On m'a offert à noël le dernier bouquin à la mode, "Indignez-vous" de Stephane Hessel.
Je n'ai parcouru que quelques pages, avant de tomber sur ce paragraphe, à propos de la Sécurité Sociale :
On ose dire que l'état ne peut plus assurer le coût de ces mesures citoyennes. Mais comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesse à considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l'argent, tellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat. Les banques désormais privatisées se montrent d'abord soucieuses de leurs dividendes, et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l'intérêt général.
En résumé :
le trou de la sécu, c'est la faute aux banques si on pouvait faire de la sécu en 45, on peut le faire encore puisqu'on a plus de sous.
Je passe sur la première idée, je pense qu'on va avoir du mal à combler le trou de la sécu avec les dividendes que versent les banques françaises ces dernières années...
Pour la suivante, je ne pense pas que la Securité Sociale de 1945 ait quelque chose à voir avec celle de 2011 :
pas d'assurance chômage retraite à 65 ans, avec une espérance de vie autour de 65 ans pas de congés parentaux, congés paternité, allocations de rentré scolaire, etc .. le coût de l'assurance santé n'avait rien à voir (en tout cas c'est mon intuition)
Mais à un long discours pompeux, je préfère un graphique bien parlant. J'ai donc essayé de reconstruire le coût de la sécurité sociale depuis 1949.
J'ai donc additionné les séries : PRESTATIONS SOCIALES EN ESPECES (D62) des ADM. DE SECURITE SOCIALE PRESTATIONS SOCIALES EN NATURE (D631) des ADM. DE SECURITE SOCIALE TRANSFERTS DE BIENS ET SERVICES NON MARCHANDS INDIVIDUELS (D632) des ADM. DE SECURITE SOCIALE
et les ai rapporté au PIB de l'année en question.
Qu'est ce que cela donne ? La réponse dans ce graphique :
Le coût du système de Securité Sociale est donc passé de 7,7% de la richesse produite en 1949, à plus de 23,6% en 2009 !
Indignez-vous ? Et bien allons y : je suis indigné qu'on mette en danger une très noble idée, celle de protéger les personnes en incapacité de travailler, en la poussant au-delà du raisonnable, et en risquant la faillite de tout le système.
Et malgré tout le respect que je dois à quelqu'un qui a eu le courage d'affronter les nazis, je suis indigné qu'un livre qui contient de telles inepties dès la page 10 puisse avoir eu autant de succès ...
Et au passage, perso, je serais curieux de savoir combien il touche en rentes diverses et variées de ponzi monnaie pour lesquelles il n'a jamais cotisé, le grand défenseur de la sôlidarité de la tartuferie de gôche, infoutue de faire une addition et de maîtriser un autre concept que le "toujours plus d'argent gratuit pour ma tronche"... Et après moi le déluge...
Avec leurs conneries, perso, tout ce qu'ils ont réussi à obtenir, c'est qu'ils m'ont dégouté, que je suis méfiant par défaut sur tout produit que j'achète, et que je n'achète plus que le strict nécessaire (sachant que je considère à raison désormais tout produit comme un abonnement)...
Et quand j'achète, je prends du premier prix chinois, en sachant que les chinois n'ont surement pas les moyens de revendre tous les 3 ans à la même personne un frigo qui sera tombé en panne à garantie + 3 mois.
L'arrivée de ces 2 milliards de consommateurs avec peu de moyens et ayant besoin de tout, va surement marquer de fait la fin de cette aberration (et des marques occidentales si elles ne sont pas foutues de changer de braquet à temps)... Surtout qu'avec un tel réservoir de demande, il n'y a vraiment pas de priorité à renouveler artificiellement la demande...
Mais je ne m'inquiète pas trop. Ce monde là est mort et enterré pour moi, avec l'arrivée de ces milliards de nouveaux consommateurs... Le facteur limitant, ce ne sont plus les hommes et leurs envies, mais les ressources. Et ça va devenir de plus en plus clair...
The Federal Reserve’s actions in combating the Financial Crisis have had dozens if not hundreds of consequences. However, one of the most profound has largely gone unnoticed by all commentators.
