samedi 18 décembre 2010

Sur les eurobonds et l'Europe

Mouais... Je suis mitigé sur cette histoire d'eurobonds. J'ai juste l'impression que c'est une enième tentative des États faillis d'Europe du Sud qui chient de la dette comme des gros pachydermes incontinents (h16 ©) pour gagner quelques années de rasage gratis de leurs populations et de leurs clientèles de goinfres...

Des euro-obligations pour sauver l'euro ?
Le Monde, 16/12/2010 (en Français texte en français )
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Le premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, n'en démord pas. Jeudi 16 décembre, dans un entretien à Libération, il a de nouveau insisté pour que soit discuté l'instauration d'euro-obligations lors du Conseil européen qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres jeudi et vendredi à Bruxelles.

Selon lui, cette "arme contre des marchés irrationnels" est la seule solution pour sortir de la crise que traverse actuellement la zone euro, avec des pays comme la Grèce et l'Irlande qui n'ont plus d'autre choix que de recourir à l'aide des autres pays européens pour emprunter.

D'où la nécessité, selon Jean-Claude Juncker, d'emprunter de manière commune pour mutualiser les risques et protéger les plus faibles face aux attaques des spéculateurs. Des emprunts qui se feraient tous au même taux.

Et on voit ressortir l'idée de dette rouge et dette bleue de Jacques Delpla :
Pour tenter de vaincre les réticences franco-allemandes, certains économistes et responsables politiques, comme l'ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt, ont proposé de n'inclure dans ce marché des euro-obligations que la première tranche de 60 % de la dette publique des pays. Au-delà, les États devraient se débrouiller seuls. Une manière de les encourager à ramener le volume de leurs dettes sous le seuil de 60 % du PIB, qui est en principe le plafond maximal autorisé dans l'UE.

Mais de tels aménagements ne suffiront pas à convaincre Berlin. Les euro-obligations ne sont "pas une solution", a réaffirmé mercredi Angela Merkel à Berlin. "Je suis suffisamment réaliste pour savoir que […] cette question n'occupera pas le devant de la scène et qu'aucune décision dans un sens ou dans un autre ne pourra être prise" lors du conseil de jeudi et vendredi, admet d'ailleurs Jean-Claude Juncker.


Les allemands commencent à en avoir sérieusement marre de tout ça (et je laisse à wiz le soin d'expliquer en commentaire comment les allemands y gagnent pourtant beaucoup dans ce deal de dupes  )
Quatre Allemands sur dix pour le retour du mark
Le JDD, 11/12/2010 (en Français texte en français )
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Selon un sondage publié vendredi, seulement 36% des Allemands souhaiteraient un retour au mark, alors que l'euroscepticisme grandit outre-Rhin.

Dans sa majorité, l’Allemagne tient à la monnaie européenne. Mais ces 36% ont de quoi troubler. Preuve que l’idée fait son chemin dans un pays où l’ont croyait que le principe d’un Alleingang, un jeu en solitaire, était à jamais tabou. C’est d’ailleurs le seul argument cohérent de la chancelière dans cette crise: "Si l’euro échoue, l’Europe échoue." Déjà surgissent les démons du passé. Surtout, l’idée progresse dans les cercles du pouvoir, parmi l’élite économique ou politique.

En cette période de fêtes, sur les rayonnages décorés des librairies, un livre dénote avec sa couverture noire: "Sauvez notre argent! Comment le mensonge autour de l’euro met en danger notre prospérité". L’auteur, ancien président de la fédération allemande de l’industrie (BDI), fut pourtant l’un des plus ardents promoteurs de la monnaie unique. Mais à l’heure du bilan, Hans-Olaf Henkel s’inquiète plutôt pour son pays : à trop venir au secours des mauvais élèves de la zone euro, "nous sommes en train de vendre l’Allemagne".


L'avis de Mish, qui explique que la connerie initiale a été de vouloir graver dans le marbre les dettes, afin d'empêcher la déflation-que-c'est-le-mââl-la-déflation, et refuser toute renégociation :
Support Rises for "European Nanny State"; Is Germany unfit for the Euro or is the Euro Unfit for the PIIGS?
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 17/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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Haircuts Mandatory

The one thing I am absolutely certain of is the need for haircuts on sovereign debt. However, ECB policymaker Christian Noyer (also the Governor of the Bank of France) stated "As far as I'm concerned, I exclude that there will be haircuts in the future."

ECB president Jean-Claude Trichet warned Angela Merkel not to "unsettle bondholders".

Piling on, Ireland’s finance minister, Brian Lenihan stated “Those who think we can unilaterally renege on senior bondholders against the wishes of the E.C.B. are living in fantasy land.”

My comment on the above was "Once Ireland’s finance minister is thrown out on his ass, we will see just who is in fantasy land regarding haircuts on bonds."

Angela Merkel's Big Mistake

Merkel's big mistake was caving in to Trichet, Noyer, and others who insisted on "no haircuts".


