dimanche 23 janvier 2011

La FED se prépare à des pertes sur son bilan et change les règles

On a vu l'autre jour que la FED rendait au trésor l'essentiel des intérêts qu'elle percevait sur son bilan.

Et visiblement, ces derniers jours, en prévision de pertes potentielles, la FED a changé les règles de fonctionnement. Désormais, si il y a des pertes, elles seront déduites des intérêts rendus au Trésor, et non du capital de la FED...

Accounting Tweak Could Save Fed From Losses
CNBC, 21/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Concerns that the Federal Reserve could suffer losses on its massive bond holdings may have driven the central bank to adopt a little-noticed accounting change with huge implications: it makes insolvency much less likely.


"Creative Accounting" Makes Fed Insolvency Impossible
ZeroHedge, 20/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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"As a result, any future losses the Fed may incur will now show up as a negative liability (negative interest due to Treasury) as opposed to a reduction in Fed capital, thereby making a negative capital situation technically impossible regardless of the size of the Fed’s balance sheet or how the FOMC chooses to tighten policy." And there you have it: instead of reducing the left side of the balance sheet upon the incurrence of losses, the Fed has decided to fudge the right side.

Les pertes éventuelles ne seront ainsi pas déduites du passif mais de l'actif, en rajoutant à l'actif, une ligne négative d'intérêts à payer au Trésor...

Maintenant comment la FED peut-elle perdre de l'argent ?

Et bien si j'ai bien compris, il suffit pour cela que les taux montent (et ça sera le cas de n'importe quelle banque d'ailleurs). Emprunter court et prêter long... c'est la base du métier de banquier. Et la FED finance son bilan avec des dépôts à très court terme alors qu'elle fait office de Money Market (notamment toutes les réserves inutilisées des banques rémunérées à 0,25% si j'ai bonne mémoire). Et en cas de remontée des taux, alors que les taux montent, la rémunération des dépôts va devoir augmenter pour garder l'argent. Et si cette rémunération dépasse les intérêts perçus sur l'actif, la FED devrait perdre de l'argent... Sans parler d'éventuels défauts ou haircuts sur certains actifs comme tous les MBS de Fannie Mae et Freddie Mac qu'elle a à son bilan...

Mais bon, faudrait que les taux se prennent une sacrée claque... Tout ceci reste très théorique (pour l'instant).

La France qui rancit (2)

No comment

L'héritage pèse lourd dans la composition du patrimoine
Le Figaro, Cécile Crouzel, 20/01/2011 (en Français texte en français )
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Près d'un tiers du patrimoine d'un Français de 50 ans vient de ses parents. Les Français investissent d'abord dans leur résidence principale puis en assurance-vie.

On comprend que l'idée de taxer la vente de la résidence principale suscite de vives protestations en France. Car le patrimoine des Français - évalué à 10.000 milliards d'euros - est composé à 60 % d'immobilier, selon une étude du Trésor présentée mardi soir aux parlementaires.


Et puisqu'on parle immobilier...

Immobilier locatif : les rendements au plus bas depuis dix ans
Capital, 21/01/2011 (en Français texte en français )
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En dix ans, les taux de rendements locatifs se sont littéralement effondrés. A Paris, investir dans un logement ancien ne permet plus d’espérer que 2,5% de rentabilité, soit deux fois moins qu’en 2000, comme le montre notre graphique réalisé avec l’aide de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF).
(voir le graphique en bas de l'article de Capital)

Depuis 2000, les tarifs des logements anciens ont, en effet, doublé lorsque les loyers ont progressé de 35%.

Mais sinon, y a pas de bulle   2,5% de rendement locatif... Ouaahhh. Ça fait vraiment rêver le parpaing... Vite encore un peu de défiscalisation pour créer un peu plus de fausse rentabilité   

Et la dernière lettre de conjoncture de la FNAIM :
Marché immobilier ancien - Bilan 2010 et perspectives 2011
FNAIM, 06/01/2011 (en Français texte en français )
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Et un tâcle à Friggit également, avec un graphe qui parle de lui même :


Haaa la mensualité... Dis moi combien tu peux payer par mois sur 30 ans, je te dirais combien coûte ton T2...

