dimanche 20 février 2011

UK : c'est parti pour la déflation des goinfres

C'est parti. On va faire recracher aux escrocs leurs ponzi patrimoines...

Enorme cet article :

Baby boomers 'must pay for their own elderly care'
The Telegraph, Tim Ross, 15/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Lord Warner, who is drafting plans to reform the elderly care system, said it would be unfair to expect the working population to foot the bill for looking after their parents’ ageing generation.

He warned that the “squeezed” middle-classes face potentially the greatest burden, amid concerns that it is already too late to help ease the “catastrophic” costs likely to hit the recently retired.

The former health minister called on insurance firms to develop “creative” new products to allow pensioners to protect themselves against being forced to sell their homes to pay for care and support.

But he warned that the independent commission drawing up reforms for the Coalition would have to consider how to exploit the “big chunk of potential” funding currently locked up in housing.

Economists suggested that a future system would see more pensioners who own their homes denied state funding to help them pay for care in old age.

Before the election, all three major parties pledged to end the need for pensioners to sell their homes to fund the cost of care.
  Petit aperçu de ce qui attend partout les goinfres en occident. Ils peuvent bien avoir la force du nombre et le pouvoir électoral, ils pourront voter pour qui ils voudront, quand la faillite sera là, les belles promesses, ils pourront se les tailler en pointe. En Grèce aussi, avant la crise, Papandreou avait promis plein de distribution d'argent gratuit...

“Any fantasy about 100% universal state provision – forget it,” Lord Warner, 70, told a conference in London organised by the think-tank, Reform.

“The issue that is knocking around, because it is such a big chunk of potential resource, is the money that's locked up in fixed assets in terms of people's houses,” he said.

“We are living through, and I am part of, a generation which, frankly, has done pretty well for itself in terms of its ability to build up assets.” But the need to ensure “intergenerational fairness” means that pensioners should not expect to rely on their children for financial support.
Celle dernière phrase, elle est à encadrer ! tu m'étonnes qu'ils ont été forts pour se constituer un patrimoine... Ça fait 30 ans qu'ils pillent les caisses de l'État et accumulent les fausses créances via le déficit public, qu'ils dépouillent leurs enfants en leur volant en retraites débiles leur droit à se constituer à leur tour un patrimoine, et qu'ils les traient par la pénurie immobilière organisée après avoir tout squatté... Il est plus que temps de leur faire recracher cette richesse volée.

Et on en revient à la vraie solidarité où on assure à tous un minimum, mais pas cette tartuferie de sôlidarité où les jeunes pauvres donnent tout leur fric aux vieux riches :
Lord Warner said there would always be "a safety net" of state funding to help the poorest pensioners receive the care they needed.

Par contre le procédé ne me convient pas. On voit bien que c'est un gouvernement de droite. En gros, c'est la loterie désormais. Celui qui vit longtemps en bonne santé va continuer à toucher plein pot alors que celui qui a très vite des couts de soins importants va être désavantagé.

La vraie solidarité aurait consisté à garder les soins et la même gestion de la dépendance pour tous, mais à baisser fortement les retraites, surtout pour ceux qui ont les ponzi patrimoines les plus grotesques. Et ce de deux façons :
  on déduit une partie des revenus du ponzi patrimoine de ces escrocs de leur retraite (en incluant le loyer qu'ils percevraient pour leur résidence principale).
  on ne touche pas au minimum vieillesse, et on rabote en revanche tout ce qui dépasse, et on enlève x% de la retraite - le minimum vieillesse.

Mais bon, cet article est quand même énorme... Les anglais sont les seuls en occident à avoir le courage de s'attaquer au Ponzi, quand on France, on essaie déjà d'expliquer que ce sont les actifs qui vont devoir encore raquer pour la dépendance...

USA: salaires du public et du privé dans le Wisconsin

Bon ben je sais plus trop qui croire dans tout ça...

Un graphique sur naked capitalism qui compare salaires du privé et du public dans le Wisconsin.

Les fonctionnaires ne semblent pas être la bande de gloutons qu'on nous présente ailleurs, comme sur le blog de Mish.

Je vais prendre mes distances avec cette histoire là et je vais compter les points.

Wisconsin Union Battle: A Convenient Distraction From the Real Culprit in State Budget Woes
naked capitalism, 20/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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En bleu le privé, en rouge le public...

La spéculation sur le riz augmente à la verticale

En bleu, il s'agit de l'exposition nette des spéculateurs sur le marché à terme du riz (et en rouge le prix) :

As Speculative Bullish Bets Surge, Is Rice The Next Silver (And Manipulated In Kind?)
ZeroHedge, 18/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Visiblement, ils misent sur une hausse des prix...

Pas de remboursement des dettes en peaux de saucisson en vue

Alors que l'inflation que l'on subit est une inflation importée, liée au début du Peak Everything (et on n'a encore rien vu en la matière), il ne va pas falloir s'attendre à une course à l'inflation des salaires afin que ces derniers courent après les prix, sans jamais les rattraper, comme dans les années 70...

