samedi 19 février 2011

L'économie US irrémédiablement cassée

Fausse croyance par The Wolf
Le blog à Lupus, 19/02/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Les faucons de la Fed (ce qu’il en reste)s’inquiètent des pressions dont pourraient faire l’objet les capacités de production, et ce, plus vite que prévu. Le problème des capacités disponibles effectives a dailleurs été largement évoqué par Bernanke lors de son audition devant la Commission Budgétaire de la Chambre des Représentants la semaine dernière. Il a notamment déclaré que le niveau « normal » c’est-à-dire structurel et donc incompressible du taux de chômage s’élevait probablement désormais à un niveau compris entre 5% et 6%.

Autre point important générateur d’inquiétude c’est celui qui porte sur le taux de croissance potentiel de l’économie américaine qui pourrait être à présent significativement inférieur aux estimations initiales. Les projections économiques du FOMC mentionnées dans le dernier Rapport de Politique Monétaire transmis au Congrès suggèrent qu’une croissance de 2,50% à 2,75% constituerait le nouveau niveau de la tendance potentielle.Une sorte de nouvelle normalité en quelque sorte désormais dégagée de la fausse croissance gonflée à l’helium de la Bulle de crédit. Or, si l’estimation de l’OCDE qui fait état d’une croissance de 1,75% au premier trimestre 2011 devait se confirmer, cela signifierait qu’en terme de timing l’écart de production pourrait se resserrer beaucoup plus rapidement que prévu initialement et être un redoutable facteur générateur d’inflation

J'ai beaucoup de mal avec cette idée que les économies auraient des sortes de paramètres de croissance, de taux de chômage inhérents à leur structure et à leur organisation... Même si la structure organisationnelle joue beaucoup, il y a aussi des contingences extérieures comme l'accès aux ressources, et intérieures, comme la variation du ratio de (mauvaise) dette au PIB et le maintien de l'illusion de valeur de ces fausses créances, qui sont des éléments tout aussi structurants pour les performances d'une économie.

Car ce que l'on voit surtout, c'est la fin de la bulle de crédit occidentale et le début du Peak Everything.

Leur belle théorie, imagine une sorte de monde figé, sans flux ni équations différentielles avec boucles de rétroaction, sans mauvaises dettes, et avec des ressources infinies... Comme si tout ça était statique    Le fait que l'occident a cru en empilant de la mauvaise dette depuis 30 ans, ou que les émergents vont vouloir leur part du gâteau des matières premières, visiblement, ça les dépasse.

C'est tout de même hallucinant de voir comment nos "élites" sont complètement aveuglées et déconnectées, avec leurs modes de pensée archaïques et leurs théories économiques grotesques (du style NAIRU, croissance potentielle, règle de Taylor et autres nazeries monétaristes qui cachent de plus en plus difficilement le mur où nous emmène à vitesse grand V une doctrine économique consistant uniquement à fuir en avant dans l'empilement de mauvaises dettes)...

Et à mon avis, on n'a encore rien vu en terme de gamelle de l'occident... Ils vont pouvoir les revoir encore une tripotée de fois à la baisse leurs "taux de croissance potentiels"...

L’économie de bulle aura-t-elle une fin ? Par Jean Pierre Petit

Jean-Pierre Petit qui parle de l'économie de bulle.

Un article à lire absolument :

L’économie de bulle aura-t-elle une fin ? Par Jean Pierre Petit
Les Echos de l'eco via Le blog à Lupus, 19/02/2011 (en Français texte en français )
→ lien
L’économie de bulle a triomphé de la grande crise de 2007-2009. Les États et banques centrales auront tout fait pour « reflater » les actifs. Tout simplement parce que la déflation, qui constitue l’issue logique de chaque dégonflement de bulle, représente le repoussoir ultime des sociétés occidentales. Les politiques publiques auront été cette fois expansives comme jamais car elles répondaient à une menace déflationniste inédite depuis 1945. La renaissance récente de nouvelles bulles n’a rien d’étonnant car elles sont des éléments régulateurs essentiels de ce capitalisme patrimonial et mondialisé que nous connaissons depuis environ 25 ans. Peu importe le caractère parfois immoral et souvent inégalitaire de cette reflation. L’économie de bulle triomphe de tous les discours velléitaires mi-naïfs, mi-électoralistes, des élites politiques.

