Voire à la récession si jamais la rigueur ne se concentrait pas sur la rente...
Fallait les entendre d'ailleurs sur BFM Radio toute la semaine dernière les goinfres de la rente de droâte en appeler à toujours plus de distribution de pognon gratuit pour que ces sert-à-rien puissent continuer à dépouiller les méritants... Et c'est comme ça qu'on serait sensé faire de la croissance
Sauf qu'avec les autorités monétaires qui refusent de suivre, et des gouvernements qui annoncent la rigueur, on se prend à rêver que ces niais aient enfin compris qu'ils ne restaureront pas la croissance en augmentant encore plus la ponction de la rente sur les productifs. La solution n'est pas monétaire, elle est budgétaire et fiscale.
Car on sait désormais que la rigueur dirigée contre la rente augmente la croissance structurelle, alors que les exemples s'accumulent (Canada, Nouvelle Zélande, Allemagne, Europe du Nord)...
C'est les néo keynésiens qui doivent pleurer de ne pas avoir leurs susucres à crédit tout en versant des larmes de crocodiles sur la croissance qui s'effondre et les inégalités qui augmentent...
| Croissance nulle au 2e trimestre en France |
Reuters via Le Point, Marc Angrand, 12/08/2011 (en Français )
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L'économie française a stagné au deuxième trimestre par rapport au précédent après la forte croissance enregistrée sur les trois premiers mois de l'année, montrent les chiffres préliminaires des comptes nationaux publiés vendredi par l'Insee.
L'Insee a confirmé la croissance de 0,9% du premier trimestre
les dépenses de consommation des ménages français ont reculé de 0,7% par rapport à janvier-mars, alors que leurs investissements progressaient de 1,4%.
Et le chiffre qui compte le plus pour la croissance future :
Les investissements des entreprises non-financières ont quant à eux décéléré, leur progression revenant à 0,7% après un bond de 1,9% au premier trimestre.
| Recul de 0,4% des prix à la conso |
Reuters via Le Figaro, 12/08/2011 (en Français )
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Les prix à la consommation ont reculé de 0,4% en France en juillet par rapport au mois précédent et l'inflation sur un an a légèrement ralenti à 1,9%, montrent les statistiques publiées vendredi par l'Insee.
Et dans ce monde financiarisé, les marchés, une fois qu'ils intègrent une nouvelle donnée, bougent extrêmement rapidement. Surtout si tout ceci est poussé par de gros fonds avec beaucoup de cartouches. Le marché passe alors quasiment à la verticale d'un niveau d'équilibre à un autre, et non plus en douceur comme ça se faisait avant. L'acharnement sur les banques, lui, pourrait se justifier par des anticipations à la hausse des défauts de paiement sur les emprunts réalisés...
Pschiiit le wealth effect...
| La capitalisation boursière fond comme neige au soleil et pèse sur le moral |
AFP, 12/08/2011 (traduire en Français )
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Avec la débâcle boursière des derniers jours, les entreprises cotées ont vu leurs capitalisations boursières fondre comme neige au soleil, une situation qui avant tout plombe le moral des patrons comme des actionnaires.
2700 milliards de $ de capitalisation boursière qui se sont évaporés :
Pour le courtier Aurel BCG, la note monte à 2.686 milliards de dollars, entre vendredi et lundi, tous les marchés mondiaux confondus.
| Ces «hedge funds» qui s'enrichissent dans la crise |
Le Figaro, Emmanuel Egloff, Cyrille Lachèvre, 12/08/2011 (en Français )
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Le fonds américain Bridgewater Associates aurait ainsi gagné 3 milliards de dollars sur la seule semaine dernière, selon le Wall Street Journal. En faisant des placements complexes ? Non, tout simplement en pariant sur un effondrement de la conjoncture mondiale.