El-Erian de Pimco :
Germany in a Lose-Lose Situation: El-Erian
Financial Times via CNBC, Mohamed El Erian, 15/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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Pity Germany. It goes to Thursday’s two-day European summit in Brussels in a visible lose-lose situation, and with no easy way out of a complex dilemma that pits good politics against bad economics. Its hard-fought economic gains, earned over many years through restructuring and fiscal discipline, are threatened by the crisis in peripheral eurozone economies that adopted a different policy approach. To add to the irony, these challenged countries (and indeed the zone as a whole) now look to Germany to fund one rescue package after another.

Rather than simply doubling up on a faltering liquidity approach, the time has come for Germany to lead a more holistic solution focused on addressing the periphery’s debt overhang and competitiveness problems.


Et toujours El-Erian, sur CNBC :
Periphery is Slowly Contaminating the Core
CNBC, 16/12/2010 (en Anglais texte en anglais )


Mish : El-Erian discusses how contamination migrates up and how time will make things worse because the EU did not get ahead of the crisis. In addition, he slams the idea that there can be two sets of rules for debt before and after 2013. I have made similar comments several times as well.

Here are a few of the more interesting statements El-Erian made
   "What's happening in Europe is unambiguously deflationary. Whatever projections you had for growth in Europe, you are going to be revising them down."
   "Don't get sucked into peripheral exposure simply because money is being thrown at the problem. Money will not solve this issue. It's a balance sheet issue."
   "Be Cautious of the Euro, even German bonds because the periphery is slowly contaminating the core."
   "The Eurozone is so heterogeneous that the bad contaminates the good."
   "Germany, France, Netherlands, Austria are homogeneous countries that would stay in the Eurozone. Nonetheless, a monetary union has to be accompanied by a more fiscal union."

El-Erian does not think the Euro goes away but the 16 member Eurozone group may shrink.

Mish : Such discussions are the consequences of a currency union with a one size fits all interest rate policy combined with widely varying fiscal policies, pension structures, union benefits, and other problems.

Arguably, the Euro experiment was never meant to work in the first place, at least for such a complicated heterogeneous mix.


Et ce long article de John Mauldin également, qui explique aussi que tout ceci, sans réformes de fonds, ce n'est qu'acheter un peu de temps supplémentaire de raz'gratis avant la faillite.
Kicking the Can Down the Road
John Mauldin via The Big Picture, 17/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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Et que plus de dettes ne règlera pas un problème de sur-endettement. Le système monétaire est arrivé à saturation. Soit on accepte la déflation et la renégociation de la dette, soit on recrée de la fiat monnaie d'une manière ou d'une autre pour faire de la vraie inflation (ça c'est maison, et je n'ai aucune idée de comment ils peuvent bien s'y prendre techniquement, sans empêcher les gens de déposer leur fiat monnaie sur des comptes bancaires et de la transformer en monnaie crédit)... Une chose est sûre, l'Europe va être obligée d'arrêter de péter plus haut que son cul et rejoindre le plancher des vaches en terme de niveau de vie...

Mais allez expliquer ça à une population qui vit au dessus de ses moyens depuis 30 ans et considère désormais que c'est son niveau de vie...

Il faut jeter les néo-keynésiens aux chiottes et il nous faut des penseurs de la déflation. Et qu'on arrête avec ces nazeries de la déflation-c'est-le-mââl... Il faut organiser la déflation des goinfres. C'est la seule issue.

Et sur ces histoires d'eurobonds, à mon avis, ça va finir par se faire. On n'a juste pas énorme d'options, si on veut éviter que l'Europe disparaisse. Mais pas sans que l'Allemagne aie des garanties très solides que les États d'Europe du Sud fassent ce qu'il faut pour dépenser à hauteur de ce qu'ils gagnent, et rerentrent dans les clous de Maastricht.

C'est quand même de la théorie des jeux pure cette affaire, comme l'explique Thierry de Montbrial ici.

USA : il n'y a pas de pire investissement que l'immobilier en ce moment

Le milliardaire Mort Zuckerman qui a fait toute sa fortune grâce à l'immobilier :

Mort Zuckerman : Clear The Housing Market!
Forbes.com Video Network - Intelligent Investing, 13/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )


Et c'est pas prêt de se régler alors que les banques refusent de réaliser les foreclosures et d'encaisser des pertes (notamment elles ont mis en pause à cause de l'histoire des fraudclosures), transformant ainsi l'ajustement sévère en une interminable déflation, et empêchant aussi ainsi le nettoyage de leur bilan :
Foreclosure Activity Plunges By Record Amount In November As Fraudclosure Forces Banks To Halt Evictions
ZeroHedge, 16/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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The latest report from RealtyTrac indicates that, as expected, November foreclosure activity has fallen off a cliff.

fallout from the foreclosure robo-signing controversy forced lenders and servicers to hit the pause button on many foreclosures while they scrambled to revamp their internal procedures and revise or resubmit questionable paperwork.

Ron Paul nommé à la tête de la commission de politique monétaire du Sénat en charge de suveiller la FED

Je vous en avais déjà parlé. Petite présentation du bonhomme dans la presse (plutôt à charge dans le NYT, sans surprise).

Sur le fait que ce soit une bonne nouvelle, je suis mitigé. On verra à l'usage... Le Ron, il est quand même un peu à fond à fond...   