Pourtant, trois phénomènes, assez complémentaires, pourraient menacer le système ; l’inefficacité économique des bulles créées, leur insoutenabilité sociale et l’inflation traditionnelle sur laquelle elles peuvent parfois déboucher.

Depuis les années 2000, l’économie de bulle a plutôt concerné des actifs physiques (immobilier résidentiel et matières premières). Or, ces bulles défensives sont plus nettement destructrices de valeur au plan économique puisqu’elles n’aboutissent qu’à survaloriser un actif existant (donc l’économie du passé) et à alimenter un pur transfert de richesse, soit intergénérationnel (rente immobilière), soit entre pays exportateurs et pays importateurs (rente pétrolière ou alimentaire).

ces bulles touchent des actifs qui sont aussi des biens de consommation courante (matières premières énergétiques et agricoles, immobilier), affectant ainsi le pouvoir d’achat des ménages (ou de certains d’entre eux). Enfin, ces bulles peuvent déboucher sur des situations sociales explosives, avec notamment les émeutes de la faim dans des pays où l’alimentaire approche les 50 % de la consommation totale. Les bulles de matières premières sont probablement moins politiquement tolérables car elles sont immédiatement récessives et socialement destructrices. Les bulles immobilières en Occident ont de leur côté l’avantage de camoufler le déclin et de générer des illusions patrimoniales.

Plus profondément, est-on certain d’éviter dans l’avenir une spirale déflationniste ? La reflation des actifs s’est cette fois-ci produite au prix d’une explosion de la dette publique (hausse de presque 40 points de PIB d’ici à 2014 pour les pays riches). D’où une monétisation quasi forcée des dettes par les banques centrales et une forte contrainte prudentielle sur les investisseurs, incités à acheter les emprunts d’Etat.

L’Etat est ici en complet conflit d’intérêts : il favorise une bulle obligataire pour favoriser son financement. Le marché met parfois du temps pour découvrir l’insolvabilité d’un État, mais cela finit par arriver. Et le dégonflement de la bulle obligataire finit par entraîner celui des autres bulles (immobilier notamment). Car sauf augmentation de la croissance potentielle, il n’y a aucune sortie par le haut de la dynamique de la dette publique qui ne puisse s’effectuer sans heurt pour l’économie de bulle : dérive inflationniste (pour ceux qui se ferment), dévaluation (pour ceux qui le peuvent), voire ajustement déflationniste (pour ceux qui dépendent trop de l’épargne étrangère), éventuellement accompagné d’une restructuration.

De tout cela résultent quatre conclusions :
   a) toutes les bulles ne se valent pas ; il vaut mieux en soi éviter les bulles nuisibles (actifs réels) ;
   b) il s’agit de vivre dans l’économie de bulle et non de l’économie de bulle ;
   c) les bulles obligataires et immobilières font perdre du temps aux pays qui y cèdent ;
   d) l’économie de bulle contient en elle-même les germes de sa propre destruction.


Et rien à voir avec la choucroute (si ce n'est l'inflation des matières premières), mais également sur l'Egypte et sur ce qui se passe au Moyen Orient :

USA : les scientifiques alarment sur les pénuries de métaux critiques

Article tout bonnement énorme...

Scientists Call for New Sources of Critical Elements
New York Times, Matthew L. Wald, 18/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Technologies for green or renewable-energy devices like batteries, solar cells and advanced electric motors are dependent on critical metals and other elements that are threatened by major shortages, two influential American scientific groups said in a report Friday.

And China’s chokehold on the chemical elements known as rare earths is just one example, the groups said. The report called for the United States government to research and develop new sources for a broad range of critical materials and to more closely monitor the supply of and demand for them.

Oups   
For example, tellurium, now obtained as a byproduct of copper mining, is useful in producing a certain kind of thin-film solar cell. But the amount of tellurium required for one gigawatt of solar cells — about equal to the power output of a single large nuclear plant — would be approximately twice the entire world’s production of that element in recent years, the report said

Because the copper business on which tellurium is piggybacked was about $80 billion in 2009, while the tellurium market was but a tiny fraction of that — close to $30 million — it is unlikely that producers will expand copper mines simply to yield more tellurium, the report said. But copper producers might be open to changing the processing system over time, to get higher tellurium yields, the report said, if the scientific techniques were developed for doing so.
Mince alors. Comment qu'on va t'y faire l'économie verte pour écogogologistes alors ? Je croyais que tout ça, c'était entièrement renouvelable, propre et à volonté   

Gallium, indium and germanium are other elements for which demand is now low but might grow far faster than production could be increased, the report said, leading to big price swings.
Indium, vous avez dit indium ?   