Les volumes :


En attendant, l'euribor 1 an continue de grimpouiller tranquillement   


De toutes façons, puisqu'ils refusent de construire suffisamment, c'est au niveau des taux que tout va se jouer... Au taquet de ce que l'acheteur peut payer...

UK : Nick Clegg veut le retour du Glass Steagall

Clegg Says U.K. Must ‘Insulate’ Economy From Investment Banks
Bloomberg Business Week, Craig Stirling, 23/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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U.K. Deputy Prime Minister Nick Clegg said he’s attracted to the idea of separating financial institutions’ activities to “insulate” the economy from the risks taken by investment banks.

“The banking system needs to be made safe,” Clegg said on the BBC’s Andrew Marr show today. The U.K. must “make sure that we insulate and protect the British economy and British taxpayers above all from carrying this huge oversized liability that blew up in pour face of course under Labour,” he said.

Banking “can never again become such an oversized liability for the British economy,” Clegg said. “That’s why I think there is a strong case to look at the way in which you can hive off or insulate very high-risk over leveraged banking activities from low-risk high street retail banking.”

Clegg, when asked whether he favored a separation of retail and investment banking activities, said that he’s “always been attracted to that idea” while noting that there are “various models of it” being looked at by the commission.

Le gouvernement irlandais s'effondre

Les élections n'attendront pas le 11 mars.

Ireland Government Crumbles As Green Party Pulls Out Of Ruling Coalition
ZeroHedge, 23/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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ZeroHedge : BBC has just reported that the Irish Green party has pulled out of the ruling coalition with Fianna Fail which is "expected to bring forward the general election from 11 March." In other words suddenly the entire Irish "rescue", taken for granted for over a month, will have to be reexamined, once the new ruling party, which will certainly be from the current opposition reevaluates the terms. Elections are now expected to come some time in mid-February. Look for peripheral bond spreads to go whooosh tomorrow.

International : la France brille de mille feux

Nooon j'décôônne   

C'est juste Bloomberg qui fait un bel article sur la splendide écogogologie solaire à la française...

EDF's Solar `Time Bomb' Will Tick On After France Pops Bubble
Bloomberg, Tara Patel, 19/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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[...] costing Electricite de France SA more than a billion euros ($1.3 billion) a year as it meets state pledges to pay above- market prices for renewable energy.

French payments for solar-generated electricity sold into the distribution grid were the highest in Europe in 2009, leading to a 10-fold capacity increase in two years.

“This is a time bomb EDF needs to defuse as soon as possible,”

Et naturellement, les investissements écogogologiques vont plomber la capacité à faire de vrais investissements qui produisent ... je sais pas moi... de l'électricité...
The cost is siphoning off funds from EDF as it plans to spend 35 billion euros to extend the life of France’s aging nuclear plants. Europe’s largest power producer also aims to invest tens of billions of euros building plants in the U.K., China and Italy.

EDF shares have dropped 20 percent over the past year, compared with a 3.7 percent decline in Europe’s Stoxx 600 Utilities Index.

The French cuts haven’t slowed demand for new solar projects. EDF received 3,000 applications a day to connect panels to the grid at the end of last year, compared with about 7,100 connections in all of 2008, according to the government and EDF. France could reach its 2020 target of 5,400 megawatts of solar generating capacity by the end of 2011 if all proposed projects are completed.

France’s energy regulator estimates EDF will pay an average of 546 euros a megawatt-hour for solar power in 2011. That’s almost 10 times estimated spot market power prices of 55 euros, and the highest among renewable energy sources.

The higher payments for renewable power are supposed to be covered by a levy added to consumers’ electricity bills, which also pays for the supply of power to needy households. For the last two years the CSPE levy, which remained at 4.50 euros a megawatt-hour between 2004 and the end of 2010, failed to keep up with the mounting costs.