Il veut le retour à l'étalon or. Et ce serait une régression terrible. On ne peut pas faire meilleur cadeau à la rente que ça... Je ne le suis pas là dessus. En revanche, en revenir à un système de fiat monnaie pure, là, ça se discute. C'est justement toute la question que Bill Still aborde dans son documentaire The secret of Oz et que je vous conseille (ne serait-ce que pour savoir d'où vient l'histoire du magicien d'Oz).

Qui plus est, visiblement, il ne comprend par le principe de la monnaie crédit, et il croit justement qu'on est dans un système de fiat monnaie...

Bref...

Ron Paul, Head Of Monetary Policy Subcommittee: "Yes I Would End The Fed"
Fortune via ZeroHedge, 14/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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ZeroHedge : In what is increasingly shaping up to be a showdown of epic proportions, the brand new chair of the Monetary Policy Subcommittee, Ron Paul, whose sole purpose in life for the past 20 years has been putting the Federal Reserve out to pasture, and returning to the gold standard, will soon spar with none other, than his, and every middle-class American's nemesis, the Chairman.

Ron Paul : Well, I don't expect to. The Fed's going to end itself when they destroy the system. So yes I would end the Fed but I would do it gradually and have a transition.

I've always considered myself being on the gold standard.

He doesn't see why there's so much faith in paper money, including the U.S. dollar. If Paul had it his way, there'd be a return to the gold standard. He even laid out his case in his book, End the Fed.

It's the assumption that anybody knows what interest rates should be, or the assumption that they know what money supply should be, or the assumption that they can have stable prices or the assumption that they could deal with unemployment.

I think it [le Quantitative Easing] 's terrible. They got us into trouble because there was too much quantitative easing. I mean it was a continuous inflation and artificially low interest rates that Bernanke gave us – he gave us all the bubbles so you can't solve all the problems of quantitative easing with more of it.

This was all very clearly predicted by Austrian economic theory and it's come about and it's very disturbing to the Fed because they're going to have to recognize that their theories are completely wrong and they're not about to do that gracefully.


Ron Paul Appears Poised to Irk the Fed Chief
New York Times, 16/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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A congressman from Texas, long a dissident critic of the Federal Reserve, is scheduled to become the chairman of a House panel with jurisdiction over the central bank. It promises to be a miserable time for the Fed chairman as he is peppered with hostile questions at oversight hearings and with legislation to force complete audits of Fed operations.

If the Fed were abolished, he wrote last year, “the national wealth would no longer be hostage to the whims of a handful of appointed bureaucrats whose interests are equally divided between serving the banking cartel and serving the most powerful politicians in Washington.”

Y a du vrai et du beaucoup moins vrai dans ce qu'il dit. Je préfère de loin écouter Denninger, Shedlock ou Keen sur ces questions de monnaie. Ils comprennent bien mieux ce qu'est un système de monnaie crédit...

Derrière son augmentation de capital, la BCE se prépare à un défaut partiel sur la dette des PIIGS dont elle a truffé son bilan

Deux petits liens laissés en commentaire par BA.

Et oui... Le quantitative easing n'est pas de la planche à billets. C'est pas faute de l'avoir dit... C'est juste toujours de l'empilement de dette...

Dans un système de monnaie crédit, le seul moyen de faire de l'inflation, c'est de voir la dette exploser. L'inflation, on l'a déjà eue. On en sort. Maintenant, ce qui nous vient dessus, c'est la déflation par la dette. Et quoi qu'en dise Benny B., je ne vois pas trop comment empiler encore plus de dettes jusqu'à la faillite, va l'empêcher...

Je commencerais à m'inquiéter de l'inflation le jour où il trouveront un moyen de rajouter de la fiat monnaie pure non adossée à de la dette dans le système. En attendant, je ne vois pas de raisons pour que la déflation ne perdure pas.

Les leçons de l'augmentation de capital exceptionnelle de la BCE
Le Point, Marc Vignaud, 17/12/2010 (en Français en français )
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Ce n'était jamais arrivé en douze ans d'histoire de la Banque centrale européenne (BCE). L'institution financière va procéder au doublement de son capital. Celui-ci va passer de 5,76 milliards à 10,76 milliards, soit le maximum autorisé par les textes européens. L'institution de Francfort est-elle donc dans une situation si mauvaise qu'elle ait besoin d'être recapitalisée telle une vulgaire banque commerciale ?

Mais selon Charles Wyplosz, de l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, c'est une façon d'avouer qu'elle envisage sérieusement l'hypothèse d'une restructuration des dettes de pays comme l'Irlande et la Grèce, contrairement à ce que clament, tous les jours, les dirigeants européens. Elle prend donc ses précautions, car, si ce scénario devait se réaliser, la BCE et les banques centrales nationales qui la composent (dont la Banque de France et la Bundesbank) essuieraient de lourdes pertes susceptibles de laminer leur capital... Depuis le mois de mai et la crise grecque, la BCE est en effet intervenue directement sur le marché obligataire et a racheté 72 milliards d'euros d'emprunts grecs, portugais, irlandais et espagnols, afin de réduire le coût de refinancement de ces États.