Production of those materials today is generally a byproduct of something else, and not a result of primary production of the elements themselves. So investors may not want to build mines or processing plants just for those elements, the study said.

The report put lithium in this category. It is important to batteries, but substitutes might be found, and that means that exploration and development of new lithium resources “remains in limbo.”

Week-end funnies et pillage en règle

Weekend Funnies...
Nathan's Economic Edge , 19/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
























I Like Big Cuts
The Daily Show, 16/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien


Et naturellement, après le pillage démentiel réalisé par la mafia de Wall Street, comment vous voulez aller demander des efforts à la population    Et avec ce qu'il se passe au Wisconsin, on voit déjà que la clientèle des goinfres de la gôche refuse de déflater, en mettant en avant que la clientèle des goinfres banksters et ploutocrates de la droâte, elle, continue de baffrer... C'est insoluble...

Cut Benefits to Bankers, Not Public Services…
Nathan's Economic Edge , 19/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien


Le principe que les banques gèrent la monnaie pourrait tenir la route si ces dernières devaient assumer leurs choix d'investissement pourris et faire faillite quand leurs ponzis s'effondrent... Mais non, après 20 ans de capitalisme pour les riches, tant que le ponzi montait, on nous vantait du beau libéralisme... Et une fois que tout s'effondre et que ces escrocs sont sensés assumer leurs actes, les politicards faillis et les banksters deviennent tous du jour au lendemain des keynésiens convaincus    Et c'est alors à l'Etat de se surendetter pour les sauver. Et ensuite on présente la note aux peuples.

D'ailleurs, État et banksters travaillent main dans la main, alors que le premier oblige les seconds à acheter sa dette publique bien rance avec rien derrière, pour faire tenir le giga ponzi de la fausse monnaie occidentale...

Sauf qu'on arrive en bout de course... Le Ponzi va s'effondrer et la part énorme de mauvaise dette dans toute la monnaie occidentale va fumer. Mais banksters et politicards ont déjà fait en sorte de s'assurer par le pillage de la dette publique qu'ils ne feront jamais face à leurs responsabilités et qu'ils garderont leur place de ploutocrate suprême dans le nouveau monde qu'ils nous préparent... C'est tout ce qui importe. Maintenant, les peuples peuvent bien crever, c'est plus leur problème.

Sauf que quand une élite devient trop carnassière et commence à devenir nuisible pour sa population, et qu'elle en vient à s'enrichir ouvertement par l'appauvrissement de la très grande masse de la population (dans le sens où ils en sont à détruire 2 de richesse réelle pour en récupérer 1 de papier pour eux mêmes), alors que le pillage est incompatible avec la démocratie, c'est généralement à ce moment là qu'il se présente un choix entre dictature et révolution...

Et le pire, c'est que cette mafia se sent en telle impunité qu'ils ne se cachent même plus pour piller les caisses...
Comment Wall Street a échappé à la prison
Slate.fr, 17/02/2011 (en Français texte en anglais )
→ lien
«Tout est bousillé et personne ne va en prison. Toute votre histoire est là. Bon Dieu, vous n’avez même pas besoin d’écrire la suite! Ecrivez juste ça. [...] Vous pouvez arrêter votre article là-dessus.»

Ces mots prononcés par un enquêteur du Sénat américain devant une bière, dans un bar de Washington, ouvrent l’article consacré aux investigations sur la crise financière par Matt Taibbi, du magazine Rolling Stone, qui s’était notamment fait remarquer en 2009 en comparant la banque Goldman Sachs à une «pieuvre géante».

«Personne ne va en prison. C’est le mantra de cette crise financière, qui a vu à peu près toutes les grandes banques et sociétés financières de Wall Street entraînées dans des scandales financiers indécents, qui ont appauvri des millions de personnes et détruit des centaines, des milliers de milliards de dollars de richesse —et personne n’est allé en prison. Si ce n’est Bernard Madoff, un flamboyant et pathologique artiste de l’escroquerie, dont les victimes se trouvaient être d’autres personnes riches et célèbres.»

