| Des euro-obligations pour sauver l'euro ? |
Le Monde, 16/12/2010 (en Français )
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Le premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, n'en démord pas. Jeudi 16 décembre, dans un entretien à Libération, il a de nouveau insisté pour que soit discuté l'instauration d'euro-obligations lors du Conseil européen qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres jeudi et vendredi à Bruxelles.
Selon lui, cette "arme contre des marchés irrationnels" est la seule solution pour sortir de la crise que traverse actuellement la zone euro, avec des pays comme la Grèce et l'Irlande qui n'ont plus d'autre choix que de recourir à l'aide des autres pays européens pour emprunter.
D'où la nécessité, selon Jean-Claude Juncker, d'emprunter de manière commune pour mutualiser les risques et protéger les plus faibles face aux attaques des spéculateurs. Des emprunts qui se feraient tous au même taux.
Et on voit ressortir l'idée de dette rouge et dette bleue de Jacques Delpla :
Pour tenter de vaincre les réticences franco-allemandes, certains économistes et responsables politiques, comme l'ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt, ont proposé de n'inclure dans ce marché des euro-obligations que la première tranche de 60 % de la dette publique des pays. Au-delà, les États devraient se débrouiller seuls. Une manière de les encourager à ramener le volume de leurs dettes sous le seuil de 60 % du PIB, qui est en principe le plafond maximal autorisé dans l'UE.
Mais de tels aménagements ne suffiront pas à convaincre Berlin. Les euro-obligations ne sont "pas une solution", a réaffirmé mercredi Angela Merkel à Berlin. "Je suis suffisamment réaliste pour savoir que […] cette question n'occupera pas le devant de la scène et qu'aucune décision dans un sens ou dans un autre ne pourra être prise" lors du conseil de jeudi et vendredi, admet d'ailleurs Jean-Claude Juncker.
Les allemands commencent à en avoir sérieusement marre de tout ça (et je laisse à wiz le soin d'expliquer en commentaire comment les allemands y gagnent pourtant beaucoup dans ce deal de dupes
| Quatre Allemands sur dix pour le retour du mark |
Le JDD, 11/12/2010 (en Français )
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Selon un sondage publié vendredi, seulement 36% des Allemands souhaiteraient un retour au mark, alors que l'euroscepticisme grandit outre-Rhin.
Dans sa majorité, l’Allemagne tient à la monnaie européenne. Mais ces 36% ont de quoi troubler. Preuve que l’idée fait son chemin dans un pays où l’ont croyait que le principe d’un Alleingang, un jeu en solitaire, était à jamais tabou. C’est d’ailleurs le seul argument cohérent de la chancelière dans cette crise: "Si l’euro échoue, l’Europe échoue." Déjà surgissent les démons du passé. Surtout, l’idée progresse dans les cercles du pouvoir, parmi l’élite économique ou politique.
En cette période de fêtes, sur les rayonnages décorés des librairies, un livre dénote avec sa couverture noire: "Sauvez notre argent! Comment le mensonge autour de l’euro met en danger notre prospérité". L’auteur, ancien président de la fédération allemande de l’industrie (BDI), fut pourtant l’un des plus ardents promoteurs de la monnaie unique. Mais à l’heure du bilan, Hans-Olaf Henkel s’inquiète plutôt pour son pays : à trop venir au secours des mauvais élèves de la zone euro, "nous sommes en train de vendre l’Allemagne".
L'avis de Mish, qui explique que la connerie initiale a été de vouloir graver dans le marbre les dettes, afin d'empêcher la déflation-que-c'est-le-mââl-la-déflation, et refuser toute renégociation :
| Support Rises for "European Nanny State"; Is Germany unfit for the Euro or is the Euro Unfit for the PIIGS? |
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 17/12/2010 (traduire en Français )
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Haircuts Mandatory
The one thing I am absolutely certain of is the need for haircuts on sovereign debt. However, ECB policymaker Christian Noyer (also the Governor of the Bank of France) stated "As far as I'm concerned, I exclude that there will be haircuts in the future."
ECB president Jean-Claude Trichet warned Angela Merkel not to "unsettle bondholders".
Piling on, Ireland’s finance minister, Brian Lenihan stated “Those who think we can unilaterally renege on senior bondholders against the wishes of the E.C.B. are living in fantasy land.”