Jean-Claude Trichet (son président) veut montrer qu'il ne pourra pas faire plus que ce qu'il fait déjà", car la BCE a un capital limité. Les États devront donc trouver une solution globale à la crise pour calmer l'inquiétude des investisseurs.



Les banques centrales des "PIGS" doivent se recapitaliser sans tarder
Le Monde, Hugo Dixon, 15/12/2010 (en Français texte en français )
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L'Eurosystème souscrit depuis un bon moment aux emprunts d'Etat émis par des pays de second rang comme l'Irlande, la Grèce, le Portugal ou l'Espagne, les fameux "PIGS". Si un seul se déclarait en faillite, la banque centrale perdrait gros. L'Eurosystème a aussi accordé des prêts aux banques de ces pays pour 334 milliards d'euros. Les banques centrales reçoivent bien des actifs en garantie de ces crédits, mais ce sont pour la plupart des obligations nationales, et le reste est de qualité moindre. A ce niveau-là aussi, les risques de pertes sont élevés.

La santé de certaines banques centrales est peut-être plus dégradée encore. Celle d'Irlande propose aujourd'hui aux banques du pays quelque 45 milliards d'euros à travers un dispositif exceptionnel qui s'ajoute à son offre habituelle.

La BCE ne devrait pas avoir de difficultés à se recapitaliser, si c'est l'option qu'elle retient.

Le plus compliqué sera de trouver un moyen de recapitaliser les banques centrales des pays de second rang, car les caisses de leurs gouvernements ne sont pas des plus garnies.

Et c'est là que l'on voit poindre ce que je mettais en commentaire à Tirlib en parlant ici de la déflation pour les goinfres :
Tirlib :
Sans méritocratie et avec une société de rentiers, vous tuez la croissance.
Tout à fait, c'est incontestable! Mais une nouvelle fois, comme tu le signales dans ton post, personne ne prône ce discours de nos jours. Les français sont tellement des "veaux" qu'ils préféreront mourir de la rente que de remettre en cause le système actuel.

"En fait, il n'y a juste pas le choix. C'est ça qu'est bon  Y a qu'à patienter".
Il va falloir patienter longtemps... Je ne vois pas les Papy-Boomers, voter pour un programme comme cela. Et comme ils vont représenter une part presque majoritaire d'ici quelques années... On peut encore s'assoir un moment sur la valeur de la méritocratie.

Et pourtant, il n'y a que du bon dans ces idées...

Un Tirlib quelque peu résigné...

DiscoTonio : Quand la survie de la finance sera en jeu, t'inquiètes qu'on leur demandera pas leur avis...

Et si les États refusent de tâcler les goinfres de la génération faillie, c'est le FMI qui finira par s'en charger...

Thierry de Montbrial sur la Chine, le déclin américain

Thierry de Montbrial de l'IFRI fait de la prospective. Très intéressant.

Nouveaux rapports de force mondiaux et présidence française du G20
Xerfi, 06/12/2010 (en Français texte en français )
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Documentaire BBC - Napoléon - Chefs de guerre

Edit : Merci beaucoup à Du62. C'est en français ICI

Pour continuer avec ce post-ci, sur la méritocratie...

En fait j'entends souvent les gens se référer à la République, aux Lumières, à l'héritage de 1789. Mais 1789, c'est ni plus ni moins que la méritocratie contre la rente, la naissance et les privilèges.

Et il faut bien aussi arriver à comprendre qu'il y avait à l'époque autant de différences entre un catholique corse et un protestant de la Moselle qu'entre un immigré marocain aujourd'hui et un français de souche du Poitou...

L'autre jour, je regardais cet excellent documentaire de la BBC sur Napoléon, sans Christian Clavier (c'est pathétique d'ailleurs qu'il faut que ce soient des anglais qui arrivent à parler comme il se doit de notre révolution), à ses débuts, et qui libère la rade de Toulon des anglais. Il est vraiment bien fait. Je vous le conseille. Ça permet de comprendre pas mal de choses.

Napoléon
Heroes and villains - BBC, 2007 (en Français texte en français )

Canard enchainé : La banque de France veut mettre le frein sur la bulle de crédit

Via Guile de la bulle-immo.

Je n'ai hélas pas de lien à fournir. Mais si c'est vrai, c'est vraiment majeur comme info.

Guile : Un article dans la "Mare aux canards" (p. 2) du Canard de ce mercredi 15 décembre : devant la flambée des prix de l'immobilier et la hausse du volume de crédits accordés aux particuliers, la Banque de France aurait prié les patrons de banque

de se préparer à remonter peu à peu les taux d'intérêts de leurs crédits immobiliers et de réduire progressivement la durée de leurs prêts

Je ne connais pas le fonctionnement du système bancaire français, mais que la BdF puisse donner ce genre d'instructions me surprend. D'un autre côté, le Canard est en général bien informé.

La déflation des goinfres

(Petit rajout en fin de post)

Quelques idées, en vrac, pour un programme politique visant à restaurer la méritocratie, et en finir avec la traite par les vieux goinfres... Bref, un retour aux bases des Lumières, et un arrêt net à la mise en place par le papy boom de sa société de la rente et de la naissance, et où le meilleur actif d'un jeune est la retraite débile et le patrimoine bidon de ses parents, construit sur la dette publique et la pénurie immobilière organisée...