Raised Tax

France raised the tax to 7.50 euros a megawatt-hour from Jan. 1, short of the 12.90 euros the regulator estimates is necessary to eliminate the shortfall through the end of 2011.

La France et le capitalisme...   

A accumuler n'importe quoi grotesque sur n'importe quoi grotesque, et à goinfrer clientèle de parasites après clientèle de parasites, on va vraiment finir par devenir le pays pauvre qu'on mérite d'être...

Le prix du cacao devrait s'envoler

Avec toutes ces histoires de produits dérivés, de spéculation, on en finissait presque par oublier que les matières premières, c'est quelque chose de souvent très géopolitique...

"Bond Recoveries Or Chocolate": Ivory Coast Issues Ultimatum With Cocoa Export Ban, As Chocolate Prices Set To Surge Monday
Financial Times via ZeroHedge, 23/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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ZeroHedge : deposed president Gbagbo is threatening to wipe out bondholders of $2.3 billion in debt (Corporate Ticker: NUTZ) unless he becomes formally recognized, we made the following bold prediction

ZeroHedge : The FT has just reported that Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo's opponent in the presidential election (and the man formally acknowledged by the UN as the country's president) has just imposed a one-month export ban of cocoa, ostensibly in an attempt to oust Laurent Gbagbo. In other words, the international community has to choose: bond recoveries or chocolate.

Financial Times : The cocoa market closed on Friday at a 6-month high of £2,114 per tonne and traders fear prices could jump as high as 10 per cent on opening on Monday.

Le remboursement de la dette ou le chocolat... Il va falloir choisir   

Ces Hedge Funds qui shortent la Chine

La fin de partie se rapproche...

En fait les chinois ont beau essayer de booster la consommation maintenant, ils sont pris dans un cercle vicieux désormais, où ils sont obligés de taper sur les épargnants pour empêcher les fosses septiques qui servent de bilan aux banques de déborder.

On dit des dirigeants chinois qu'ils gèrent leur pays de main de maître, mais rétrospectivement, ils ont fait une énorme boulette, quand ils ont lancé leur giga plan de relance de 400 milliards de $ en 2009, dans l'investissement, au lieu de faire en sorte de monter les salaires et la consommation intérieure... Maintenant ce qu'il faut à la Chine, ce sont des télés, des voitures, des frigos, des ordinateurs pour les chinois... Pas des aciéries... Les aciéries viendront si il y a besoin de plus d'acier pour fabriquer ce dont on parle avant. Et pas l'inverse...

Hedge funds bet China is a bubble close to bursting
The Telegraph, Louise Armitstead, 16/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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But even as he spoke a hedge fund manager in Mayfair was poring over spreadsheets of sovereign and corporate credit default swaps, interest rate and foreign exchange options with one aim: to “get short on China”.

The manager, who wanted to remain anonymous, said: “The Chinese delegation has said all week that there will be double-digit growth for years to come and the Brits have lapped it up. But the data doesn’t add up. We think we’ve experienced credit bubbles over the past few years, but China is the biggest. And yet the global economy is looking to China as not just a crutch but a springboard out of the recession. It’s crazy.”

He is not alone. Hugh Hendry, a former star of Odey Asset Management, has launched a distressed China fund at Eclectica Asset Management.

He follows Mark Hart of Corriente Advisors, the American hedge fund

the fact that hedge funds, particularly those with track records on previous crises, are launching specific funds is the sign that the bubble is close to bursting.

“Economists have contrarian views all the time. But these hedge funds have their shirts on the line and do their analysis carefully. The flurry of 'distress China’ funds is a sign to sit up.”

A recent study by Fitch concluded that if China’s growth falls to 5pc this year rather than the expected 10pc, global commodity prices would plunge by as much as 20pc. China is the global price-setter for oil, coal and base metals.

Last year Al Jazeera, the Middle Eastern television channel, aired a short report from Ordos Shi, a city in inner Mongolia built for one million people that is almost entirely empty. The report reveals empty streets, housing estates, shops and restaurants. The locals prefer the old town of Ordos and tell the cameras there’s no need to move to the new city.

