|
Pénurie de logement : et si c’était la faute de l’immobilier d’entreprise ?
|
Les Echos, Jean Michel Ciuch et Evelyne Colombani, 05/01/2011 (en Français )
|
|
→ lien
|
L’influence de l’immobilier d’entreprise dans le développement et l’aggravation des difficultés auxquelles est confronté le marché résidentiel est un sujet occulté depuis de nombreuses années.
Plusieurs centaines de milliers de m² de droits à construire ont été « détournés » au profit de l’immobilier d’entreprise, dont la rentabilité fiscale et financière attendue par les élus et investisseurs apparaissait bien plus alléchante que celle du logement et dont l’appétit en foncier était devenu considérable
Ha mais oui mais c'est ça aussi de ne pas vouloir taxer suffisamment le foncier résidentiel, pour faire plaisir à ses clientèles de goinfres, afin de faire porter tout le poids de l'impôt sur les entreprises, et donc au final les travailleurs...
le déficit de construction en immobilier résidentiel excèderait 15 000 unités par an soit 150 000 unités depuis 2001 (et plus de 9 000 000 de m² habitables), sur la base d’estimations prudentes ; le stock total à un an* de locaux disponibles de bureaux et d’activités approche aujourd’hui 9 500 000 m² dont plus de la moitié constitue une offre excédentaire représentant un gisement potentiel supérieur à 75 000 équivalents logements.
Ces évolutions expliquent, qu’au sein de la Région-Capitale, les prix de vente se soient littéralement effondrés en immobilier professionnel entre 2008 et 2010 (de -30 à -50% selon les actifs) alors que, reflet des formidables tensions qui caractérisent ce marché, ils ont bien résisté et croissent de nouveau sur le marché de l’habitation !
Les constats qui précèdent, sont également valables, dans une moindre mesure néanmoins, pour la Province. Le stock à un an de bureaux, de locaux d’activités et d’entrepôts excédait ainsi, fin 2009, 5 000 000 de m² dans les 19 métropoles régionales les plus importantes dont plus d’1,5 million de m² à Lyon, 900 000 m² à Lille, 400 000 m² à Toulouse. L’excédent d’offre globale était d’au moins 2 millions de m².
Sinon, moi j'aurais bien une autre piste aussi...
Quartier Charentonneau à Maisons-Alfort :
Saint Maur :
Et allez vous promener dans ces quartiers et observez la moyenne d'âge... Peut-être que le fait que les vieux aient pris tout le foncier pour y poser leurs pavillons merdiques sur un étage, avec 300m² de terrain, sans rien laisser aux suivants serait un début de piste sérieuse à étudier également...
La pénurie organisée...
Allez expliquer après ça au travailleur pauvre parisien qu'il doit dormir au camping ou dans sa voiture, même s'il a un travail... Mais tant qu'il travaille et paye la grasse "sôlidarité" des habitants des pavillons sus-cités, qui payent en plus eux mêmes un impôt foncier ridicule, tout va bien. Le "modèle"-français-que-le-monde-nous-envie est sauf...