Tout ceci vise à réduire la dette et donc la monnaie. Néo keynésiens et tartufes de gôche, s'abstenir... Il faut en finir avec cette débilité consistant à vouloir graver dans le marbre les faux patrimoines et rentes que la croulantocratie s'est construits en 30 ans de capture de l'État. Bref, c'est très déflationniste tout ça. Mais la déflation, ce sont les goinfres qui la mangeront... Quant à ce qu'un tel programme fasse plonger le pays en récession, c'est une évidence. Mais la récession est inévitable avec un bon 10% du PIB qui provient de l'endettement vis à vis de l'étranger et un bon gros 20% du PIB qui provient de la création de fausse richesse immobilière.

Il s'agit d'organiser la retraite en bon ordre tout de suite, et qu'on se rabatte sur une ligne de front tenable, pour sauver nos vraies solidarités. Le tout afin d'éviter la déroute totale plus tard, dans des conditions inconnues mais certainement autant désastreuses que destructrices.

Et donc :

  Taxer le foncier, en fonction de l'empreinte au sol totale du logement (construit ou non). Pour les immeubles, chacun se voit attribuer une part de la surface totale en fonction de la surface habitable de son logement par rapport à la surface totale habitable. Bon, les papy boomers, vont surement galérer. Ça nécessite de faire une règle de trois et ça, c'est pas leur fort. Ils pourront donc toujours demander à un jeune stagiaire payé au demi smic de leur faire un tableau excel.

  Retirer aux collectivités locales l'établissement des plans d'urbanisme. L'idée ici est d'empêcher les vieux proprios et la croulantocratie qui squattent les conseils municipaux et autres collectivités locales d'interdire aux jeunes d'avoir un logement. C'est contraire au droit de propriété de la constitution, que ceux déjà en place interdisent à de nouveaux entrants de venir s'installer.

En couplant ces deux mesures, on devrait en voir rapidement l'effet. Les vieux vont devoir payer cher en impôts pour leurs pavillons qui squattent toute la place. Et au lieu d'un couple de vieux dans un pavillon qui prend 300m², l'Etat va vite pouvoir racheter tout ça et mettre sur la même surface des immeubles pour loger 50 personnes en appartements. La pénurie, elle va pas faire long feu... Le prix de l'immobilier va se vautrer. Mais la France fera enfin pour la première fois en 30 ans de la vraie croissance et de la vraie richesse, alors qu'elle pourra loger toute sa population. Pas juste de la fausse croissance de papier, créée autour d'une pénurie organisée. On en profitera au passage pour en finir également avec cette ânerie de société de propriétaires, qui y est pour beaucoup dans la vautre de la démocratie dans la fange, et où l'État a été utilisé par une partie de la population pour exploiter l'autre partie en organisant la pénurie d'un bien de première nécessité, et qui n'a aucune raison de ne pas être abondant. Le tout afin de créer via la pénurie organisée, une fausse richesse pour ceux qui sont déjà dans le Ponzi (vus que les prix se font à la marge).

  Nettoyage par le vide de toutes les niches fiscales qui permettent aux particuliers de se constituer des patrimoines en fuyant leur devoir de payer l'impôt. Mais vraiment nettoyage... Et en premier lieu le Scellier. Idem pour ces conneries de panneaux solaires subventionnés. Personne ne doit pouvoir utiliser son devoir de payer l'impôt pour se construire des patrimoines odieux. (Dans le même genre d'idée, à terme, une fois la dette publique nettoyée, refiscalisation de l'épargne).

  Restauration de droits de succession conséquents dès le premier euro. Genre 50%. Si ça tenait qu'à moi, j'irais même taper du 100%. De toutes façons, vus que les patrimoines des vieux sont de faux patrimoines et sont odieux, le fait d'en hériter l'est au minimum tout autant.

  Réduction des retraites. Réduction de 0% pour le minimum vieillesse, de 25% pour des retraites à 2000€, et genre on tire une droite entre ces deux points pour savoir de combien on réduit toutes les retraites. Pour le calcul, on regroupe les retraites par ménage et on rapporte les retraites au nombre de personnes vivant dessus : on divise par 1 pour une personne, par 1,5 pour deux personnes. Et à terme, instauration d'un régime de retraite par points à l'équilibre par construction.

  Puisque l'épargne des vieux est pour l'essentiel une épargne odieuse construite sur 30 ans de Ponzi economics, déduction des retraites de 25% des revenus du capital (en incluant le loyer qu'on toucherait pour sa résidence principale).

L'idée est ici à terme clairement de supprimer la dette publique, en reprenant leurs fausses créances et rentes à ceux qui les ont accumulées. La dette publique est un non sens. Prêter de l'argent à l'État n'est pas un investissement. L'État n'est pas une entreprise, il ne génère pas de profits ni de cash flow. Cette dette n'est qu'un moyen de plus que la croulantocratie a trouvé pour traire la jeunesse, en ayant fui ses propres impôts et pouvoir poser ainsi en plus un octroi sur les impôts futurs de ses enfants (double effet kisscool). Il faut en finir avec cette saloperie.