According to Corriente, China has consumed just 65pc of the cement it has produced in five years, after exports. The country is outputting more steel than the world’s next seven largest producers combined. It has 200m tons of excess capacity.

In property, Corriente said it had found an excess of 3.3bn square metres of floor space in China – yet 200m square metres of new space is being constructed each year.

House prices are around 22 times disposable income in Beijing.

Professor Victor Shih of Northwestern University, Illinois, estimates that Chinese banks have lent $1.7 trillion (£1.1 trillion) to local state entities, many of which are not commercially viable and have used inflated land values as collateral.

Even the hedge funds concede that their timing might not be perfect. Corriente warns that investors, who are required to put in a minimum of $1m each, should brace themselves for an estimated burn-rate of 20pc a year until the theory pays off.

Et ça devrait pas non plus être bon pour l'or, et surtout l'argent... Retour direct à la case déflation...

Jean-Marc Daniel sur le Japon

Ce n'est pas dit clairement, mais ce que j'en comprends, c'est que le Japon en finit avec ses Ponzinomics et compte bien freiner la consommation pour relancer l'épargne, l'investissement, la productivité et en finir avec les déficits publics...

Japon : une rupture dans la politique économique du pays ?
L'hebdo & co, 18/01/2011 (en Français texte en français )


On dirait que Richard Koo a perdu à domicile... Et pourtant, ça vient d'un gouvernement de gauche...   

Y a guère plus que la France pour penser qu'elle va faire de la croissance durable en brulant ses meubles et en faisant de la bulle immobilière et de la surconsommation à crédit...

Et via le blog à Lupus, une autre intervention intéressante de Jean-Marc Daniel, histoire de situer le personnage :

Jean-Pierre Petit et la reprise mondiale

Je suis assez d'accord avec tout ce qu'il écrit. Avec un ou deux bémols :
  1) Il y a pas mal de confusion alors qu'il parle au niveau mondial. En occident, la déflation va continuer alors que le MV est déconnecté de la réelle capacité de l'occident à porter de la dette, et qu'en plus la part du Q de l'occident va baisser alors que sa part de MV dans le MV mondial va baisser aussi...
  2) Les actions seront intéressantes, pour celles qui sont branchées sur la croissance des émergents.
  3) Comme il le dit : "la croissance potentielle des pays émergents, une croissance mondiale, hors choc, d'environ 3 %"... Attendons de voir ce qu'il advient de la bulle de crédit dans tous ces pays émergents (Brésil et Chine en tête...).

La fin du pire et le début du mieux
Sicavonline, Vincent Bezault, 20/01/2011 (en Français texte en français )
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Pour Jean-Pierre Petit, le président des Cahiers Verts de l'Economie, les choses sont claires : « On sort de l'un des pires marchés de l'histoire », « un marché D comme déflation » (voir ci-contre) où les valorisations et les taux longs baissaient cependant que la prime de risque sur les actions montait.

En sus, la sous-performance des actions par rapport aux obligations publiques s'est avérée dramatique. Entre 2000 et 2009, les actions aux États-Unis ont fait pire en la matière que durant les années 30, avec une sous-performance annuelle de - 5,7 % contre -5,4 % entre 1929 et 1941. Il est vrai que la bulle qui règne sur les obligations gouvernementales, une bulle alimentée par les États eux-mêmes qui incitent les banques et les compagnies d'assurance à acheter leurs titres, n'a pas aidé à une bonne performance relative des actions.

Qu'est-ce qu'un marché A ? Un marché A est un marché « avec des perspectives de croissance honnêtes au niveau mondial, (...) un marché à montée tendancielle des taux d'intérêt long [terme], un marché à montée tendancielle des P/E, un marché [comme] celui des années 1950 et 1960, où l'on sortait de deux décennies perdues dans les années 1930 et 1940. »
(Pas bon pour la bulle immobilière tout ça...)