Taibbi s’interroge notamment sur le fait que, malgré des témoins et des preuves contre eux, Dick Fuld, le patron de Lehman Brothers, et Joe Cassano, le chef de la division «produits financiers» de l’assureur AIG, n’aient pas été poursuivis pénalement. Une mansuétude qu’il attribue notamment à la grande porosité existant entre le gendarme des marchés américain (SEC), le ministère de la Justice, les grands cabinets d’avocats et les services juridiques des banques:

«Une véritable montagne de preuves indique qu’en ce qui concerne Wall Street, la justice, non seulement échoue à punir la délinquance financière, mais s’est en fait transformée en un mécanisme très efficace de protection des délinquants financiers. [...] La justice pénale s’est transformée en un cocktail mondain entre amis et collègues où, de mois en mois et d’année en année, on s’échange ses postes.»

Une optique qu’a, selon le journaliste, renforcée l’administration Obama, qui vient d’ailleurs d’embaucher comme secrétaire général de la Maison Blanche un ancien de la banque JPMorgan Chase, William Daley. En témoigne cette diatribe du juriste Oliver Budde, un ancien camarade de fac du président qui a fait partie de ceux qui ont dénoncé en interne les pratiques de Lehman Brothers:
«La trahison d’Obama envers tout le monde est juste... Nous ne sommes pas encore prêts à y croire. Il nous la met profond comme cela? Vraiment? C’est vraiment un type de JPMorgan, vraiment?»


Et Benny B est allé expliquer aussi que si Wall Street a ouvertement monté une escroquerie planétaire à fourguer de la merde rance en mettant du AAA dessus, c'est pas du tout leur faute à ces pov'tichous... C'est parce que la demande était trop importante et tout ça, c'est la faute à l'épargnant chinois...   
Bernanke Blames the Global Financial Crisis on China
naked capitalism, 19/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Actually, this is an old whopper, since the Fed has maintained for some time that the “savings glut,” meaning emerging markets and in particular China saving too much, had a lot to do with the crisis. From the Financial Times:
Foreign investors’ hunger for safe US assets helped to cause the 2007-2009 crisis by encouraging banks to turn risky mortgages into AAA rated bonds, Ben Bernanke, US Federal Reserve chairman, argued in Paris on Friday.

“The preference by so many investors for perceived safety created strong incentives for US financial engineers to develop investment products that ‘transformed’ risky loans into highly rated securities,” said Mr Bernanke, presenting a new research paper that he co-wrote with other Fed economists.

USA : vers le flicage des possesseurs d'or

On récupère leurs noms. Surement le premier pas, avant de les déclarer comme terroristes   

Prepare To Give Up All Private Data For Any Gold Purchase Over $100
ZeroHedge, 19/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
A bill proposed in the State of Washington (House Bill 1716), by representatives Asay, Hurst, Klippert, Pearson, and Miloscia, whose alleged purpose is to regulate secondhand gold dealers, seeks to capture "the name, date of birth, sex, height, weight, race, and address and telephone number of the person with whom the transaction is made" or said otherwise, of every purchaser of gold in the state of Washington. Furthermore, if passed, Bill 1716 will record "a complete description of the property pledged, bought, or consigned, including the brand name, serial number, model number or name, any initials or engraving, size, pattern, and color or stone or stones" and of course price. But the kicker: if a transaction is mode for an amount over $100, which means one tenth of an ounce of golds, also required will be a "signature, photo, and fingerprint of the person with whom the transaction is made." In other words, very soon Washington state will know more about you than you know about yourself, if you dare to buy any gold object worth more than a C-note.

  

Les keynésiens veillent.

Les gueux sont priés de bien vouloir épargner dans le sopalin à jus de dette bien rance qu'on leur impose comme monnaie... Bien entendu, ça ne concerne pas les kleptocrates milliardaires qui eux, pourront bien mettre à l'abri leur butin comme ils l'entendent.

Moi je suis en train de regarder pour acheter des certificats des fonds de Sprott. Visiblement, le mieux c'est d'ouvrir un compte chez bink bank (c'est le moins cher) et d'acheter des parts. Pour le fonds argent, c'est faisable via la place de Francfort. Pour le fonds en or, je ne sais pas trop encore. Mais je commence à penser qu'il va devenir urgent de sortir une partie de notre vraie épargne de nos pays faillis, parce que les néo connardeynésiens veillent et ils ont bien l'intention de finir de dépouiller ce qu'il reste des classes moyennes pour tout distribuer à leurs clientèles de goinfres, de kleptocrates et de banksters respectifs...

