«Les rebelles ont attaqué vers 3h et les forces de Kadhafi ont riposté. Elles se trouvent toujours aux entrées Est d'Ajdabiah», a déclaré Ahmed al Tir, un combattant rebelle à Zoueïtina, à une quinzaine de kilomètres d'Ajdabiah. «Les frappes aériennes ont visé les entrées Est de la ville. Je les ai vues de mes propres yeux et je pense qu'il y a eu également des frappes sur les entrées Ouest de la ville mais j'ai seulement vu de la fumée s'élever de cette direction», a-t-il ajouté. Prié de dire quand les insurgés allaient tenter de reprendre Ajdabiah, ville stratégique de l'Est que les insurgés souhaitent reprendre aux forces loyales à Mouammar Kadhafi, un autre combattant rebelle, Ahmed al Ebeidi, a répondu: «Nous attendons que les Français les bombardent. Nous sommes certains qu'ils vont le faire. Nous attendons aussi de recevoir de nouveaux équipements.»

L'actualité au Japon

Catastrophe nucléaire. Un panache radioactif "inoffensif" attendu en France en milieu de semaine
Le Télégramme, 20/03/2011 (en Français texte en français )
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10 h. La centrale de Fukushima 1 ne sera plus utilisée

Le porte-parole du gouvernement japonais vient de l'annoncer : la centrale nucléaire de Fukushima 1 ne sera plus utilisée après l'enchaînement d'accidents survenus dans ses réacteurs. Elle est équipée de six réacteurs à eau bouillante (BWR), qui ont été fortement endommagés par le séisme de magnitude 9.
Sans blagues   

9 h 45. L'électricité rétablie dans le réacteur n°2

Selon Reuters, l'électricité aurait été rétablie dans le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fukushima.


Les six réacteurs de Fukushima sont raccordés au réseau électrique
Le Point, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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Les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, dans le nord du Japon, sont désormais raccordés au réseau électrique, a annoncé lundi l'opérateur Tokyo Electric Power.


Fukushima : les réacteurs 2 et 3 ont laissé s'échapper de la fumée
nouvel obs, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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De la fumée a commencé à s'échapper, lundi 21 mars, en fin d'après-midi du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon), mais celle qui sortait du réacteur 3 s'est arrêtée, a indiqué l'Agence de sûreté nucléaire.
"Vers 18h20 (9h20 GMT), une fumée blanche a commencé de sortir d'une fissure dans le toit du réacteur 2", a précisé un porte-parole.
Des travaux de réparation étaient alors en cours au niveau de ce réacteur afin de remettre en service une partie des équipements, notamment dans la salle de contrôle.
Deux heures auparavant, une autre fumée, passant du gris au noir, avait commencé à s'échapper du réacteur 3, mais elle n'a pas duré.
"Tepco nous a informés que de la fumée noire provenait du réacteur 3, mais elle s'est arrêtée à 18h02 et le niveau de radiation est resté stable", a affirmé un porte-parole de l'agence.
L'Agence n'a pas donné d'explications sur l'origine de cet incident, mais selon les spécialistes, il ne s'agissait pas de vapeur mais d'une fumée provenant de quelque chose qui a brûlé.
Surement un appareil qui a crâmé quand on a essayé de le rallumer...

On ignore pour l'instant dans quelle mesure l'évacuation d'une partie du personnel va affecter les travaux prévus ce lundi. Un peu plus tôt, un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire avait indiqué que la salle de contrôle du réacteur 2 pourrait être en partie remise en service ce lundi. "Il est possible que certains équipements puissent fonctionner aujourd'hui, comme par exemple le système de climatisation et de ventilation, qui est doté de filtres à charbon, ce qui contribue à bloquer les particules et l'iode radioactifs dans la salle de contrôle", a-t-il expliqué lors d'un point de presse.

Et d'ajouter: "cela va grandement améliorer l'environnement de travail des techniciens".
"Parmi les équipements qui pourraient être relancés, figurent aussi les instruments de mesure de la température et de la pression", a aussi indiqué ce responsable.
Super !   A croire que tout est pété et qu'ils n'arrivent à rallumer que deux trois gadgets inutiles...

Et suite aux deux incendies, ils auraient évacué la centrale...

Japon: la radioactivité en mer contrôlée
Le Figaro, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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Les autorités japonaises ont annoncé lundi qu'elles allaient effectuer des mesures de radioactivité dans la mer située à proximité de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, d'où se sont échappées des substances radioactives depuis une semaine.

Des taux anormaux de radioactivité, dûs à la présence d'iode 131 et césium 137, ont déjà été relevés dans des aliments (lait, épinards, fèves) et de l'eau du robinet en plusieurs endroits du Japon, y compris à Tokyo, mégapole distante de moins de 250 kilomètres de la centrale.


