C'est parti.
A la perspective de la hausse des taux par la BCE, la tartuferie keynésienne (de gôche cela va sans dire) qui veut son argent gratuit pour graver dans le marbre les patrimoines des goinfres volés en 30 ans de ponzinomics, le droit au bailout permanent pour les banksters, et la transformation des classes moyennes ouvrieuses en plèbe impériale surendettée sous tittytainment, lance l'assaut.
Artus s'y colle. Y a plus qu'à attendre aussi que Krugman, Stiglitz et Wolf viennent nous jouer du même violon...
|
La Réflexion du Jour / BCE : pire qu’en 2008 ? par Patrick Artus
|
Natixis via Le blog à Lupus, Patrick Artus, 08/03/2011 (en Français )
|
|
→ lien
|
Si effectivement la BCE augmente ses taux directeurs en avril, cette erreur sera encore plus grave que celle de 2008 pour de multiples raisons :
- la hausse des prix des matières premières n’entraîne pas à la hausse les coûts salariaux ; les coûts salariaux unitaires baissent dans la zone euro ; de plus, elle provoque un pic d’inflation non durable ; enfin, la politique monétaire de la zone euro n’a pas d’effet sur les prix des matières premières ;
Pas d'effet sur les prix des matières premières ? Ça a quand même toutes les chances de faire monter l'euro et du coup de baisser le prix de ces matières premières... Quelle mauvaise foi
- la situation des pays du Sud de la zone euro où les crédits sont faits à taux variables, ainsi que celle de leurs banques, est très difficile ; symétriquement, la partie de la zone euro où la situation économique est favorable est financée à taux fixe et réagit peu à la politique monétaire ;
Oui ben peut-être que la solution, plutôt que d'organiser le bailout perpétuel des faillis, c'est de tailler dans les patrimoines bidons des créanciers de ces banques. Et de faire recracher aux croulants qui ont accumulé en 30 ans les déficits publics, leur fausse épargne en assurance vie. Ha mais non, suis-je con

La-déflâtion-c'est-le-mâââl. Il faut absolument graver dans le marbre le butin du pillage.
Puis vous imaginez quand même ? Ça pourrait faire baisser le prix des actifs et les jeunes méritants pourraient peut-être alors se mettre à se constituer un patrimoine par leur travail plutôt que de juste attendre l'héritage du patrimoine bidons de papa/maman. Faut pas déconner quand même
- l’absence d’indexation des salaires nominaux sur les prix ainsi que la hausse des taux d’intérêt à long terme avec la fin du QE 2 aux États-Unis vont freiner de manière importante la croissance de la zone euro à partir du deuxième trimestre 2011 ;
Mais quelle croissance ? Tout ça c'est bidon. C'est pas de la croissance, c'est juste une bulle. Une bulle dont toute la fausse monnaie est accaparée par les toujours mêmes voleurs de kleptocrates, de banksters et de croulants...
- la confrontation entre la politique monétaire des États-Unis et celle de la zone euro va entraîner une appréciation de l’euro ;
- la politique budgétaire de la zone euro est restrictive : indépendamment de la politique monétaire de la BCE, le Policy-mix de la zone euro est restrictif.
Mais peut être la BCE n’a t-elle aucune capacité sérieuse d’analyse prévisionnelle.
Oui ben peut-être que la solution aux ponzinomics, c'est d'organiser la déflation...
Mais c'est sûr que tout ça, ça serait pas bon pour son employeur à M Artus. C'est que c'est pas facile de capturer la fausse monnaie qui sort de la pompe à fausse monnaie quand celle-ci est arrêtée...
Mais qu'il se rassure. Goldman Sachs a mis un ticket sur la BCE. Draghi ne manquera pas d'implémenter ses grandes politiques de gôche... Ils auront mêmes des bailouts qu'ils n'avaient pas demandé, comme dans le cas des CDS d'AIG honorés à 100 cents pour un dollar par Geithner...