L'argument déflationniste porte d'autant moins auprès du Président des Cahiers Verts de l'Economie qu'il croit « au développement du poids de la consommation des pays émergents dans la consommation mondiale. » Quand les États-Unis pesaient 29 % de la consommation mondiale en 1990, les émergents ne comptaient que pour 23 % de celle-ci. En 2010, le rapport s'est sensiblement inversé. La consommation des émergents représente désormais 34 % de la consommation mondiale quand les États-Unis ne pèsent plus que 27 %. « On a vendu plus de voitures en Chine qu'aux États-Unis au cours des dernières années : on vend actuellement 1,5 M de véhicules par mois [en République Populaire]», a rappelé l'économiste.
Oui mais ça, c'est justement très déflationniste pour l'occident, alors que son Q baisse, et que la banque centrale, si elle veut maintenir son objectif d'inflation de P à 2%, va être obligée d'organiser la déflation du MV...

Et Jean-Pierre Petit balaie également l'argument selon lequel le déclin de la part des actifs mûrs dans la population (ceux qui investissent davantage en bourse) puisse peser sur les marchés actions, cette thèse étant « invalidée à l'échelle historique », et « infondée à l'échelle mondiale ».
Là dessus, je ne suis pas d'accord. L'exemple japonais est assez parlant. Le ralentissement puis l'arrêt de la croissance démographique au niveau mondial va peser tout naturellement sur la croissance et donc sur les rendements.

La Chine dans l'impasse

Un excellent post sur naked capitalism, qui reprend notamment un autre post de Michael Pettis sur son blog.

En gros, la Chine, pour alimenter sa bulle d'investissement et nettoyer en continu les mauvaises dettes de son système bancaire, est obligée de faire payer le peuple via un spread énorme entre la rémunération de l'épargne et les taux de crédit pratiqués, ce qui empêche la consommation de décoller et entretient la bulle de mauvais investissements...

Connecting the Dots Between China’s Falling Consumption Level and Its Banking Crisis
naked capitalism, 22/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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One of the striking features of China’s continuing growth as an economic power is its extreme (as in unprecedented in the modern era) dependence on exports and investments as drivers of growth. Even more troubling is that as expansion continues, consumption keeps falling as a percentage of GDP.

As countries become more affluent, consumption tends to rise in relationship to GDP. And the ample evidence of colossally unproductive infrastructure projects in China (grossly underoccupied malls, office and residential buildings, even cities) raises further doubts about the sustainability of the Chinese economic model.

The post crisis loan growth in China, in tandem with visible signs that a meaningful proportion of it has little future economic value, has stoked worries that Chinese banks will soon be struggling with non-performing loans. China bulls scoff at this view, contending that China’s 2002-2004 episode of non-performing loans was cleaned up with little fuss (I never bought that story and recall how Ernst and Young was basically bullied by the Chinese government into withdrawing a 2006 report that NPLs [Non Performing Loans] at Chinese banks were a stunning 46% of total assets of its four largest banks. Note estimates of the NPLs as a percent of total loans from that crisis vary widely, even excluding Ernst, from 20% to 40%).

The latest post by Michael Pettis links the two phenomena, the fall in Chinese consumption and the cleanup of its last banking crisis. If his analysis is correct, this bodes ill for any correction in global imbalances. China needs to increase its consumption in relationship to GDP to rebalance its economy, but a banking system bailout along the lines of the last one will push them in exactly the opposite direction.

From Pettis:
Michael Pettis : Throughout modern history, and in nearly every economic system, whether we are talking about China, the US, France, Brazil or any other country, there has really only been one meaningful way to resolve banking crises…The household sector…always pays to clean up the banks.
There are many ways to make them pay… If the regulators are given a longer amount of time during which to clean up the banks, they can use other, less obvious and so less politically unpopular, ways to do the same thing, for example by managing interest rates. In the US and Europe it is fairly standard for the central bank to engineer a steep yield curve by forcing down short-term rates. Since banks borrow short from their depositors and lend long to their customers, the banks are effectively guaranteed a spread, at the expense of course of depositors. Over many years, the depositors end up recapitalizing the banks, usually without realizing it.