Ces stratégies «gagnant gagnant» ne marchent pas toujours. L'un des plus célèbres gestionnaires de «hedge funds», John Paulson, qui a beaucoup gagné en misant contre les «subprime» en 2008, se retrouve aujourd'hui en grande difficulté. En début d'année, il affirmait sa confiance dans les actions. Une erreur qui lui coûte cher : selon Bloomberg, son fonds principal aurait perdu 11 % lors de la première semaine d'août. Et la contre-performance atteindrait 31 % depuis janvier. Mais cette bête blessée peut encore faire mal : «un fonds en difficulté profite toujours des périodes troublées, comme celle que nous vivons en ce moment, pour se refaire : il exploite les moindres rumeurs pour entraîner les marchés derrière lui» , confie, amer, un banquier français.
Et Mish qui enfonce le clou sur la déflation :
| Yes Virginia, U.S. Back in Deflation; Inflation Scare Ends; Hyperinflationists Wrong Twice Over |
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 12/08/2011 (traduire en Français )
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Hyperinflationits have now blown it twice. First, they insisted hyperinflation would happen before deflation. They were wrong. Then, during the QE2 inspired equities and commodities ramp, they said the same thing. They were wrong again.
Prior to the Great Financial Crisis I had a bet with "Heli-Ben", a staunch hyperinflationist who insisted we would hyperinflation before deflation. I won the bet but have not yet received my prize, a "crying towel" from "Heli-Ben".
By any rational measure, and certainly by my definition, the US went into a period of deflation lasting at least a year. Deflation ended in March of 2009.
In the wake of QE II hyperinflationists again started preaching about hyperinflationary crashes. Once again, and with increasing intensity, we heard things like ...
- The US is Zimbabwe
- No food available at any price
- Oil is going to $200, then $400
- Excess reserves will pour into the economy causing massive inflation
- No one will be willing to hold US dollars
- Treasury rates are going to the moon
- The US dollar is going to zero
I could assign names to the above list, but I won't.
Two well-known hyperinflationists confidently predicted hyperinflation would start this year. A third said 2011 or 2012 giving himself extra time to be proven wrong.
My position all along was that the US would go in and out of deflation over a period of years, just like Japan.
I am claiming my "crying towel" prize for the second time. The US is now undeniably back in deflation. If "Heli-Ben" does not submit a "crying towel" his word is as good as his economic theories, which is to say worthless.
Definition of Terms
Before discussing terms one must define them. I have on numerous occasions defined mine, and my definition was the basis for the bet.
Inflation
Inflation is a net increase in money supply and credit, with credit marked-to-market.
Deflation
Deflation is a net decrease in money supply and credit, with credit marked-to-market.
Hyperinflation
Complete loss of faith in currency.
The first two definitions have nothing to do with prices per se, the third does (by implication of currency becoming worthless).
Price Myopia
Many if not most economists, especially Keynesians, think of inflation in terms of prices.
In contrast, Austrian-minded economists generally have definitions similar to mine except most of them fail to properly include credit in their analysis. Austrians in general look at money supply alone, and that is a huge mistake.
Role of Credit in Inflation
Failure to include credit in the definition of inflation and the analysis of economic activity causes many problems. Credit influences consumer prices, jobs creation, and asset prices. The mark-to-market value of credit influences the ability and willingness of banks to lend.
People tell me all the time, "all I care about is prices". If they really mean it, they are fools. Without credit expansion there is little hiring. Without hiring and money to pay for things, consumers cannot pay back loans and asset prices in general, crash.
Trillions of dollars in debt-inflated (thus imaginary) wealth have been wiped out in housing and the stock market because of falling credit, loss of jobs, and inability to service debt. Many homes fell in price from $500,000 to $200,000 (or equivalent percentages).
This is far more important than the price of gasoline hitting $4 or the price of carrots rising 50% to $2 a bunch. Yet, inflationists constantly fret about prices, ignoring far more important credit conditions.
Price myopia has other problems. Both Greenspan and Bernanke ignored an explosion of credit that fueled housing. Thus, a focus on prices induced errors on the way up and on the way down.