De même, le niveau des retraites est proprement absurde (et sans aucune corrélation avec ce que les vieux ont eux même cotisé), alors que les vieux, souvent sans loyer ni enfants à charge, gagnent désormais plus avec leurs faux droits à la retraite que les actifs avec leur travail.

  Suppression du salaire minimum à seuil pour un salaire minimum redistributif, afin de remettre tout le monde au travail.

  L'Etat est forcé à refondre son organisation administrative afin d'informatiser tout ce qui peut l'être et de faire le ménage dans les dépenses inutiles. Les personnes qui faisaient avant à la main le boulot d'ordinateurs, sont reconverties à d'autres postes de la fonction publique (avec discussion avec les syndicats toussa toussa sur le processus à suivre pour que la reconversion se passe au mieux, notamment pour limiter au maximum la mobilité forcée).

Avec un tel programme, en 10 ans, on a renoué avec une "certaine idée de la France", les Lumières, on a restauré la méritocratie et des incitatifs sains, on a castré le néo clergé qui n'a plus rien à bouffer vu qu'il n'y a plus de service d'extraction de tribut à réaliser pour les vieux, on a réglé le problème de la dette publique, et on a rétabli la compétitivité du pays...

A terme, une fois la dette publique supprimée :
  Refiscalisation de toute l'épargne.
  Recréation d'un fonds de réserve pour les retraites abondé de vrai argent, avec lequel on achète des actions. Histoire d'en finir avec cette débilité moustachiste qui nous explique que les profits c'est sâââle (allez donc construire une économie sans profits, sans rentabilité, et sans investissement   ). Il est temps de faire en sorte que les "affreux" profits du CAC 40 servent une bonne fois pour toutes à payer les retraites de tous les français. Naturellement, c'est il y a 30 ans que cela aurait dû être fait. Mais ça aurait demandé au papy boom d'être un peu responsable, de vivre selon ses moyens, et d'épargner... Et c'est tellement plus de gôche de décréter la retraite à 60 ans à crédit...
  Investissement de l'État pour la construction de réseaux de transport en commun performants afin de se préparer au Peak Oil.

Il est plus que temps que la France s'attaque vraiment à ses salauds de riches...

Part des revenus allant aux 1% les plus riches.


Je vous laisse tout de même admirer comment la France est absolument dépecée par la ploutocratie de Neuilly (même si je ne doute pas qu'après le mandat explicite de Sarkozy pour faire remonter tout ça, ça a du grimper un peu) ... C'est à se demander qui c'est donc ces "salauds de riches"... Je me le demande-je  

Donc, voila un vrai programme simple, concret pour ce pays. Un vrai programme que j'estime de gauche, contre la rente, la naissance et les privilèges, et visant à rétablir le vrai objectif des Lumières qu'est la méritocratie. Et pas ces conneries suintant la guimauve soviétique avariée de "société du care"   

Donc hélas, à peu près aucune chance de voir émerger le moindre truc qui pourrait ressembler à ça dans les deux rassemblements politiques, de gôche comme de droâte, squattés par les vieux goinfres, qui ne cherchent qu'à graver dans le marbre le butin de 30 ans de pillage, au nom de la sôlidarité et de l'acquis "social" (la sôlidarité, c'est ce truc où les jeunes pauvres doivent donner tout leur pognon aux vieux riches)...

Ainsi, aujourd'hui, les partis politiques noyautés par les vieux, n'ont plus aucun projet de société à offrir et n'œuvrent plus désormais que pour garantir les promesses de pillage des jeunes que ces derniers se sont faites à eux mêmes. Et ainsi, les vieux qui nous ont fait la révolution "libérale" de 68, terminent la page minable qu'ils laisseront dans les livres d'histoire, en achevant de donner raison à Tocqueville sur la démocratie, et en tentant de restaurer l'ancien régime, la société de la naissance et de la rente... Le tout en ne manquant pas de faire de grands discours grandiloquents avec de vastes moulinets des bras autour de l'idée de la République    Mais les Lumières, 1789, ce n'est pas le combat autour d'idées absconses et confuses. C'est juste la révolution pour la méritocratie, contre la société de la rente, des privilèges et de la naissance.

La démocratie est un système fragile. Alors que par construction, elle subit un déficit d'organisation et un certain bordel ambiant, sa véritable force réside dans les incitatifs sains qui sont en son cœur, et qui permettent de récompenser les méritants et de construire un noyau solide et légitime de classes moyennes. Aujourd'hui, la génération faillie laisse cette dernière se vautrer dans la fange, en maximisant l'aspect bordel ambiant tout en tuant la méritocratie. Et alors que comme dans les années 30, la démocratie se voit contester sa prédominance par des régimes autoritaires et organisés, comme en Chine, et qui commencent aussi à savoir organiser mieux que nous une certaine forme de méritocratie, si il n'y a pas un sursaut de dignité chez nous, tout cela risque de mal finir...