Charles Gave : un scénario déjà vu

La situation d'aujourd'hui ressemble comme deux gouttes d'eau à 1934 d'après Charles Gave :

Vers un changement de la politique monétaire aux USA?
blog de Charles Gave, 19/02/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Or si je remonte jusqu’en 1934 (!) aux USA et que je mesure l’impact de taux réels négatifs, j’arrive a des résultats très surprenants, pour les Keynésiens tout au moins.

Les voici
   1. Du début a la fin de ces périodes, la bourse en termes réels (S&P500) baisse.
   2. Les matières premières explosent à la hausse.
   3. Le dollar baisse.
   4. Au bout d’un certain temps (2 à 3 ans), l’inflation accélère. C’est ce que l’on est en train de voir en Grande Bretagne en ce moment.
   5. Le chômage monte du début a la fin de la période.
   6. Toutes ces périodes se sont terminées par une hausse des taux longs sur le marché obligataire, alors que le but au départ était de maintenir des taux bas.

Bref, une politique de taux réels négatifs amène toujours a des désastres économiques.

Et c’est bien normal : comment voulez vous que le capitalisme fonctionne si la banque centrale manipule la pièce centrale de la machine qui est le cout du capital

Or cette politique de dépenses étatiques et de taux réels négatifs est celle qui est suivie aux USA en ce moment, avec les conséquences habituelles : hausse des matières premières, baisse du dollar, chômage élevé, polarisation politique.

C'est samedi, on ramasse les morts

4 banques cette semaine pour un total de 260 millions de $.

  Mise à jour des données : FDIC.xls



  banques de cette semaine :

Une lettre à Benny B

Ca vaut la lecture...

A Reader's Letter To Ben Bernanke
ZeroHedge, 19/02/2011 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien

Submitted by TW

Dear Ben:

I don’t know if you read ZH.  I bet you do.  It would be disappointing to learn that you didn’t read some of the leading edge financial blogs.  But if not, I bet at least one of your staffers does.  If you’re any kind of manager, they won’t be afraid to bring this to your attention.  Or perhaps Ron Paul’s staffers can shoot a copy over to your office.  It’s a simple petition, really, in the traditional sense.  I hope you will consider it. 

I understand the conclusion you came to in 2008 and early 2009 after a career spent studying the Great Depression, and I also understand that you feel justified in using whatever channels are available to you as proxy helicopters to drop cash.  And it works.  You’ve essentially manipulated the US and world markets as though they were remote control funny-cars, bent to whatever short-term route you desire, though we have yet to see what the second and third-order effects are.  I mean, beyond food riots, destabilization of the Middle East, gas prices that American citizens won’t ultimately be able to afford, agriculture prices that will play havoc with corporate margins and retail food prices, the US dollar losing its reserve-currency status… things like that.

Having managed money for a while, with all the implicit strategic and tactical decisions, I also understand thesis drift – where you make a decision based on a set of factors, but then continue the policy, or hold the position, based on new reasoning (excuses) that were not part of the original thought process, even after those factors change.  An easy example is when a portfolio manager buys a position based on a chart, then, when the chart breaks and he has a small loss, convinces himself that there are other, fundamental factors (it’s cheap now), which support holding the position until it gets back to even.  This usually leads to a larger loss.  It’s not the sort of lesson you learn in a classroom.

And so it is with you.  I understand how it started – the raw panic that you must have felt over some of those weekends in 2008, after belatedly becoming aware that most of the financial system teetered precariously above a fragile foundation of leverage, artifice, obfuscation, and outright fraud - and how emergency conditions justified extreme action in 2008, as distasteful as it must have been for an economist to allocate the capital of honest savers to those that had, in fact, proved to have been the biggest destroyers of capital.  I even understand, though I disagree with, the reasoning beyond your latest tactical success / potential strategic disaster – QE-FOREVER.

