samedi 29 janvier 2011

Sur les bailouts

Step Aside The Bernank Here Comes Timothy Jeethner: The Bears Explain Banker Bailouts And The Screwing Of The American People
ZeroHedge, 29/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Tout est dit...

Et puisqu'ils parlent de Goldman Sachs au sujet d'AIG :
Quelle Surprise! Goldman Profited From AIG Bailout Via Abacus Trades (You Read It Here First)
naked capitalism, 27/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Shahien Narisipour at Huffington Post revealed that the FCIC report, due to be released officially tomorrow, shows that contrary to its pious assertions to the contrary, Goldman received funds for its own account from the AIG bailout, to the tune of $2.9 billion.


Et puisqu'on parle de bailout caché, voici la fosse septique qui sert de bilan à la FED :
Federal Reserve Balance Sheet Update: Week Of January 26 - $1.129 Trillion In UST Holdings
ZeroHedge, 28/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Et les premiers détenteurs de dette publique US, alors que la FED s'envole vers l'infini :

Week end funnies

State of the Union 2011 - Night of Too Many Promises
The Daily Show With Jon Stewart, 26/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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The Daily Show With Jon StewartMon - Thurs 11p / 10c
State of the Union 2011 - Night of Too Many Promises
www.thedailyshow.com
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Weekend Funnies...
Nathan's Economic Edge , 29/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Monde : coefficicient de Gini

Le coefficient de Gini, c'est ce coeff qui permet de mesurer les inégalités...



Vous remarquerez entre autres, que les USA sont plus inégalitaires que l'Egypte ou la Tunisie...

Et surtout, que la France avec son économie communiste que-le-monde-entier-nous-envie, ses 56% de dépenses publques dans le PIB, et tout son super système "social" et de "sôlidarité" où les jeunes pauvres donnent tout leur pognon aux vieux riches, est plus inégalitaire que l'Allemagne...

Et étonnement aussi, en Europe, plus le déficit public est faible, plus les inégalités sont réduites. Ho ben merde alors    Et moi qui croyais que les néo keynésiens qui nous disent de continuer dans le sur endettement étaient d'authentiques vrais gens de gôche    La seule question qui se pose désormais, c'est de savoir si les Krugman, Stiglitz, Wolf, Koo et consorts, sont des crétins utiles ou bien d'authentiques escrocs...

USA : pourcentage de monétisation du déficit public

On y est, les USA monétisent 100% de leurs deficits...



Et je vous mets un passage de cette réflexion brillante sur le blog à Lupus, sur le G20 qui s'achève et sur la guerre des monnaies, la machine US à capturer l'épargne mondiale, et sur le fait qu'en permettant à la bulle de crédit et d'actifs papiers US de se maintenir, la FED crée de la déflation sur les travailleurs alors que l'extraction de rente débile par la finance sur des actifs bidons plombe les revenus de ceux qui produisent réellement de la richesse :

En Rappel : La Fed produit de la déflation par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, 29/01/2011 (en Français texte en français )
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La réalité est que les pays tiers se sont résignés à la dépréciation du dollar et donc à l’appréciation relative de leurs monnaies. Ils vont faire en sorte d’en limiter les conséquences. Ils vont continuer d’accumuler des réserves, des balances dollars. Ils vont tempérer l’impact des flux de capitaux excessifs par des mesures spécifiques. Enfin, ils vont faire, comme la Chine vient juste de l’annoncer, c’est à dire qu’ils vont resserrer leurs politiques monétaires propres, c’est à dire monter les taux et augmenter les réserves obligatoires afin de limiter les tensions inflationnistes. Bref, ils vont faire le contraire de ce que souhaitent les États-Unis, au lieu de laisser leurs économies s’emballer, ils vont tenter de les contrôler.

Le grand mythe de Pittsburgh, le mythe du rééquilibrage de l’économie mondiale continue de servir, mais c’est un thème de propagande pour endormir les marchés. Derrière ce qui est à l’œuvre, c’est le chacun pour soi.

Les pays exportateurs, qu’il s’agisse de l’Allemagne, du Japon, de la Chine, ou des producteurs de pétrole, ont tous de bonnes raisons de gérer leurs pays comme ils le font. Ils n’ont aucune raison d’abandonner leurs modèles. L’Allemagne et le Japon sont obligés de rechercher la croissance à l’extérieur pour des raisons de vieillissement de population ; la Chine pour des raisons démographiques, sociales et politiques ; les pétroliers pour des raisons de stabilité à long terme. Aucun de ces pays n’a de raison de sacrifier ses priorités domestiques aux priorités domestiques américaines. Nous ne sommes pas dans l’économie et le monétaire, nous sommes dans le politique et le géopolitique. Les grands blocs sont compétiteurs stratégiques, telle est la réalité que les grandes messes mondiales du type G20 ou G7 cherchent à occulter. Le consensus, la concertation, la coordination ne sont possibles que dans les périodes extraordinaires, lorsque le monde est confronté à un danger majeur, commun. Et le chômage américain, les élections de mid-term ne sont pas des dangers communs. Ce sont des problèmes d’Obama et de son équipe.

Le talon d’Achille des Américains, c’est le revers de la médaille du dollar-roi. C’est la finance, c’est la machine à recycler, à drainer les richesses, à drainer les ressources, à drainer l’épargne mondiale.

Au même moment, elles sont menacées de devoir « ravaler » des centaines de milliards de valeurs adossées à l’hypothécaire qu’elles ont placées chez leurs clients. Les défauts de conformité aux règles de la sécuritisation semblent très généralisés. On parle ouvertement de fraude cynique. Nous rappelons que l’hypothécaire américain représente 11 trillions, c’est le plus gros actif financier américain et mondial. Le système financier et bancaire américain entre dans une nouvelle période de turbulences, d’incertitudes et de vulnérabilité.