That consequence of the Fed sending the clear message: incompetence pays.
Consider that since the Financial Crisis first hit in mid-2007, the Federal Reserve has pumped TRILLIONS of Dollars into Wall Street. The banks have done what they do best with the money: funnel it into obscene salaries and bonuses.
Meanwhile, all of these firms remain bankrupt (thanks to the suspension of accounting principles no one cares), the underlying issues that nearly took down the system remain in place, and savers and other sensible folks have been fleeced due to US Dollar devaluation and future taxpayer obligations.
Wall Street doesn’t generate any real goods. It doesn’t produce drugs that cure illnesses. It doesn’t design cars or vehicles needed to get around. It hasn’t invented ANYTHING of real value in decades
And given that most folks have LOST money on stocks in the last 10 years (assuming stocks ever increased their purchasing power to begin with), as well as the TRILLIONS we’ve got to pay off in the future thanks to the Fed’s bailouts, I’d say it’s time the US seriously reconsiders just what purpose Wall Street actually serves in pour economy.
Fed boss Ben Bernanke is the most dangerous human on earth, far more dangerous than Hosni Mubarak, Egypt’s 30-year dictator, ever was. Bernanke rules a monetary dictatorship that will trigger the coming third meltdown of the 21st century.
But this reign of economic terror will end.
Just as Mubarak was blind to the economic needs of the masses and democratic reforms, Bernanke is blind to the easy-money legacy that’s set the stage for revolution, turning the rich into super rich while the middle class stagnates and peanuts trickle down to the poor.
Warning, Egypt also had a huge wealth gap before its revolution. Bernanke is the final egomaniac in America’s bubbling 30-year wealth gap, where the top 1% went from owning 9% of America’s wealth to owning 23% during this dictatorship.
Bernanke’s ruling ideology is the culmination of a 30-year economic war that has forged together Reaganomics for the super rich, former Fed chairman Alan Greenspan’s toxic allegiance to Wall Street, the extreme Ayn Rand’s capitalist dogma, culminating in the toxic bailouts of Treasury Secretaries Hank Paulson and Tim Geithner, two Wall Street Trojan Horses corrupting government from within.
Since 1981 this monetary dictatorship has caused enormous collateral damage, systematically sabotaging democracy, capitalism and the American dream while fueling the rise of pour most dangerous new enemy, China. See “Secret China war plan: trillions in U.S. debt.”
1. Commodity price inflation will soon end the Fed dictatorship
2. Central bank dictatorship destroying America’s democracy
3. Near-zero rates, banks richer, masses poorer, meltdown
4. Easy money blowing new speculation bubble … pops soon
5. Bernanke’s narcissistic illusion of monetary power
6. Easy money fueling worldwide inflation, and a new meltdown
7. Fed policies favor the rich, sabotaging American Dream
8. Unfortunately, the Fed learned nothing from the 2008 crisis
9. Market economy? A joke, big-money lobbyists run America
10. America must end easy money, add new Glass-Steagall
Ben Bernanke et Mervyn King imposent leurs vues. Les partisans d’une certaine orthodoxie monétaire s’effacent.
Les «faucons» sont une espèce en voie d’extinction dans les banques centrales. En Europe, Axel Weber a renoncé à briguer le mandat de Président de la BCE pour succéder à Jean-Claude Trichet
Aux États-Unis, la démission de Kevin Warsh n’est pas celle d’un rapace, ni celle d’une colombe…
Membre du conseil de la Fed depuis 2006, le gouverneur s’était prononcé en faveur du second programme d’assouplissement quantitatif. Il n’est pas un véritable faucon tel que Thomas Hoenig, Jeffrey Lacker ou Richard Fischer, mais il n’a pas hésité à exprimer des opinions qui tranchaient avec l’activisme débridé du président Ben Bernanke. Récemment, Kevin Warsh avait laissé entendre que la flambée des prix des matières premières et le déclin du dollar invitaient à reconsidérer le programme d’achats en cours.