Petit rajout :
Au passage, alors que désormais, le meilleur actif d'un jeune n'est plus sa réussite scolaire, son ingéniosité, son sens de l'entreprise ou sa capacité de travail, mais la retraite/patrimoine volé par papa/maman après 30 ans de ponzinomics keynésiennes, je fais juste remarquer que ce système de traite de la jeunesse par les vieux est profondément raciste alors qu'il nie aux immigrés et aux fils d'immigrés et tous ceux qui n'ont pas de gros actif retraite papa/maman le droit à se constituer un patrimoine par le travail et le mérite.

Et sans que jamais ce ne soit dit ou explicité clairement, alors que la croulantocratie française est essentiellement blanche, les blancs gardent ainsi la main sur le patrimoine de la France. Ils empêchent ainsi les nouveaux arrivants d'accumuler un patrimoine par le mérite et un droit à la prospérité. Ce dernier leur est volé par les vieux et sera ensuite transmis sans droits de succession à tous les médiocres Jean-Kevin bien blancs.

Naturellement, tout ceci ne dérange aucunement toute la tartuferie de gôche du PS et du front de gôche, noyautée par la croulantocratie, et qui se bat bec et ongles contre la déflation-que-c'est-le-mââl et pour garantir le niveau de leurs retraites débiles et de leurs patrimoines bidons. Et on agite de temps en temps un touche pas à mon pote ou la Halde pour faire croire qu'on lutte contre ces réalités.

D'ailleurs, tous les chiffres sont tellement clairs et évidents sur le procédé de destruction de la méritocratie par la génération faillie des goinfres, que je suis effaré d'être quasiment le seul à en faire le constat, et de voir le déni total de réalité dans les médias ou chez les politiques sur le sujet. Il y a bien Ce soir ou jamais pour sauver un peu l'honneur des médias, mais c'est tout. Et quand Terra Nova a osé émettre quelques idées en ce sens, Martine Aubry s'est empressée de les faire taire.

Ainsi, cassez ce système de traite, et couplez ça à la suppression du salaire minimum à seuil, et les immigrés en France vont vite se voir redonner une chance de réussir par leur travail. Et la restauration d'incitatifs sains a toutes les chances de régler par la même occasion pas mal de problèmes d'insécurité et d'immigration.

Et les goinfres peuvent bien râler, gigoter et se débattre contre ces évidences. Mais la vérité (et elle finira par apparaître), c'est que sans méritocratie et avec une société de rentiers, on tue complètement la croissance. Et sans croissance, impossible de se sortir par le haut de la crise de la dette, sans faire complètement faillite.

En fait, il n'y a juste pas le choix. C'est ça qu'est bon    L'alliance du néo clergé et de la croulantocratie va devoir sauter car il n'y a plus aucun moyen de faire coexister les intérêts des deux. Y a qu'à patienter. De toutes façons, les goinfres, c'est ça ou la faillite...

Et ce dernier point là sur lé néo clergé est vraiment essentiel. Le néo clergé (finance, immobilier, assurance, défiscalisateurs), les gardiens du nouveau dieu du papy boom qu'est l'argent gratuit, n'est que le bras armé des goinfres pour prélever le tribut sur les jeunes actifs (tout en touchant leur très confortable comm au passage). D'ailleurs, il n'y a qu'à voir comment ce dernier a monté en puissance au fur et à mesure que les vieux accumulaient leurs patrimoines bidons.

Mais le château de cartes de dettes inremboursables à la base du prélèvement du tribut ne pourra jamais tenir sans croissance. Il n'y a plus moyen désormais que le néo clergé continue à exercer comme avant sans que tout le château de cartes de mauvaises dettes et de fausses promesses s'effondre dans une faillite historique, menaçant par là même sa survie. Du coup, ce dernier s'il veut survivre va devoir aussi abandonner ses anciens alliés à leur propre sort, et fortement réduire en taille pour redevenir ce qu'il aurait toujours dû rester : un moyen de financement de la méritocratie et de l'économie réelle. Le seul moyen pour eux de survivre, c'est d'organiser et d'accompagner la déflation des goinfres.

D'ailleurs, pour ceux qui s'inquiètent de la capture du pouvoir par les vieux, vous pouvez toujours aller voir l'exemple de la Grèce. Ils peuvent bien s'être fait toutes les belles promesses qu'ils veulent, et avoir élu tel ou tel candidat, le jour où la faillite viendra, on leur demandera pas leur avis à la génération faillie, après leurs 30 années de raz'gratis keynésien à crédit...

Et enfin, pour conclure, juste comme ça au passage, chose non négligeable, si des foules de jeunes hommes tenus dans la misère alors que les vieux pètent dans la soie, ça peut aisément vous déclencher une révolution, j'imagine mal en revanche des vieux, à qui on demande juste de retoucher le plancher des vaches et de revenir à la réalité de leurs concitoyens, aller jeter des cocktails molotov sur l'assemblée...

France : taux d'emprunt immobilier en France

Immobilier décembre 2010 : les chiffres du mois
Immobilier-danger, 16/12/2010 (en Français texte en français )
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Les dernières nouvelles semblent plutôt indiquer que ça repart à la hausse. Peut être qu'on a touché un point bas.