And now, on the horizon, I see the thesis drift coming:  ‘How,’ you ask yourself, ‘will the US possibly roll all these treasuries, to support the ridiculous politicians’ deficit spending, without me in there as an unnatural source of demand?  And, if I don’t keep interfering, day by day and auction by auction, MY GOD, what will happen to the value of the enormous, leveraged debt portfolio that the Fed just purchased at a generational top tick, when the auctions struggle and rates begin to take the fast train up?  WHAT HAVE I DONE??’  Late at night, when it’s just you, the ceiling, and the ghosts of the Princeton lunchroom, you must worry:  ‘At a 5% 10 year, I’ll have one of the largest paper losses in the history of global finance, and, my own obfuscation aside, sooner or later people will clue in, realize they never pulled a lever for my manifesto, and put my head on a stick!’

But here’s the thing, Ben: the deficit spending that you pay lip service to arguing against, which your current policies support, AND THEREFORE FACILITATE, is a real problem.  It’s out of control.  There is no solution in sight.  And, most importantly, there is no URGENCY for a solution to a problem that is, ultimately, existential in terms of capitalism and free markets because the market has stopped giving us any signal other than the delusion you wish to transmit.  The barbarian hordes are on the hill above us, looking down and licking their lips, but you’ve put a mirage of QE –colored camouflage serenity in front of them, so that Americans can look past the spiked battle hammers and chain mail of the aggressor, and the rumblings from the beasts, seeing, instead, great payment terms on a new ninety eight inch flat-screen television.  YOU are helping to paper over a problem which needs, instead, to be viewed in stark relief. 

The danger needs to be FELT, Ben.  It needs to have the same urgency as was owed that 353 plane radar cluster off the coast of Hawaii on December 7, 1941.  Markets need to be telling us there is a problem, but, because of you, they can’t.  Harnessed to your purpose, they’ve stopped serving the ones that they were meant for, allowing one of the most misguided policy trajectories in the history of mankind, to appear benign and without effect.  YOU are forestalling a crisis with a thin veneer of paper-mache over an enormous hole in the path to a secure future, and allowing our elected leaders, who have failed in either understanding or effectively communicating the problems, to diddle and prevaricate.  And, ultimately, your fix is not sustainable either, so what will you have saved us from, when it’s finally too late, and the engine’s still coughing, and we’re contemplating the trees instead of the runway?

As a highly regarded economist you must understand that recessions have a cyclical purpose.  The lows in the business cycle force capital out of poor decisions and into better uses.  The lulls are what convince people that risk is real, and that it must, therefore, be accounted for, even when things feel good.  The lows are what teach us that 50x leverage is not a good policy - not when you’re an investment bank, not when you’re a hedge fund, not when you’re The Fed.  Not EVER!  The lows are when failed policies, and failed policy-makers, are seen for what they are.  Families adjust, companies adjust, leadership adjusts, and, ultimately, nations adjust.  What, do you think, would have been the result of papering over the policies of a Carter or a Nixon?  What if we had just shot enough money into the system that they could destroy our economy, or the lawful fabric of our democracy, without being able to see and respond to the critical warnings that free markets give?  The result, Ben, would have been no solution.  No re-examination of our democratic principles.  No Volcker.  No Reagan.  No fresh image of the city on the hill.  Perhaps no post-cold-war boom.

The inevitable history of nations is that they fail, but not always due to the ill-intentioned acts of a despot or conquering army.  They can also fail amidst the well-meaning attempts of empathetic illusionists and well meaning technocrats, who have everyone’s best interests at heart, but must bend the rules of logic and law this one time, and then another, due to circumstances that only they can see clearly enough; circumstances that must be dealt with through policy and procedure that no citizenry, given full understanding of its complexities or ultimate effects, would accept.

Things aren’t working, Ben.  In your mind, what’s evidently called for is extra-normal production from the machine that you know how to operate.  But that’s not really what we need.  What we need is for failing policies to fail.  We need blathering idiots to be voted out of office.  We need America to wake up to the unfolding tragedy in front of them and feel the raw desperation that is a necessary precursor to change -  not the shallow, manipulative change of a narcissistic wordsmith, but the deep fundamental change that requires fear as a catalyst, and that sets up generations of capitalist and democratic success.  We need Americans to look up on the hill and say, MY GOD, I think that creature with horns on his helmet has a sword, and he’s pointing it at my children.  Maybe I should confront him.

But first, Ben, you have to move the mirage.  And get out of the line of fire.


La retraite en bon ordre tout de suite ou la déroute plus tard...