My comment on the above was "Once Ireland’s finance minister is thrown out on his ass, we will see just who is in fantasy land regarding haircuts on bonds."
Angela Merkel's Big Mistake
Merkel's big mistake was caving in to Trichet, Noyer, and others who insisted on "no haircuts".
El-Erian de Pimco :
| Germany in a Lose-Lose Situation: El-Erian |
Financial Times via CNBC, Mohamed El Erian, 15/12/2010 (traduire en Français )
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Pity Germany. It goes to Thursday’s two-day European summit in Brussels in a visible lose-lose situation, and with no easy way out of a complex dilemma that pits good politics against bad economics. Its hard-fought economic gains, earned over many years through restructuring and fiscal discipline, are threatened by the crisis in peripheral eurozone economies that adopted a different policy approach. To add to the irony, these challenged countries (and indeed the zone as a whole) now look to Germany to fund one rescue package after another.
Rather than simply doubling up on a faltering liquidity approach, the time has come for Germany to lead a more holistic solution focused on addressing the periphery’s debt overhang and competitiveness problems.
Et toujours El-Erian, sur CNBC :
| Periphery is Slowly Contaminating the Core |
CNBC, 16/12/2010 (en Anglais )
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Mish : El-Erian discusses how contamination migrates up and how time will make things worse because the EU did not get ahead of the crisis. In addition, he slams the idea that there can be two sets of rules for debt before and after 2013. I have made similar comments several times as well.
Here are a few of the more interesting statements El-Erian made
"What's happening in Europe is unambiguously deflationary. Whatever projections you had for growth in Europe, you are going to be revising them down."
"Don't get sucked into peripheral exposure simply because money is being thrown at the problem. Money will not solve this issue. It's a balance sheet issue."
"Be Cautious of the Euro, even German bonds because the periphery is slowly contaminating the core."
"The Eurozone is so heterogeneous that the bad contaminates the good."
"Germany, France, Netherlands, Austria are homogeneous countries that would stay in the Eurozone. Nonetheless, a monetary union has to be accompanied by a more fiscal union."
El-Erian does not think the Euro goes away but the 16 member Eurozone group may shrink.
Mish : Such discussions are the consequences of a currency union with a one size fits all interest rate policy combined with widely varying fiscal policies, pension structures, union benefits, and other problems.
Arguably, the Euro experiment was never meant to work in the first place, at least for such a complicated heterogeneous mix.
Et ce long article de John Mauldin également, qui explique aussi que tout ceci, sans réformes de fonds, ce n'est qu'acheter un peu de temps supplémentaire de raz'gratis avant la faillite.
| Kicking the Can Down the Road |
John Mauldin via The Big Picture, 17/12/2010 (traduire en Français )
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Et que plus de dettes ne règlera pas un problème de sur-endettement. Le système monétaire est arrivé à saturation. Soit on accepte la déflation et la renégociation de la dette, soit on recrée de la fiat monnaie d'une manière ou d'une autre pour faire de la vraie inflation (ça c'est maison, et je n'ai aucune idée de comment ils peuvent bien s'y prendre techniquement, sans empêcher les gens de déposer leur fiat monnaie sur des comptes bancaires et de la transformer en monnaie crédit)... Une chose est sûre, l'Europe va être obligée d'arrêter de péter plus haut que son cul et rejoindre le plancher des vaches en terme de niveau de vie...
Mais allez expliquer ça à une population qui vit au dessus de ses moyens depuis 30 ans et considère désormais que c'est son niveau de vie...
Il faut jeter les néo-keynésiens aux chiottes et il nous faut des penseurs de la déflation. Et qu'on arrête avec ces nazeries de la déflation-c'est-le-mââl... Il faut organiser la déflation des goinfres. C'est la seule issue.
Et sur ces histoires d'eurobonds, à mon avis, ça va finir par se faire. On n'a juste pas énorme d'options, si on veut éviter que l'Europe disparaisse. Mais pas sans que l'Allemagne aie des garanties très solides que les États d'Europe du Sud fassent ce qu'il faut pour dépenser à hauteur de ce qu'ils gagnent, et rerentrent dans les clous de Maastricht.
C'est quand même de la théorie des jeux pure cette affaire, comme l'explique Thierry de Montbrial ici.
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