NHK Says Water Used To Douse Reactors May Have Leaked Into The Ocean
NHK via ZeroHedge, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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*WATER DOUSED ON REACTORS MAY HAVE LEAKED TO OCEAN, NHK SAYS


Asahi Shinbun Confirms Nuclear Rods In Pressure Vessels And Spent Fuel Pools Are Damaged
Asahi Shinbun via ZeroHedge, 21/03/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Well, in tried and true fashion, it took Japan a week to confirm what everyone else had been certain had occurred over a week earlier. According to the Asahi Shinbun, with a translation courtesy of Ex-Skf, we finally know that the "nuclear fuel rods in the pressure vessels and in the spent fuel pools at the plant have been damaged." Which means that any incremental work the repair crews may be doing at this point is simply window dressing in preparation for the concrete tomb/lead bath.
En gros, ça a coulé au fond du réacteur et on a un corium impossible à refroidir.

Une catastrophe si japonaise….
Le blog à Lupus, 20/03/2011 (en Français texte en français )
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C’est à lui et à leurs cinq collègues morts lors du séisme du 11 mars que le dernier carré des employés restés dans l’enfer de la centrale de Fukushima a dédié, jeudi, un e-mail adressé à leurs familles. Pour dire combien tous gardent en tête, sous leurs combinaisons blanches lestées de compteurs et de détecteurs, l’issue fatale qui résulterait d’une contamination radioactive massive, à 250 kilomètres du grand Tokyo, mégapole de 30 millions d’habitants.

«Ils nous ont dit que, comme lui, ils acceptaient leur sort, comme s’ils encouraient la peine de mort», a raconté la fille d’un de ces «samouraïs nucléaires» dont le Japon entier vante le courage et l’esprit de sacrifice. Il s’agit d’environ 180 employés, soit quatre équipes d’une cinquantaine de courageux qui œuvrent par rotations pour diriger les ultimes manœuvres de refroidissement des réacteurs.

Et qui répondent, par leur courage, à tant de défaillances.

Le Japon n’en sait guère plus sur ses nouveaux héros. Tout juste quelques phrases lâchées par leurs proches, isolés des caméras et évacués avec les trente mille autres personnes résidant dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale. Les «cinquante de Fukushima» sont des ombres dont la principale qualité, outre leur abnégation, est d’être des employés ordinaires de Tepco, la compagnie électrique coupable d’une litanie de négligences.

On sait que l’un d’eux devait partir sous peu à la retraite. Qu’un autre, aux commandes de la centrale dévastée par la première explosion survenue samedi dernier vers 17 heures, s’est plaint de la mauvaise qualité du repas servi à sa première «sortie»… «Cette manière de risquer leur vie pour le pays, et pour leur employeur, est une qualité vraiment japonaise, juge Jinzaburo Takagi, un physicien devenu l’un des principaux détracteurs du lobby nucléaire nippon. Elle prouve que le système incarné par Tepco (l’opérateur électrique propriétaire de la centrale, ndlr), et ses abus n’a pas tué l’honneur qui est en nous.»

Les combines affairistes des compagnies électriques japonaises et du trio industriel Hitachi-Toshiba-Mitsubishi ne sont pas ignorées non plus. Tout comme le risque de voir, après quelques années de convalescence atomique, bureaucrates et conglomérats repartir à l’assaut des politiques pour obtenir de nouvelles implantations, installer de nouveaux réacteurs ou généraliser l’utilisation du Mox, ce très controversé mélange de plutonium et d’uranium préparé par le géant français Areva dont le Japon s’est fait le chantre.

Mais le moment n’est pas venu, alors que l’Archipel frôle l’apocalypse, de craquer sous la pression. La maîtrise de soi, même si elle risque d’être interprétée à l’étranger comme une indifférence coupable ou une soumission problématique, est la réponse d’un peuple élevé dans la conviction fataliste que «tout est appelé à disparaître».

Ebranlé par le plus fort séisme de son histoire moderne, le Japon s’est retrouvé tout au long de cette dramatique semaine devant le miroir de ses qualités suprêmes et de ses défauts les plus incurables: une croyance inébranlable dans la science, une incapacité à contester l’ordre établi, un courage physique indéniable dans l’épreuve.

Puis ces documents accablants sur la manière dont Tepco, le géant électrique incontesté de la région de Tokyo, n’a cessé depuis des années d’étouffer le débat sur la menace sismique susceptible d’anéantir ses centrales.