Fed Ignorance
The massive bubbles in credit and housing, were a direct consequence of Fed ignorance. Bernanke failed to see a recession and a housing bubble that would have been obvious to anyone using a proper definition of inflation.
I cannot tell someone what their definition should be, I can only point out the complete foolishness of concern over prices vs. rapid expansion or contraction of credit and credit marked-to market.
Symptoms of DeflationEt il détaille ensuite point par point...
- Falling Credit Marked-to-Market
- Falling Treasury Yields
- Falling Home Prices
- Rising Corporate Bond Yields
- Rising Dollar
- Falling Commodity Prices
- Falling Consumer Prices
- Rising Unemployment
- Negative GDP
- Falling Stock Market
- Spiking Base Money Supply
- Banks Hoarding Cash
- Rising Savings Rate
- Purchasing Power of Gold Rises
- Rising Number of Bank Failures
)




Le point de vue de Mish est intéressant, mais on pourrait aussi voir ça d'une autre manière en comptant tout simplement le prix de l'immobilier dans le calcul de l'inflation.
RépondreSupprimerQuand il parle de prix, il parle en fait de prix des consommations courantes (nourriture, essence, ...) alors qu'acheter une maison, c'est aussi de la consommation (tout au moins pour la résidence principale).
Il y a un paradoxe saisissant dans l'attitude des gens : autant ils surveillent étroitement le prix de certains biens comme l'essence et sont prêts à manifester leur mécontentement, autant ils restent passifs lorsqu'il y a une folle augmentation du bien le plus cher qu'ils auront à acquérir dans toute leur existence.
L'or baisse...qui n'en vend? Et pourquoi?
RépondreSupprimerBen peut-être que les gens se mettent à penser que les gouvernements vont faire ce qu'il faut pour rétablir les comptes, et qu'on va arrêter le n'importe quoi monétaire...
RépondreSupprimerEn tout cas ici, à Singapour, les candidats à la présidentielle font des réunions en expliquant que la population va devoir se serrer les coudes à cause de la prochaine crise. Ca fait la une du journal "officiel": Economic storms may affect Singapore. Après, les élections ont lieu dans 15 jours, c'est peut-être une technique pour éviter les votes pour l'opposition. Mais c'est étonnant quand même, ce discours alarmiste.
RépondreSupprimerAh Singapour... Tu as de la chance. S'il n'y avait pas ce climat détestable... ce serait le paradis.
RépondreSupprimerBon ok, on dit que les singapouriens sont un peu dépressifs, mais bon sang on peut marcher la nuit sans être emmerdé. il n'y a pas cette incivilité permanente que l'on subit en France.
Pour moi, c'est la suisse de l'asie du sud est. j'adorerais y vivre.
Ok, ce n'est pas vraiment... une démocratie, mais quand on voit ce que la démocratie est devenue chez nous, franchement...
C'est pourquoi le mot "opposition" me laisse un brin songeur quant à Singapour. ;-)
Dernière précision, qui explique peut être le discours alarmiste : les variations du PIB sont assez brutales là bas. Ca monte vite et descend vite.
Mais en tout cas leur stratégie est gagnante : en se positionnant comme "suisse bancaire" de l'asie... ils font forts.
Tous les chinois, thais (plus les crapules birmanes et autres dictateurs) foutent leur pognon là bas.
"L'or baisse...qui n'en vend? Et pourquoi? "hausse des appels de marge parait t-il.prise de benefices.et puis c'est spectaculaire mais il est juste 3 pour cent en dessous du record. il y a quelques gros investisseurs qui doivent avoir le feu au cul et qui ont besoin de cash.l'or est un petit marché donc volatile .la demande asiatique,la chute du dollar,l'augmentation continue des dettes en occident,je ne vois pas grand chose qui pourrait faire baisser l'or.la hausse de l'or est le reflet de la depreciation des monnaies
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