Michael Pettis : There are two additional ways used in countries, like China, with highly controlled financial systems. One is to mandate a wide spread between the lending and deposit rates. In China that spread has been an extremely high 3.0-3.5 percentage points. The other, and more effective, way is to force down the lending and deposit rates sharply in order to minimize the loan burden and to spur investment. This is exactly what China did in the past decade…..

By most standards, even ignoring the borrower’s credit risk, the lending rate in China during the past decade is likely to have been anywhere from 4 to 6 percentage points too low. Over five or ten years, or more, this is an awful lot of debt forgiveness…

The combination of implicit debt forgiveness and the wide spread between the lending and deposit rate has been a very large transfer of wealth from household depositors to banks and borrowers. This transfer is, effectively, a large hidden tax on household income, and it is this transfer that cleaned up the last banking mess.

It is not at all surprising, then, that over the past decade growth in China’s gross domestic product, powered by very cheap lending rates, has substantially exceeded the growth in household income, which was held back by this large hidden tax. It is also not at all surprising that household consumption has declined over the decade as a share of gross national product from a very low 45 percent at the beginning of the decade to an astonishingly low 36 percent last year.

This is how China’s last banking crisis was resolved. It did not result in a collapse in the banking system, but it nonetheless came with a heavy cost. The banking crisis in China resulted in a collapse (and there is no other word for it) in household consumption as a share of the economy.

This is an extremely important observation, and one I fear will not get the attention it deserves. And the implication is obvious: as long as China keeps on using increasingly unproductive debt to fuel growth (it now takes $7 of debt to produce $1 of GDP growth in China, versus $4 to $5 in the mature US), its need to work of growing amounts of bad debt on the sly at the expense of consumption will keep it at loggerheads with its trade partners.

Le double visage de Facebook

Le double visage de Facebook par Geert Noels
Le blog à Lupus, 21/01/2011 (en Français texte en français )
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Et la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a procédé à un placement privé d’actions en préparation d’une entrée en Bourse d’ici quelques années. Si les clients de Goldman Sachs veulent gagner de l’argent avec cet investissement, Facebook devra valoir plus de 50 milliards de dollars lors de son IPO.

Facebook n’a qu’un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars et un bénéfice de 500 millions de dollars. A 100 fois le bénéfice escompté, on peut affirmer que Facebook aurait mérité une petite place dans la bulle Internet de la fin du millénaire passé.

Pour répondre aux attentes, Facebook devra donc faire un usage maximal du trésor de données personnelles qu’il détient et qui constitue son fonds de commerce. Les utilisateurs de Facebook ne génèrent pas directement des revenus mais les données personnelles qu’ils dévoilent sur le site peuvent présenter beaucoup de valeur pour les marketers et les entreprises commerciales. Dans les anciens médias, le marketing ciblé est difficile à réaliser et le taux de réussite est faible. Dans les nouveaux médias, en revanche, on peut cibler les intéressés, les communautés et les consommateurs de niche avec une précision chirurgicale.

Pour Goldman Sachs, toute cette opération est en tout cas une affaire rentable. L’IPO de Facebook devrait générer de 500 millions à 1 milliard de dollars de revenus, presque la moitié des revenus annuels de Facebook. Et quelle que soit la façon dont le cours du site de réseau social évoluera après son introduction en Bourse, ces revenus ne seront plus jamais remis en cause. Le business model de Goldman Sachs est bâti sur la cupidité, ce qui est hélas plus solide que ce sur quoi se fonde celui de Facebook. Ce placement privé soulève donc plus d’une question éthique.

Les 5 symptômes d’une bulle financière

Les 5 symptômes d’une bulle financière
Le blog à Lupus, 21/01/2011 (en Français texte en français )
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Le site Business Insider a identifié cinq éléments-clé qui vous permettent de séparer le bon grain de l’ivraie et de déterminer si vous êtes en présence d’une bulle.