Les neuneus qui avec la crise, se sont empressés d'aller se surendetter sur 30 ans pour 50m² en ruine loin de tout, et ont pensé qu'ils allaient rembourser ça en peaux de saucisson, vont pouvoir se tailler gentiment tout ça en pointe... Ça va même être plutôt fun wiz pour les actifs massivement dépendants du crédit, style immobilier, et dont le prix ne dépend que du reste à vivre de la population, alors que ce dernier va fondre comme neige au soleil et que les dettes, elles, resteront fixes...

Trichet : augmenter les salaires est "la dernière bêtise à faire" en Europe
AFP via boursorama, 20/02/2011 (en Français texte en français )
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Augmenter les salaires serait "la dernière bêtise à faire" en Europe et nuirait à la réduction du chômage, a estimé dimanche le président de la BCE Jean-Claude Trichet, renouvelant ses mises en garde contre les "effets de second tour" liés à l'envolée des prix des matières premières.

"Nous ne pouvons rien contre l'augmentation immédiate des prix du pétrole ou des matières premières. Mais en revanche, nous devons éviter à tout prix ce que nous appelons les +effets de second tour+, c'est-à-dire que les autres prix se mettent à bouger", a-t-il déclaré sur la radio française Europe 1.

M. Trichet a précisé qu'il entendait par là "tous les autres prix, y compris bien entendu les salaires".

Interrogé sur l'hypothèse d'augmenter ces derniers, il a estimé que "ce serait la dernière des bêtises à faire".

"Lorsque je regarde le succès, ou le relatif insuccès, au sein de la zone euro, il est parfaitement clair que ceux qui ont su maîtriser leurs coûts connaissent un grand succès en matière de réduction du chômage, ce qui est quand même l'objectif majeur de la plupart des pays", a-t-il poursuivi.

Il a mis en avant la santé "remarquable" de l'Allemagne, qui est parvenue à réduire son chômage pendant la crise, en soulignant que "depuis la création de la zone euro", les salaires dans la fonction publique n'avaient augmenté que de 17% outre-Rhin, contre "environ 35%" en moyenne en France et dans la zone euro.

Martelant le credo de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet a réaffirmé que la lutte contre l'inflation, "un impôt sur les plus pauvres et les plus démunis qui sont le moins protégés", restait "la priorité constante" de l'institution.

Pendant que les clownies jouent aux gens importants, l'or suit son petit bonhomme de chemin

All your gold are belong to us ?
hashtable, H16, 20/02/2011 (en Français texte en français )
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Si le G20, sur le plan économique ou politique, n’apporte généralement rien de très concret et se contente la plupart du temps d’une fumée rose et diaphane, il donne cependant l’occasion de mesurer les forces en présence. Et, alors que cette édition est sous présidence française, le constat qu’on peut déjà tirer ne fera pas plaisir à tous ceux qui sont persuadés de l’immense rôle de la France dans le monde.

Les hôtes réunis à l’Elysée, après un dodelinement de la tête poli, ont bien vite oublié le babillage médiatique inconséquent du président français et ont ensuite passé l’intégralité de la réunion à s’écharper sur ces fameux indicateurs. Et quant aux autres sujets (réglementations sur les matières premières agricoles, par exemple), s’ils ont été abordés, les discussions n’ont débouché sur absolument rien de concret.

Ce qui ressort surtout, c’est la position de la Chine : à elle seule, elle a, clairement, fait comprendre qu’elle ne se ferait pas dicter sa politique économique, par personne, Américains compris.

Ce qui est logique, du reste : après tout, ce sont eux qui produisent les denrées que nous consommons à crédit, et ce sont aussi eux qui laissent courir notre endettement. Et à l’aune de cette donnée nouvelle où la Chine n’entend plus seulement compter parmi les grands pays, mais se placer directement comme arbitre, on comprend tout de suite mieux pourquoi l’idée d’un nouvel étalon-or commence à apparaître dans l’Empire du Milieu.

Et, à bien y réfléchir, c’est parfaitement logique : lorsqu’on détient des milliers de milliards de dollars en réserve, qu’on voit la dette américaine grossir comme un goret engraissé aux petits rectangles de papier marqués « dollar », qu’on est, en même temps, le plus gros producteur mondial d’or, … on peut être violemment tenté de convertir ces dollars en or, tranquillement, doucement, sans bruit.

Symétriquement, on comprendra aussi pourquoi, dans la plupart des pays occidentaux, endettés jusqu’au cou, le retour à l’or sera considéré comme une hérésie ; en regard, on peut même interpréter au moins en partie funestement la volonté de certains états américains d’obliger les acheteurs ou vendeurs d’or au-delà de 100$ à fournir toute une batterie de données personnelles : quelle meilleure méthode pour décourager ceux qui veulent assurer leurs arrières avec des denrées physiques ?

Inflation

De même, on pourra se demander ce que cache le refus obstiné des autorités américaines d’auditer les réserves d’or, alors que tout le monde se pose la question, depuis 1953, de savoir si les 8000 tonnes d’or qui y sont officiellement entreposées y sont toujours.