Sachant que Kevin Warsch est démissionnaire et que les rares faucons ne siègent actuellement pas au FOMC, Ben Bernanke a les coudées franches pour poursuivre une politique monétaire archi-stimulante, sinon exubérante.
A cet égard, le président de la Fed ne perd pas une occasion de défendre son effort de relance quantitatif, en dépit du redressement marqué des taux d’intérêt à long terme. Ben Bernanke se félicite des gains du marché des actions, du déclin des primes de risques sur le marché des obligations industrielles et du recul de la volatilité.
Le redressement des anticipations d’inflation n’inquiète guère Ben Bernanke, qui salue au contraire le retour à des niveaux «plus normaux». Le taux d’inflation projeté de 2.5% à dix ans (écart entre le rendement’réel’d'un TIPS et celui d’un T-Note traditionnel) aurait pourtant de quoi alerter un gouverneur de la BCE ou un investisseur soucieux de préserver son pouvoir d’achat. De fait, les «bonds vigilantes» semblent s’être réveillés depuis que la Fed a lancé son second programme quantitatif. Bien que Ben Bernanke estime que les achats d’obligations exercent une pression à la baisse sur les taux à long terme, le réveil des «vigilants» semble avoir annihilé les efforts de la banque centrale américaine.
Vous êtes l'un des premiers à avoir analysé la crise qui a touché l'économie mondiale à partir de 2007. Pouvons-nous dire que nous sommes aujourd'hui sortis de cette crise ?
Le monde a dû faire face une grande dépression. Heureusement, nous avons eu recours à des mesures fiscales et monétaires massives qui nous ont permis d'en atténuer les effets. Et aujourd'hui, après ces mesures de soutien excessives, nous avons la gueule de bois. Celle-ci prend la forme d'une crise de dette souveraine, qui s'étend chaque fois qu'un pays est attaqué par les marchés financiers, parce qu'il trop endetté. Est-ce que cet enchaînement va aller au-delà de la zone euro et traverser l'Atlantique ou prendre la direction du Japon ? J'en suis convaincu depuis un petit moment, parce que les déficits ou l'endettement de ces pays n'ont rien à envier à ceux que nous surnommons les Pigs, je veux parler du Portugal, de la Grèce, de l'Irlande ou de l'Espagne. Voilà pourquoi je m'attends à un changement significatif de la perception des investisseurs, sur l'aspect risqué des obligations japonaises ou américaines. Changement qui se traduirait par un mouvement à la hausse des taux d'intérêt nominaux, avec des conséquences très importantes pour ces pays. C'est le grand risque que court actuellement l'économie mondiale, étant donnée la taille des économies japonaise et américaine.
Mais parallèlement, si l'on considère l'importance de la demande chinoise en matières première, demande qui va aller en s'amplifiant, et l'offre mondiale de ces ressources minières ou naturelles, il parait probable qu'une rivalité va s'instaurer entre les puissances occidentales et la Chine. Ce ne serait pas une surprenant, dans la mesure où la plupart des grands conflits de l'ère moderne ont eu pour enjeu des matières premières.
pourtant, les Américains sont toujours persuadés que le partenariat sino-américain est inscrit dans la durée. "Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux", expliquent les officiels américains. Mais ils se trompent : chaque année, la Chine a de moins en moins besoin des États-Unis. Inversement, les États-Unis ont de plus en plus besoin de la Chine.
Il y a déjà dix ans, j'avais annoncé que la zone euro serait une entité instable parce qu'une union monétaire sans une union fiscale n'est pas durable. Cette analyse a été validée par la crise. Actuellement, je crois que la situation reste très fragile, et peut aisément se résumer par une question : l'électeur chrétien-démocrate allemand est-il prêt à accepter un changement institutionnel conduisant à des transferts de revenus de l'Allemagne vers la périphérie de l'Europe? La réponse est non !
Il y aurait pourtant une réponse très simple : si les Allemands refusent de continuer à payer, les banques des Lander allemands vont couler. Car il ne s'agit pas d'une crise de la dette souveraine, mais d'une crise bancaire, dont l'épicentre se situe en Allemagne. Mais ce raisonnement échappe complètement à l'opinion allemande, qui pense qu'elle travaille dur et doit payer pour ses voisins paresseux.