Albert Edwards : "je n'ai absolument aucun doute que tout ceci va finir dans le sang... encore..."

Albert Edwards On The Market: "I Do Not Really Have One Scintilla Of Doubt That This Will All End In Tears - Again"
ZeroHedge, 16/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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ZeroHedge : when the entire system, the whole global ponzi pyramid, knows it has no choice but to continue ploughing ahead, as otherwise the consequences would lead to the end of the financial system as we know it, what can one do but join the banks...

Albert Edwards : "As long as the music is playing, you've got to get up and dance," he said. "We're still dancing?. This of course was a variant on the Japanese saying "When the fools are dancing, the greater fools are watching."

Albert Edwards : Without wanting to sound as over-confident as Ben Bernanke, I do not really have one scintilla of doubt that this will all end in tears - again.

ZeroHedge : What is the primary driver of Albert's scepticism? Deleveraging, deleveraging, deleveraging.

Et son graphique, essentiel, de l'âge de glace de la déflation. En rouge les taux des obligations, en noir les taux d'emprunt pour les actifs :

In a post-bubble, Ice Age world, lower bond yields go hand in hand with higher equity yields. So, in contrast with the early 1990s, we are locked in a secular bear market for equity valuations.

Et comme Rosenberg, il voit les taux des obligations continuer de baisser malgré la hausse récente :

Effondrement des marges aux USA

Bon ben voila, sans surprise, alors que les cours des matières premières explosent, et que les prix ne montent pas, les marges des entreprises s'effondrent :
Philly Fed Confirms Margin Collapse
ZeroHedge, 16/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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Today's Philly Fed current activity index came at what at first glance appears to be a healthy 24.3 in December from 22.5 in November on expectations of 15.0. Great right? Nope. Reading between the lines shows that the critical Employment index dropped from 13.3 to 5.1, and further confirming the weakness in employment was the plunge in number of employees which dropped from 13.3 to 5.1: all other indicators merely confirmed yet another inventory driven short-term boost (pre-liquidation).

the Price Paid index surged to 51.2

Price increases for inputs as well as firms’ own manufactured goods are more widespread this month. Fifty?two percent of the firms reported higher prices for inputs, compared with 38 percent in the previous month.



Et David "Deflation" Rosenberg, qui une fois encore, avait vu juste avant tout le monde :
Rosie On Further Evidence Of The "Mother Of All Margin Squeezes"
David Rosenberg via ZeroHedge, 15/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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The U.S. PPI, at +0.8% MoM in November and the core (which removes the effects of food and energy) at +0.3%, were both above expected but skewed by a seasonal rebound in auto pricing. Outside of that, core would have been as expected at +0.2%.

What is striking, however, is how cost trends are accelerating at the early stages of production in lagged response to the recent leg of the commodity boom.

Chart 8 illustrates is that we have one “mother” of a margin squeeze on pour hands (this is the ratio of final goods PPI to core crude PPI). What helped margins to widen and profits to surge was the ongoing efforts to squeeze labour costs out of the system. However, if the NFIB index showed us anything, it is that wage intentions are on the rise (see Chart 9). So, if we don’t see some further big productivity improvements or renewed attempts to curb labour costs, then we can expect to see profit margins recede and earnings estimates soon begin to roll over.



The U.S. state and local governments will not be on the receiving end of as much federal aid in 2011 and yet face even larger fiscal gaps. So higher taxes and declining expenditures in this key 13% share of U.S. GDP is another clear downside risk and offset to the “goodies” that Washington just doled out (have a look at U.S. Munis Face Growing Credit Risk on page 22 of today’s FT).

Loss of confidence is a clear risk. The United States is receiving its own bail-out — bailed out by the fact that Europe is even a bigger basket case. But as government debt rapidly approaches the 90% cutoff for economic performance (and this is just the “on balance sheet stuff” per Rogoff and Reinhart) the U.S. is hardly out of the woods.

The question will be how much trust people can put into a government that is run by an executive branch that pledged to fight hard for redressing the country’s income polarization, but just did the exact opposite; and a Congress that was voted in to curb the fiscal excesses and to get the nation’s financial house in order — and yet these lame-duckers will very likely feel the pressure from the “leadership” to pretend that “pay go” never existed.

Et du coup, avec cette baisse des profits, il continue de penser que les actions sont mal barrées :
But beneath the price surface, volume is tepid, the leadership board is starting to fade and the NYSE advance-decline line is looking a tad troubling. All this nagging technical stuff does not usually begin to resonate until the inevitable correction takes hold. The stock market was languishing in late August and then it got hit with a trio of “good news” between QE2, the mid-term elections and a nice round of fiscal expansion. But the problem for 2011 is that: (i) the new FOMC voters will likely vote against more QE, (ii) there is no mid-term election, and (iii) the new folks in Congress are going to do more to limit or reduce fiscal stimulus instead of reinforcing it.

Et malgré la hausse récente des taux, avec cette déflation rampante en fond, les taux vont repartir à la baisse :
Even with the recent spate of positive economic news, the primary trend remains one of disinflation or even mild deflation. This reality will inevitably reverse the uptrend in bond yields as was the case in the past year.