S’y ajoute, autre constat terrible, celui d’une nation engourdie par le vieillissement de sa population. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder ces jours-ci les images diffusées en continu par la chaîne NHK dans ces gymnases et autres salles collectives de la région du Tohoku mise à genoux par le séisme et le tsunami. A 14 h 46, ce samedi 11 mars, la colère des entrailles de la planète a frappé des provinces rurales dépeuplées, où les municipalités ressemblent à des maisons de retraite à ciel ouvert. Les secouristes étrangers, habitués aux catas­trophes du tiers-monde où ils se portent au secours des jeunes ­enfants et des démunis, n’ont parfois même pas eu à sortir leurs équipements médicaux. Sur les 12 000 couvertures envoyées le lendemain du drame par la municipalité de Kobe, la plupart sont aujourd’hui enroulées sur les épaules de silhouettes fanées aux cheveux gris, anciens paysans, pécheurs ou ouvriers ­accrochés à des localités vides, aux antipodes de la densité délirante de Tokyo et des grandes ­métropoles.

Rien de tout cela dans l’Archipel, tétanisé il est vrai par la menace radioactive, barrage à un afflux humanitaire massif. Hormis quelques groupes de jeunes postés à la sortie des écoles avec des boîtes pour recevoir des dons, les collectes sont discrètes. Ce qui n’empêche pas la Croix-Rouge de Kobe d’avoir déjà reçu 130 millions de yens, soit un peu plus d’un million d’euros. Idem pour les sauveteurs. Les départs du personnel soignant pour le nord du pays se font préfecture par préfecture, par groupes de dix, pour en général quatre jours et trois nuits. Tout est calé, organisé, planifié.


Jean-Marc Daniel ce matin sur BFM Radio, sur le tramblement de terre de 1923 :
La Chronique de Jean-Marc Daniel
BFM Business, Jean Marc Daniel, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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Japon :L’onde de choc non identifiée par Stephen S. Roach
Project Syndicate via Le blog à Lupus, Stephen Roach, 21/03/2011 (en Français texte en français )
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Parmi les pays développés, ce que l’on appelle le G10, l’Australie est en première ligne en ce qui concerne les relations économiques avec le Japon qui représente 19% de ses exportations. La zone euro est dans une situation opposée, puisque le Pays du soleil levant représente moins de 2% de ses exportations.

Mais croire que la catastrophe japonaise n’aura guère d’impact sur le reste du monde, c’est omettre un facteur essentiel: elle survient dans un moment de fragilité économique, non seulement pour le Japon qui après une période de forte croissance a perdu depuis le début des années 1990 deux décennies de croissance inférieure à 1%, mais également pour le reste du monde qui commence à se redresser après la pire crise financière et la pire récession depuis les années 1930. Par ailleurs la «secousse» japonaise n’est pas le seul facteur négatif à l’œuvre aujourd’hui. L’impact de la flambée du prix du pétrole et de la crise de la dette souveraine qui se prolonge est déjà très préoccupant. Même si ces chocs ne représentent pas chacun dans son domaine le fameux «point de basculement», leur concomitance et le contexte sont pour le moins troublants.

Malheureusement, il y a une complication supplémentaire qui rendent les chocs d’aujourd’hui d’autant plus préoccupants: les États et les banques centrales ont épuisé les moyens traditionnels sur lesquels ils s’appuient en cas de difficulté économique, qu’il s’agisse de mesures monétaires ou économiques – les deux piliers de la stabilisation contre-cyclique moderne. Les taux d’intérêt sont proches de zéro dans les principales puissances économiques du monde développé et les déficits budgétaires conséquents sont la norme. Aussi les mesures non conventionnelles et non testées comme le relâchement monétaire font fureur parmi les banques centrales.

Le recours à ces mesures a toujours été considéré comme temporaire, l’objectif étant de revenir rapidement à la politique menée avant la crise. Mais avec les chocs qui se succèdent les uns aux autres, le retour à la normale est constamment reporté.

Du fait de l’éclatement des bulles, il est tout aussi difficile de priver les économies anémiées de leur dose de liquidité et de dépenses qui entretiennent le déficit que de débrancher un malade grave de l’appareillage qui le maintient en vie. Dans une période de chômage très élevé, les pressions politiques ne font qu’aggraver le problème.

D’où une inquiétude majeure: avec les crises qui se suivent et les banques centrales qui sont dans l’impossibilité de baisser les taux d’intérêt, le scénario d’une expansion monétaire sans limite qui ne pourra se terminer que dans les larmes devient plausible; le spectre redouté d’une spirale inflationniste plane soudain, menaçant.

le tremblement de terre et le tsunami auront probablement un impact direct limité sur l’économie mondiale, mais ce sont les derniers d’une série de chocs qui nous poussent dans nos ultimes retranchements.