  I. Les prix grimpent en flèche
Même dans un marché très porteur, les prix ne gardent pas un cap ascendant pendant des mois. Il y a toujours de hauts et des bas. Méfiance donc, si les cours progressent, sans répit, sur une longue période.
  II. Tout le monde parle de placements
Parler investissement n’est pas vraiment le sujet de conversation n°1 des dîners en ville. Quand cela devient le cas, quand les placements financiers sont dans toutes les bouches autour de vous, cela sent la bulle.
  III. Chaque investisseur semble être gagnant
C’est normal. Le marché n’arrête pas de grimper. Les journaux vous raconteront l’histoire extraordinaire de cette femme au foyer devenue millionnaire grâce à la Bourse ou de cet étudiant qui a gagné 10 millions de dollars grâce à un concours boursier. Tout le monde gagne. Sauf ceux qui ont des positions short, naturellement.
  IV. Même ceux qui n’ont jamais investi s’y mettent
Cela découle, en toute logique, du facteur précédent. Comme tous les investisseurs semblent tirer parti du marché, les novices sont, à leur tour, tentés.
  V. Le syndrome « Cette fois, c’est différent »
Il se trouvera toujours quelqu’un, amateur ou analyste professionnel, pour essayer de démontrer que, cette fois, la hausse des cours n’est pas le fruit d’une bulle et qu’elle est soutenue par des fondamentaux solides.

Le Comex augmente les dépôts de marge sur l'or et l'argent

Un bon moyen de casser la spéculation et d'empêcher les prix de monter :

Inflationary Guerilla Tactics Resume As Comex, Nymex Hike Margins On Gold, Silver, Cracks, Spreads And Other Products
ZeroHedge, 20/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Wonder why the smart money was rushing headlong out of gold and silver over the past few days, and especially today in the AM session? Here is your answer: in tried and true fashion the Comex just hiked margins in gold, and silver by about 6%, and threw in a few other commodities to mask things up.

France : le gouvernement lorgne sur les Ponzi patrimoines

  

Le patrimoine des Français, composé d'immobilier à 60%, a doublé en dix ans
AFP via boursorama, 21/01/2011 (en Français texte en français )
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Le patrimoine des Français, composé à 60% d'immobilier, a vu sa valeur doubler en dix ans grâce à la hausse des prix de la pierre, selon une étude de Bercy dont l'AFP a obtenu une copie vendredi.

Selon cette étude de la direction du Trésor, le patrimoine brut des ménages s'élevait en 2009 à 10.000 milliards d'euros. En y soustrayant l'endettement lié aux achats immobiliers, il s'élevait à 9.000 milliards.

Ce patrimoine est composé pour 60% d'immobilier, pour un tiers de patrimoine financier et pour le reste de biens professionnels, précise cette étude transmise à des parlementaires dans le cadre des discussions sur la réforme de la fiscalité.

Selon Bercy, la valeur de ce patrimoine a doublé entre 1999 et 2009, essentiellement en raison de la hausse des prix de l'immobilier, qui a pris plus de 110% sur la période.

Dans le cadre de la réforme de la fiscalité du patrimoine, prévue pour le printemps, le gouvernement a commencé son "état des lieux" du patrimoine des Français.

Si aucune piste n'est pour le moment écartée, la taxation des plus-values réalisées lors de la vente de la résidence principale est pour le moment au cœur de la réflexion.

En dix ans, le patrimoine financier a, lui, progressé de 50% grâce au dynamisme de l'assurance-vie.

Patrimoine immobilier qui explose sur fond de pénurie immobilière organisée, fausse épargne en assurance vie qui fait +50% quand la dette publique en fait autant...

Visiblement, l'État lorgne sur les Ponzi patrimoines... Il n'est nullement question de mettre fin à la pénurie immobilière. Juste de reprendre la ponzi monnaie dans l'immobilier pour rembourser les intérêts sur la fausse épargne en ponzi monnaie en dette publique...  