Nous vivons une période de désintégration économique, qui est très profonde et structurelle. Si vous regardez les coûts unitaires du travail, depuis la création de la zone euro en 1999, vous constatez une divergence, et non une convergence, ce qui est très problématique. Dans la période précédente, on aurait résolu le problème avec des dévaluations dans les pays devenus trop chers. Aujourd'hui, le seul ajustement possible passerait par des réductions nominales de salaires aux travailleurs Grecs, Irlandais, Portugais ou Espagnols, ce qui semble très difficile.
Le manque de volonté politique en Allemagne et la désintégration structurelle à l'œuvre dans la zone euro sont les deux facteurs qui rendent la survie à long terme de l'euro improbable.
Mais le problème aujourd'hui, est qu'en l'absence de transferts du centre vers la périphérie et sans une véritable intégration du marché du travail, le seul moyen de maintenir la zone euro dans sa forme actuelle passe par la déflation dans les pays périphériques.
Il y a bien eu un pays qui avait une dette dépassant 200% de son PIB, qui n'a pas fait défaut, et qui n'a pas connu l'inflation. Il s'agit de la Grande Bretagne après la bataille de Waterloo. Entre 1815 et 1914, la dette britannique a été réduite, grâce à une croissance forte, grâce à des excédents du budget primaire et grâce enfin à des taux d'intérêts bas. La Grande Bretagne pouvait, c'est vrai, compter sur deux avantages : la révolution industrielle et l'apport de son empire colonial. Malheureusement, c'est le seul cas que je connaisse.
Nous voyons donc bien ce qui risque de se passer : les pays qui ne peuvent pas imprimer de la monnaie vont faire défaut, comme l'Irlande, la Grèce et peut-être d'autres. Les autres, ceux qui peuvent créer de la monnaie, à commencer par les États-Unis, connaîtront l'inflation et des dépréciations monétaires. C'est aussi cela, la leçon de l'Histoire.
World Bank President Robert Zoellick says global food prices have hit "dangerous levels" that could contribute to political instability, push millions of people into poverty and raise the cost of groceries.
The bank says in a new report that global food prices have jumped 29 percent in the past year, and are just 3 percent below the all-time peak hit in 2008. Zoellick says the rising prices have hit people hardest in the developing world because they spend as much as half their income on food.
The World Bank estimates higher prices for corn, wheat and oil have pushed 44 million people into extreme poverty since last June.
Zoellick said he expects food prices to continue to rise, and that export bans and weather disruptions are partly to blame.
Y'a pas de conviction à la hausse parce que sinon, il y aurait des volumes. Aujourd'hui, on essaie de faire rentrer les derniers sceptiques pour essayer de leur refiler du papier... Propagande par le cours de bourse... Aux USA, il est quand même curieux de voir que inexorablement, le S&P500 se prend 0,20 ou 0,30% par jour, sans jamais de repli, avec des nouvelles qui ne sont quand même pas à se rouler par terre. On s'aperçoit qu'une fois que la perfusion est retirée, et bien, il n'y a plus personne. "Les résultats bancaires, ne vous faites aucune illusion, ils seront bons. Ils les trafiquent depuis très longtemps, ils ont l'habitude. Ils vont vous faire quelques reprises de provisions et ne pas provisionner les risques là où ils sont. [...] Ils feront des augmentations de capital. Maintenant tout dépend du cours et ils s'arrangeront pour que le cours soit bon." Les banques se rachètent à elles mêmes les maisons qu'elles ont saisie pour maintenir un prix artificiel. Les dettes sont comptées mark to model au lieu du mark to market... Avec Weber qui se retire de la course à la BCE et Draghi de GS en embuscade, les banksters vont se baffrer de fausse monnaie... Tout ça n'est soutenu que par l'endettement des États. Jusqu'où ça va pouvoir aller ?
Sur Le Monde : L'économie prend de l'importance dans le monde et le journal Le Monde doit se développer en ce sens... Plutôt que de faire de longs et inutiles articles qualitatifs enfonceurs de portes ouvertes, brasseurs de vent et usines à faire perdre son temps au lecteur... C'est pas moi qui vais dire le contraire...
