| Marine Le Pen : la montée du sentiment national ? |
France 3, 10/03/2011 (en Français )
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En vrac :
Pour moi, il est clair que la vraie solution, c'est d'en revenir aux bases, aux Lumières, à la méritocratie... Mais vu que la croulantocratie fera tout pour que ça n'aie jamais lieu et pour mettre en place son modèle de société bien rance de la naissance, c'est mal barré tout ça...
Ajoutez à ça une immigration non choisie, de la misère, inemployable au dessus du SMIC, qui en partie, ne s'intègre pas, n'accepte pas la culture et vient vivre en France en djelabah, comme elle vivrait au bled, des racailles inemployables qui regardent les fourmis ouvrieuses qui leur payent leur RMI avec des airs de loup regardant une proie...
Dans un contexte de faillite totale de l'occident, de peak everything et d'inflation non suivie par les salaires, maintenant qu'il n'y aura plus la sur-consommation pour masquer le fait que notre société n'a plus aucune cohérence, et qu'il va falloir partager désormais le fardeau de l'appauvrissement, ça va mal finir...
Sinon, petite anecdote sur le sujet. Moi et ma femme, on a pourtant jamais éduqué ma fille de 2 ans dans la peur de l'autre. Elle est une page vierge sur la question. Mais l'autre jour, dans le bus, à côté de nous, une grosse racaille noire habillée en mode gangsta américain, en se donnant une tête de mauvais qu'un SS aurait eu l'air plus sympathique... La petite, spontanément, elle s'est blottie contre moi, en disant " 'ai peur"... Ça s'invente pas...
Ou encore l'autre jour à la crèche, la mère de deux petits qui débarque en babouches dans une sorte de peignoir marocain avec des broderies dorées, qu'on aurait dit qu'elle sortait du lit...
Alors je vois déjà les gens de gôche qui vont venir hurler. Mais prenez les transports en commun... Vous verrez, c'est formateur pour les nerfs et pour vos convictions... Vu que ces populations sont majoritairement pauvres, elles y sont sur représentées. Et au boulot, tous ces gens de gôche avec leur zumanisme guimauvesque, en mode united colors of bande de cons, viennent tous au travail en voiture et ne manquent jamais de se rappeler entre eux que c'est la honte de prendre le tramway... Dans ces conditions, c'est facile d'être ouvert d'esprit quand on est jamais confronté à l'autre et qu'on fait tout pour l'éviter.
Quant aux racailles, pour avoir vécu un peu dans une cité à Paris (et Bordeaux à côté, c'est le pays des bisounours), ces types ne respectent rien. Ils n'ont aucun savoir être. Ils se conforment en gros à une sorte de loi du plus fort, primitive, bestiale, où en gros, ce qui est respecté, c'est la famille, et vaguement les amis (et encore). Et au delà de ce cadre, c'est Mad Max... Tous les coups sont permis, aucun honneur, on se bat à 10 contre 1, tout est rapport de force, et tout est une proie. Naturellement, ils ne savent rien faire de leurs dix doigts, sont infoutus d'avoir une pensée formée, de faire une phrase correcte, refusent de s'habiller comme les autres français, refusent de parler comme les autres français, vivent dans un système où montrer un poil d'humanité est un signe de faiblesse, n'acceptent aucune autorité, ne savent que casser et jamais construire, et savent à peine lire et écrire... Et à 23h le soir, les petits frères de 6 ans jouent encore dehors...
Sans parler du fait qu'ils détestent les juifs, qu'ils détestent les homos, qu'ils détestent les cheveux longs, qu'ils détestent les femmes, qu'ils détestent les blancs... De vrais nazillons... Et cerise sur le gâteau, ils détestent ceux d'entre eux qui s'intègrent, s'habillent correctement et arrivent à avoir un vrai boulot... Les bountys qu'ils les appellent. Noir dehors, blanc dedans... Et tranquillement, ils se créent leur propre France dans la France...
Là dessus, on explique aux méritants qu'il faut qu'ils payent plein d'impôts pour acheter la paix sociale et qu'on déverse plein d'allocs comme de l'eau dans le désert dans les cités... Et forcément, du coup, l'acceptabilité de l'impôt s'effondre... Et quoi qu'en dise la gôche, à agiter son drapeau en lambeaux de la Sainte République (tout en instaurant par derrière la traite des jeunes méritants pour ses clientèles de vieux bien blancs et de planqués divers), dans une société sans cohérence, la solidarité n'a plus de sens.
En face de ça, je travaille dans ma SS2I avec des gens éduqués, formés, de toutes origines. Et on bosse aussi avec le Maroc. Et tout le monde s'habille correctement, parle bien, est compétent. Et j'ai une collègue voilée, qui ne fait pas la bise et serre la main... La belle affaire... Tu parles d'un drame
Et la question ce n'est pas l'islam ou la couleur de peau. C'est le mérite individuel, la civilisation, l'éducation, le savoir-être ensemble...
Et je vous mets cette dernière citation de l'émission pour finir :
Gaël BrustierCe qui est extraordinaire ce soir, c'est qu'on a l'illustration parfaite de ce que l'on décrit dans le bouquin, c'est à dire qu'on navigue en pleine panique morale (Todd se tient la tête dans les mains à ce moment là, pendant qu'un organisateur de l'apéro saucisson pinard se frite avec une brasseuse d'air qui fait de grands moulinets bien creux autour du racisme... Tout un spectacle...), et que toutes ces paniques morales nourrissent effectivement un phénomène de contestation droitière. Parce que la question qu'il faut se poser, c'est pourquoi la contestation ne passe plus par la gauche. Et elle ne passe plus par la gauche, parce qu'une certaine gauche, une certaine élite de gauche passe son temps à flatter comme disait Pasolini, sa bonne conscience avec son indignation () au lieu de résoudre les problèmes, assez simplement, en définissant ce qui peut faire un cadre collectif, qui s'appelle à mon sens la nation, qui n'est pas une identité fermée, qui est la nation civique, qui s'articule dans l'Europe. [...] Vous avez des paniques morales croisées, où les uns et les autres s'envoient des questions identitaires complètement délirantes. En se posant pour les uns, avec une sorte de bonne conscience qui les empêche de voir les problèmes, et pour les autres, une espèce d'idée qui consisterait à dire que la France est en voie d'islamisation, comme si nous étions au bord de l'adoption de la charia.
J'espère au moins que la montée du FN aura pour effet de faire ouvrir les yeux à ce qui reste de la gauche et de la droite. Mais vu le niveau de nullité dans lequel ils sont tombés, c'est franchement pas gagné...
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