Je résume donc :
   La Chine a, lors de ce G20, très clairement marqué son territoire en faisant copieusement pipi sur les velléités de Sarkozy de mener la réunion selon son propre agenda. Personne n’a moufté.
   Dans le même temps, elle gobe, discrètement mais à rythme soutenu, des tonnes d’or et d’argent.
   Tous les pays annoncent des taux d’inflation en hausse.
   La principale réserve d’or du monde est, pour autant qu’on puisse en juger, purement virtuelle.

Pour s’en protéger, ceux qui savent, ceux qui se doutent, convertissent actuellement leurs devises en biens matériels. A ce rythme, un petit matin, la Chine pourra nous expliquer, après avoir racheté, patiemment, toutes les réserves d’or disponibles sur le marché, que « all your gold are belong to us« .

C'est clair qu'alors l'occident fait tout son possible pour décourager sa population d'acheter des métaux précieux, la Chine, elle, fait exactement l'inverse...

A Chinese Gold Standard?
The Street, 17/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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China's grab for gold is accelerating at a rapid pace, and it's raising questions about the country's ultimate intentions.

China consumed 175.2 tons of gold in the fourth-quarter of 2010, bringing its grand total for the year to 579.5 tons, or 18.5 million ounces, according to the World Gold Council.

That's a lot of gold. The U.S., in comparison, consumed 233.3 tons in 2010.

It's unknown how much of that gold was consumed by citizens or its central bank, but the question still remains -- What will China do with all that gold?



There is a controversial theory percolating in the gold community that China wants the yuan to become the world's reserve currency and is buying gold and silver in order to do it.

A Chinese gold standard?

The idea is staggering and not to mention fraught with difficulties. China's central bank currently holds 1,054 tons of gold, about 1.8% of its total reserves.


World Bank's Zoellick Calls For Overhaul Of Monetary System, Says Yuan Should Get Prominent Role
ZeroHedge, 19/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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World Bank's Robert Zoellick, who has recently been on a truth-telling roll, suggesting a return to the gold standard, and also highlighting that surging food prices have suddenly pushed 44 million to extreme hunger around the world raising the likelihood for many more revolutions, penned an oped in yesterday's FT, sharing his vision for a "monetary regime for a multipolar world" in which, not surprisingly he warned that the current monetary system is perilous, and that China's Yuan should be added to the SDR, as well as other currencies "over time." This is yet another dig at the dollar's status as a reserve currency, yet without China taking proactive steps to indicate its interest at becoming the new de facto world currency, the status quo may be stuck with the greenback. Essentially, China is waiting until the right moment emerges, a time when it has stockpiled enough resources, when it can, unilaterally, or in collaboration with Russia and potentially a post-EUR Europe, make an announcement that the Yuan is the new reserve currency, backed by a basket of commodities. This is precisely the step-change that Zoellick is trying to avoid: "A framework to manage a monetary system in transition may be less headline-grabbing than sudden regime change, but it is a lot more realistic. Modernising the management of international monetary affairs could prove an important contribution to future growth. The time of powerful kings is long gone. But today’s leaders still have the chance to stamp their mark on the monetary framework of tomorrow." Unfortunately, the possibility of a gradual transition in which the US willingly cedes ever increasingly more of its reserve status is unthinkable: after all the bulk of the Fed's disastrous policy is dictated that no matter what the Chair does, the world has no choice but to continue using dollars. Which will work until it doesn't (and with total US debt at almost 100% of GDP, the "doesn't" part is approaching.

La fin de partie approche pour le Ponzi occidental...

Le poids des fonds de pension rapportées au PIB

Bon je passe sur la pertinence de comparer un stock à un flux, mais c'est tout de même intéressant :
Le Graphique du Jour : Le Poids des Fonds de Pension rapporté au PIB des Pays Concernés
The Economist via Le blog à Lupus, 20/02/2011 (en Français texte en français )
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Pour ma part, le principe de la capitalisation ne me semble pas idiot. Surtout que entre autres, ça oblige les vieux à partager un minimum le sort des actifs, plutôt que de vivre sur leurs fausse promesses et leurs faux droits sans aucun lien avec la réalité économique, acquis par pillage et pression politique...

Et surtout, ça oblige à épargner et à créer du capital.

Deux problèmes majeurs selon moi tout de même :
  les lois style Solvency II, créées par les politicards faillis pour obliger ces fonds à placer leur argent en mauvaise dette, en dette publique bien rance avec rien derrière. Alors que ces fonds devraient aller s'investir dan la bonne dette, pour financer l'avenir, et pas les promesses de raz'gratis d'aujourd'hui.
  les commissions énormes que se servent les gérants de fonds.

Sur le premier point, l'interdiction des déficits publics pour autre chose que de l'investissement est indispensable (mais du vrai investissement dans de la vraie richesse, pas de l'investissement décrété du style écogogoleries et "économie du savoir et de la connaissance").

Sur le deuxième, on avait un début de piste en France avec le fond de réserve pour les retraites mais il faudrait que la gestion en soit transparente, basée sur des principes d'investissement dignes de vrais fonds privés, un capitalisme sincère, et absolument pas politique.