La Chine devient arrogante. D'ici 10 ans, si ça continue ainsi, la Chine va dépasser les USA.
Le constat que font les chinois, c'est la décadence du monde occidental. Les chinois regardent les USA ou l'Europe en se disant : ils sont fatigués, ils sont endettés, ils ont du chômage. Ils veulent nous donner des leçons mais quand on regarde comment ils gèrent leurs économies, comment ils gèrent leurs États, n'écoutons plus leurs conseils...
Sur le risque d'un ralentissement voir d'un arrêt.
Sur la hausse des importations chinoises et le basculement de leur économie vers la consommation :
Sauf qu'avant de se réjouir trop vite, il faut bien comprendre que si les chinois n'ont plus besoin de nous pour recycler leur épargne, ça va vouloir dire fin de partie pour l'occident qui ne produit rien et n'a rien à vendre, qui veut s'endetter comme une grosse otarie bourrée à la bière et vivre très au dessus de ses moyens...
La Chine va dépasser les USA en terme de PIB entre 2020 et 2030.
Sur l'inflation chinoise dont les modes de calcul ont changé :
Le poids de la nourriture a été baissé dans l'indice des prix mais celui de l'immobilier a été augmenté. Le résultat est le même selon les deux modes de calcul, d'après la Sogé, vus que les deux postes ont grimpé énormément.
Ils sont en train de vieillir à toute vitesse. Ils sont en train de devenir obèses à toute vitesse.
Et aussi comme quoi capitalisme et dictature font très bon ménage...
Ça fera quand même depuis 200 ans que c'était une démocratie qui dirigeait le monde, là, ça ne sera plus le cas.
Jean-Pierre Petit, toujours intéressant :
Jean-Pierre Petit : Président des Cahiers Verts de l'Economie
C'est normal que la Chine modifie le calcul de son indice des prix au fur et à mesure qu'ils s'enrichissent et que le poids de l'alimentaire diminue. Le taux de change réel du yuan progresse en tenant compte de l'inflation. Sur Trichet :
Question des Echos : en voulant renforcer l'orthodoxie budgétaire, ne condamne t'on pas l'Europe à adopter pour longtemps une croissance molle ? Tout passe par la compétitivité répond Jean-Claude Trichet. La zone € est plus ouverte sur le monde que ne sont le Japon ou les États-Unis. Nous acceptons la compétition mondiale. Et donc le renforcement de la compétitivité de nos économies est le seul moyen de renforcer notre niveau de vie et de créer des emplois.
JPP : Il faut surtout augmenter la compétitivité des pays sous-compétitifs, c'est à dire les PIIGS et la France.
Et JPP de nous vanter les déficits publics pour faire de l'investissement, pour financer l'enseignement supérieur, les dépenses de recherche/développement, certaines dépenses d'infrastructures... Ma foi pourquoi pas. Mais c'est bien vague tout ça... Les économistes keynésiens veulent toujours que l'Etat relance en s'endettant dans l'économie du savoir et de la connaissance mais jamais ils ne donnent un exemple précis. Ils vous brandissent ça comme un drapeau universel et générique... Et ça finit que vous financez de l'éolien à prix débile ou des bac +12 en paléo anthoposociologie cognitive...
Quelques pistes pour la France, réellement rentables : infrastructures : construire massivement sur les terrains de l'État des logements pour sa population mal logée de jeunes actifs. En les vendant ou en les louant, l'État empochera de plus de grosses rentrées d'argent qui devraient financer ces investissements et surement même rembourser un gros bout du déficit. La France augmenterait enfin son capital pour la première fois en 30 ans, plutôt que d'organiser la bulle immobilière via la pénurie organisée et l'exclusion des jeunes afin de transférer toute la capacité d'épargne des jeunes à la croulantocratie toute puissante... La baisse des prix de l'immobilier engendrée par un rééquilibrage de l'offre et de la demande permettrait aux actifs de vivre aussi bien voire mieux avec moins, alors que le prix de l'immobilier baissera, et qu'on aura organisé la déflation des goinfres, des croulants et de toute l'économie parasitaire qui se fait péter le bide de la traite des jeunes travailleurs, pour le plus grand bonheur des fossoyeurs de la méritocratie, grands amis de la rente et de l'ancien régime, déguisés en libéraux, style Madelin ou Coppé... Naturellement, alors que l'immo sera moins cher et que le pays aura organisé une partie de la déflation de ses goinfres, le coût du travail pourra baisser et le pays retrouvera de la compétitivité...
