mardi 2 août 2011

L’euro n’existe en fait déjà plus par Pierre Leconte

Du côté des libéraux :

L’euro n’existe en fait déjà plus par Pierre Leconte
Forum monétaire de Genève via Le blog à Lupus, Pierre Leconte, 31/07/2011 (en Français texte en français )
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Il n’y avait aucune nécessité technique de créer une monnaie unique. Ceux qui l’ont voulu ont cru qu’elle accélèrerait l’intégration complète des États européens dans un Super-Etat unique

L’euro unique n’existe d’ailleurs déjà plus puisque, comme le montre la divergence croissante entre les taux des obligations nationales intra-européennes, il y a en réalité un euro-allemand, un euro grec, un euro italien, etc. Quant à la Banque centrale européenne, qui se dirige vers encore plus de Quantitative Easing inflationniste en rachetant puis monétisant les obligations européennes les plus pourries (alors que ses statuts et les traités initiaux le lui interdisent), elle ne peut que devenir à terme insolvable. Ce qui va s’accélérer avec la nomination au poste de président de la BCE, que Trichet va bientôt quitter, de Mario Draghi (l’ancien associé de Goldman Sachs qui avait organisé les swaps de dettes pour cacher la réalité des endettements grecs et italiens), imposée par le lobby bancaire qu’il protégera au maximum comme il l’a lui-même déclaré.

Ce qui est dramatique, c’est qu’un peu partout en Europe, et en France en particulier, presque toutes les formations politiques – qu’elles soit supposées de droite (UMP) ou de gauche (PS) – vivent dans la même célébration du mythe de «l’euro salvateur» au lieu de se rallier à une politique libérale limitant le plus possible le pouvoir central interventionniste et l’influence des banques, comme les Nouveaux Républicains et Tea Party sont en train d’essayer de la mettre en place aux USA en luttant pied à pied contre le socialisme centralisateur d’Obama en réalité organisé au profit du lobby bancaire qu’il a installé au pouvoir.

Il n’y avait aucune nécessité technique de créer une monnaie unique en Europe, mais ceux qui l’ont voulu ont crû qu’elle accélèrerait l’intégration complète supposée irréversible des États européens dans un Super-État unique. C’est probablement exactement le contraire qui se produira ainsi que de Gaulle, dont le génie politique et stratégique n’est plus à démontrer, l’avait prévu. Heureusement pour elles, la Grande-Bretagne, la Suisse et quelques autres n’ont pas participé à cette funeste réalisation!

L’économiste Pascal Salin prophétisait au moment de la création de l’euro que, dans quelques années, «L’euro apparaitra rétrospectivement comme une tentative pathétique pour essayer de reconstituer les modes de fonctionnement de l’Union soviétique à l’époque d’internet», en particulier parce que «L’Europe ne souffrait pas du fait qu’elle n’avait pas de banque centrale unique mais, bien au contraire, qu’il y existait des banques centrales» (nationales), c’est-à-dire des faux-monnayeurs professionnels patentés par la puissance publique, dont de Gaulle avait compris que, pour en finir avec l’instabilité structurelle, il fallait les reconvertir en simples entrepôts de conservation et de compensation des réserves d’or mais surtout ne pas leur confier la gestion de la monnaie, ainsi que ce fut d’ailleurs heureusement le cas pendant la plus longue période de l’histoire moderne. Tout est là!

Que les taux divergent, je trouve ça normal personnellement. L'erreur initiale ne vient pas de l'euro, mais du fait que les taux aient été les mêmes pour tout le monde. Si les taux avaient été les bons dès le début, on aurait pas eu les excès que l'on a vus, surtout en terme d'endettement public, de bulle immobilière et de raz gratis généralisé des pays sous développés d'Europe, déguisés un temps en pays riches (à crédit).

Plus qu'une faillite de l'euro, c'est une faillite des marchés à laquelle on a assisté, avec un pricing absolument grotesque des obligations, où le spread à 10 ans Grèce Allemagne était à 50 points de base...   

Et en toute logique, l'autre erreur désormais serait de vouloir garantir aux investisseurs qu'ils n'aient pas à subir le coût de leurs erreurs de jugement et qu'ils pourront récupérer 100 cents sur un €...