L’analyse est complexe et nous y reviendrons. En gros, depuis Greenspan, les régulateurs cherchent à créer un effet de richesse qui remplace l’épargne : la Fed « pump up les assets ». Elle mène une politique monétaire destinée à gonfler et à maintenir au plus élevé le prix des actifs. Mais plus la Fed fait monter le prix du capital, plus elle gonfle les cours du S&P500, et plus elle incite les firmes à délivrer des profits élevés. Elle renforce, comme disent les économistes, la contrainte de profit. Pour bien comprendre le phénomène, il suffit de se référer à la logique des nationalisations. En détruisant du capital, les nationalisations réduisent dans un pays la contrainte de profit ; en sens inverse, quand on privatise, et encore plus quand on fait monter le prix du capital, on renforce le besoin de faire des profits, on renforce la contrainte qu’ils exercent sur l’économie.

La politique de la Fed, en raison de la logique interne du système américain, pousse les dirigeants à maximiser les bénéfices : il ne faut pas oublier que les dirigeants sont eux-mêmes structurellement intéressés à cette maximisation puisque leur rémunération en dépend. Plus les cours sont élevés, plus il faut réaliser de profit pour les justifier, les soutenir, et engendrer de nouvelles valorisations supérieures.

Depuis 25 ans, la Fed, sans certainement s’en rendre compte, renforce la contrainte de profit dans le système américain ; c’est l’autre versant de l’effet de richesse. C’est son unintended consequence. Tout ceci conduit à viser des marges bénéficiaires sans cesse augmentées, de plus en plus historiques, de plus en plus record.

Au troisième trimestre 2010, alors que l’économie est quasi-stagnante, la croissance des profits des firmes qui ont publié leurs résultats (plus d’un tiers à ce jour) est de 28%. On compte que 83% des sociétés ont fait mieux que les prévisions alors que les chiffres d’affaires, l’activité, sont au-dessous des attentes. En clair, cela veut dire que les marges bénéficiaires ont pulvérisé les records antérieurs, records qui étaient déjà historiques.

Le mécanisme pervers de l’appréciation des assets par le biais de la politique monétaire de la Fed produit ses effets dévastateurs, sur l’économie réelle, selon la séquence : 1) hausse de la valeur du capital 2) hausse du besoin de profit pour justifier la valeur inflatée du capital 3) hausse de la productivité du travail, licenciements, absence d’embauches, pression sur les revenus salariaux directs et indirects 4) importations, délocalisations, désindustrialisation.

Tout en découle. La Fed commet une erreur dramatique car elle ne comprend pas le système dans lequel elle opère. Ce système est le système capitaliste. Ce qui est premier, c’est la recherche de la maximisation du capital. Il en découle la recherche de la maximisation du profit… et une pression déflationniste sur tout ce qui constitue les coûts, autrement dit l’emploi et les revenus.

La Fed est prisonnière des schémas de pensées classiques, mécaniques, linéaires, elle ne comprend pas la dialectique qui est à l’œuvre. Plus elle fournit de moyens pour gonfler les dettes, pour enfler le cours des actions et la masse totale des actifs financiers, plus elle renforce le besoin de cash-flow pour les honorer et les rentabiliser. En clair et à l’évidence, son action est déflationniste. La Fed produit une pression déflationniste sur les revenus et les salaires et par symétrie donc sur la demande.

La création monétaire, les taux zéro, les quantitative easing, dès lors qu’ils ne vont pas là où ils sont nécessaires, dès lors qu’ils ne vont pas combler l’insuffisance des revenus et qu’ils vont à l’inverse augmenter la masse de capital, sont déflationnistes.

Quel est le rôle des Chinois dans tout cela ?

Que viennent-ils faire dans cette mécanique ? Et bien tout simplement, ce sont eux qui donnent à la Fed, et donc aux États-Unis, les moyens de s’enfoncer dans l’erreur et les dysfonctionnements. Ce sont eux qui en accumulant les balances dollars, en recyclant leurs capitaux excédentaires permettent à la Fed de continuer ses politiques aberrantes. Les Chinois ont un système de pensée différent de celui des économistes classiques. Ils ont analysé le phénomène et ils le comprennent parfaitement. Ils continuent tranquillement à prêter au système américain tous les capitaux dont il a besoin. Et ils le feront jusqu’à ce qu’il croule sous le poids de l’usure, usure au sens d’excès d’intérêt, sous le poids de l’usure ou du capital. Grâce à cette mécanique infernale, la puissance économique réelle de la Chine gonfle ; la puissance économique réelle des États-Unis se contracte. Ce qui masque le tout, ce qui voile le tout, c’est le jeu financier. La finance est une névrose qui empêche les États-Unis d’avoir une vision claire de l’économie réelle et de ses enjeux. Au vrai sens de la névrose, c’est à dire symptôme qui se substitue au réel.

De la même manière que les États-Unis, en leur temps, ont asphyxié l’URSS par le militaire et la technologie, la Chine est en train d’asphyxier les États-Unis par la finance. Les lecteurs de Marx, Lénine ou Mao reconnaîtront les enseignements des Anciens… la corde pour se pendre.

C'est samedi, on ramasse les morts

On dirait que la FDIC a reçu son noël également, alors que depuis une semaine, elle se remet à fermer des grosses banques à plus de 200 millions pour le DIF (les pertes pour le fonds d'assurance de la FDIC auquel toutes les banques cotisent)... Tout le monde d'ailleurs est là à compter les banques mais ce chiffre des pertes pour le DIF est le vrai chiffre qui compte, bien plus que le nombre de banques elles mêmes.

  Mise à jour des données : FDIC.xls



  banques de cette semaine :