Mais bon vous n'y pensez pas... L'immobilier faut forcément que ça monte. Comment vous voulez être élus si vous n'offrez pas aux croulants de gôche comme de droâte des brouettes de Ponzi monnaie issues de la traite des jeunes...
Pour ce qui est de l'économie du savoir et de la connaissance, là aussi, une piste plutôt que de brasser de l'air... Investir dans la productivité de l'État, dans le système d'exploitation du pays. Construire les cathédrales de notre siècle : des cathédrales d'information : avec collecte automatisée de l'impôt sans intervention humaine, idem pour l'administration de la santé avec dossier médical et prescriptions centralisés et cryptés, accessibles via la carte vitale... idem pour les retraites et toute l'administration de l'État en général. Flexsécurité basée sur la fluidification du marché du travail : base de données de compétences et de CVs, formations, cours et exercices sur Internet, examens faciles à passer toute l'année pour valider telle ou telle compétence... Mise en place de systèmes sociaux à l'équilibre par construction... Voila de l'investissement rentable et productif qui fera rentrer nos économies dans leur siècle...
Mais là encore, aucune chance... Faut surtout pas déranger toute l'administration des fonctionnaires de l'État, de 50 ans et plus, multi(proprios), qui tamponnent leurs petits papelards et sont payés à faire (mal) le boulot d'un ordinateur... Toutes les Josianne Duchemin et les Germaine Leterru, qui après 10 ans devant leur ordi ne sont toujours pas foutues de trier un tableau excel sur une colonne, mais qui vivent très confortablement de leur petite rente, du gros salaire du mari, et surement aussi de l'appart en location payé 4 francs 6 sous en 1995 et loué aujourd'hui à un jeune pour un SMIC par mois... Et qui vont voter à gôche à chaque élection... Car il va sans dire que ces gens là, du haut de leur niveau de vie princier, à grands coups de racket de ponzi monnaie à la collectivité, sont d'éminents adeptes de belle et grande sôlidarité... Et on va continuer à faire de la politique keynésienne en payant des gens bien à l'abri, à creuser des trous le matin pour les reboucher l'après-midi... Et les autres s'étonneront qu'ils s'appauvrissent, à payer des repas gratuits à tous ces gens...
Quelle est la contribution de la France au rebalancement mondial ? La France, pays non compétitif, peu compétitif, pays déficitaire. De quoi vit la France depuis deux ans ? La France reflate sa bulle immobilière, sur consomme, et elle creuse son déficit commercial. Elle fait du super PIIGS la France. Qu'est ce qu'elle va aller donner des leçons ?
Interview très intéressante sur la faillite de l'occident et la compétitivité du travail (c'est qu'il fallait bien cramer nos meubles pour raser gratis nos croulants) :
Jean-Michel Quatrepoint, Journaliste économique, conseiller de Xerfi, il collabore à l'ouvrage collectif « La France et ses multinationales »
L'occident n'a pas investi depuis 20 ans. Sans industrie, on va péricliter... On est en guerre économique (avec le retour du "nos emplettes sont nos emplois"). Et surtout : il faut loger la population a pas cher.
Il nous manque un million de logements. Et c'est un des différentiels de pouvoir d'achat entre le français et l'allemand. L'allemand consacre 20% du revenu des ménages au logement quand le français y consacre 30%. Il faut loger les français à bon marché...
Mais merde, kekidit lui De quoi ils vont se nourrir tous les croulants suce sang qui traient les jeunes actifs ? Avec juste 2000€ de retraite, ils vont être obligés de choisir entre la thalasso et le ski à Val d'Isère... C'est pas humain