4 commentaires:

  1. Est-ce une faillite des marchés ou bien des politiques qui ont monté cette supercherie de toute pièce et fondé leurs actions sur ce système pour en retirer un profit tout ce qu'il y a de plus personnel?

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  2. Ouf ! Y'a Raoul, Albert et Georges qui sont rentrés fissa de Palavas Les Flots. Direct à la BCE.

    Leur boss Trichet les a appelés en urgence ce matin... Ces cons étaient sur la plage... Sans voir que dès l'ouverture les taux italiens et espagnols se prenaient une belle claque dans la gueule...

    Donc vite, il fallait faire vite, retour fissa, pour reprendre (malgré les dénégations) les rachats afin de faire baisser ces saloperies de taux. Qui gâchent les vacances des crapules bruxelloises : Barosso, Merckel, Sarko, Van Rompuy, Trichet.

    Mission ACCOMPLIE, puisqu'a 16h, on avait retrouvé les niveaux de l'ouverture sur l'italien et l'espagnol...

    Reste que ces niveaux demeurent en hausse par rapport à hier...
    ;-)

    C'est dur d'être un tricheur.

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  3. Allez encore une petite pépite au sujet des peigne-culs grecs.

    On est contents, hein, de les aider ces gens.

    Con-tents.

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    ATHENES - Les autorités grecques, qui font face à une angoissante crise de la dette, ont annoncé mardi une enquête sur le nombre étrangement élevé d'aveugles, plusieurs centaines, qui touchent des aides publiques sur une île de la mer Ionienne.

    Le vice-ministre de la santé Markos Bolaris a ordonné une enquête sur plus de 600 habitants de cette île, dont le nom n'a pas été précisé, qui empochent des aides pour ce handicap, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale.

    Nous ne savons pas combien de gens ont réellement droit à ces aides, bien que certains ne soient sans doute pas en faute, a déclaré le responsable gouvernemental, qui a refusé de préciser le montant des aides versées.

    Selon le quotidien grec Ethnos, 2% de la population de l'île ont touché ces aides pendant des années, la plupart depuis leur naissance.

    Les autorités vont passer au crible l'ensemble des aides versées au titre des aides sociales qui coûtent chaque année à l'Etat 6,4 milliards d'euros, a assuré le journal.

    Le gouvernement grec tente de limiter les dépenses d'aides sociales dans le cadre d'un programme d'austérité adopté à la demande de l'Union européenne et du Fonds monétaire international en échange de leur aide pour éviter la faillite au pays.

    La comptabilité publique laxiste a entraîné des dépenses énormes pendant des décennies. Des responsables du ministère du Travail ont révélé l'année dernière que des millions d'euros avaient été versés chaque année pour des retraites destinées à des personnes décédées depuis longtemps.

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  4. C'est confirmé : c'est la course contre la montre.

    Lisez plutôt. Sarko a le feu aux fesses.

    Ils ont besoin du FESF au plus vite, pour commencer à racheter, à large échelle, tout le papier merdique des italiens, espagnols etc.

    Mais... arriveront ils à tenir plus d'un mois ? C'est toute la question. Et quid des autres pays ? Quand le FESF sera t il définitivement adopté/voté ?

    Rappelons que le rachat d'obligations par le FESF est la seule mesure concrète et importante du "méga plan" d'il y a 3 semaines.

    C'est le QE à l'Européenne. Et permettra aux crapules de ne plus être emmerdés par ces histoires de taux.
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    La session extraordinaire du Parlement, décidée lundi par Nicolas Sarkozy, se tiendra du 6 au 8 septembre.

    La session extraordinaire surprise sera express. François Fillon a écrit mardi aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat pour fixer les contours de la session parlementaire qu'a décidé de convoquer Nicolas Sarkozy pour entériner rapidement le plan européen d'aide à la Grèce. «Afin d'être en mesure d'aider rapidement la Grèce dans son effort de redressement, et pour faire face aux risques de contagion de la crise grecque aux dettes souveraines d'autres pays de la zone euro, il est essentiel de mettre en œuvre les nouvelles modalités d'intervention du Fonds européen de stabilité financière le plus vite possible», écrit le premier ministre à Bernard Accoyer et Gérard Larcher.

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