C'est bien, ça les occupe... En attendant, pendant qu'ils déshabillent un goinfre pour garantir les fausses promesses faites à un autre, on s'enfonce...

Si l'État veut faire des sous, il n'a qu'à construire des logements neufs sur son foncier ou au dessus de bâtiments publics et les revendre... Kaufman & Broad parle de 20% de marge brute l'an dernier... Pour un appart vendu 200 000€, 40 000€ de marge, en incluant le foncier... Alors que l'État n'aurait pas à payer le foncier qu'il possède déjà et revendrait, il pourrait cogner dans les 40 à 50% de marge (au début du moins car au fur et à mesure qu'il construira, les prix baisseront). Ça en ferait des sousous...

Mais non, c'est trop compliqué pour eux ça... Ça demanderait de réellement travailler à augmenter le vrai capital du pays... Et c'est juste tellement plus simple de taxer la pénurie organisée...

La France a une porte de sortie évidente à sa crise de la dette publique, contrairement aux autres pays qui ont trop construit (comme les USA ou l'Espagne). Qui plus est, cette solution permettrait de transformer le mauvais MV de la dette publique avec aucun actif derrière, en bonne dette avec un vrai actif derrière, sans engendrer de déflation du MV. Cette dette serait privée ou publique selon que l'État vendra ou louera.

Mais les abrutis idéologiques faussement libéraux qui nous gouvernent, et en réalité véritables partisans du retour à l'ancien régime, refuseront jusqu'au bout du bout que la richesse bidon de quelques uns construite sur la pauvreté des autres s'effondre.

Sans parler qu'ils sont totalement allergiques à l'idée que l'État puisse investir pour compte propre... Comme si construire des logements n'était pas un business ultra simple à sa portée (et si c'est effectivement le cas, il faut vraiment se poser des questions sur les compétences et l'utilité des armées de cravateux des ministères)...

Week end funnies

Weekend Funnies...
Nathan's Economic Edge , 22/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Main St. Anytown U.S.A.
The Daily Show With Jon Stewart, 19/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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Le Maghreb en ébullition

Manifestations violentes en Algérie :
Alger : les émeutes reprennent
La dépêche, 23/01/2011 (en Français texte en français )
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Malgré l'interdiction des autorités algériennes, une manifestation pour la démocratie appelée par le chef du principal parti d'opposition, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), a été empêchée par la police hier dans le centre d'Alger faisant plusieurs blessés parmi la police et les partisans de l'opposition. Saïd Sadi, le président du parti d'opposition, a fait état de 42 blessés parmi ses partisans ainsi que de nombreuses interpellations. Du côté des forces de l'ordre, 7 policiers ont été blessés. Ainsi, après les 5 jours d'émeutes contre la vie chère qui avaient coûté la vie à 5 personnes et fait plus de 800 blessés au début du mois, la population algérienne fait entendre de nouveau sa colère à l'encontre de ses dirigeants.


Et les ploutocrates égyptiens pillent la banque centrale et font sortir les réserves d'or et de devises étrangères du pays :
Egypt Proactively Preparing For Tunisian-Style Rioting: Airport Intercepts 59 Outbound Gold Shipments Worth Tens Of Millions
News Egypt via ZeroHedge, 22/01/2011 (traduire en Français texte en anglais )
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After a week ago we learned that the central bank of Tunisia had parted with 23% of its gold stash courtesy of now deposed president who fled the country with a 1.5 ton shipment of gold, it appears that Egypt is preparing for a comparable spike in revolutionary activity. Only unlike the now former Tunisian president whose gold sequestering actions were retroactive and thus, quite lucky to succeed, Egypt has taken proactive measures. According to Egypt News, the country's airport has intercepted 59 shipments of gold directed for the Netherlands "worth tens of millions." The gold, as well as an indeterminate amount of foreign currencies, was hidden in pillow cases: uh, cotton may not show up on X-Rays, but gold sure does. We eagerly await to learn how big the decline in the country's official holdings 75.6 tonnes of gold will be after this most recent episode confirming that gold is precisely money.